Relations publiques et communication

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J’ai pratiqué plusieurs années, la profession de conseiller en communication, parfois appelé chargé des relations médias, selon mes différents employeurs. J’avais commencé dans ce secteur après quelques mandats en recherche et rédaction pour un musée, puis pour des organismes à vocation culturelle ou touristique. J’étais aussi, à cet époque, journaliste pour Voir, alors les entreprises culturelles qui cherchaient un rédacteur expérimenté m’ont vite repéré.

Le titre de chargé de communication ou de conseiller en communication regroupe des compétences très différentes selon le milieu d’où émerge le communicateur. Ma force a toujours résidée dans la mise en forme d’un discours cohérent pour une organisation. Les relations avec les médias constituent somme toute, la diffusion de ce discours cohérent par le biais de communiqués, d’allocutions et de stratégies particulières à certains dossiers. D’autres gens avec qui j’ai travaillé, n’avaient pas une plume emballante ou même les arguments qu’il faut pour convaincre, mais pouvaient en moins de deux obtenir des partenariats financiers, créer de l’achalandage pour un événement ou mener un projet d’impression monumental à bon port.

Les entreprises se servent de différentes stratégies pour communiquer, imposer leur marque ou amoindrir les crises médiatiques, or, il ne devrait pas être surprenant que différents profils professionnels puissent satisfaire à ces besoins. Mais bien souvent, que l’on parle de relations publiques ou de marketing, le commun des mortels ou le fonctionnaire affecté aux dépenses n’en sait que dalle. Ils connaissent les résultats, mais ce qu’il faut faire pour y arriver… Ouf! Et, comme il n’existe pas de code d’éthique professionnelle solide, voir légal dans ces professions ou tout est stratégies et dissimulations, allez donc savoir combien d’éléphants blancs il faut pour mener à bien une campagne de commandites.

À ce point, n’importe qui peut se nommer « grand conseiller en communication » et coordonner de loin deux ou trois sous-traitants pour obtenir un plan décousu, qui n’a pas de sens, ne vise pas l’efficacité, mais où il y a plein de « livrables », aussi insignifiants les uns que les autres. Mesdames et messieurs, si vous voulez vous commander des tuques avec votre logo, vous n’avez besoin ni de moi, ni d’un autre conseiller en communication. Toutefois, si vous voulez savoir si de tels articles contribueront à promouvoir votre image et quelle avenue vous devez emprunter pour obtenir les résultats que vous escomptez, là il vous faut un conseiller. Et cela ne vous coûtera pas des millions. Cela dit, depuis le scandal des commandites vous croyez probablement que tous les gens de communication sont des frimeurs à la petite semaine qui chargent trop pour un service ridicule. Chat échaudé craint l’eau froide, or, qui pourrait vous le reprocher ?

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