Réflexion : Peut-on encore faire la distinction entre communications numériques et traditionnelles?

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À mesure que l’informatique a progressé, l’ordinateur est devenu un outil de travail tout comme le web est maintenant indissociable des communications.

MAJ 2014 : Les quotidiens papier tendent maintenant à disparaître, La Presse d’ici deux ans n’existera plus en version imprimée. Où tracerons-nous alors la ligne? Et si La Presse n’avait pas mis de grands efforts à distinguer sa version papier de sa version numérique pourrait-elle faire ce virage? Non, car elle aurait comme beaucoup un produit numérique de transition qui veut changer, sans y croire.

Récemment, en parlant web et communications d’entreprise avec une copine de Contenu MTL, j’ai avancé que même les communications « traditionnelles » s’effectuent maintenant grâce à des supports numériques, donc la distinction traditionnelles/numériques s’estompe au point de plus être pertinente. Relations publiques ou marketing, je serais très surprise que tous les outils que vous préparez pour vos différents publics ne soient pas diffusés tout autant sur le web que sur des supports comme la télé et les quotidiens papier.

Tandis que presque toutes les publications commerciales cherchent à développer leur équivalent pour support numérique et que les médias sociaux deviennent les vecteurs pour intéresser journalistes et citoyens à vos contenus (communiqués, promotions, site de vente), il faut réfléchir à la structure des départements de communication et marketing.

Communication et marketing numériques ou communication et marketing actuels?

Site web, médias sociaux, envoi massif de courriels, bulletin d’information web diffusé par courriel et réseaux sociaux, communiqué diffusé par un service web (CNW ou autre), publicité télé qui poursuit sa vie sur votre chaîne YouTube, entrevue radio relayée par les réseaux sociaux… Dois-je en dire plus pour montrer l’éléphant numérique qui prend maintenant toute la place dans votre département des communications?

Même les rencontres (conférences de presse, salons et colloques) font leurs communications par le web et une fois sur place, proposent une version en diffusion web en direct ou une capsule web diffusée à titre de suivi de la dite rencontre. À ce point, dois-je vous préciser que l’assiette des communications non assistées par le web et les médias sociaux n’est plus très grande et que déjà l’appellation communications et marketing inclut d’office le web et les réseaux sociaux.

Relations médias et promotion ou diffusion

Dire que les journalistes ne sont plus nécessaires est un grand manque de vision (ce billet d’un blogue de RP explique pourquoi). Surtout, dans le contexte où les contenus les plus partagés proviennent des médias de masse et alors que les chroniqueurs de chaque grand média sont plus que jamais connus du public et leur position politique ou leur ton, l’objet de nombreux commentaires sur les réseaux. Maintenant que presque tous les journalistes ont des comptes sur les médias sociaux (certains médias en font une obligation) et suivent au quotidien des mots-clics sur Twitter pour constater l’évolution d’un dossier, si votre porte-parole n’est pas sur les réseaux à l’affût des mentions sur son entreprise qui le sera? Ah, oui, votre gestionnaire de communauté et son supérieur le chef des communications numériques et médias sociaux. Tandis que les médias de masse sont de plus en plus numériques et interactifs, peut-être songerez-vous à rapprocher, voire à intégrer votre relationniste au groupe des spécialistes de médias sociaux de votre entreprise. Moi, j’y penserais.

Les blogueurs, les influenceurs et les journalistes pigistes, une frontière qui s’amenuise

En concevant une liste de blogueurs pour un secteur particulier, j’ai dû faire remarquer au client (une agence marketing) que les blogueurs spécialisés les plus influents d’un secteur avait souvent une présence régulière dans une radio, une télé, un  journal, parfois même tout cela à la fois.

Ainsi, un blogueur foodie qui fait, même sporadiquement, des chroniques à la radio ou la télé ou écrit pour un quotidien, fera souvent partie de la liste des plus influents du secteur. Et, là, il n’est pas question de mesure d’influence grâce à Klout ou Peerindex, car il est possible que le spécialiste d’un sujet, parfois journaliste pigiste, soit très peu intéressé à mesurer et à comparer son influence comme le font les blogueurs et consultants. Les centaines de milliers de lecteurs ou de téléspectateurs qui suivent ses commentaires dans les médias confirment son autorité et font monter son nombre d’abonnés sans qu’il ait besoin de trop s’agiter sur les réseaux sociaux. Sa notoriété est donc rattachée à sa connaissance d’un sujet et un autre influenceur avec encore plus d’abonnés qui communiquerait sur le même sujet  donnerait une impression de portée plus large, mais est-ce que vraiment les connaisseurs auraient confiance en son opinion?

Même lorsqu’un artiste endosse une cause ou un produit, le public est de moins en moins dupe et dénoncera rapidement ceux qui ne le font que pour augmenter leur notoriété et les réseaux sociaux décuple cette réaction.

 

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