Entrées de January 2002

25 January, 2002

Foi, circonstances et conséquences…

Foi, circonstances et conséquences… J’ai toujours été une observatrice extérieure intéressée, voire une théoricienne, de ces détours impressionnants que prend malgré nous notre cerveau pour négocier l’inadmissible. La tête remplie d’intolérables impressions du 11 septembre, après quelques mois passés à me demander si j’arriverai un jour à croire à ce qui m’est arrivé, je comprends enfin que ma vie ne sera plus la même.

Rien de mystique ne m’habite, seulement une certaine impatience envers les petites choses de la vie et l’inéluctable conviction que je ne poserai jamais plus le même regard sur mon entourage ou sur moi. Je pressens même que lorsque j’aurai enfin fini de voir en rêve des corps tomber au ralenti ou de ressentir la secousse qui a suivi l’écrasement de chaque avion contre le World Trade Center, je ne retournerai pas en arrière et la transformation continuera à s’opérer.

Pour enfin croire à ces images horribles, il me faut accepter que j’ai laissé au Point Zéro, beaucoup plus qu’un ou deux sacs…

21 January, 2002

De la naissance poétique…

De la naissance poétique d’un besoin de consommation… Ce week-end, après mes aventures, j’ai revu avec grand plaisir « Being There » (1979) de Hal Ashby, avec dans le rôle du jardinier Chance, alias Chauncey, l’inénarrable Peter Sellers. Le récit n’est ni plus ni moins qu’une fable, qui comme l’a fait le film « Forrest Gump » des années plus tard, nous prouve que dans l’absolu, les qualités qui ouvrent les portes du succès ne font pas nécessairement les grands penseurs. Chance a peu d’esprit, ne s’exprime que par des clichés appris à la télé, le plus souvent appuyés par des métaphores horticoles. Qu’à cela ne tienne, associé aux bonnes personnes, le jardinier cravaté sera vu comme un être complexe, voire un grand stratège de la communication. Cette fois-ci, plus encore que le récit, c’est la trame musicale de cette comédie dramatique, constitué de compositions d’Erik Satie interprété par John Mendell, qui a retenu mon attention.

Récemment, alors que je cherchais de nouvelles sources sur le mouvement futuriste, j’ai rencontré souvent le nom de Satie, me disant chaque fois qu’il me fallait quelques interprétations de l’œuvre de ce compositeur. Je vous fais grâce des autres signes m’ont mené à cet inéluctable conclusion : il faut que je m’intéresse plus à Satie, donc que je le possède.

19 January, 2002

Profonde Amérique

Suivant les conseils d’un ami, je me suis bien amusée en regardant Blonde et légale (Legally Blond). Il faut admettre que la ressemblance en B et L et le film Clueless est frappante. Dans les deux, on trouve un même schéma : fille blonde, jolie, populaire et riche qui frappe un mur et décide de mettre à profit son cerveau et ses connaissances - qui ont beaucoup à faire avec les produits de beauté, le shopping et les manucures. Toutes deux, après une certaine quête amoureuse, finissent dans les bras d’un brun foutrement honnête et brillant.

L’idéal américain ne nous lâche pas et se modifie à peine. Les parents de la blonde “légale” le prouvent lorsqu’ils lui disent qu’une belle fille populaire de la côte Ouest n’a pas besoin d’Harvard. Mais cela ne fait que souligner que si on a presque tout, c’est que peu nous manque : or, ajoutons à la tignasse blonde et la poitrine tressautante, le diplôme d’une des meilleures universités américaines. Pourquoi pas ? Les vrais gagnants n’épouseront plus des Jackie, mais des Marilyn scolarisées !

Ce qui nous change, il faut en convenir, du cliché français qui, en 2001, s’affirme encore dans sa bohème. La belle Amélie Poulin, destin fabuleux ou pas, travaille dans un café, n’étudie pas et s’amourache d’un garçon dont l’emploi du temps se partage entre les sex-shops et les photomats… On est loin de la blonde en décapotable avec sa carte de crédit sans limite. Est-ce un signe que la société française est encore trop hiérarchisée ? Si Amélie était une valley girl, aspirerait-elle à éclaircir ses cheveux et à se trouver un mec du code postal 90210 ? Porterait-elle des Manolo Blahnik plutôt que des bottines? De légitimes questions pour une Amérique en guerre, qui s’ennuie des jours heureux passés à estimer le popotin de,
Jennifer Lopez.

Je vous laisse méditer aux deux extrémités du spectre : celui des blondes heureuses en décapotable et celui des brunes radieuses en Vespa.

Une châtaine en 4X4

18 January, 2002

L’épisode du 4X4 presque volé

L’épisode du 4X4 pas tout à fait volé… Il y a des jours oô on ne devrait pas se lever. Mais que faire de tout ce temps, quand il faudrait, pour déjouer la malchance, passer des mois entiers au lit ? Avec les nouvelles chaînes de télé, j’imagine que la chose est envisageable. Quel inélégant cynisme en cette douce journée de janvier, diront certains. Je me demande tout de mème quelle leĉon les astres ou les dieux me servent depuis quelques mois. Ce matin, quelques petits brigands désorganisés ont essayés de voler mon 4X4 - acheté usagé et qui n’a pas rajeuni depuis. Je dis désorganisés, parce qu’ils ne savaient pas que le système d’alarme, mème après avoir arraché la moitié du tableau de bord, les empècherait de démarrer mon véhicule ou mème de bouger le volant d’un centimètre… Mince triomphe pour la fée des étoiles.

Bien évidemment, je sais qu’en ces temps de guerre, personne ne devrait se plaindre de ses petits malheurs. Aprés tout, j’aurais pu ètre la victime, comme tant d’autres, d’un attentat terroriste. Ah ! J’oubliais de vous dire que le 11 septembre, j’étais à New York, à côté des tours. Y’a-t-il des volontaires pour faire du saut en parachute avec moi ?

17 January, 2002

Ne suffisait-il pas d’attendre?

Ne suffisait-il pas d’attendre ? La technologie ne se simplifie-t-elle pas un peu plus chaque jour ? Mes souhaits ont sûrement été exaucés, puisque que je fais mon entrée sur la toile et ce, sans douleur…