Entrées de November 2002

25 November, 2002

Le Jeune

J’ai toujours eu la fibre bricoleuse. J’enviais tout particulièrement mon oncle Marcello, le petit frère de mon père, qui, grâce à son métier de graphiste, bricolait toute la journée et se permettait de peindre des motifs sur les murs de ses différents appartements.

D’aussi loin que je peux je me rappeler, mon père l’a toujours appelé le Jeune. Il y a quelques années, je lui faisais remarquer, que le Jeune avait la cinquantaine bien entamée et songeait à la retraite. Mon père a ri et m’a fait remarquer que pour lui son petit frère serait toujours un p’tit jeune. Considérant que mon grand-père est décédé à presque cent ans bien comptés, j’imaginais très bien mon père octogénaire interpeller son frère septuagénaire par un « Hé ! Le « Jeune ». Ça me faisait rire.

Samedi dernier, mon père a vécu un choc horrible : son petit frère est décédé subitement, devanÇant ses deux grands frères, bousculant l’ordre des choses.

22 November, 2002

Un ordi portatif pour écrire n’importe oô ?

Mais pas sur n’importe quoi, car selon cette nouvelle, il faut surtout faire attention à l’endroit de notre anatomie oô l’on pose la dite chose…

21 November, 2002

Poésie et XHTML pour débutant

Comme je suis un peu paresseuse côté blogue, j’ajoute enfin Karl. Cette semaine, le monsieur nous donne un cours de XHTML et autres, avec métaphores shakespeariennes en bonus… J’y retourne donc m’instruire.

21 November, 2002

On respire un bon coup !

À la fin de la semaine dernière, les collaborateurs du babillard Pssst étaient tous fort occupés à déblatérer sur les relationnistes. Pourtant, le jeu des relations publiques est beaucoup plus complexe que leur assertion selon laquelle « relationniste = menteur compulsif ». Il faudrait aussi mettre en question le discernement de nos journalistes qui, sans plus de vérification, gobent n’importe quelle nouvelle sensationnelle et en font leurs choux gras. J’ai déjà vu un tabloïde de Québec publier une stupide histoire de revenant sur le bord de l’autoroute, sans se soucier de l’invraisemblance de la chose, qui s’est avérée, on le devine, être un canular basé sur la légende presque millénaire de l’autostoppeur fantôme.

Quant aux menaces de Bin Laden, je n’y croyais pas vraiment, car il faudrait avoir l’ego enflé pour s’imaginer que la Place Ville-Marie revêt la même importance symbolique que le World Trade Centre de New York. Or, la semaine dernière, quand j’ai discuté de ce sujet avec une amie, elle m’a demandé ce que je ferais si de telles rumeurs courraient et que j’avais à répondre aux médias là-dessus. Il me semble clair, que si un tel plan est dévoilé avant son « exécution » l’effet de surprise recherché par les terroristes est annihilé. Alors on garde l’œil ouvert et l’on n’affole pas la population pour rien. Si l’on considère que les articles des journalistes contenaient peu de déclarations publiques sur le sujet, c’est ce qui a été fait. Mais cela, c’est la surface seulement, il s’en passe des choses, derrière, quand on pèse les enjeux, avant de faire une déclaration…

15 November, 2002

Oussama, les New-yorkais et moi

Avec les récentes menaces d’attaque d’Oussama Ben Laden, une amie et moi discutions de notre expérience à New York en septembre 2001, mais aussi de la façon de traiter ce sujet dans les médias. Mon amie se demandait comment elle réagirait en retournant au Point Zéro et en revisitant tous les chemins qui, ce jour-là, nous ont mené à un bien tragique destin. La question est demeurée ouverte et la conversation a dérivé vers des considérations plus réjouissantes.

Cela dit, en rève j’ai revisité le Point Zéro, retrouvant d’abord, à ma grande surprise, les Tours intactes. Puis, j’ai revu le drame se rejouer devant moi, avec une narration, sur une maquette de la ville. Tout au long de cette reconstitution, je ne répétais qu’une chose : où vont les corps qui tombent des fenêtres?