Entrées de July 2003

30 July, 2003

Vacances, vacances

Ram dam da wa da doo! C’est le temps des vacances, chantait l’autre. Je n’ai pas encore poussé de si gands cris de joie, car je suis si peu habituée à avoir de vrai vacances - du genre payées, avec salutations et bisous à l’équipe de travail - que j’ai mis trois jours à y croire. En fait, j’ai compris le sens des vacances, en faisant mon épicerie un mardi en fin de journée en babouches. Cela, parce que devant moi, une jeune femme de mon âge, sacoche au bras, veston sur le dos et cellulaire pas bien loin faisait son épicerie à toute allure. Là, seulement, je me suis dit :”Si je n’étais pas en vacances, je serais comme elle, pressée de rentrer chez moi, poussant un panier avec le reste de mes forces..”

Ceux qui me connaissent reconnaîtront dans cette dernière phrase ma propension à l’exaltation du drame quotidien, mais je souhaite simplement exprimer ma grande satisfaction de n’avoir rien de spécial à faire.

16 July, 2003

Quelle vague!

Pour calmer mon vague à l’âme du week-end, j’ai décidé de regarder le film de Manon Briand La turbulence des fluides. Ce fut une révélation. Une intrigue à première vue scientifique - une sismologue québécoise domiciliée au Japon est appelée à étudier un phénomène étrange à Baie-Comeau, sa ville natale - qui en se dénouant se révèle un entrelac de spirituel, de science et d’inexplicable. Le tout est une ode à la vie et à l’impénétrable mystère de l’âme humaine. Par ailleurs, une des intrigues importantes du film, soit la découverte de restes humains dans la forèt - vous comprendrez quand vous le verrez! - ressemblerait beaucoup à un récit que Mordecaü Richler a publié il y a quelques années. C’est bien évidemment mon Anglo préféré qui a lu le Richler…

Pascale Bussières y joue le rôle de la sismologue en apparence froide et cartésienne. J’ai toujours l’impression que Bussières dans la vraie vie ressemble à cette héroüne cool, mystèrieuse et un peu baveuse. Pourtant, j’ai revu ce soir à “IFC” (The Independant Film Channel de Toronto), le film de Lanctôt Deux actrices, qui m’a montré tout le contraire. Dans les segements improvisés, les actrices principales prennent place autour d’une table et parlent de tout et de rien. La Pascale apparaît comme une incroyable bavarde, qui en un tour de phrase passe du récit des frasques de sa maman à ses histoires de syndrôme pré-menstruel. Bref, le genre de fille comme aimerait avoir comme copine.

15 July, 2003

Tout, sans oublier le Scooby Doo !

Scooby Doo c Martine Pagé 2003

Vous dire que je me suis tenue bien occupée serait encore sous estimer la teneur des activités qui ont remplies mon petit agenda aux cours des derniers mois. Et, si je vous disais simplement que M. et moi avons mis à exécution quelques projets - comme notre mariage, l’achat de notre première maison et l’adoption d’un second basenji. Scooby Doo-oo-oo, le basenji américain, est arrivé tout maigre, avec de sérieux problèmes d’anxiété. Notre bonhomme, traumatisé par des mois passés en cage, nous a gardé sur la corde raide des mois durant. Aujourd’hui tout va mieux, mais les vacances ne seront pas de refus !