Entrées de January 2004

29 January, 2004

Si j’étais pigiste…

J’imagine que j’aurais le temps de bloguer comme avant… Parce que figurez-vous donc qu’il est possible de passer toute sa journée devant un ordi et de ne pas avoir le temps de faire une entrée. Enfin, disons qu’aujourd’hui, avec la situation d’urgence à Montréal, je n’ai eu aucune minute à moi et je viens tout juste de rentrer. Ouais, c’est pour ça qu’ils appellent ça le travail, pas les vacances !

26 January, 2004

Autre retour

Je reviens tout juste du Mexique. J’y suis allée pour une toute petite semaine, question de prendre du soleil et des vacances… À Bucerias, un peu au nord, mais si peu, de Puerto Vallarta, les pieds dans le Pacifique, la vie a pris un tour que je ne lui connaissais plus. Il m’a fallu faire fi de ma fierté et baragouiner l’espagnol, après tout ce n’était que politesse envers les Mexicains que de leur faire un brin de conversation dans leur langue. En tous cas, Feliz, la femme de ménage appréciait et me corrigeait un peu, les yeux brillants, contente d’échanger quelques mots avec les touristes. La pauvreté de cette population, pourtant souriante, affable et travaillante - quoiqu’en dise les idées reçues - m’a fait frémir quelques fois. En regardant ces gens, qui vivent souvent dans des espaces si petits et si désuets, je me prenais à fredonner “Le Sud”, celui chanté par Nino Ferrer.

13 January, 2004

2004 l’année décisive ?

Depuis mon expérience à New York - vous avez aimez voir le 9-11 à la télé, imaginez-vous l’impression que laisse de l’avoir vécu - j’ai toujours l’impression que je dois m’accomplir. En fait, j’ai cherché à définir au cours des 28 derniers mois la notion d’accomplissement ou de destin. Ce soir, pour poursuivre ma recherche, j’ai assisté à un séminaire de théorie esthétique. Après quelques minutes, en regardant les visages autour de la grande table, je me suis sentie rassurée : sur une quinzaine d’étudiants je n’étais pas la plus vieille. C’était un début. Ensuite, à ma grande surprise, j’ai constaté; que mon expérience de journaliste culturel et mon travail pour des organismes voués à la promotion de la culture m’avaient appris beaucoup plus que je ne le croyais. Avec un univers de références beaucoup plus riche qu’avant et ma connaissance des communications, la réalisation et le dépôt de mon mémoire ne me paraissaient plus une tâche ardue. Au contraire, en écoutant le professeur parler, je me suis dit que comparé au monde du travail, le monde des idées ou des études était bien confortable.

4 January, 2004

Picasso, Charest et le puissant mythe de la réingénierie

Avant de modifier une chose, il faut souvent la déconstruire en ses plus simples parties, puis observer soigneusement chaque composante pour ainsi pouvoir en comprendre la mécanique. On pense alors au mécano qui connaît chaque partie de ses machines et peut les démonter en pièces pour ensuite les remonter ou encore en changer le rendement en modifiant la nature de certaines composantes. Pour ma part, je pense au cubisme de Picasso. Ceux qui connaissent le travail du peintre avant ses expérimentations cubistes savent qu’il maîtrisait parfaitement le dessin d’observation. Or, sachant cela, son travail sur la forme ainsi que les deux phases du cubisme, soit l’analytique où la forme était littéralement dépliée sur la toile et traitée sous forme de grille et la phase synthétique où l’objet était représenté par des éléments symboliques, prend tout son sens. C’est là une « synthèse » un peu réductrice de quelques années de recherche picturale, mais le point que j’étaye ici est, et vous l’aurez peut-ètre deviné, que pour déconstruire, une forme, un moteur ou une idée et en modifier la structure, il faut en comprendre tous les rouages de la dite patente.

Présentement, nous vivons une ère de changements, or, ce qui me surprend toujours devant la « politique » et tout particulièrement en cette époque de réingénierie - notez que le mot est presque rétro et fait très siècle dernier - c’est que de partout on s’attaque à changer des structures qui ne semblent pas bien comprises de la population ou des élus. Qui les comprend, me direz-vous ? Je cherche aussi la réponse. On fait un peu d’analyse dans un document bien orienté, puis hop ! on annonce des changements qui vont améliorer le rendement de la machine.

Et nous, population et électeurs payeurs, nous ne sommes pas trop sûrs de tout cela, mais nous espérons surtout que notre train de vie ne sera pas changé. Peu importe, nous parlons si peu et nous déconstruisons si rarement la machine politique pour la comprendre…