Entrées de March 2005

30 March, 2005

Grève étudiante : le long apprentissage de la politique

Ha ! La grève des étudiants ! Ce qu’il y a de fascinant dans ce conflit qui s’étire, c’est que le mouvement politique étudiant, censé être constitué de jeunes apprentis politiciens, fait preuve d’une science qui échappe au gouvernement du Québec. Avez-vous remarqué l’habileté avec laquelle nos jeunes militants retiennent l’attention des médias ? Pier-André Bouchard, 25 ans, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec est apparu dans les médias presque tous les jours depuis le début de la grève. S’il avait n’avait fait que répéter, « rendez-nous nos 103 M $ ! », comme un unique message simpliste, les journalistes se seraient fatigués assez vite de la FEUQ. Non, non, chaque sortie mettait en lumière un angle nouveau du problème et démontrait la nécessité de reconduire le 103 M $ en entièreté. Outre, les affiches, la déclinaison du message de base et les publicités, ils ont vraiment mis en application tous les trucs du métier - rappelez-vous la conférence de presse avec démonstration de calcul, c’était plutôt habile. Pendant ce temps, le ministre Fournier faisait quelques faibles déclarations et ne se montrait capable d’affirmer avec fermeté ni les conséquences de cette grève pour les étudiants, ni la pertinence des offres de la partie gouvernementale ou même de faire preuve de leadership dans cette affaire. Notre Governement, celui-là même qui se disait « prêt, prêt, prêt », est même incapable de prendre en main les communications dans un tel dossier.

Tant de choses échappent à la gouvernance actuelle, que ce sont les étudiants eux-mêmes qui rappellent à la population, par l’entremise des médias, les conséquences de la grève. Qui remplacera les infirmières du réseau de la santé lors des prochaines vacances d’été, si les étudiants de ce domaine ne sont pas prêts ? Deux étudiantes en science infirmière vous en parle, pendant que le Ministre fait « euhh… ». Comment les cégeps feront-ils pour accueillir une nouvelle cohorte d’étudiants du secondaire, si les élèves sortants doivent tous faire une session supplémentaire ? Les responsables des associations étudiantes soulèvent la question pendant que le Ministre fait… On répond tous en cœur, « euhhh… ». Ça va, vous avez compris, vous aussi, vous êtes prêts.

Or, si je me permets de chanter les louanges de ces jeunes politiciens qui, de toute évidence, ont fait leurs classes et comprennent comment passer leur message, j’avoue que je suis sans mots devant le gouvernement au pouvoir, qui après deux années en place, ne comprend toujours pas les mécanismes de l’appareil qu’il dirige. Rassurons-nous, ils pourront toujours engager Pier-André ou un des collègues pour se faire conseiller, ils semblent en avoir grandement besoin. Il faut croire que les politiciens ne sont pas comme les bons vins…

22 March, 2005

Drôle de culture

Depuis quelques temps déjà, journalistes et « penseurs » se plaignent qu’il y a trop d’humoristes au Québec. On devrait rire moins, rire mieux, bref réfléchir en s’amusant. De même, on semble croire que le métier d’animateur devrait être réservé à des gens qui ont des études en communication ou en art dramatique. Qu’il existe une École de l’humour et d’autres pour apprendre les rouages de la communication ne change au rien au fait que le charisme et le talent se peaufinent peut-être, mais ne s’enseignent pas.

L’américanité fait partie des composantes de notre culture. Et du côté Sud mes amis, si certains se plaignent de la présence des «comedians» ou humoristes sur toutes les scènes, le business s’en fout parce que ceux qui font rire, cartonnent à l’audimat et au box-office. Qui animait la soirée des Oscars ? Chris Rock, un humoriste. Tous les «late-night shows» sont entre les mains d’anciens «stand-up» ou scripteurs d’émissions comiques parmi lesquels, Jay Leno, le défunt Johnny Carson, David Letterman et la « relève » Connan O’Brian. De la même manière, si l’on considère les shows d’après-midi destinés aux femmes, ceux-ci sont de plus en plus souvent confiés à des femmes humoristes, dont Rosie O’Donnell et Ellen Degeneres. Parmi les « sitcoms » qui ont fait mouche au cours des dernières années on compte Roseanne (Barr), Jerry (Seinfeld), Everybody loves Raymond (Ray Romano) et The Drew Carrey Show. Tous des humoristes.

En matière de cinéma, les acteurs issus de Saturday Night Live, une pépinière du genre, occupent une place de choix sur les marquises des cinémas. Adam Sandler, Will Ferrel, Steve Martin, Eddy Murphy et Mike Myers sont tous des champions du box-office, qu’on qualifierait ici d’humoristes.

Le film « La grande séduction » était un petit bijou qui a bénéficié de la collaboration de quelques humoristes du Québec, tant au jeu avec Bruno Blanchette et Clémence Desrochers, qu’au scénario avec Ken Scott. Il faut croire qu’il y a des humoristes de talent chez nous. Après avoir vu plusieurs spectacles d’humour, je peux vous dire que certains m’ont énormément plu alors que d’autres m’ont laissé de glace. Cela dit, ceux que je n’ai pas appréciés ont fait rire quand même les gens dans la salle. Les spectateurs ne sont pas masochistes, quand ils n’aiment pas, ils ne reviennent pas.

Alors pour mettre du piquant dans nos fins de soirées, nous devrions demander qu’une formule à la Saturday Night Live soit mise sur pied chez nous. Après les nouvelles, cela ferait du bien, les Québécois se coucheraient avec le sourire…

18 March, 2005

Second début

Selon le magazine des tendances en consommation, altema.com, 30 à 35% du pouvoir d’achat est entre les mains de plus de 50 ans. Et après ? me direz-vous. Comme ce groupe d’âge n’est pas très représenté dans le monde de la publicité visuelle, une agence française recrute des mannequins de plus de 50 ans. Si je me fie aux autres tendances identifiées par Altema au cours des années passées, nous ne devrions pas tarder à voir des Québécois prendre leur retraire et amorcer une nouvelle carrière…

18 March, 2005

Publicité choquante

Aujourd’hui, Blork met en ligne une publicité de Sympatico de Bell sur la surveillance parentale. Pour donner un bon exemple de ce que les parents souhaiteront cacher, dans ce cas les seins et le sexe d’une femme, on a fait un petit découpage. L’image semble sortie d’un livre de bio des années cinquante, mais plutôt que de l’ironie, il se dégage un certain malaise du tout.

18 March, 2005

Les commentaires abusifs…

Comme une lectrice le fait remarquer, j’aurais pu tout simplement censurer le commentaire inintéressant et vulgaire d’un lecteur en manque de mots (intelligents). Des lecteurs avisés ont pris la peine d’y ajouter leurs vues et d’autres m’ont envoyé leur commentaire par courriel. Or, dans la mesure où je ne tiens pas de propos vulgaires sur ce blogue et où je laisse chacun répondre librement à mes entrées, s’opposer fortement ou me dire que je me gourre, mais les sacres et les insultes seront maintenant coupés!

17 March, 2005

Éthique professionnelle et personnelle

Ce matin, j’ai entendu que Jeff Fillion avait quitté son poste plutôt prévu. Peut-on en être surpris lorsqu’on considère le manque d’éthique dont a fait preuve l’animateur tout au long de l’affaire qui l’oppose à Sophie Chiasson. Il me semble que ce n’est pas compliqué : une affaire liée à ton travail est en procès, tu ne commentes plus la chose en ondes. N’importe quel avocat vous donnera ce conseil.

Par ailleurs, je suis surprise de constater la violence verbale dont font preuve certains hommes dès qu’une femme émet une opinion différente de la leur. À ce sujet, lisez le commentaire de Norman Boivin à mon entrée “Un procès peut en cacher un autre”. Selon lui, le fait que je ne sois pas de son avis - nous ne connaissons pas son avis puisque les mots lui manque pour l’exprimer - me vaut d’être appelée une “ostie de tarte”.

Si mon blogue s’intitulait “Joe le gros” et que je pesais trois cents livres, pensez-vous qu’il m’assaillerait ainsi? Enfin, il paraît que même la douce et rigolotte Josée Blanchette du Devoir, se fait assèner de bas coups sur sa vie privée… Ça doit être encore le fameux stéréotype, femme pas d’accord avec moi = féministe frustrée ou grosse innocente. Qui est frustré? Celui qui sacre ou celui qui exprime son point de vue?

12 March, 2005

Cerveau à zéro

En lisant Mikel, de Mikel.org, j’ai trouvé cet article fort intéressant, mais qui visiblement s’adresse à des gens qui travaillent dans un milieu dynamique et de son temps. Or, pour ma part, employée de la Ville de Montréal pendant quelques années, le fait de bloguer, même si mon travail est tout à fait relié à la rédaction et au développement de compétences en communication, n’a jamais compté pour un sou. Au contraire, la seule réaction ou semblant de réaction de l’employeur que j’ai eu, a été un courriel des ressources humaines adressé aux employés de mon service et qui expliquait les possibles poursuites encourrues par un employé qui émettait une opinion nuisible à l’entreprise sur Internet. Comme j’avais mis en ligne de mon poste un commentaire sur la diversité culturelle pris à même ma barette de mémoire (donc rédigé à la maison) le jour précédent, je me suis demandé si les deux événements étaient liés ou si c’était un pur hasard. Le message était néanmoins clair : tout commentaire allant à l’encontre d’une position de mon employeur sur un sujet pouvait être passible de réprimandes.

Je ne suis pas assez casse-cou pour faire des commentaires désobligeants sur une entreprise qui m’embauche ou pour révéler de l’information privilégiée. D’autant plus qu’en travaillant en communication, j’ai compris l’importance de ne pas commenter les politiques d’un organisme en son nom et à titre d’employé. Cela dit, il est clair que tous les sujets qui touchent mon quotidien - il neige dehors et mon trottoir est glissant -, ou encore ma vie intellectuelle - j’étudie aux HEC en gestion des arts - peuvent être potentiellement considérés comme des critiques d’un organisme comme la Ville.

La vie privée, ça commence où? En tous cas à la Ville, ça ne commençait pas le week-end, puisque j’ai passé près de deux ans, le cellulaire à la ceinture à répondre le samedi matin, le dimanche et les jours fériés, la plupart du temps sans rémunération ou reconnaissance conséquente.

Il est aussi intéressant de constater qu’un organisme comme le Musée de la civilisation, où j’ai travaillé quelque quatre ans à différents postes professionels considérait comme un atout que je sois souvent sollicitée pour écrire pour des magazines sur les institutions culturelles ou les expositions. Mais ce n’était pas une culture du secret et il ne régnait pas de peur d’être mal vu un peu partout.

11 March, 2005

Un procès peut en cacher un autre…

Un ami m’a fait parvenir quelques extraits des frasques radiophoniques d’André Arthur sur les ondes de CKNU. Dans un premier temps il rendait compte des derniers rebondissements du procès associé au scandale de la prostitution juvénile. Son journaliste remarquait que la salle où se tenait ce procès était quasiment vide, alors que la salle où se tenait celui de Sophie Chiasson était remplie. Je vous avoue que je trouve désolant que tous les organismes voués à la défense des femmes et les élues se lèvent pour défendre Sophie, alors qu’on les a si peu entendus dans toute l’histoire de la prostitution juvénile. Y’a-t-il des victimes plus dignes que d’autres ou des accusés plus condamnables que leurs vis-à-vis ? La question se pose, surtout quand on voit les peines ridicules imposées aux clients du réseau de prostitution juvénile…

10 March, 2005

Relations publiques et communication

J’ai pratiqué plusieurs années, la profession de conseiller en communication, parfois appelé chargé des relations médias, selon mes différents employeurs. J’avais commencé dans ce secteur après quelques mandats en recherche et rédaction pour un musée, puis pour des organismes à vocation culturelle ou touristique. J’étais aussi, à cet époque, journaliste pour Voir, alors les entreprises culturelles qui cherchaient un rédacteur expérimenté m’ont vite repéré.

Le titre de chargé de communication ou de conseiller en communication regroupe des compétences très différentes selon le milieu d’où émerge le communicateur. Ma force a toujours résidée dans la mise en forme d’un discours cohérent pour une organisation. Les relations avec les médias constituent somme toute, la diffusion de ce discours cohérent par le biais de communiqués, d’allocutions et de stratégies particulières à certains dossiers. D’autres gens avec qui j’ai travaillé, n’avaient pas une plume emballante ou même les arguments qu’il faut pour convaincre, mais pouvaient en moins de deux obtenir des partenariats financiers, créer de l’achalandage pour un événement ou mener un projet d’impression monumental à bon port.

Les entreprises se servent de différentes stratégies pour communiquer, imposer leur marque ou amoindrir les crises médiatiques, or, il ne devrait pas être surprenant que différents profils professionnels puissent satisfaire à ces besoins. Mais bien souvent, que l’on parle de relations publiques ou de marketing, le commun des mortels ou le fonctionnaire affecté aux dépenses n’en sait que dalle. Ils connaissent les résultats, mais ce qu’il faut faire pour y arriver… Ouf! Et, comme il n’existe pas de code d’éthique professionnelle solide, voir légal dans ces professions ou tout est stratégies et dissimulations, allez donc savoir combien d’éléphants blancs il faut pour mener à bien une campagne de commandites.

À ce point, n’importe qui peut se nommer “grand conseiller en communication” et coordonner de loin deux ou trois sous-traitants pour obtenir un plan décousu, qui n’a pas de sens, ne vise pas l’efficacité, mais où il y a plein de “livrables”, aussi insignifiants les uns que les autres. Mesdames et messieurs, si vous voulez vous commander des tuques avec votre logo, vous n’avez besoin ni de moi, ni d’un autre conseiller en communication. Toutefois, si vous voulez savoir si de tels articles contribueront à promouvoir votre image et quelle avenue vous devez emprunter pour obtenir les résultats que vous escomptez, là il vous faut un conseiller. Et cela ne vous coûtera pas des millions. Cela dit, depuis le scandal des commandites vous croyez probablement que tous les gens de communication sont des frimeurs à la petite semaine qui chargent trop pour un service ridicule. Chat échaudé craint l’eau froide, or, qui pourrait vous le reprocher ?

10 March, 2005

Comment est-ce possible ?

En écoutant le bulletin de fin de soirée, qu’est-ce que je vois : les gars de CHOI, renfrognés, à la sortie du tribunal, où ils étaient allés témoigner des moeurs légères de Sophie Chiasson. L’un deux a même dit comme s’il annonçait un état de guerre, “je l’ai vu saoûle à une crémalière”. Mais… Ma foi, il était temps que quelqu’un nous en parle! Parce que, faut-il le préciser les animateurs et journalistes de CHOI ne boivent jamais trop, n’ont jamais eu d’aventures sexuelles et leur comportement est en tout temps fidèle au modèle qu’ils imposent aux filles. Et, qu’on se le dise, aucun journaliste de Québec ne courre jamais comme un écervelé prendre un coup et s’empiffrer au buffet gratuit du bar de danseuses le plus connu de la ville. “Ouin, mais les gars c’est différent…” Right!!! Vous vous enfoncez les gars.

9 March, 2005

La liberté des uns…

Oulala! Je crois que l’histoire de Sophie Chiasson soulève les passions. Les femmes sont d’accord avec son combat, certains hommes aussi, mais d’autres sont fâchés de voir Jeff Fillion être en quelque sorte une tête de turc, pour un comportement de plus en plus répandu. Voyez les commentaires à mon entrée du 7 mars et vous comprendrez. L’été dernier, j’ai pris position contre la fermeture de CHOI que je trouvais une mesure excessive. On ne ferme pas une entreprise pour les actions d’un de ses employés. Je crois fermement toutefois, que nous sommes tous responsables de nos actions et de nos paroles et que les animateurs n’y font pas exception. Utiliser une tribune publique pour faire des cancans et dire des grossièretés sur les gens n’a rien de professionnel. Les politiciens s’attendent à être critiqués sur leurs actions, les animateurs sur leur performance, parfois sur leur apparence, mais quand on verse dans l’insulte injustifiée et répétée, il se peut que la personne ainsi traitée nous poursuive pour atteinte à son image. C’est la vie, la liberté des uns d’exprimer leur opinion, s’arrête là où commence celle des autres de vivre leur vie en paix…

8 March, 2005

8 mars, Journée internationale des femmes

Je vous souhaite à toutes une magnifique journée. Il s’en brasse des dossiers en cette Journée internationale des femmes. Cette semaine, la poursuite de Sophie Chiasson contre CHOI, nous rappelait qu’il existe toujours un double standard pour les femmes, celles-ci voyant toujours leur vie privée exposée à la moindre demande de justice – pensons aux victimes de viol dont la probité était questionnée chaque fois qu’elles tentaient de poursuivre leur agresseur. Depuis quelques jours, un sujet m’a aussi remué, « l’affaire Denise Bombardier contre les humoristes du Québec ».

Cette histoire me choque particulièrement parce que je considère Denise Bombardier comme un modèle tant pour ses idées que pour sa ténacité. Cette femme qui a toujours défendu ses opinions dans la plus grande adversité sait garder la tête haute, même quand la vedette de l’heure lui crie des insultes. Il faut dire que pour elle, être ainsi lapidée sur la place publique pour avoir émis un commentaire critique n’est plus une première. Dans les années « 80 », sur le plateau de Pivot lorsqu’elle a pris position contre la pédophilie devant l’écrivain Gabriel Matzneff, « pédophile et orthodoxe pratiquant », comme elle le décrivit dans sa Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde, elle a levé une vague de protestation. “Comment osait-elle parler bassement de pédophilie quand il était vraiment question de littérature?”, lui criait-on. Une littérature qui fait la promotion de l’amour avec des enfants, mais soit. On l’a par la suite traitée de tous les noms, « mégère », « mal baisée » et j’en passe. Vous conviendrez que ceux qui l’appelaient ainsi n’avaient pas lu les autres titres de cette journaliste et auteure… Cela dit, je veux remercier Mme Bombardier d’être une femme d’opinion, une femme de carrière, une mère et une amoureuse. Il en faut de la détermination pour faire tout cela à la fois.

Toutefois, point besoin d’être dans les médias pour être une professionnelle accomplie, une mère exemplaire et une partenaire de vie. Une amie, ingénieure de profession, mère de deux enfants, m’adressait ses bons vœux en cette Journée des femmes et en profitait pour souligner que tout n’est pas gagné. On nous a reconnu l’honneur de faire les mêmes emplois que les hommes, mais sans avoir une femme à la maison qui fait le reste ! Et l’on se demandera ensuite pourquoi les femmes sont fatiguées!

Et comme le disait mon amie dans son courriel, nous souhaitons toutes que Sophie arrête de sangloter, qu’elle prenne une grande respiration et demande d’une voix assurée ce qui lui est dû.

Il ne faut pas lâcher, parce qu’il y a une génération de filles qui pousse, elles obtiennent de bonnes à l’école et il faudra pouvoir leur dire que cela vaut la peine d’étudier, de travailler et de faire des enfants…