Entrées de March 2005

7 March, 2005

Se faire une image…

Un lecteur commente à juste titre ma précédente entrée, en disant que non seulement Sophie Chiasson lave son image, mais s’en crée une, puisque la plupart des Québécois n’avaient aucune idée de qui elle était avant cette histoire… Il est vrai qu’à moins de travailler en relations médias ou comme journaliste on connaît rarement les présentateurs météo ou des animateurs des chaînes spécialisées. Bref, si vous voulez vous faire connaître, arrangez-vous pour qu’on parle de vous en mal ou en bien!

4 March, 2005

La modération a bien meilleur goût…

Sans trop le vouloir, je suis les péripéties de Sophie Chiasson qui poursuit en justice Genex et son animateur Jeff Fillion. Fillion a tenu des propos assez virulents à l’égard de l’animatrice, à l’époque présentatrice à Météomédia. Il souhaitait peut-être frapper Robert Gillet à travers son amie ou encore associer Sophie Chiasson à tout ce que l’animateur déchu pourrait remuer. Je sais pour avoir travaillé avec lui que Robert Gillet considérait Sophie Chiasson comme une amie, qu’il appelait parfois une ex-blonde. Est-ce que ce dernier détail est inventé par Gillet? Seule Sophie le sait. Bref, Sophie Chiasson poursuit maintenant Genex pour les dommages causés à son image. En ne se laissant pas traîner dans la boue, même ceux qui auraient eu tendance à ne pas prendre la belle brune au sérieux, commencent à lui trouver du caractère. Or, son image s’en trouvera améliorée. Cela dit, les gars de Genex en continuant d’affirmer qu’ils savent des choses sur elle, qu’ils sont « au courant des allées et venues » (Patrice Demers au Journal Économique) de l’animatrice, se tirent dans le pied. Ils feraient mieux d’admettre que Sophie Chiasson a été prise dans le tir croisé entre Gillet et Fillion. Parce que dans peu de temps, les femmes vont commencer à penser qu’elles n’ont plus le droit à la vie privée, que tout ce qu’elle font dans leurs temps libres peut être retenu contre elle. Et là, les boys, on est à deux doigts du « double standard » et de la misogynie triomphante.

1 March, 2005

Monopole plutôt que Métropole culturelle

Le Cirque du Soleil est une machine imposante et lorsque le public québécois n’a plus été assez nombreux pour nourrir ses ambitions il est allé remplir des théâtres à Végas et continue de le faire. Ce faisant, la réussite du cirque a fait des petits, comme on dit, et cette floraison a fait de Montréal une pépinière incontestable des arts du cirque. Il n’y a pas si longtemps, il en était de même dans tous les domaines artistiques.

Mais depuis quelques mois, je commence à douter que dans d’autres domaines, tous auront une chance équitable de viser le sommet ou seulement un succès à leur mesure. La semaine dernière, Claude Chamberlan s’insurgeait contre Spectra et son nouveau festival de cinéma qui voulait soit le pousser hors de sa case horaire ou l’intégrer. Le Festival de nouveau cinéma est un des événement voué à l’image parmi les plus intéressants. Novateur, rassembleur, ce festival qui contribue à l’effervescence de Montréal attire chaque année une clientèle ravie, en plus de se tenir sur une « Main » dépoussiérée et ravivée par ce genre d’activité. Cela dit, Chamberlan a perdu son conseiller Langlois et sa nouvelle directrice au profit de Spectra.

Cette semaine, Spectra s’attaque au créneau estival remodelant son calendrier pour déplacer ses Francofolies en juin. Il y a quelques années, j’ai collaboré à deux présentations du Festival d’été de Québec, or je sais que ce dernier n’aura d’autre choix que de déplacer son événement ou de se priver des artistes francophones les plus en vue. Quand un festival signe avec un artiste, celui-ci cherche un certain nombre de soirs pour rentabiliser son passage au Québec. Les plus gros événements ont le premier choix et les autres bâtissent leur programmation en offrant des dates supplémentaires aux artistes. Le Festival d’été, même s’il a lieu à Québec, a toujours été un rendez-vous important de la musique. Comme le FNC est un rendez-vous important du cinéma.

Ces deux événements contribuent à la diversité de l’offre en matière de produits culturels. Mais de toute évidence les décideurs en matière de culture ne s’en soucient guère. Alors qu’on parle de diversité sur toutes les tribunes, on ferme les yeux sur la constitution d’un monopole culturel.