Entrées de July 2005

29 July, 2005

Le voleur de bicyclettes

J’ai beau être optimiste, mais ma semaine annuelle ne se déroule pas aussi bien que je le souhaiterais. Le 9 juillet, j’ai acheté un vélo Norco “Rideau”, orange et gris chez un détaillant de la région qui tient un imposant inventaire. Or, voilà que la nuit dernière un effronté est venu voler mon vélo dans notre garage. Le voleur est arrivé à vélo au petit matin (M. se lève à 6 h), il est entré par la porte de la cour, a fouillé dans le garage à la noirceur et est parti avec le Norco, laissant le vélo plus coûteux, mais moins récent de Mikel. Le vélo que le voleur a utilisé pour se rendre chez nous est resté devant le garage… Mon vélo n’était pas une bicyclette de haut de gamme, plutôt un truc hybride à la mode, joli et recherché. En rapportant le vol à la police, je constate que le numéro de série n’apparaît pas sur la facture manuelle où l’on trouve mon adresse et mon numéro de téléphone. Il paraît que c’est chose courante de laisser le client trouver le numéro lui-même. Comme il n’y pas d’ados dans notre voisinage et qu’aux dires des policiers les vols y sont peu fréquents, quelle est votre théorie ?

28 July, 2005

Un autre 27 juillet…

Depuis des années, je me fais un devoir d’être en congé le 27 juillet. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette date marque le début de ce que ma cousine G. et moi appelons notre semaine annuelle de festivités personnelles, notre anniversaire quoi. Sa semaine précède un peu la mienne, mais nous nous comprenons très bien.

Or, cette année, je n’étais pas tout à fait en congé puisque j’avais une petite réunion en vue de mon prochain emploi. Au matin, mon M. proposa de me faire le petit déjeuner au lit, tandis que j’ouvrais mes premiers cadeaux. Il sortit donc quelques minutes, question d’aller chercher du café et quelques gâteries. En son absence, une amie de sa mère nous appelle pour nous informer que celle-ci s’est blessée et qu’elle est en route pour l’hôpital. Nous nous y sommes donc rendus aussitôt.

Ironie du sort, la pauvre J., adepte du saut en parachute et du pilotage d’avion, s’est littéralement cassé le dos en chutant d’un hamac sur sa galerie… M. et moi avons donc repris tous ses projets et engagements de la journée qui incluaient de cueillir un client à l’aéroport.

Côté gastronomie, la journée n’a pas été ce qu’elle promettait et plutôt que les gâteries que M. prévoyait pour moi, elle a commencé par un lunch à l’hôpital et s’est conlu par un burger à l’aéroport. Nous reprendrons donc les festivités ce soir, cette fois-ci l’âme en paix, puisque J. est de retour chez elle - privée de hamac pour quelques semaines, cela va de soi - mais en meilleur état qu’hier.

Cela peut sembler étrange, mais c’est quand rien ne va sans heurts que j’ai l’impression que tout est de retour à la normale ! Ça devrait être une bonne année…

22 July, 2005

Ce sang-froid des Britanniques

En écoutant les commentaires des journalistes de la presse américaine sur ce second attentat à la bombe dans les transports en commun de Londres, j’ai entendu à quelques reprises que le sang-froid des Londoniens surprenait. Si les récentes attaques s’inscrivent dans un mouvement terroriste international qui secoue le monde depuis 2001, pour les Londoniens, elles s’ajoutent à la douzaine d’attaques à la bombe attribuées à l’IRA, que Londres à subit au cours des 25 dernières années.

En 1996, quelques mois après qu’une bombe a été désamorcée à Canary Wharf, je visitais Londres. J’habitais chez un couple d’amis, dont le gars J. était un catholique de Belfast. Comme la plupart de ses amis irlandais installés à Londres, il avait connu plusieurs attaques dans sa vie. Le soir de la Toussaint, des jeunes ont fait éclater des pétards devant sa maison. Sa femme et moi sommes demeurées tranquillement assises un verre de vin à la main. J., toujours aux aguets, s’est précipité à la fenêtre, mais plutôt que de regarder à l’extérieur en plaçant devant, il s’est collé au mur pour regarder de biais. C’est un réflexe que bien peu d’entre nous auraient eu et qui a probablement sauvé la vie de plusieurs Irlandais…

14 July, 2005

Ces fameux noms composés

Un de mes lecteurs, qui comme moi a échappé de justesse à la multiplication des noms et prénoms - nous avions l’âge de refuser au moment où la chose s’est imposée - avait un peu raillé le nom complet et dans ses détails de Pabsta (il en fait un nom assez cool). Il n’est pas le seul que cela amuse puisque Pabsta fait état sur son carnet d’une petite plaisanterie.

14 July, 2005

Y-a-t-il quelqu’un au bout du fil ?

Comme tout le monde, j’adore commander un livre ou un disque, voire acheter une chanson sur iTunes, mais je me demandais où les limites du commerce en ligne m’apparaîtraient.

Lors de l’achat de notre première maison, nous avons retenu une compagnie de financement dont la plupart des services sont en ligne et qui complète le tout par une ligne téléphonique. Rien de bien personnel et nous étions convaincu que cela nous allait très bien. Jusqu’à ce que nous ayions à changer de propriété un peu avant la date prévue par la compagnie, donc à reprendre une hypothèque différente. Malgré que nous ayions été des clients irréprochables, il nous semblait que nous reprenions le processus à zéro, comme si aucune historique n’existait.

Ma belle-mère, qui déteste les services bancaires par Internet, nous conseilla alors de prendre contact avec un conseiller financier de RBC. Or, à travers les quelques offres d’achat qui nous ont menées à faire l’acquisition de notre nouvelle propriété - pour l’une quelqu’un a misé plus que nous, puis une offre est tombée en raison de l’inspection - notre conseillère était toujours disponible pour revoir la situation avec nous. Wow ! Une professionnelle qui répond à vos questions et se sent responsable de ce qui arrive dans votre dossier, tout un changement avec les préposés du service à la clientèle que nous rencontrons souvent dans notre quête d’info.

Tout cela pour vous dire, qu’aujourd’hui, alors que nous sommes encore à défaire quelques boîtes dans notre nouvelle maison, nous avons reçu une carte et un petit présent de notre conseillère… Rien à voir avec les services impersonnels en ligne.

12 July, 2005

La fin de l’innocence

Aujourd’hui, une déclaration dans les médias de notre ministre canadienne de la Sécurité publique, Anne McLellan, m’a fait sursauter : «Je ne crois pas que les Canadiens soient psychologiquement préparés à une attaque terroriste autant que nous devrions probablement tous l’être» (rapporté en français par Cyberpresse).

Comme j’étais à New York, à coté des tours, lors des événements du 11 septembre 2001, je sais combien une attaque terroriste est déstabilisante. Je me suis donc demandée ce que compte faire la ministre pour préparer les Canadiens à une telle attaque. Comment faire comprendre toute l’horreur d’une pareille aventure à des gens qui de toute leur vie n’ont jamais connus de guerre ou même vus une explosion ? Nous pourrions faire quelques exercices de conditionnement : d’abord nous crierons “bou!”, dans votre dos, chaque fois que ne vous y attendrez pas, puis quand vous aurez retrouvé votre calme, nous ferons sauter votre voiture. Là, vous comprendrez enfin que la menace est partout… Mais je vous en ai déjà trop dit, je ferais décidément une très mauvaise terroriste.

Faut-il le dire, mais la particularité du terrorisme, c’est d’essayer en tout temps d’être imprévisible. Que l’on consacre plus d’argent à solidifier les réseaux de communication, les plans d’urgence et autres, me semble normal, voire nécessaire. Je suis persuadée que personne ne s’opposera à cela, pas besoin de semer la panique. Je suis parmi les rares Canadiens que madame McLellan dirait préparés psychologiquement au pire et pourtant je ne vous souhaiterai jamais de l’être. Cela est tout d’abord impossible, mais surtout parce qu’on ne viole pas les gens pour qu’ils deviennent plus méfiants.

6 July, 2005

Silence radio…

Je n’ai pas fait voeu de silence, seulement je ne trouvais plus mon clavier, perdu dans l’amoncellement des boîtes du déménagement. Me voilà donc rebranchée et prête à attaquer de nouveaux dossiers. Avec le Parti Libéral qui commence à reprendre du poil de la bête, le Parti Québécois qui nage en pleine réorganisation et l’hypermédiatisation de la libération de Karla Homolka, j’aurai sûrement de quoi jaser prochainement…