Entrées de February 2006

26 February, 2006

Vite sur la gachette…

À 21 h 03, un premier internaute commentait l’entrevue de Jeff Fillion à TLMEP… Comme je suis curieuse, j’espère que vous me ferez part de vos impressions sur le sujet ! Article du Devoir sur la prestation de Fillion.

25 February, 2006

Entreprise fiction : une Française raconte

Peut-être vivons-nous la fin de naïveté en ce qui a trait à la culture d’entreprise, mais les écrits sur l’absurdité de la chose se multiplient. J’ai lui tout récemment, Boujour paresse, de l’art et de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise, de Corinne Maier, économiste à temps partiel à EDF (Électricité de France). Ce livre n’a pour but que d’affirmer ce que plusieurs croient secrètement depuis quelques années déjà : la grande entreprise n’a plus le lustre qu’elle avait.

Pour vous donner le ton de ce livre, voici un extrait du chaptre intitulé, Les plus belles arnaques, sous le thème, La culture d’entreprise : culture, mon cul! :

Elle n’est en fait rien d’autre que la cristallisation de la bêtise d’un group de gens à un moment donné. Ce micropatriotisme est constitué par une masse compacte d’habitudes un peu rances, de facilités, de tics d’habillement et de comportements qui virent à la caricature. Réécrite par les managers, elle devient l’histoire officielle, avec ses héros et ses fêtes destinés à mobiliser et à favoriser l’identification à une entreprise unie et solidaire. Elle se traduit alors par une débauche de séminaires creux, de tee-shirts immetables, de pin’s (oui, cela existe encore), de slogans soi-disant mobilisateurs.

Pour en savoir plus sur Corinne Maier et Bonjour Paresse.

25 February, 2006

Enron : The Smartest Guys in The Room

Le film d’Alex Gibney s’ouvre sur le suicide de Clive Baxter un membre de la haute direction d’Enron. Le ton est donné : ce documentaire aura des airs de tragédie.

Enron :The Smartest Guys in the Room était à l’originie le titre d’un livre écrit par Bethany McLean et Peter Elkind qui témoignent dans ce documentaire. McLean est la jeune journaliste du magazine Fortune qui a eu l’esprit de faire ce qu’aucun partenaire d’Enron – parmi lesquel Merryll Lynch et la firme de comptabilité Arthur Andersen – n’avait fait, c’est-à-dire demander : « d’où viennent les profits mirobolants qu’Enron inscrit chaque année à ses états financiers? ». Cette simple question de McLean sur les états financiers d’Enron a déclenché un état d’alerte général parmi la haute direction de la firme la “plus innovatrice au monde”.

Ce film explique assez bien les rouages de base de la comptabilité d’Enron, par exemple les profits inscrits aux états financiers sur la valeur hypothétique projetée d’une simple idée (hypothetical future value) ou encore la dissimulation des passifs de l’entreprise dans des compagnies subsidiaires, mais il se veut avant tout un film sur les gens. Comme Gibney l’explique dans l’introduction, peu importe les mécanismes que ces « smart guys » ont pu trouver pour contourner le système et adapter les lois à leur recherche insatiable de profits, il se trouvera toujours d’autres gens d’affaires fascinés par leur propre pouvoir de conviction pour monter des arnaques incroyables. Ce sont donc les gens qu’il faut observer.

Or, dans ce film c’est une culture d’entreprise qui est révélée. Comment on a construit des équipes de travail cloisonnées, comment on a créé une ambiance ou toute remise en question de ce qui était dit par le charismatique CEO Peter Skilling était perçu comme un manque d’esprit d’équipe. Pour assurer la cohésion dans les groupes de travail, chaque année, les employés étaient évalués par un comité de pairs et 15 % de l’effectif était mis à pied. Skilling, fier de ses méthodes, répétait à tous les meetings qu’ensemble ils formaient la « meilleure compagnie au monde », un exemple que tous suivraient… À ce propos ce sont les clips de l’entreprise qui sont les plus évocateurs.

Enfin, vous serez rassurés d’apprendre que Ken Lay, le fondateur d’Enron, était un copain de George W. Bush. Michael Moore avait révélé les liens entre les familles Bush et Ben Laden, il est donc éclairant de constater que les responsables des deux plus grandes tragédies américaines des dernières années étaient tous deux accointés à la famille Bush…

24 February, 2006

Parlons de démocratisation de l’art…

L’acteur Jack Nicholson possède une oeuvre du peintre Frank Vettriano, le chanteur classique Tim Rice aussi. Pour mettre la main sur l’oeuvre de leur choix, ils sont probablement versé tout près d’un demi million. Pourtant, ils n’ont certainement pas vu les oeuvres de Vettriano dans une galerie à la mode ou dans un musée : parce que ces milieux n’aiment pas du tout le peintre.

Le New York Times, dans un article récent, décrit Vettriano comme l’artiste que personne n’aime sauf le public. Les critiques qui sont cités dans l’article disent de Vettriano, “qu’il sait tout juste colorier des images”, que son travail est “répétitif et sans âme” ou encore que tout son succès repose sur des reproductions commerciales sans valeur. À propos des artistes et des objets commerciaux, voici ce que Zeke a trouvé…

Le public, qui aime les ambiances romantiques, parfois même sulfureuses, des toiles de Vettriano, se hérisse quand on lui rappelle que la critique décrie le peintre. Une amatrice de Vettriano confie à la journaliste du Time, “certains pourraient se dire, je suis peut-être moins intelligent si j’aime ces oeuvres… Mais nous savons que nous le sommes”, conclut la dame.

Pour lire l’article du Times, An Artist Loved by No One but the Public.

En lisant cet article, je pensais aux théories de Greenberg sur l’avant-garde et le kitsh. Cela dit, il existe déjà depuis quelques années deux marchés distincts de l’art : un destiné à ce qui plait à un grand nombre et l’autre à ce qui est approuvé par le milieu des beaux-arts. Tiens, ça me rappelle une autre théorie, celle du beau et du sublime

23 February, 2006

10e anniversaire de la mort de Marguerite Duras

Un de mes grands chocs littéraires a sûrement été la lecture de l’Amant de Duras, alors que je n’avais que 16 ou 17 ans. Quelques années plus tard, étudiante au bac en littérature, j’ai suivi un cours d’été sur les oeuvres de Duras et Virginia Wolfe. Ceux qui connaissent ces deux auteures peuvent imaginer l’été mélancolique que nous avons eu. Je me rappelle que pour notre travail sur Duras, un copain et moi avions passé des heures à visionner les oeuvres cinématographiques de l’écrivaine. Enfin, toute cette nostalgie parce que je viens tout juste de lire cette dépêche :

France Culture rendra hommage à Marguerite Duras, du 26 février au 12 mars, pour le dixième anniversaire de la mort de l’écrivain, par une série d’émissions faisant réentendre sa voix.Lire la suite

Comme France Culture offre une série de podcast, j’espère que les émissions sur Duras s’y trouveront bientôt.

23 February, 2006

Monputeaux.com : la suite le 17 mars

Christophe Gréber a constaté que son affaire fait jaser un peu partout… Nous serons donc plusieurs à commenter le dénouement de “ce procès” le 17 mars.

23 February, 2006

Jeff Fillion explique pourquoi il va à TLMEP

J’ai exposé les raisons pour lesquelles, à mon avis, Fillion avait accepté l’invitation de Guy A. Lepage. Un lecteur qui suit le milieu radiophonique de Québec de près a posé la question directement à Fillion et m’a communiqué la réponse. Jeff Fillion lui aurait répondu : “j’y vais pour changer la perception montréalaise qui est exagérée au maximum et qui me nuit dans plusieurs de mes projets”. Pour moi c’est bonnet blanc et blanc bonnet, mais enfin… On verra bien dimanche!

23 February, 2006

À surveiller : le 26 février, Jeff Fillion invité de Tout le monde en parle.

Fillion semble habituellement fuir les entrevues. Par ailleurs, lors de la saga de CHOI contre le CRTC, Jeff ne semblait pas à l’aise dans ses échanges avec les journalistes. Plus habitué à mener le bal qu’à être l’interviewé, il perdait le franc-parler qu’on lui connaît ou plutôt son franc-parler semblait inapproprié dans le contexte. Pourquoi alors s’impose-t-il le supplice de TLMEP, j’ai mon opinion là-dessus. Je crois que Jeff Fillion en lançant son projet de radio sur Internet devient un animateur-homme d’affaires et qu’il doit donc mousser son projet. Or, en présentant une meilleure image de lui au vaste public de TLMEP, il donne un coup de pouce à ses projets en cours. Vous vous demandez peut-être si cela ne se retournera pas contre lui. Il y a un principe assez simple en marketing, “toute publicité est bonne : alors parlez de moi de moi en mal ou en bien, mais pourvu que mon nom soit bien écrit !”.

23 February, 2006

Poignées et empoignades de main…

Cette semaine, à la suite de mon entrée sur l’entrevue avec Norah Vincent publié par Le Devoir, Claude portait à notre attention une entrevue reprise sur le blogue de Paul Harris, animateur à KMOX St-Louis.

Un passage a retenu mon attention, celui où Norah explique à l’animateur la différence d’intentions entre la poignée de main entre hommes et entre femmes. Ne vous est-il jamais arrivée, je m’adresse aux filles, de serrer la main d’une congénère, qui plutôt que de vous donner une poignée de main ferme en vous regardant, vous tend le bout des doigts en regardant ailleurs. Pour ma part, quand cela arrive, ce qui, heureusement est de plus en plus rare, je me dis intérieurement, « bitch » ou « princesse », mais pour la forme je souris et je dis, « enchantée »… Quant aux hommes, je me demande toujours comment ils perçoivent cette différence dans les comportements. Enfin, lisez ce que Norah en pense, elle qui a vécu dix-huit mois dans la peau d’un homme.

“When you guys are shaking hand (…) Looks very… All sort of a very matcho ceremony… From the inside out it was a totally different experience. I was amazed by how welcoming guys, that I have never met before, who had never met Ned before, when they would shake my hand, there was that presumption of good will, like there was suddenly that body bonding secret world men… (…) Generally speaking when you meet an another guy I thought that most men would be wolfish around each other and competitive right from the start… And that’s more typical of women. In my experience, when you shake hands with a women you’ve never met before often, their is that kind of fakery, kind of suspicious, we are raised to be competitive with each other.”

Pour écouter l’entrevue au complet, Harrisonline.

19 February, 2006

D’autres points de vue sur les caricatures

Tiens en visitant le site ArtsJournal.com, j’ai trouvé un article du Washington Post qui propose une dissection de l’histoire des caricatures. Anthony Shedid, correspondant du Post à Beyrout, explique chronologiquement comment, via Internet et des messages textes, un mouvement s’est répandu sur la planète, des mois après la publications initiale des dessins.

Une lectrice, qui laisse parfois ses commentaires sur mon carnet sous le nom de Vivi, m’a proposé ce lien intéressant où l’on trouve le carnet d’Ayann Hirsi-Ali. Hirsi-Ali qui se dit, “dissidente de l’Islam”, a écrit le scénario du film “La Soumission”, réalisé par Théo Van Gogh (petit fils du frère du peintre du même nom) et qui traite de la violence faite aux femmes dans la société islamique. Hirsi-Ali et Van Gogh ont reçu tous deux des menaces de mort et Van Gogh a été assassiné en 2004.

Quand je vous disais un peu plus tôt cette semaine, qu’ailleurs les enjeux de la liberté d’expression portent drôlement à conséquence, c’est à Van Gogh que je pensais. Cela dit, il faut que le débat qui a commencé à Québec autour de la radio s’élargisse, car nous avons besoin de points de vue multiples ou dissidents sur tous les sujets. Dans un contexte où prime la liberté d’expression on peut choisir de faire du commérage public sur des histoires de couchette ou vraiment engager un débat qui fera réfléchir les gens. Et, la réflexion, c’est le début du changement.

18 February, 2006

Du côté des hommes

«C’est la partie que j’ai le plus détestée, confie-t-elle. Comme gars, tu te retrouves avec une gamme émotionnelle à trois petits niveaux, à tout le moins pour ce qui concerne les relations avec le monde extérieur. Les femmes manipulent des octaves, une infinité de nuances faites de larmes et de joies, d’anxiété, de désespoir ou de flamboyance sexuelle, avec en plus du vitriol depuis le féminisme “bitch”. Nous pouvons être méchantes, au moins de temps en temps. Les gars n’ont guère plus que la bravade et la rage, sans même le doute. Ils encaissent les coups. Ils veillent au grain. Et leurs bas ventre se liquéfie sous le stress. Enfin, voilà comment je me suis sentie».

Norah Vincent, auteure de Self-Made Man, le récit de son aventure dans la peau d’un homme. Citation tirée d’un article de Stéphane Baillargeon du Devoir.

17 February, 2006

Journée du GIO

Rien à voir avec le gouvernement des installations olympiques, le Gio, c’est mon père, qui fête aujourd’hui ses soixante-dix ans… Bonne fête Gio !