Entrées de March 2006

9 March, 2006

Un festival, des festivaux…

Dès l’annonce de l’appel d’offres pour la création d’un événement international en cinéma à Montréal - pour remplacer celui de Losique - la logique même était enfreinte. Comment les instances gouvernementales pouvaient-elles décider d’éliminer un événement au profit d’un autre ? Les subventionneurs étaient libres de réduire leur appui à l’événement de Losique en respectant les critères fixés par leur organisation, mais de là à sonner la mort de l’événement et à lui élire un remplaçant, cela me semblait outrageant. D’autant plus que dans le milieu des affaires - ne me dites pas que les entreprises québécoises ne sont pas grandement subventionnées - la même chose serait impensable. Comme je l’ai souvent remarqué, tant en étudiant aux HEC en gestion des industries culturelles, qu’en travaillant dans le milieu, l’idée que la culture doit être traitée de façon exceptionnelle menait encore à des décisions de gestion absurdes. Nous n’avons pas besoin d’un rapport pour comprendre que les choses n’ont pas été bien menées dans le dossier des événements de cinéma de Montréal. Néanmoins, je serai curieuse de prendre connaissance des conclusions que tirera M. Vaugeois. De toutes manières, quand on expliquera enfin ce cafouillage, de façon très diplomatique j’en suis persuadée, le commun des mortels se sera désintéressé de la chose et il n’y aura que quelques irréductibles du milieu culturel pour hausser un sourcil dubitatif.

8 March, 2006

Statistiques Canada vous souhaitent une belle Journée internationale des femmes

Cela commençait mal, la plupart des articles de La Presse parlait de la Journée internationale de la Femme, une dénomination abandonnée il y a plusieurs années, parce que trop associée aux salons de la féminité commerciale et autres kétaineries du genre… Le contenu n’a pas de quoi nous réjouir non plus, on nous rebat les oreilles avec des statistiques qui ont de quoi faire réfléchir : les femmes, toujours plus présentes sur le marché du travail, ont encore des gains nettement inférieurs à ceux des hommes. Cela dit, qu’on se rassure, ces chiffres déprimants n’empêchent pas les femmes d’être la nouvelle cible du marketing… Pas de doute là-dessus, y’a de quoi fêter !

6 March, 2006

Diana Ossana habillée par Marisa Minucci de Montréal

La scénariste à qui l’on doit le récit de Brokeback Mountain portait hier aux Academy Awards une robe créée par Marisa Minucci, designer de Montréal. La superbe robe bleue a été faite sur mesure et ajustée à Denver par Marisa Minucci et son équipe. Il semble que Diana Ossana ait découvert le travail de Minucci par le biais de son site Internet.
Elles ont de quoi être fières! Pour voir au moins en partie la robe de sirène d’Ossana. !

4 March, 2006

Québec, Québec

Je suis dans ma ville natale pour quelques jours avec le but avoué de rédiger un chapitre de mon mémoire. Je suis retournée à la bibliothèque de l’université Laval travailler un peu : que de souvenirs! Installée dans la salle désertée de la réserve des arts - le vendredi soir, il n’y que les profs et les zélés à la biblio - tout en prenant des notes, je pouvais observer le comptoir des renseignements où j’ai reconnu certains habitués… Quelques rides de plus, quelques cheveux de moins, il faut dire que j’avais commencé ce projet de maitrise il y a dix et que je l’ai repris et transformé à l’UQAM. Enfin, avec les menaces qui planent, j’aurai peut-être plus de temps que je ne le présume pour avancer ce projet…

1 March, 2006

Chaise musicale façon Jean Charest

Pour pimenter vos soirées entre amis ou en famille je vous propose ce remaniement du jeu de la chaise musicale, à la sauce Jean Charest…

1.Tout d’abord vous déterminez un nombre de chaises - donnez-leurs des noms de ministères ce sera plus amusant - que vous attribuez à des gens dits “ministrables”. Ces gens-là ne doivent pas être trop compétents, mais tout de même une connaissance du thème de la chaise serait un atout.

2.Puis, quand la musique s’arrête, plutôt que de retirer une chaise, vous retirez une personne du jeu et vous réassigner les chaises presqu’au hasard. N’oubliez pas de communiquer inefficacement vos raisons, le mystère et les énigmes ça occupe l’esprit.

3.Enfin, vous recommencez jusqu’à ce que vous ayiez de moins en moins de gens à asseoir sur les chaises et de plus en plus hâte aux élections! Si jamais on vous accuser de ne pas communiquer vos motifs clairement, blâmer les communicateurs! Après tout s’il faut un médium pour déchiffrer le message, tant mieux, c’est du temps pour nous…

Bonne soirée, mais je vous avertis, le maître du jeu risque d’être en sueur et de ne plus avoir beaucoup d’amis avant la fin de la soirée…

1 March, 2006

Post-mortem - Fillion à TLMEP

Remarque : en changeant mon blogue de nom de domaine - de mikel.org à cheznadia.com - j’ai perdu cette entrée, ce qui a été remarqué par un fidèle lecteur…

Je ne suis pas une grande fan de Fillion, mais la radio me passionne, alors j’ai pris la peine de réécouter l’entrevue à Tout le monde en parle. Dans l’ensemble, je considère que Jeff s’en est bien tiré. Guy A. se montrait très acerbe et posait des questions sous forme de jugement, du genre : “Il y a deux heures et demi entre Québec et Montréal… C’est difficile hein, de recontrer le monde de qui on rit…”.

Des trois points que j’améliorerais dans la présentation de Jeff, le premier est sa gêne à parler d’argent. Quand Guy A. lui a dit, “t’en a gagné beaucoup, t’en a généré beaucoup…”. Il aurait pu répondre fermement qu’avec tout ce qu’il générait pour cette station et ses produits dérivés, il aurait dû faire beaucoup plus, mais comme il fait ce métier pour le plaisir, il sous-évalue souvent son potentiel de revenus. Ça aurait réglé la question sans embarras. Ensuite, les excuses à tous et à toutes auraient pu être laissées de côté. Jeff aurait pu tout simplement dire la vérité : un show c’est un show, pis parfois on dit des choses choquantes, des clichés dans le seul but de faire lever la foule. Normand Brathwaite le faisait à Piment Fort, Guy A. le faisait avec RBO. Quand on placote des stars, on n’est pas dans le journalisme d’enquête, on est dans le commérage et l’opinon choquante. Et le troisième point porte sur la fameuse clique du Plateau. Les chiffres et les articles le confirment, le Plateau regroupe la plus grande concentration d’artistes ou de “wanna be” artistes au Canada*, c’est donc le temps de sortir une stats pour clouer le bec de l’intervieweur…

* « La zone H2W, au cœur du Plateau Mont-Royal, compte 605 artistes parmi une population active totale de 7 560, soit une concentration d’artistes de 8,0 %. Il s’agit du « quartier le plus créatif » au Canada, avec une concentration dix fois supérieure à la
moyenne canadienne de 0,8 % ». Hills Stratégie Recherche, 2005

1 March, 2006

Lâchons un peu Fillion et parlons un peu de Parenteau…

Fillion et ses supporters ont souvent affirmés que derrière le langage vulgaire du bouillant animateur, ce qui déplaisait encore plus que les gros mots, c’étaient ses idées fédéralistes et ses tendances de droite dans certains dossiers. Or, l’humoriste François Parenteau qui se trouve censuré, c’est-à-dire chassé d’une tribune public en raison de ses propos politiques, utilise une langue correcte et l’humour pour railler le parti Libéral et appuyer une thèse souverainiste. Il ne s’en cache pas et ses supporters, si je puis utiliser le même mot, s’en réjouissent.

Radio-Canada dit avoir mis fin au billet humoristique de Parenteau parce qu’il versait un peu trop dans la chronique politique. Ce qui me chatouillait, c’est que le public était mécontent de cette décision, or je ne comprenais pas pourquoi il fallait changer du tout au tout quelque chose qui plaisait et qui somme toute devait compter pour des prunes dans le budget de la boîte. On nous parlait de “diversité, pluratité” et autres vocables soporifiques qui souvent réfèrent à des concepts abstraits, mais surtout flexibles. Je me suis donc laissée endormir et me suis dit que les Zapartistes devraient s’en remettre aux nouveaux médias, voire aux “podcats” (ce qu’ils comptent faire) et leur public n’en serait que plus heureux.

Cela dit, d’autres s’activaient pour trouver la faille dans ce dossier. Ce matin l’opinion de Jacques Keable est publiée dans Le Devoir, il a fait ses recherches et conclut que l’ombudsman se comporte, selon mes mots, comme un “corporation man” :

Dans un premier temps (rapport 2004-05 sur le site Internet de Radio-Canada), l’ombudsman Renaud Gilbert envoie paître un plaignant mécontent de la satire que Parenteau fait du sombre dossier des commandites. Il écrit : «La chronique est un genre qui permet à son auteur l’expression d’une pensée personnelle, et il faut situer les propos de M. Parenteau en contexte, soit celui d’une programmation riche et variée.»

Quelques mois plus tard, alors que la direction met fin au contrat de Parenteau, l’ombudsman change son fusil d’épaule et appuie l’employeur en défendant son point de vue. L’antenne n’appartient pas Parenteau, dit-il, il en a eu le privilège huit ans, c’est exceptionnel, ajoute-t-il. Et, toujours selon le résumé des propos de l’ombudsman fait par Keable, l’humoriste engagé aurait dépassé les bornes en se laissant aller à l’incitation à la violence ou au crime. Fin de l’humour…

Nous aurions peut-être tous intérêt à lire les rapports de l’ombudsman, parce qu’un ombudsman doit être indépendant et ne pas se plier aux demandes de la direction, ce que le texte de Keable met en lumière. Je m’en vais donc faire mes lecture et je vous reviens.

Cela dit, un podcast Zapartistes ferait fureur et je suis persuadée que plusieurs seraient prêts à payer pour télécharger des segments de spectacles. Pensez-y…