Entrées de November 2006

28 November, 2006

Si le chapeau vous fait…

Tandis que Paul Wells rapportait quelques élégants, mais parfois inaudibles débats sur qui est Québécois, c’est-à-dire qui ne devient pas Quebecer sitôt passé en anglais, la question demeurait sans réponse. Vous apprendrez en lisant la transcription de Paul que le vrai Québécois n’est pas nécessairement de souche, mais parle français, il a peut-être une autre langue maternelle, il est peut-être ici depuis plusieurs générations, il a peut-être un nom très français, mais peut-être un nom étranger (comme le mien), il a peut-être choisi le français comme langue etc.

Bref, le Québécois 2006 est multiforme et ceux qui clament son existence politique ne sont pas certains de pouvoir le reconnaître dans une foule.

27 November, 2006

La Nation avec un gros « N »

Je suis perplexe. Hier, lors d’un souper de famille, ça jasait fort à propos de la motion de la nation. En fait, notre tablée, composée d’un Franco-Ontarien, d’une Québécoise de cœur, d’un Québécois anglophone d’adoption et d’une Canadienne anglophone ayant toujours habitée en Ontario et au Québec, se demandait : « Mais qui d’entre nous fait partie de la Nation ? » Nous étions au moins trois à nous réclammer de la Nation, devinez lesquels. Vous vous doutez bien que les francophones hors Québec aimerait faire partie de la Nation, ceux qui habitent au Québec et n’ont pas le français comme langue maternelle, mais le parle par choix aussi. Pour ma part, je lis la question de Pabsta et et je ne sais pas quoi répondre…

13 November, 2006

Cogeval quitte le MBAM

Samedi matin, quand j’ai lu la nouvelle j’y croyais à peine… Guy Cogeval quitte le MBAM avant la fin même de son présent contrat en juin 2007. Qui le remplacera? Je sens que ce sera le sujet de tous les potins demain au boulot.

13 November, 2006

Pertinence et suffisance des idées…

Comme je suis en congé, j’écoute les actualités tout en faisant quelques lectures pour mon mémoire. À TVA, ça discute fort à propos du bulletin scolaire par compétence. L’enseignement du français me tenant à coeur, je me suis arrêtée un moment pour écouter une spécialiste nous expliquer ce que les parents devraient comprendre de ce charabia. Ainsi, lorsque le parent voit « Écrire des textes variés », il devrait savoir qu’il est question de la capacité de l’étudiant à faire dictés et des compositions. Si l’étudiant a des problèmes à aligner deux idées, il aura une mauvaise note à la compétence « Pertinence et suffisance des idées ». Lorsque j’ai entendu cela, je me suis demandé si on avait bel et bien osé utiliser « suffisance » un nom commun qui caractérise généralement la présomption ou la prétention pour décrire la richesse des idées d’un texte. Il faut savoir que certains dictionnaires vous indiqueront que ce substantif lorsqu’il décrit le caractère de ce qui est suffisant est un régionalisme. De toute évidence, quand la langue de bois domine, l’abondance des idées fait défaut.

4 November, 2006

Actrices sans artifices

Hier soir, après avoir assisté à la présentation de Tout comme elle au CNA, ma copine Nath me propose de l’accompagner au souper de groupe avec les cinquante filles qui composent la distribution du spectacle. Déjà là, quelle chance de pouvoir rencontrer toutes ces interprètes talentueuses et parmi lesquelles certaines sont légendaires, desquelles je ne nommerai que Jeanine Sutto qui ne s’offusquerait sûrement pas de représenter l’histoire vivante du théâtre québécois.

Cela dit, notre théâtre est encore jeune et c’est avec grand plaisir que je me suis retrouvée assise à côté de Nicole Leblanc, celle du Temps d’une paix pour les télévisuels, mais pour moi la Nicole des Hauts et des bas d’une diva – créé 1974, que j’ai étudié plus tard à l’université – et de plusieurs présentations des œuvres de Michel Tremblay. Elle et Louise Laparé – la belle Louise qui coupait le souffle de Napoléon dans Les Plouffe - ont raconté des anecdotes de théâtre si comiques que les filles des autres tables venaient à tout moment demander qu’elles répètent leurs histoires. Ma foi, il y aurait eu là des moments de grande radio.

Bref, toutes ces femmes chaleureuses, vivantes et intenses, là sans leur maquillage de scène et dans leurs fringues de tous les jours valaient bien toutes les campagnes de beauté de Dove.

Je me suis bien promis d’aller voir le spectacle Les chantillons que Nathalie Derome présentera en compagnie de Frank Martel, joueur émérite de theremine.

2 November, 2006

Lancement de “Right Side Up” de Paul Wells

Paul, un ami de longue date, lançait en début de soirée son premier livre, une analyse de la chute de Martin et de la montée de Harper. Comme je ne l’avais pas vu depuis quelques années, j’ai résisté à la tentation du sofa et adresse en main, je me suis rendue au lancement. Paul était en pleine forme et les copies de son bouquin Right Side Up se vendaient comme des petits pains pains chauds - hé, quand je me tape une heure avec toute la scène politique d’Ottawa, j’ai au moins le droit d’utiliser des métaphores dignes du JdM.

Si j’ai la réputation d’être plutôt mondaine, dans un bar remplit de cravates ou chacun s’identifie par un acronyme approprié, du genre NPD, CTV, CBC, PLC et j’en passe, je me sens comme un poisson qui cherche une oasis dans le Sahara… Même mon humour, qui me permet de m’intégrer un peu partout, surprend étrangement et je dois alors m’astreindre à des conversations sérieuses. Si au moins je fumais encore et qu’on pouvait encore fumer dans les bars, il me semble que ça m’aurait aidé un peu.

Paul m’a présenté sa copine entre deux signatures - C. une belle fille, journaliste politique - qui, elle, m’a présenté des gens. Paul semblait vraiment heureux, il signait livre sur livre et m’a même rédigé une dédicace en français. Tout cela étant dit, j’ai rencontré Douglas Gibson l’éditeur de Paul, un type très sympatique.

1 November, 2006

Le jeudi

À une certaine époque - ben oui, j’ai encore une radio nostalgie - j’écoutais presque tous les jeudis la même chanson, c’était un peu comme mon classique à moi. Suite dans les idées ou prédispositions à la facilité, mais la pièce en question est Jeudi de Enzo. À bien y penser et à l’écouter encore et c’était plutôt pertinent…

Y a des soirs où j’me couche j’ai envie de manger du savon

Tout m’dégoûte mon ciel bouge, j’s’rais capable de manger du savon

Pour me laver la bouche des bêtises qu’j'ai pu dire toute la s’maine

A m’aligner, à saluer, qui ???

J’attends jeudi comme un toutou sa balle

J’attends jeudi, j’attends jeudi, j’attends

J’attends jeudi comme un anxieux son Gardénal

J’attends jeudi, j’attends jeudi, j’attends

J’attends jeudi car ce jour là mon ange

J’ai encore rendez-vous avec toi.

À y regarder de plus près, c’était drôlement dans le mille..