18 August, 2007
Coin du Roi et de la Couronne…
Originally uploaded by Nadia 07.
Une petite photo d’un coin de rue que j’ai beaucoup connu, puisque mes grands-parents y habitaient et y tenaient commerce.
Originally uploaded by Nadia 07.
Une petite photo d’un coin de rue que j’ai beaucoup connu, puisque mes grands-parents y habitaient et y tenaient commerce.
Après avoir publié sans crier gare, Buisson ardent, une première fiction, les gens autour de moi ont commencé à dire qu’ils me reconnaissaient dans ceci ou cela ou à me demander qui était Carl, le mécanicien spécialisé en remontage de moral. Je répondrai d’abord, citant Nathalie Derome dans ses spectacles, que, « ça ma pris du temps à comprendre la vie ». En fait, on commence à dire cela vers 30 ans, alors que ce doute incommensurable qui nous habite dans la vingtaine et qui sert de moteur à toute entreprise folle commence à s’essouffler. Le doute fait alors place à une espèce de modération qui n’a rien de la résignation. De loin, ça peut avoir l’air de ça, mais il n’en est rien. On a déjà vu, on a déjà vécu, on essaie de faire mieux et moins douloureux. Lorsqu’on se déchire l’intérieur avec des histoires d’amour, on se sent vivant, mais bon, pour profiter de la suite des choses il faut qu’on se ménage un peu. C’est là que la vie commence à prendre sens.
(…)
Et Carl dans tout cela? Carl c’est moi, la tricheuse et la trichée aussi. Comme tout le reste. Et n’allez pas vous imaginer que je comprends parfaitement les rapports humains parce que je me pique de les exposer. Que dalle. Si je comprends si bien les hommes, comme le disent parfois mes amis, c’est que pendant trop longtemps je n’y ai rien compris. La cruauté des rapports humains pour moi, c’est comme les mathématiques : j’ai coulé ça en secondaire 5. Si j’ai l’air de dépecer la laideur et la tricherie comme un boucher expérimenté, c’est qu’au fond, je nomme bien mes peurs et mon incompréhension profonde des motifs humains. Nous sommes tous les personnages du roman d’autrui et croyez-moi votre appel est important
Ce texte est une version courte et comporte dans sa version intégrale les récits de quelques vieilles amitiés qui ont nourri mes réflexions sur les gars, l’amour, pis le reste. Éric, David, Le Fred, votre contribution est appréciée.
Je vous en parlais hier, je n’avais pas encore fini d’écouter l’entretien entre Rose et Dyson. Dyson est à la tête d’Edventure une compagnie qui investit dans les technologies émergentes. Elle a expliqué comment Google était devenu l’unique moteur de recherche en saisissant tous les enjeux de ce secteur et comment Yahoo! s’était alors retranché dans la création de communautés et de groupes de discussions. Jusque là, tous les morceaux étaient en place pour que Yahoo! deviennent la tête de file du réseautage social. Ce ne fut pas le cas, puisque Facebook est arrivé avec un postulat révolutionnaire : l’information suscite la communication.
Plus tôt, on croyait que la communication servait à lancer l’information, mais dans le réseautage social c’est en donnant certains renseignements sur soi, que l’on développe des liens avec des gens hors de notre réseau habituel, mais qui partagent certains de nos goûts.
Je serais Charlie Rose, enfin je ferais la même chose que lui. Charlie Rose croit que la télé peut encore être un lieu où se tiennent de vraies conversations. Bon, il est à PBS, son show est plutôt tard en soirée, mais soit, il a de vraies conversations, pas des entrevues expédiées en deux minutes qui se terminent avec un petit punch et un clin d’oeil. Enfin, c’est une idée comme ça. Me connaissant, je me fatiguerais probablement après un bout de temps… ;-) Y’a-tu un emoticon pour l’ironie?

Dans la suite de mon post d’hier sur Daho, je remonte le temps cette fois-ci un peu moins loin… Je réécoute donc aujourd’hui Dionyos. De leur album Haïku, sorti en France en 1999 et arrivé ici en 2000, on trouve sur Youtube Coccinelle et du presque récent Western sous la neige (2002), on trouve Song for a Jedi. Avec des titres chansons comme Déguisé en pas moi et Coiffeur d’oiseaux, on sait à quelle poésie ils se chauffent. Absolument charmant!
Ça y’est! Monsieur Doux vient encore de succomber à sa compulsion destructrice : couper en deux de quelques coups de dents bien placés la lanière à l’arrière des casquettes de Mikel. Puis-je vraiment blâmer mon pauvre cabot? Si j’avais les dents aussi acérées que les siennes, j’aurais peut-être aussi mis en pièces quelques casquettes. Doux est un homme de goût… Après tout, il n’a jamais mangé que mes plus beaux souliers : les crocs, les espadrilles et autres abominations de desing, il n’en a que faire. Satisfait, il se repose en ce moment, perché sur le dossier du sofa.
Alors que j’avais le crachoir toutes les fins de journées à la radio culturelle de Québec, j’ai écoeuré la population avec les singles de Daho pendant un certain temps. Je dis « écoeuré », mais j’exagère, car de mes compulsions musicales, celle-ci était parmi les plus appréciées. Une émission de radio se construisait comme un construit un recueil de nouvelles ou tout autre oeuvre constituées de fragments, soit avec des liens thématiques et une ambiance d’ensemble. Comme lorsquon assemble les pièces dun puzzle, une image se dégage quand les morceaux sont en place. L’idée étant de communiquer quelque chose.
Revenons-en à Daho, ce qui m’a toujours plus de ses chansons, c’est cette mélancolie ou ce romantisme des textes - ils sont peu vagues, en fait vagues à souhait - couplé à une déclamation trop douce pour les rythmes pops qui soutiennent le tout. Aujourd’hui, tout en travaillant je réécoute en boucle, Saudade (le clip est mieux que ce que je rappelais), Bleu comme toi et un Homme à la mer.
Ne me demandez pas ce qui se passe chez moi, mais dans ma radio il y a de l’action. En fait, tout le top ten kétaine des années “80″ se recontre au beau milieu des infos de Radio-Canada et fait un fond sonore assez particulier aux émissions d’affaires publiques du midi. Par exemple, aujourd’hui, alors que Jacques Beauchamp discutait du cas de la GRC dans le dossier Maher Arar, j’entendais aussi Funky Town et Sugar Dady… Comme si les émissions de Radio-Canada étaient enregistrées dans un bar de la rue Ontario.
En échangeant quelques mots ici et là, voilà que je découvre que mes voisins tiennent un blogue sur la gestion et les décisions de notre arrondissement. Sous-titré S’investir pour Outremont, le blogue Oser Outremont est tenu par Christine Hernandez et Paul-Guy Duhamel. Moi qui adore brasser du municipal, je vais pouvoir suivre les dossiers du coin…
Suis-je trop bronzée? C’est ce que que je me suis demandée lorsque le chauffeur du taxi que je prenais pour me rendre à un rendez-vous m’a dit que je lui donnais envie de tout plaquer pour la plage de Miami. Il tournait le tout comme un compliment - hé! je pogne encore - mais la question s’est mise à me trotter dans la tête : aurais-je abusé de la piscine en face de chez moi? Enfin, ce n’est pas aujourd’hui que je me ferai dorer…