Entrées de September 2007

22 September, 2007

Conter fleurette, pour rien pantoute…

Petit cocktail hier chez une copine, avec quelques amis. La copine en question est célibataire et s’est vue conseiller de flirter plus pour garder la main. Par qui? Bien évidemment, Gros Coquin. Comme de raison, il lui avait recommandé d’en parler avec moi. Et oui, la grande parleuse en la matière, c’est moi. Nad elle comprend, Nad elle sait… Ouin, ouin. Je m’égare, revenons-en à nos moutons en manque de flirt, mon plus grand talent dans le domaine étant très certainement de flirter un peu tout le temps, sans but précis. Le flirt bénin est une forme de gentillesse et de politesse envers l’autre sexe. J. me dit, « mais ça sert à quoi si le gars ne t’intéresse pas? » Je lui réponds, « ben d’abord ça garde allumée, pis on reçoit des sourires, des compliments et des clins d’oeil en retour, ce qui est bon pour l’égo ». De plus, c’est gentil. Qui n’aime pas sentir intéressant, apprécié, voire sexy?

Bien oui, il y a le risque de tomber sur une tache qui pense qu’il a une touche. Mais le risque est minime et les taches s’essayent avec tout le monde de toute façon. Et comme je le disais à J., le flirt clean, pas trop sexuellement chargé, c’est le pr de la célibataire, ce qui fait qu’un gars dit à ses amis, « J. c’est une fille correcte, elle est tellement tripante…»

22 September, 2007

Stanley Péan s’y met…

Vendredi matin, la maison était pleine d’hommes. Des gars qui parlent beaucoup et qui ma foi ont un certain point de vue sur les femmes et la vie en général. Gros Coquin, le Fred et Stanley Péan étaient chez moi, certains pour des affaires sérieuses, d’’autres pour m’’étourdir avec encore et toujours plus de constats sur les rapports homme-femme. Stanley était ici par affaires - quoique j’’aime bien mêler les genres - c’’est-à-dire pour mettre la touche finale à son blogue avec l’aide de Mikel. Croyez-moi, le genre lui va à merveille.

Autochtones de la nuit, le plus récent recueil de nouvelles de Stanley arrive en librairie lundi. Je l’ai lu cet été au bord de la piscine, pour le boulot oui, mais ce fut un plaisir. Comme j’ai de la chance, j’ai des obligations très agréables.

18 September, 2007

Un t-shirt avec ça?

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En surfant sur le site des Guerrilla Girls, j’ai vu qu’on pouvait commander le t-shirt de ce poster intitulé The Advantages of Being of Woman Artist. Comme je dois en toucher un mot au prochain Creacamp, je me documente. Et bien, imaginez-vous donc qu’en lisant sur Fluxus, j’ai vu que George Maciunas portait un déguisement de gorille pour livrer combat à l’Attorney Général de l’état de New York. Mmm…

17 September, 2007

Leçons de vie : comment retourner un compliment

Dans un lancement, un artiste assez connu, genre Hollywood connu, me fait la conversation. Je joue les historiennes de l’’art aguerries (trop facile) pour discuter de ses peintures. Alors que je parle en appuyant chaque geste avec mes mains, comme je le fais toujours, il m’’arrête et dit, « people must tell you that all the time, but you have really beautiful hands ». Je souris et plutôt que lui dire, « ben, oui, merci ». Je réponds sur un ton badin, « ça arrive, mais ce sont généralement de vrais artistes qui le soulignent ». Il rit, me fait un clin d’œ’oeil et ajoute, « boy, you”’re good ». C’est ce qu’’on dit, très cher, c’est ce qu’on dit.

17 September, 2007

À chaque problème sa solution…

À table avec Gros Coquin, on ne s’’ennuie pas. En fait, à la piscine non plus, au Costco on s’’amuse itou, bref, il n’’aime pas s’emmerder. Or donc, dans un récent dîner entre amis une commensale discutait les aléas de l’’infidélité de certaines de ses connaissances c’’est bien connu tout le monde sait toujours ce que les autres font et ils en parlent – les raisons sous-jacentes et l’impact sur l’’entourage qui se sent pris entre l’’arbre et l’’écorce (faites les jeux de mots que vous voulez).

Gros Coquin écoutait en fronçant un sourcil, cette fois-ci un peu ennuyé. Ça n’’allait pas durer longtemps. Tout à coup, il se soulève : « ils n’’ont juste pas le tour! » « Ils n’’ont pas le tour », reprenons-nous tous sur le ton de l’’interrogation. Gros Coquin réfléchit c’’est-à-dire qu’’il lève les yeux au ciel cinq secondes– et conclut : « Il faudrait juste écrire L’’adultère pour les nuls, je vais le faire! »

Dans ce genre de situation, on peut toujours compter sur Gros Coquin pour régler bien fait vite fait.

16 September, 2007

Le courrier du cœoeur

J’’ai vécu mes premières amours à l’’abri de l’’Internet, des courriels, du dating en ligne et de toutes ces nouvelles façons de faire. Le courriel existait déjà quand j’’étudiais à l’’université, mais son usage était plutôt restreint au travail et encore. Pas de Facebook, pas de blogue, il fallait traquer nos objets amoureux à pied, d’’un bar à l’autre, prendre à distance les messages de notre répondeur (d’’une cabine téléphonique) pour savoir où étaient nos copains, la grosse misère quoi. Il fallait être débrouillard et plein d’’énergie. Un paquet de post-it dans la poche devenait une nécessité pour laisser sur la porte du copain ou du fiancé un mot comme « je suis chez Edgar jusque vers 23 h, viens me rejoindre si tu peux ».

Et les lettres… Combien en aie-je écrites? Sur du papier, du carton, des feuilles de cahier d’’esquisses, là, comme en toute chose, j’’étais intarissable. J’’écrivais des fables, des nouvelles, des pièces de théâtre avec pour seul but d’’exprimer un trop-plein d’’émotions. Dans un récit semi fictionnel que je mets en forme en ce moment, le personnage principal qui écrit sans arrêt raconte,

« Pendant des années, je n’’ai écrit que pour un seul destinataire, tous mes mots, toutes mes envies lui étaient dédiées. Lettres de désespoir, lettres d’amour, “post-it” jaunes ou roses remplis à ras bord, mots par ici et par là, grandes envolées érotiques : tout lui était adressé. Je lui racontais notre histoire d’’amour, je la pimentais, la rendais plus grande que nature et lui, qui n’écrivait pas, m’étreignait en me répétant les mots que j’’avais écrits. »

Ensuite, ça se gâche un peu, mais le reste, je le garde pour moi… Pour l’’instant. Revenir au mode de l’’écrit dans l’’univers virtuel m’’est étrange, puisque les mots demeurent pour moi la matière de la littérature. Je devrais peut-être me débrancher pour un moment.

13 September, 2007

Rhume, palpitations et 11 septembre…

Chaque année, je me dis que je vais faire un commentaire exceptionnel, quelque chose de profond, à la hauteur d’’une participante de ce spectacle à grand déploiement que vous écoutiez à la télé. Hé! J’y étais, tout proche, en face des tours mêmes. De mon appartement, au 32e étage sur Rector Street, on voyait la Tour Sud et l’’immeuble où se situait mon bureau faisait face au WTC. J’’ai eu les deux pieds dans le 9-11, puis la tête dedans pendant un bon moment. Pour être vraiment honnête, cette semaine, j’’y ai rêvé encore. De plus, chaque année à pareille date, je suis très émotive. C’’est comme ça, après six ans, on s’’habitue. On a la tête ailleurs quelques jours chaque année et c’’est ainsi.

En 2001, plusieurs de mes amis n’’ont rien dit sur le coup, mais quelques mois, voire quelques années plus tard, ont admis que pendant un moment ils avaient cru ne jamais me revoir. Moi aussi j’’y ai pensé. Tandis que je marchais avec R. vers le Nord, une pensée traversa quelques secondes mon esprit : et si c’était la fin, et si c’’était ainsi que le destin en avait décidé. Au retour, longtemps j’’ai gardé cette réflexion pour moi. Je l’ai finalement admis après qu’’un professeur, avec qui je travaillais à HEC, m’’eut dit qu’’on mettait généralement beaucoup de temps à admettre ’avoir fait face à sa propre mort. Mort. Comme plus rien. FIN en grosses lettres. Le mot fait peur.

Puis ensuite on continue. En fait, au-delà du traumatisme, des maux physiques, du cerveau qui fait des siennes même quand on voudrait tout oublier, j’’avais surtout peur d’’être changée, de ne plus me reconnaître. Je guettais les symptômes, je m’’imaginais les séquelles.

À cause du 11 septembre, j’ai recommencé à peindre et à écrire. J’ai décidé de me prendre un peu au sérieux, de me donner une chance. Depuis quelque temps, je dis ouvertement que j’’ai changé. Et, j’’ai changé pour le mieux, comme si ma presque disparition m’’avait permis de voir la vie différemment.

Trouvez-moi quétaine si ça vous chante, mais je sens les choses plus intensément. Okay, j’’entends déjà certains de mes amis dire, « comme si tu n’’étais pas déjà assez intense avant ». De plus, au grand dam des plus pudiques, je déclame aux gens leurs qualités. Je leur dis qu’’ils comptent, que je pense à eux, souvent comme ça, là maintenant.

Parce que demain, tout pourrait être différent.

13 September, 2007

Non, non, non, on ne s’ennuie pas à Outremont

Outremont y’’a pas à dire c’’est au nord du Plateau, mais c’est pas la Manicouagan. Par exemple, ce matin, dans ma boîte aux lettres, un mini poster de Jack Layton et Thomas Mulcair posant pour la postérité et le NPD. J’’y jette un œoeil et je ne peux me m’’empêcher de m’exclamer : «Y paraît que le poil facial est obligatoire dans ce parti». Pour les filles, j’’imagine que le duvet sur la lèvre supérieure est suffisant. Où je m’’en vais avec ça? Le look, le look, c’’est important en politique. Et afin qu’’on s’’ennuie encore moins à Outremont, François Yo Gourd du parti Néorhino a décidé de mettre son grain de folie ici même aux prochaines élections – prononcer « érections » si vous êtes du camp Harper.

Là où l’’affaire de look se corse, c’’est lorsque Gourd, ou Yo Gourd, qui se veut foulosophe, fou du roi et tutti quanti, présente sa photo officielle à Radio-Canada. « Wo, wo, qu’il se fait dire en des termes radio-canadiens, quand on on veut faire de la politique on met une cravate et on fixe l’objectif, en prenant bien soin de sourire, mais pas trop et d’avoir dans l’œ’oeil cette petite étincelle qui fait le charme des politiciens » Le Devoir laisse Gourd nous raconter ses mésaventures et comment il a atteint un « compromis amiable » avec Radio-Canada, mais cela laisse pensif. En plus, la version en ligne du Devoir ne présente pas lesdites photos…Pour votre info, la photo officielle de Gourd et celle du poster ici reproduit.

Ah! La conformité, l’’image et les cravates, cela me rappelle qu’’en 2000, j’’avais décidé de mener une expérience intéressante : pendant près de six mois, je suis devenue une blonde, bottes à talons hauts et jupe sexy. L’’expérience s’’est terminée alors que ma copine Vivi et moi prenions l’’apéro dans un bar. Entre deux réflexions éclairées, elle me dit : « Nad, peux-tu te reteindre en brune? T’’attires plein de cravates autour de nous pis j’’en peux pus ! »

13 September, 2007

Un matin comme les autres

Ce matin, mademoiselle Jordie est venue se réchauffer les pattes sur mes genoux après la marche du matin. Derrière ses oreilles, là où ça sent habituellement le caramel, il y avait une odeur de brise fraîche d’’automne. Elle se laissait respirer en fermant les yeux un tout petit peu comme pour un câlin. Elle sait reconnaître les gestes tendres ma toute petite.

10 September, 2007

Comment rater complètement sa vie…

Il y a plus d’un principe et de nombreuses leçons pour arriver à des résultats sans équivoque, je vous en propose un :

Principe no 16

Ne tenez pas votre langue

Sachez ne pas tenir votre langue, confiez-vous à l’’un, confiez-vous à l’’autre, et ayez la surprise de constater ensuite les dégâts de ce « trop de caquet », qui est à écouter Molière, une spécialité du beau pays de France (…).

Si vous êtes quelqu’’un d’’un peu connu, n’’hésitez pas à publier votre journal intime de votre vivant en donnant les noms et les détails (accessoirement prenez un bon avocat). Si vous vous confiez aux intervieweurs, ne demandez jamais à relire le texte et ne démentez jamais.

Dominique Noguez, Comment rater complètement sa vie en onze leçons, Éditions Payot et Rivages, 2003.

10 September, 2007

Mots-clés : de la chaise musicale porno et autres recherches…

Quand je m’’ennuie un peu ou que je manque d’’imagination pour me divertir, il m’’arrive d’’aller voir quelles genres de recherches échauffent les esprits des lecteurs au point de cliquer n’importe où. Mon prénom est un bon vendeur, d’’autant plus que personne n’’arrive jamais à orthographier mon nom de famille du premier coup. Le plus gênant en la matière fut très certainement de dater un gars qui n’est jamais parvenu à prononcer mon nom comme du monde. En fait, j’’ai peu de patience à ce sujet, alors ça c’’est fini assez vite merci. Mais, je m’’égare. Revenons-en aux mots-clés, mon expression préférée cette semaine est « le jeux (sic) porno de la chaise musicale ». J’’avais écrit un texte sur « la chaise musicale » façon Jean Charest, mais la chaise musicale porno, ça manquait à ma culture.

Enfin, pour tous les autres qui cherchent « nadia seraiocco entrevues 11 septembre », celle avec Stéphane Gasse est dans le menu de droite en mp3 à la section Nadia raconte. Les autres, je les garde pour moi.

8 September, 2007

Erreur d’interprétation

Claude : Eille Nadia, ce matin dans Le Devoir c’est écrit Où sont passés les dinosaures?
Nadia : Quoi? Les dinosaures? Dans Le Devoir?
Claude : Ah, non j’ai mal interprété, c’est écrit Où est passée la contestation?
Nadia (avec enthousiasme) : T’es con…