Entrées de September 2007

6 September, 2007

Quand je serai grande…

Dans ma vingtaine, j’’ai souvent été guidée par des femmes plus âgées que moi, qui s’’affichaient féministes. Sous leur regard bienveillant, je m’’agitais, je m’’emportais… Et, elles me racontaient comment elles avaient résolu tel problème, pourquoi elles avaient pris cette décision plutôt qu’’une autre. Parfois, je foutais toute cette sagesse par-dessus les moulins, parfois je comprenais. J’’aimerais un jour être une femme sage et bienveillante qui raconte ses expériences sans pudeur pour que les plus jeunes femmes puissent y trouver des réponses. Peines d’amour, fausses couches, insécurités tout acabit, quand 10, 15 ou 20 nous séparent, on a des trucs à partager. Elles me parleraient de qui se passe, et je me reverrais en elles, folle, intacte, pleine d’espoir.

Quand je rêvasse comme ça, je ne comprends pas comment des femmes peuvent tenir des discours moralisateurs aux plus jeunes qu’’elles – comme si le féminisme c’’était ça – sans admettre qu’’elles ont pu avoir des comportements « discutables » dans leur jeunesse. Am I taking crazy pills? N’’y a-t-il donc que Martine et mes quelques amies qui se rappellent de leur jeunesse? Hé! Les filles aviez-vous des amies? Ne parliez-vous pas de littérature ou de sexe de soirées entières (faute de mieux ou pour faire mieux) en prenant un verre ou douze ? Ne pensiez-vous pas que vous étiez en train de changer le monde? Peut-être que si, peut-être que vous avez changé le monde plus que moi, banale queue de comète de génération « X ».

À vous qui avez mon âge ou quelques années de plus, je dis que l’’échange, le vrai, il commence quand on livre quelque chose sur soi. Pas sur l’image que l’on croit acceptable, mais sur ce qui est vrai, là au fond. Je te dis ce que j’’ai vécu, tu me racontes ce que tu vis. Gloser sur ce que les jeunes font est à la mode depuis que la jeunesse a été inventée, à peu près à l’époque où Colette écrivait L’’ingénue libertine, Gigi et tous ses romans sur la difficile émancipation des filles. Depuis, il me semble qu’’on a aussi inventé l’amnésie partielle, par exemple, dans ma jeunesse, je lisais le Deuxième sexe de Simone, mais je lisais aussi Madame de Xaviera Hollander en cachette et je lisais aussi L’existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre.

Jeunesse heureuse, quoi, à l’’abri de la déchéance du XXIe siècle avec ses rappeurs et le sexe partout, partout… À Woodstock, y faisaient quoi déjà, à part écouter de la musique?

En passant allez voir ça.

6 September, 2007

Un jour, j’inventerai un émoticon qui voudra tout dire.

C’était hier le Yulblog de septembre. Début de soirée un peu tranquille, dehors un petit groupe débattait du déménagement de l’’Homme de Calder, un chef-d’œ’oeuvre monumental de l’’art du vingtième siècle, en ce moment parqué sur une île. J’écoutais distraitement– - oui, j’’en grillais une et non je n’’ai pas trouvé la volonté d’’arrêter -, encore une fois les adjuvants (au sens greimassien) et les opposants argumenter.

À l’’intérieur, Chris Hand (autrefois connu comme Zeke de la galerie Zeke’’s) et moi discutions de Facebook, des « status updates » et des messages. Zeke me dit, « si le téléphone avait été inventé après Internet, tu imagines la stupeur des gens à qui l’on dirait de presser quelques touches pour parler à n’’importe qui? » « Non? C’’est si facile que ça! » Dans cette ère où l’’on se parle en écrivant quelques mots ici et là et en entretenant des conversations écrites –- le genre épistolier c’’est tellement 18ème siècle - – que dirait-on pour vendre une invention comme le téléphone? « Wow! Vous parlerez à vos amis comme s’’ils étaient à côté de vous, vous entendrez leur voix et en place d’’émoticons, vous pourrez moduler la note, voire rire un bon coup! » Y’’a pas à dire, on n’’arrête pas le progrès.

Je me demande tout de même, si un jour plutôt que de rire, on fera un geste de la main qui signifiera « : ) ». Mais, bon la sémio me brouille souvent la vue.

5 September, 2007

Histoire d’imprévus

Après m’être rendue tout émotive à réécouter des entrevues que j’’ai accordées autour du 11 septembre –- ben oui, j’y étais - je me suis dit que j’avais bien de la chance puisque le 10 septembre c’’est l’anniversaire de ma plus vieille copine, Danièle et que nous ferons la fête tout le week-end.

Nous nous connaissons depuis plus de 25 ans. Quand nous étions adolescentes (Danièle faisait partie de la LNH voir commentaire plus bas) et que nous échafaudions des plans d’’avenir, je me voyais avec plein d’’enfants et Danièle se disait que oui, peut-être. Comme rien n’’arrive jamais comme on a prévu, Danièle a deux enfants et moi deux petits chiens aux manières discutables.

Je disais que je ne me marierais jamais. Danièle disait peut-être. Or, dans cette époque de « non-engagement », j’’ai discuté mariage trois ou quatre fois, j’’ai été quasiment mariée plus de sept ans à un certain S., puis mariée (pour vrai) à M., il y a quelques années. Pourtant, je vous jure que Liz Taylor n’’a jamais été mon idole.

Je m’’imaginais rencontrer l’’homme de ma vie à 21 ans et avoir des enfants un peu plus tard. Ça c’’est Dan qui l’a fait, sauf que l’’homme de sa vie a changé depuis…

Rien n’’arrive jamais comme on a prévu.

4 September, 2007

Cause toujours, tu m’intéresses…

De toute évidence, il fallait une étude pour le confirmer : les hommes préfèrent les jolies femmes. Non? En êtes-vous bien certains? Lors d’’une expérience de speed dating, les hommes, après avoir stipulés ce qu’’ils recherchaient en terme de qualités, étaient prêts à laisser de côté leurs « critères » pour une femme de belle apparence. Les femmes procédaient de façon différente, en s’’évaluant et en cherchant à obtenir ce qu’elles pouvaient obtenir de mieux… Ce qui n’est guère mieux, faut-il en convenir. Lisez donc, si vous vous voulez en savoir plus ou si vous en avez le courage…