4 October, 2007...11:03

Lire entre les lignes ou faire du mot à mot…

La semaine dernière lors d’’un souper cuisiné avec science et amour par Gros Coquin – - okay, il était maître d’’œoeuvre, donc j’’ai brassé le risotto, fait la salade et la vinaigrette -– nous nous sommes mis à discuter de ces fréquentations modernes sur Internet, par courriel, sites de rencontres ou autres. En la matière, l’’humain hornicus est assez imaginatif. De toute évidence il peut y avoir des leurres, des photos retouchées, des détails passés sous silence ou une imagination galopante qui laisse croire mers et mondes, alors que l’’on a tout juste deux pouces d’’eau pour se noyer. Mais on voudrait y croire ou tenter la chance.

Or, Gros Coquin comme bien des hommes, aime que les femmes qu’’il courtise lui envoient des messages plein de promesses de nirvana et de cochoncetés. En l’’écoutant raconter ses correspondances coquines, B. (une amie) et moi, nous regardions amusées. Je demande à B. qui s’’y connaît assez en psychologie et ne dédaigne pas une bonne conversation de mœoeurs, « à ton avis est-ce que ces écrits enflammés sont garants de soirées sous de bons auspices? ». « Mmm, fait-elle sourire en coin, tu sais ce qu’’on dit de ceux qui parlent beaucoup… » Je rigole bien fort et je préviens Gros Coquin qu’’il aura des surprises. B. et moi nous accordons à dire que les gens qui ont dans les premières approches ou les écrits une certaine rigidité ou pudeur deviennent souvent très passionnés dès que s’’entrouvre, en personne, une brèche. Gros Coquin réfléchit et commence à se laisser convaincre… En deux secondes, il revient sur ses positions : il ira à son super rendez-vous hot et nous serons confondues!

Le soir dudit rendez-vous de Gros Coquin, c’’était souper mondain chez moi. Tandis que je préparais la salade, – je suis toujours affectée à cette tâche (entre autres),– le téléphone sonne. Gros Coquin demande qu’’on lui garde une portion de moussaka, il sera là dans quelques minutes. Ce soir-là, la moussaka, la salade de figues fraîches et le croustillant aux poires nappé de chocolat brûlant furent les expériences les plus sensuelles que vécut Gros Coquin. Vous savez ce qu’’ils disent, « tout le reste est littérature »…

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