Entrées de November 2007

29 November, 2007

Ce froid que l’on sent…

Je ne vous apprendrai rien, Fred Chichin, le guitariste des Rita Mitsouko et moitié de Catherine Ringer, chanteuse du groupe, a passé l’arme à gauche. Déjà qu’il faisait gris hier, ça m’a foutu un gros cafard. À la fin des années «80», j’étais au cégep et les Rita Mitsouko font partie de tous mes souvenirs de cette époque. J’ai même remporté mon premier contrat de mannequin en faisant une audition sur Marcia Baila. Et toutes ces soirées à danser sur leur musique… À écouter leurs chansons avec mes amies en prenant un verre ou douze. Il y aussi la belle histoire d’amour de Catherine et Fred. Je vais me moucher, je reviens…

Bon… Si vous ne connaissez pas trop le groupe ou vous trouvez que c’est, enfin, historiquement important, peut-être, - okay, vous êtes nés après 1980 - je vous offre Marcia Baila et lisez mon texte préféré à ce propos, celui de Marie-Christine Blais.

26 November, 2007

Des nouvelles de moi, comme si vous étiez vraiment là…

Je vous l’ai déjà dit, mais comme je suis de plus en plus consciente que la vie ça risque de passer vite en cibole, je me suis donc fixé des objectifs. Bon, j’aurais pu commencer avant… Cela dit, les regrets et les remords ça me fait vomir damner et la sagesse c’est de changer ce qui se passe maintenant pour tenter d’influencer ce qui s’en vient. Or, je continue tant bien que mal de poursuivre mes petits objectifs à moi.

  • J’espère donc terminer ma maîtrise très bientôt, le dernier chapitre en est à presque 14 pages, ce n’est pas si mal.
  • Je continue d’écrire, une activité que je pratique tard le soir ou la nuit, allez donc savoir pourquoi.
  • Je pense avoir trouvé un endroit où apprendre les techniques de la gravure et je m’en réjouis.

Et le reste de la vie? Bien le reste de la vie, vous y êtes tous engagés à des degrés divers et ça mes amis, ça fait longtemps que j’ai compris que c’est la partie que je ne contrôle pas.

Alors faites de beaux rêves! Moi ces temps-ci je rêve d’une yourte portative que je pourrais amener d’un site champêtre à l’autre - avec ou sans Internet? Allez donc savoir.

26 November, 2007

Monsieur Doux et le bonheur

Je vous en parle parfois, mais j’en apprends chaque année sur la vie de Monsieur Doux, d’abord nommé Scooby Do et que sais-je encore. J’ai rencontré Monsieur Doux sur un site Internet, basenjirescue.org. Doudou y posait dans un sous-sol de banlieue, trop maigre pour son âge, les yeux écarquillés. J’ai tout mis en œuvre pour aller chercher mon petit doux aux États-Unis. Ah! M’avait-on mise en garde contre ces chiens traumatisés qui sont passés d’un foyer à l’autre et que personne n’a voulu garder.

Doux est revenu avec nous et nous fait du charme quelques jours. Puis, sa nature de petite bête traumatisée est remontée à la surface et la mise à l’épreuve a commencée : il grognait contre Mike, était possessif avec moi, essayait de se sauver par tous les moyens et se battait avec Jordie. En plus, c’était l’hiver et il n’avait jamais eu aussi froid de sa vie de chien. Au retour des marches, je devais le porter dans mes bras et parfois même le cacher dans mon manteau. Doux est devenu si nerveux, qu’il s’est retrouvé à l’urgence en proie à une sévère inflammation du système digestif. Quand je l’ai laissé pour la nuit, avec son soluté sur la patte, il m’a regardé partir en gémissant : il pensait qu’il était une fois de plus rejeté.

Le vétérinaire m’a ensuite appris que Doudou était probablement né dans une ferme à chiens – d’où les cicatrices sur ses pattes – qu’il avait été sevré trop jeune – d’où cette habitude de téter tous les tissus « poilus » - et, à ma grande surprise, que la puce qu’il a sous la peau était en espagnol et datée de 1999 ! Doux est donc plus vieux qu’on nous l’avait dit… Doudou, el perro mexicano

Maintenant Doux a cinq ou sept ans, je ne sais plus, et jamais il ne lui viendrait à l’idée de se sauver. Quand par mégarde son collier ou sa laisse se détache, il fait quelques pas, puis revient vers moi l’air de dire, « quoi? tu ne penses pas vraiment que je veuille partir ».

Souvent, le jour tandis que je travaille, il vient près de moi, met ses pattes de devant sur mes cuisses et demande un câlin. Doux a compris l’essentiel de la vie et il est enfin heureux.

22 November, 2007

Aller au «fond» des choses…

Il y a quelques semaines j’utilisais à bon escient le mot pantalonnade. La chose avait fait sourire certains lecteurs qui brûlaient d’envie de réutiliser le mot ailleurs. Une pantalonnade est une bouffonerie grossière ou encore la manifestation hypocrite d’un sentiment. Mais encore? Et si l’on voulait aller plus loin? Il faudrait, mes amis, sombrer dans la calçonnade, qui comme son nom l’indique vise sous le pantalon et frappe le licencieux faute de mieux.

J’espère maintenant trouver des situations «propres» à l’emploi de calçonnade… Ça ne devrait pas être trop difficile, tout à l’heure, je dîne avec Gros Coquin.

21 November, 2007

Le silence

« There is no such thing as an empty space or an empty time. There is always something to see, something to hear.»John Cage, Silence

Dans le livre réunissant des écrits et des conférences prononcées par John Cage, Silence, ce dernier explique comment il a compris que le silence n’existait pas. Il était enfermé dans une chambre étanche pour expérimenter le silence complet et il a avisé le technicien qu’un bruit sourd subsistait. Le technicien lui a répondu que ce qu’il entendait était son système nerveux et son système circulatoire. Il n’y a donc pas de vide, pas de silence, qu’une suite continue d’événements qui crée une musique constante autour de nous. Et cette suite ininterrompue, c’est l’esthétique du flux, constituée d’un enchaînement d’expériences uniques. On peut donc refaire le même geste autant de fois qu’on le veut, le résultat ne sera jamais tout à fait semblable.

C’est de ça que je parle aujourd’hui… Et oui, j’ai lu Silence, une lecture passionnante. Where is my mind? Là où il le faut.

Petit ajout… John Cage en sons…

20 November, 2007

Maudite vie

Chaque fois que je vais au dépanneur au coin de ma rue, la jeune commis, tout juste 22 ans, le rose aux joues, quelques piercings ici et là, me reçoit avec le sourire. Elle me conseille les meilleurs bonbons, me raconte ses histoires, vite, vite, en emballant mes effets. Je vous le dis comme ça en passant, il faut être jeune, plein d’espoir et fait fort pour occuper ces jobs, plus difficiles qu’un poste d’agent au gouvernement et rémunéré trois fois moins. Il y a deux semaines, elle m’annonçait ses fiançailles. Elle me disait que son père la trouvait trop jeune, mais qu’elle était en amour. Depuis, elle porte fièrement sa petite bague au doigt. Aujourd’hui, elle me demande si trouve qu’elle a l’air différente. Je lui demande si c’est l’amour la change ainsi. Elle dit en rougissant de plus belle, qu’elle croit être enceinte. Je lui recommande un test qui permet d’avoir la réponse très tôt après la conception. Elle note et me dit qu’elle ira, jeudi, le jour de la paye. Je lui souris et je lui dis qu’à mon âge elle aura un grand adolescent… Elle demande pourquoi je n’ai pas d’enfant. Je lui répond en souriant que c’est compliqué… Et j’ajoute que je passerai à la fin de la semaine pour savoir. En marchant dans le parce enneigé, j’ai respiré à fond un grand coup…

20 November, 2007

La vie rêvée des avants-gardes

Tandis que je procrastinais un peu beaucoup, je me retrouve chez Anne Archet. Or, en passant d’un commentaire à l’autre, je m’arrête sur celui-ci. Cela m’a fait l’effet de deux annnées de psychanalyse. Parce que Fifi Brindacier était aussi mon idole et j’aurais voulu, comme elle, tenir maison à ma façon, libérer mes amis du joug du conformisme et avoir des animaux doués d’une perspicacité hors du commun - ce qui, ma foi, quand je compare ma chienne à la moyenne humaine a été accompli.

Ceci étant dit, il faut voir l’agilité avec laquelle Anne établit des parallèles entre le mode de vie de Fifi et les théories du vingtième siècle. Voilà donc que Fifi semble inspirée du marxisme, du situationnisme et faire montre d’un imaginaire dadaïste ou surréaliste. Une enfant douée quoi, une preuve supplémentaire qui atteste que si nous laissions à eux-mêmes nos petits, ils feraient mieux que nous. Or, mon intérêt pour Fifi et ces esprits libres et en marge des courants de la masse vient tout à coup de trouver un sens dans l’univers…

Il faudrait aussi se questionner sur le nom de notre héroïne : Fifi Brindacier en français, mais Pipi Longstockings en anglais. Anne qui s’amusait de l’ambiguïté du nom de sa petite rousse devra s’attaquer à cette histoire d’urine et de longues chaussettes.

Moi, je retourne à mes affaires fluxusiennes.

19 November, 2007

Rencontre du premier, deuxième ou troisième type…

Tout en rédigeant le chapitre « 3 » de mon satané mémoire – ça avance on est à la moitié – je vais prendre des poses pauses sur Facebook et faire des tests de personnalité, me faire dire quel cocktail je serais si j’étais un « drink », quel genre d’amoureuse je suis et tutti quanti. Or, mettant en commun les deux activités « intellectuelles » de ma journée, je vous ai pondu ce beau petit « quel type d’amoureux êtes-vous?». Il me reste à faire les questions pour vraiment avoir quiz facebookien, mais la base est là…

Le futuriste

Y’a pas à dire c’était bien parti : une déclaration ou manifeste choc, des nouvelles théories censées renouveler la sensibilité humaine au grand complet, on allait faire du chemin avec ça. En réaction avec le capitalisme bourgeois, vous et votre nouvelle flamme êtes prêts à toutes les nouvelles aventures, rien n’est trop audacieux quand il s’agit d’être de son temps. Amoureux passionné, vos histoires sont remplies de fougue, de violence et de querelles internes légendaires.Vous vous voulez prolo, de gauche, mais pour ce faire, vous ne trouvez rien de mieux que de vous bagarrer dans les bars avec votre compétition. Le problème, c’est qu’après quelques années à ce régime, vous vous mêlez de politique, vos belles théories commencent à servir des idées fascisantes, l’Autre ne vous trouve plus très avant-gardiste et vous vous retrouvez tout seul.

Le dadaïste

Au début, personne ne comprend rien à ce que vous racontez, vous et l’Autre ne vous entendez même pas sur la nature des sentiments qui vous animent. Vous prétendez même que vous avez choisi son nom au hasard en ouvrant le bottin téléphonique. Dada, c’est oui-oui, mais avec vous c’est presque toujours non-non, par esprit de contradiction. Vous vous opposez à l’embourgeoisement, la guerre et le conformisme pour embrasser le chaos, plutôt que l’être aimé.Tout en ne voulant rien faire de spécifique et surtout pas de politique, vous placardez la ville de messages ambigus et écrivez des lettres à tous. Le temps de dire « Gadji beri bimba » et vous êtes en amour, mais vous préféreriez utiliser un mot inventé, moins galvaudé. Le problème avec le dadaïsme-amoureux, c’est que c’est désorganisé et personne ne s’en sort indemne. En plus, ça ne perd pas de vitesse : c’est un mal qui perdure depuis presque cent ans.

Le surréaliste

Haha! Vous êtes l’opposé du futuriste, avec vous c’est exit les tensions! Pour réagir à la violence du monde, vous prônez l’amour fou, le romantisme, voire l’ésotérisme, mais avec vous, il n’y en aura pas de facile. Que du positif, des sentiments non censurés, toutefois pour laisser libre cours à votre inconscient, vous devez passer vos nuits à pratiquer l’écriture automatique, or pendant ce temps votre amour fou ou folle s’éprend possiblement d’un autre, voire de plusieurs autres. Vous fermez les yeux pour résister à la tentation du conformisme et préserver l’onirisme et le romantisme de vos affaires de cœur. Ça se gâte vraiment quand l’élu-e de votre cœur rencontre un être vraiment fou qui lui fait une cour débridée et remporte la mise. Vous continuez à écrire sur l’amour et au passage vous excluez de plus en plus de gens de votre cercle, surtout ceux qui font l’amour plutôt que d’écrire des poèmes.

19 November, 2007

Question du moment…

Grâce à Internet tout le monde cite les grands et moins grands auteurs, je me demande parfois si les gens ont vraiment lu les livres qu’ils citent ou s’ils les liront un jour…

18 November, 2007

Fourrures psychédéliques

Non, je vous entretiendrai pas de mode, mais de ce kick monumental que mon amie, Dan, sa soeur Nathalie et moi avions pour Richard Butler des Psychedelic Furs. Nous avions misé juste, parce que si souvent nos kicks d’adolescence nous paraissent souvent bien ridicules une fois que les bonhommes n’ont plus 30 ans, Richard tient la route et c’est peu dire. Le voilà interprétant Love My Way en version accoustique et jetez un oeil sur ses peintures.

Un petit bonus… Pretty in Pink… Molly était notre idole.

18 November, 2007

Les garçons… Et les filles…

Au début de ma vingtaine, j’avais toujours plus d’amis de gars que d’amies de filles. Il n’était pas rare que je sorte avec une gang de gars pour courir les bars ou même aller faire des courses. J’allais prendre un pot avec les gars, ils essayaient de m’intéresser au hockey, je faisais la cuisine, ils faisaient la vaiselle… La situation a graduellement changée et je dirais qu’aujourd’hui, quoique j’ai toujours des amitiés très solides avec des gars, ma vie est pleine d’amies de filles et je tends à me lier plus vite avec les filles que les garçons.

En fait à 20 ans, je souhaitais surtout éviter les situations de crépage de chignons avec les filles, surtout pour des garçons… Je venais de passer du statut de garçon manqué à mannequin et je dealais plutôt mal avec l’attention que cela m’apportait. Avec les années, mon radar s’est amélioré et il n’y a de place dans ma vie que pour les filles hors du commun. Et, croyez-moi j’en trouve souvent sur mon chemin.

Tiens amusez-vous avec ces deux vidéos, À cause des garçons version 1987 et version Yelle, genre avant-hier…

16 November, 2007

Onirisme et thérémine au menu

Ce soir, Nathalie Derome lançait la version minidisque de son spectale Les chantillons. Oui, oui, chantillons comme petites chants et comme échantillons - ça c’est sûrement relié à la passion de Nathalie pour les petits claviers Casio. Ce soir marquait aussi le début des projets qui souligneront le 20e anniversaire de la compagnie.

Après le cocktail, les discours et tout le tralala, j’ai assisté au spectacle. Nathalie qui chante ses petites poésies du quotidien, entrecoupées d’historiettes, son petit clavier sur les genoux, les pieds sur ses pédales à effets, c’est déjà beaucoup. Or, quand Frank joue du thérémine, éxécutant une danse étrange pour tirer des sons de son instrument, nous basculons dans la dimension du rêve.

À ce propos, je vous laisse avec quelques mots de Nathalie :

Moi le matin quand je me lève pis que j’ai bien rêvé, c’est comme si ma journée était pas mal faite…

Tu sais, essayer fort d’apprivoiser quelqu’un, pis de pas avoir de succès, c’est difficile…