Entrées de November 2007

13 November, 2007

Quand un gars parle de violence conjugale

Aujourd’hui mon copain Stanley parle de violence conjugale et tout particulièrement du passage de Christian Mistral à TLEP. Comme Stanley le rappelle, on retrouve ce thème dans son plus récent recueil de nouvelles, Autochtones de la nuit. Ce qui me touche beaucoup de son commentaire sur le sujet, c’est de constater que des hommes de ma génération - même si je suis beaucoup, beaucoup, plus jeune que Stan ;) - parlent de ce sujet avec sensibilité en tenant en compte la souffrance de la victime, mais aussi la responsabilité de son entourage, plutôt que de se fermer les yeux l’air de dire, «ce qui se passe dans le couple ne nous regarde pas». En fait, quand quelqu’un me dit qu’une victime était folle ou hors de contrôle pour justifier des gestes violents, je rage.

Enfin, je vous raconte cela parce que ces temps-ci je suis particulièrement rassurée de constater que mes amis masculins prennent position sur le sujet, plutôt que de rester neutres ou ambivalents..

12 November, 2007

La politique municipale à l’époque du speed-dating

En jetant un œil à la scène municipale, je me suis demandée qui je verrais à la tête de Montréal. Loin de me contenter de ce que l’on nous propose, je me suis imaginée chasseuse de tête en quête du candidat parfait. Je le voulais jeune, dynamique, avec de l’expérience politique et pourquoi pas, tant qu’à rêver, possédant une bonne connaissance de l’international. En poussant plus loin, mon truc commençait à ressembler à la fiche d’un vieux célibataire cherchant l’amour sur Internet et espérant trouver une femme aux proportions parfaites, sensuelle, jeune et non-fumeuse… Je me suis donc emballée et j’ai espéré que Montréal puisse trouver un maire qui défende bien ses dossiers culturels et administratifs sur les scènes politiques québécoise et canadienne. Tant qu’à pousser, je me suis dit : pourquoi pas bilingue et de belle apparence ?

À ce point, j’ai mis mes données dans l’ordinateur et il est ressorti un candidat parfait qui, incidemment cherche peut-être un défi : André Boisclair. Vous n’aimeriez pas ça un maire, urbain, branché et capable de mener des dossiers d’envergure? Un maire qui a fait Harvard qui aime Montréal et qui fait bonne figure dans un souper spaghetti comme dans une soirée à la SAT? Si André se présente, je travaillerai pour lui!

11 November, 2007

De l’importance de bien choisir ses mots (et ses sous-vêtements)

Aujourd’hui, j’allais me faire masser, ce qui pour moi, grande stressée devant l’éternelle (l’Internet?), est souvent une nécessité. J’avais pris le rendez-vous à la dernière minute, la réceptionniste m’avait dit que ce serait un masseur plutôt qu’une masseuse, or je me suis dit « who cares » puisque mes expériences en la matière étaient avec un ex-culturiste, donc pas mon genre et un beau gars assez gay, donc pas son genre. J’arrive chez Bliss en coup de vent (la première fois depuis mon retour à Montréal) et à ma grande surprise le gars était très beau et pas typé comme les deux précédents. Il était aussi très pro et a fait la démonstration d’une technique à mi-chemin entre le amma et le californien, ce qui fut très apprécié. Cela dit, en me déshabillant, j’ai soudain pris conscience que ce matin ,en choisissant mes sous-vêtements, j’aurais dû y penser deux fois avant d’enfiler un slip noir où sur mon derrière ça dit «naughty». Bon, lessive oblige, j’avais le choix entre «rock star», «cocktail girl» et «naughty», alors quand on dit qu’il faut bien choisir ses mots, cela donne une dimension différente à l’adage

11 November, 2007

Je me chante des chansons…

Pour ce qui est de ces matins où je me réveille avec en tête une chanson particulière, cette semaine a été fertile. Cela avait commencé avec Friday I’m in love de The Cure pour se poursuivre avec Ask des Smiths, puis samedi retour à The Cure, je chantonnais Lovesong au lever. Le plus drôle c’est que cette dernière de The Cure je l’entendais en trame sonore sur une dispute avec mon ex. Un ex avec qui je ne me disputais rarement, faut-il le dire, mais quand j’y ai repensé cette chanson était populaire au début de notre relation et j’avais acheté le disque au magasin où il travaillait.

Quand j’entends ces chansons, je repense à ma toute jeunesse à toutes ces premières fois, aux préparatifs des soirées dans les bars, au crayon pour les yeux que je devais prêter à mes amis de gars pour qu’ils aient l’air romantico-dark. Mon ami Pat, un garçon à l’esprit pratique que je connaissais déjà à cette époque, m’a proposé d’aller voir le spectacle de The Cure en mai pour régler la question…

Ce matin, retour en 2007, je me suis levée en chantonnant une toune d’un band de Monréal, Otarie, Kuni Kuni. Tant qu’à y être écoutez tout ce qu’ils proposent sur Myspace, vous vous amuserez bien. Gégé et moi avons manqué le show de jeudi dernier, pour une deuxième fois en deux mois…

8 November, 2007

Petit Yulblog

Hier, c’était le Yulblog de novembre, c’était aussi Facebook Camp - qui j’imagine devrait précéder Facebook Springtime Brake, Summer Camp pour mener à un FB Christmas Party et ainsi finir de nous voler nos vies - or plusieurs geeks et marketeurs avaient pris cette direction. Pour ma part, j’avais planifié un petit souper avec Renée de En direct des îles, qui repart très bientôt pour son île, suivi d’un petit verre à Yulblog.

Yulblog était tranquille, mais il faut parfois considérer la qualité au-delà de la quantité - ça c’était le slogan de mon grand-père Beltrando, je le plogue quand je peux. Martine y était, Alston (en super forme), AJ, Panthère rousse, André Nantel et bien d’autres. J’y ai rencontré pour la première Daniel, de Moi la vie, qui spontanément m’a dit que j’avais certes été nommée ainsi à la suite des jeux olympiques de 1976… Mais non, j’ai une maman qui a une souche dans les pays d’Europe de l’Est, je suis donc une pré-Nadia-Comaneci. Il faut dire que l’éclairage est flatteur à la Quincaillerie…

6 November, 2007

Sur une note légère… Mardi gris…

À mon grand amusement, il m’arrive de réveiller le matin avec dans la tête une chanson que j’entendais en rêve comme si elle jouait à la radio. Souvent c’est du Étienne Daho, ceux qui me connaissent n’en seront pas étonnés. Ce matin, c’était The Cure, en allant lire les mots de la chanson, je me suis aperçu que je m’en rappelais très bien…

I don’t care if Monday’s blue
Tuesday’s grey and Wednesday too
Thursday I don’t care about you
It’s Friday I’m in love

Ces mots vont bien avec la météo, mais je me demande toujours comment une chanson peut s’imprimer avec tant de force sur ma mémoire.

5 November, 2007

Assez de la commission de la honte? Mets-en!

Ce matin dans Le Devoir, Guy Lachapelle, professeur de science politique à l’université Concordia élabore sur à peu près tous les points de la commission Bouchard-Taylor que j’ai discuté ici. Le titre de la lettre est Assez, c’est assez! et il ne demande rien de moins que le gouvernement mette fin à cette farce (pantalonnade ajouterais-je) qui nuit à l’image du Québec et de laquelle rien de positif ne pourra être retiré.

Moi, je n’ai pas fini d’étudier le projet de Loi 195 déposé par Pauline Marois. Je vous en reparle. Si vous ne le saviez pas, quand je ne parle pas de flirt et de visites au Jancootu, j’adore scruter des états financiers et déchiffrer des textes de loi. Nobody’s perfect.

2 November, 2007

Ah ! Les costumes…


Nadia, bathroom portrait as Magenta
Mise en ligne par Nadia 07

Par amour pour le Rocky Horror Picture Show, je m’étais fabriqué pour l’Halloween un costume de Magenta, mi-frenchmaid, mi-infirmière sadique. Les filles, j’ai de bonnes (ou moins bonnes) nouvelles pour vous : les gars ont beau se dire féministes, roses et tutti quanti, les costumes de boniche, sadique en plus, ça fait toujours effet. Ceux qui n’ont pas eu la joie de me croiser dans la rue - à l’unanmité les 25 à 45 ans gloussaient et faisaient des commentaires coquins - se sont prononcés par écrit ou ont pris la peine de téléphoner pour manifester leur appui à ma démarche. Que dire de plus?

1 November, 2007

Québécois de coeur ou de souche

À l’initiative de Caroline - que je ne connais pas, mais qui est une amie de mon bon ami Claude - des gens remplis de louables intentions s’associent pour la tolérance et se hérisse contre la commission Bouchard-Taylor. C’est un geste que je ne peux qu’appuyer. Mais à mon humble avis, si l’on veut commencer à semer la tolérance quelque part, il faudrait peut-être que les Québécois arrêtent de créer des catégories d’appartenance et de se regarder la souche. Nous devrions laisser tomber cette appellation plutôt terroir à la limite de la ségrégation. Parce que le terme de souche réfère à la descendance, soit à nos ancêtres et à leur provenance.

Je suis Québécoise et très fière de l’être, mais je ne suis pas de souche, enfin j’ai les racines mixtes et la transplantation à très bien poignée en sol québécois. Alors, j’imagine que si l’idée de me reproduire me prenais, mes enfants ne seront pas de souche non plus. Ceux de mes voisins non plus, ceux de tous les immigrants récents pas plus. Pourtant, nous sommes tous Québécois, car nous choisissons de vivre ici, comme nos parents l’ont fait.

Scrappez-moi donc cela cette affaire de souche, éliminons ce terme et repartons sur des bases inclusives qui ne portent pas à la ségrégation.

Vous noterez que Caroline convient que le terme est problèmatique et après quelques commentaires a continué à l’utiliser en précsisant que c’était à titre de référence dans le présent débat.