Entrées de December 2007

31 December, 2007

Mes meilleurs vœux pour 2008 !

Oui, c’est toujours pareil à chaque année. On arrive à la fin décembre, on laisse derrière soi une année, on se promet de faire mieux pour la prochaine qui du coup devient pleine d’espoirs, de buts à atteindre, d’attentes à combler. C’est souvent là que ça gâte… Car je vous entends depuis quelques semaines déjà dire à gauche et à droite, à propos de tout et de rien, « oui, mais en 2008, attends de voir en 2008! ». Pour ma part, je me suis fabriqué quelques buts pour cette nouvelle année, rien de bien exceptionnel, parce que je n’aime pas me décevoir…

À vous qui lisez ceci, je souhaite pour la prochaine année, de connaître de nouvelles personnes, de vous découvrir un nouveau talent, voire une nouvelle passion et d’ainsi être plus heureux. J’espère aussi que plusieurs fois dans l’année, vous aurez le cœur qui bat à tout rompre dans l’expectative d’une belle nouvelle ou que soudain, au détour d’un mois, vous vivrez une journée dont vous direz plus tard, « si toutes mes journées étaient comme cela, ce serait le paradis ». S’il vous reste du temps, j’aimerais imaginer pour vous, comme pour moi, qu’un beau jour en 2008, vous aurez l’occasion de faire quelque chose qui changera le cours de votre vie en mieux.

Le plus fantastique, c’est que toutes ces opportunités sont là, j’en suis certaine. Il n’en tient qu’à vous de bien regarder!

Bonne année! Bisous virtuels!

29 December, 2007

À l’agenda de 2008…

J’ai compris quelque chose d’important au cours des dernières années : je suis une survivante, dotée de grandes aptitudes sociales. Changement de ville, suppression de poste, attentat terroriste en direct, peu importe ce que la vie me garroche, en quelques mois, je retombe sur mes pieds, je me trouve un job, je rencontre des gens et je repars en grande. C’est la seule assurance que j’ai et elle ne m’a pas failli jusqu’à maintenant. Bref, j’ai beau avoir un certain sens du drame, mon sens de la survie est plus grand.

Ce qui va de pair avec ce premier constat, c’est que j’aime vivre avec une certaine simplicité. Pour moi, une maison (condo ou autre) c’est un investissement, une sécurité financière. Ma voiture était une nécessité à Ottawa, ici c’est un luxe, utile, mais un luxe quand même. Mes priorités en matière de dépenses vont toujours aux voyages et à la dolce vita. Alors, le gros trip nord-américain de la maison avec trois salles de bain, des deux chars et du stress de gérer 10 sources de crédit pour le plaisir de vivre au-dessus de ses moyens et d’en jeter à tous, ça ne m’intéresse pas.

En plus, j’adore parler de ce que je fais dans la vie avec enthousiasme et cela allait rarement de pair avec les jobs les plus payants que j’ai eu. À moi donc, de bien choisir mes combats…

Ce qu’on va essayer de faire en 2008 :

  • Finir le satané mémoire – reste les corrections, l’intro et la mise en page.
  • Publier une seconde fiction – j’en ai trois en chantier, trois déjà écrites et pas encore publiées, alors il reste à ficeler tout cela et à trouver preneur.
  • Continuer à travailler pour des organismes qui m’intéressent et dont la mission me tient à cœur – c’est en cours.
  • Donner du temps à des organismes moins riches pour développer des projets porteurs, (comme dirait le gouvernement) – c’est amorcé.
  • Inclure dans ma semaine deux séances de yoga et une autre activité physique – l’heure du lunch ça peut servir à cela…
  • Joindre un atelier de gravure.
  • Mener une vie plus simple avec moins de dépenses à mon avis inutiles.
  • Envoyer paître la commission Bouchard-Taylor en vivifiant toutes mes origines les plus déraisonnables : la première étape est d’apprendre à commander un expresso en hébreu… On le boira à la santé d’Élie Golaneck, mon vieil oncle décédé à 93 ans, juste avant Noël.
  • Aller à New York faire le tour des musées et peut-être voir la collection Silverman en personne – on se désinternettise comme dirait l’autre.
  • Facebooker moins et voir plus de gens en personne, de façon spontanée – bref, on va sur le Net pour saluer ses amis, se donner rendez-vous pour un café et refaire le monde en vrai, face à face, en lisant l’enthousiasme dans les regards, pas dans les émoticônes.
  • Lancer des projets professionnels avec des gens passionnés qui veulent accomplir quelque chose.
  • Lancer des projets de création avec des gens qui sont prêts à travailler pour le plaisir d’accomplir des choses et d’échanger avec autrui…

Bon, l’année sera bien remplie! Si vous voulez de la place dans mon horaire, vous avez le choix entre les cafés, les projets ou les soupers trop arrosés… Vous pouvez même être inscrits à plusieurs endroits!

Gros bisous à tous et n’oubliez pas de fixer vos objectifs!

26 December, 2007

Les découvertes de 2007

Au début 2007, je m’étais fixé quelques objectifs sous l’influence de ma collègue du MBAC, Gen. Or, si j’ai quitté le musée quelques mois plus tard pour préparer le déménagement à Montréal, cette petite tradition restera avec moi. Je remercie donc mes merveilleuses collègues du MBAC, Gen, France, Joanne, Marie-Claude et Julie pour ne nommer que les plus proches. J’ai dû me botter le cul pour finir mon mémoire de maîtrise et ainsi un jour enfin, pouvoir écrire sur une carte d’affaires, « historienne de l’art ». Who cares me direz-vous ? Moé, pis c’est bien assez.

Yulblog en feu
À l’été, je me suis liée d’amitié avec MC que j’avais brièvement connu avant Ottawa et qui se révèle être une fille inspirante qui dit et fait les choses comme elle le sent. D’un blogue à l’autre, je me suis mise à lire Mélomane mathématicienne qui avait cité une de mes références aux Guerrillas Girls, le sujet de ma présentation à Creacamp. À la suite d’un article de Nicolas Langelier sur l’utilisation du mot « pute » par les filles d’aujourd’hui – ça ce sont mes mots –, je me hérissais contre ce pseudo-féminisme (un post cité dans P45 par Xavier) qui n’a rien d’un humanisme et je rencontrais virtuellement Doudou et sa sœur Annie – un moment donné, j’irai à un de vos shows de jeunes et on se fera la bise et les présentations. En lisant les blogues de toutes ces filles, qui pour la plupart ont une dizaine d’années de moins que moi, je suis devenue presque cool (anyways le cool c’est overrated) et j’ai l’impression d’être au courant de ce qui se passe sur la scène musicale montréalaise. Je ris beaucoup quand Doudou se plaint de son grand âge et des petits jeunes qui frenchent dans les partys…

Après avoir croisé Rappaz à la rencontre Yulblog, il m’ajoutait à ses amis Facebook – probablement un jour impair, puisqu’il semble quitter Fb tous les deux jours – nous avons ensuite entrepris une correspondance sur moult sujets d’intérêt – okay parfois d’intérêt, parfois carrèment niais. Par la suite, je me suis liée sur le Net avec Sof, bonne copine de Rappaz, puis nous sommes devenues amies dans la vraie vie. Toujours via la magie des Internets, j’ai développé des amitiés avec Cécile et Renée. Ouf! Je pourrais continuer ainsi longtemps (salutations à Daniel, Em Kâ Bé et autres habitués), car les rencontres via les blogues ou Facebook – dit le réseau maléfique qui vole notre vie et nous captive de vilaine façon – sont exponentielles. Je me dois aussi de mentionner l’arrivée dans la blogosphère de mon ami Claude, alias l’Homme Scalp

Côté professionnel
Comme je suis une fille drôlement chanceuse, en mettant le pied à Mtl – merci chère Métropole de ne pas faillir à ta réputation – ma copine Geneviève m’a conseillé de rencontrer la dg de la courte échelle, une maison d’éditions, avec laquelle je travaille depuis. Or, en travaillant pour la courte échelle, j’ai réuni des copains de Yulblog dont Patrick et Marie-Ève pour mener à bien les projets de la maison.

En 2008, ça promet de ne pas être trop moche non plus. Le mémoire de maîtrise, entrepris en 1995, repris en 2005 à l’UQAM arrivera très certainement à sa fin dans les prochains trois mois et je sens que les projets ne manqueront pas.

Un scoop qui me réjouit : mon frère et mon papy parlent de se relocaliser à Mtl…

26 December, 2007

Pas encore le bilan, mais on se prépare…

En relisant les modestes objectifs que je m’étais fixés l’an dernier, comme le disait l’Homme scalp commentant l’entrée précédente, il faut admettre que ce n’est pas si mal.

  • Finir ma maîtrise – 12 ans plus tard pas trop tôt! le troisième chapitre est remis, reste les corrections…
  • Soumettre à une revue ou une maison d’’édition une de mes nouvelles - si c’est poche au moins je le saurai Fait, accepté et publié dans ZINC de juillet 2007.
  • Apprendre les techniques de gravure - Euh, remis à janvier 2007 2008…
  • Esquisser un projet de recherche et d’écriture pour après le mémoire - Ça sera un doc ou un livre, mais c’est en route…
  • Prendre plus de temps pour voir mes amis - Laisse encore à désirer, mais ça s’améliore…
  • Retourner en Martinique (15 ans plus tard) - je pars le 29 janvier!

Demain, bilan du retour à Montréal, et avant le 31, les objectifs 2008…

23 December, 2007

2007 : un genre de pré-bilan

Je prépare un bilan de 2007, très personnel et qui parlera surtout de ce que j’ai appris, réussi et des gens que j’ai connu au cours de la dernière année. En début 2007, alors que j’étais encore à Ottawa et fort préoccupée par des rêves récurrents où je me retrouvais sans logis et devais soit aller habiter chez mon papa ou encore me louer un appartement pas cher dans ma ville natale, j’avais couché sur mon blogue une série d’objectifs pour l’année. L’expérience a été concluante.

Je dois vous dire que depuis ma tendre enfance j’ai toujours évité de dire ce que je voulais de peur d’avoir l’air loser si mes souhaits ne se réalisaient pas. J’ai même coulé une évaluation de valeurs morales parce que je refusais catégoriquement, devant une nonne aussi butée que moi, de mettre par écrit 10 choses que j’aimerais réussir à l’âge adulte. Tout cela allait de pair avec cette mauvaise habitude de toujours envisager le pire dans toutes les situations pour au moins pouvoir me dire que, finalement, peu importe la tournure des événements, ce n’est pas si mal. Depuis le 11 septembre 2001, je tâche de m’abstenir de ce genre de pensées avant les faits. Mais après, genre une journée horrible ou la pire soirée qu’on puisse imaginer, c’est toujours utile de pouvoir se dire qu’on aurait pu en plus se casser les dents de devant en tombant dans l’escalier ou pire, se faire frapper par un autobus en rentrant chez soi…

Sur ces belles paroles, je retourne à ma liste.

23 December, 2007

Baby It’s Cold Outside! La version originale…

Oh! lala! Avec Ricardo Montalban et Esther Williams (un extrait de Neptune’s Daughter de 1949) on ne se trompe pas. Après l’avoir mis en lien sur Facebook, Stanley Péan en a parlé sur son blogue.

22 December, 2007

Vive le shopping de Noël!

Ça commence avec l’idée saugrenue de stationner l’auto sur le Plateau, pas à moitié déneigé et où les congères commencent à se transformer en slush. Ça se poursuit avec une file d’attente d’à peu près 30 minutes dans un Renaud-Bray pour le privilège de dépenser. Ça se termine à l’épicerie où de dégustation en dégustation, de rayon en rayon, je vois bien que le contenu du panier atteindra les quelques centaines de dollars. Tandis que par les allées bondées, je ruminais intérieurement contre Noël, il me tint ce language :

  • Lui : Great, you almost seem like you are enjoying yourself, a bit earlier you were still protesting and bitching complaining…
  • Moi : En fait, je ne peux plus bitcher, parce que j’ai un poing dans le dos et une légère sensation d’euphorie qui me porte à croire qu’outre une sérieuse baisse de sucre, je suis sur le bord d’une crise de panique. On peut donc dire, oui, que je me tiens tranquille…

Bref, le frigo est plein et moi je suis vidée.

21 December, 2007

Sur la routeeee, parapapampam, petit tambour…

La natalité est en hausse au Québec. Noël arrive (pas besoin de lien vous me croyez), il est donc temps pour ceux qui comme moi n’ont pas d’enfants de penser à faire des cadeaux aux enfants des amis. Avec l’âge, je deviens très certainement plus snoreau, car cette année, il me vient des idées, comme acheter un tambour ou des maracas aux petits qui aiment la musique… Quand j’en ai parlé à Vivi, dont le fils chante comme un jukebox, la réponse ne s’est pas faite attendre… Nad, non, come on, fais pas ça!

Je ris encore dans ma barbe de père Noël.

 

18 December, 2007

La douce dérive de la subversion

Alors que je travaillais gentiment - avec archarnement serait plus convenu, mais un peu exagéré -, surveillant d’un œil la boîte de courriel et surfant de l’autre pour trouver les renseignements qu’il me manque pour finaliser certains textes, un petit message de Blurb atterit comme ça, swoosh, que ça a fait… Blurb voulait savoir comment serait mon livre. Pendant deux minutes, je me suis mise à rêver de faire un livre comme le Grapefruit de Yoko - ben oui, je suis obsessive, tell me someting I don’t know - avec des indications poétiques, des évents spirituels et des petits dessins mystifiants.

Là, mon esprit a dérivé, je me suis dit que dans ce monde de pop-psychologie extrémiste ou chacun vous lance un secret ésotérique, ce genre de livre n’aurait pas un grand pouvoir subversif. Je me suis mise à imaginer comment, avec quelques images au fini publicitaire, voire quelques commanditaires, le tout deviendrait aussi mièvre que les titres psychologisants qu’on trouve entre Les enseignements du Dalaï Lama pour les nuls et la version de poche allégée de Guérissez votre surmoi. Imaginez Air, mais avec comme illustration une fille qui court, libre comme vous savez quoi, sur une chaussée chauffée par le soleil (un moment payé par Nike). Pour le poème Touch, je sens que les commanditaires se pousseraient aux portes…

Plus j’y pense et plus je suis partagée entre mon désir de faire des choses élevées, sprituelles et celui plus terre-à-terre et valorisé par la société de faire beaucoup de cash.

16 December, 2007

Ma vitre est un jardin de givre

Je suis à Québec, sur la montagne dans la maison de Gio et dehors le blizzard siffle aux fenêtres. Je le dis, Québec n’est plus ma ville. À chaque fois, je m’y perds un peu plus, je reconnais des visages, mais sans trop me souvenir d’où.

Constat topographique :
L’île de Montréal est vraiment plate en comparaison avec Québec et tout particulièrement les rues pentues du quartier Saint-Jean-Baptiste. Ces dernières étant très charmantes.

Constat comparatif :
Québec me fait penser à Ottawa, mais si je veux être vraiment honnête, à Québec, dans les restos et les commerces, c’est plus chaleureux et la bouffe est meilleure.

Constat esthétique :
Il y a quelque chose de beau, d’absolu dans les paysages de Québec, quelque chose qui rappelle les tableaux de Jean-Paul Lemieux.

Constat émotif :
Pour une raison que je ne saurais expliquée, je fais souvent ce cauchemar dans lequel je n’ai plus de place où habiter à Montréal, or, je dois me réinstaller à Québec. Une fois emménagée dans mon bel appartement pittoresque à boiseries, je panique et je ne pense qu’à une chose : revenir à Montréal.

Pour les tentatives de psychanalyse, la défense d’une des deux capitales ou toute autre pensée, faites un commentaire, on est dans un pays libre…

16 December, 2007

L’âge des ténébres et American Beauty

J’ai reçu le lien à cette vidéo de son auteure. C’est une étude, un travail comparatif sur deux films qui discutent d’un même sujet : soit la crise de la quarantaine chez deux banlieusards ayant en apparence réussi.

13 December, 2007

Mémoire de maîtrise… Au rapport

Pour ceux qui s’inquiètent, se demandent si je finirai un jour mon satanné mémoire voici le rapport complet :

  1. J’ai écrit 25 28 pages du troisième chapitre, qui doit en contenir… 25 à 30. Je relis j’ajoute ici et là et j’envoie demain vendredi (faut s’arrêter quèque part - ça oui).
  2. Les deux premiers chapitres de cette oeuvre qui compte… trois chapitres ont déjà été lus et annotés par ma directrice, le premier a même fait l’objet d’une évaluation inscrite à mon bulletin - et sans me vanter, mais je suis quand même fière, on était au début, début de l’alphabet…
  3. Il me restera donc après Noël à rédiger une introduction et une conclusion d’environ cinq pages, à faire les corrections et ajustements, et à préparer le matériel pour les annexes.

La fin est proche, je vous le dis. Je ne niaise pas. Si me force un peu le derrière, j’aurai une note pas trop mal et donc une moyenne suffisante pour me permettre le luxe de commencer un doctorat pour garder mon petit cerveau bien agile.