Entrées de February 2008

25 February, 2008

Visiter le cinéma L’amour avec trois gars…



Le balcon des petits couples au L’amour
Mise en ligne par Nadia 07

Comme de raison, des quatre visiteurs sérieux que nous étions - non, nous n’allions pas écrire un article, y paraît que tout le monde dit ça à Tim le gérant - trois de mes comparses ont régressé à ce cerveau porniforme qu’il est toujours un peu gênant de découvrir chez ses partenaires de business. Il restait Tim, le gentil gérant, que le film porno n’intimidait pas plus que moi et qui m’expliquait tous les détails architecturaux du building.

Cela dit, outre les salons privés et le balcon des couples qui ont bien fait glousser mes collègues, c’est surtout l’arrière-scène du cinéma qui nous a impressionnée.

Quant au film, j’ai cru comprendre que c’était l’histoire d’une fille qui disait toujours oui, mais qui parfois changeait d’idée en cours de route et criait «non, non, non». Comme la poupée de la chanson, mais toute nue avec une ceinture de cuir. Le gars, lui, comme tous les gars, n’écoutait rien parce que tout le sang qui aurait pu circuler dans son cerveau était mobilisé plus bas. Une triste histoire, mais si commune, vous en conviendrez avec moi.

Enfin, allez voir le reste des photos sur Flickr.
Gros Coquin vient de me téléphoner, d’abord pour me féliciter d’avoir franchi les portes du L’amour, d’autre part pour me rappeler que j’aurais pu l’inviter. Attention, je suis populaire moi, messieurs, quand vous attendez trop, il y en a d’autres qui se proposent avant…

23 February, 2008

Boire du brandy en regardant les triplex dans HoMa…

L’Homme Scalp, sa douce moité et moi regardons les édifices à revenus dans Rosemont et HoMa… Le brandy St-Rémy descend tranquillement, nous en faisons autant. À la vue d’un édifice avec rez-de-chaussée commercial l’HS me tint à peu près ce language :

—Eille, c’est tu un salon de coiffure en bas?

— Oui, ça ressemble à ça…

—Moi, je rêverais d’habiter proche d’un salon de coiffure avec un shoeshine topless

—Quoi?

—Un shoeshine topless, tsé pour faire cirer tes souliers…

—Ça va pour le bout des souliers, j’avais compris.

19 February, 2008

À cause de Tricot Machine…

Mes amis courent par les rues de Montréal, le rouge aux joues, en cherchant celui ou celle qu’ils attendent.
Certains se mettent à aimer l’hiver, le tricot et les peaux de lièvres.
D’autres ont la fantaisie de reprendre le patois de leur coin de pays ou de diphtonguer un peu, juste pour le kick.
Mais le pire, le pire, tout le monde veut tomber en amour et former un adorable duo urbain…

19 February, 2008

Me semblait aussi…

Je regarde un peu mes statistiques, question de savoir ce qui vous amène ici. Quoi! Au moins 50 visiteurs de plus que d’habitude à pareille heure… Ah! Sof a parlé de moi, okay, tout s’explique… Et, si vous voulez vraiment savoir, je fais une superbe pantomime de presque toutes les chansons de Tricot Machine. Pour le voir, il suffit de me convoquer à une soirée où le dj a le culot de mettre du Tricot Machine.

19 February, 2008

Des idées pour des blogues dynamiques!

Si vous me lisez et que vous consultez mon blogroll, vous connaissez très certainement MC de Vu d’ici. Chez Marie-Chantale ça travaille fort du ciboulot ces temps-ci pour trouver de nouvelles façon d’utiliser le blogue hors du simple champ du marketing. Oui, j’ai bien dit simple champ du marketing et je sais de quoi je parle. Je vous fais donc quelques remarques tout simplement pour attirer votre attention sur les nouvelles rubriques que MC a ajoutées à son blogue. Les quickies et les sondages sont vraiment efficaces!

17 February, 2008

C’est le jour du Seigneur, alors on lui parle dans le dos…

J’appelle Gio (oui, mon père) pour lui souhaiter bonne fête (c’est maintenant), jaser un peu du temps qui fait et prendre des nouvelles de ma marraine. Il me parle un peu de la neige qui n’arrête pas de tomber sur Québec et de ma tante qui pourrait aller mieux. Beaucoup mieux, en fait. Nous avons comme un down.

—Y’a pas vraiment de justice, hein?
—Non, ma belle pas vraiment.
—Sinon, Hitler serait mort dans d’horribles souffrances… Son chien l’aurait mordu, ché pas, quèque chose.
—Si le petit Jésus avait voulu vraiment faire du bien, il aurait laissé Hitler finir l’école des arts et qui sait, peut-être qu’il serait devenu un grand artiste, voire un comique incroyable…
—Comme Chaplin genre, avec la même moustache.
—Imagine comme il aurait été drôle, s’il avait été drôle, avec sa moustache, en plus il marchait naturellement les pieds en canard…

Nous rions un peu. Ensuite, Gio qui n’aime pas perdre ses rêves des vue, me parle de cette satanée yourte qu’il construira bientôt près d’une rivière et où je pourrai aller écrire ces nouvelles qui me trottent dans la tête.

17 February, 2008

I Love To Love (But My Baby Loves To Dance)

Cette semaine j’ai pris un plaisir fou à me rémémorer de vieux souvenirs en chansons. Quand j’ai réécouter cette vieille patente disco de Tina Charles, je me suis remémoré cette scène : ma cousine Martine et ses amies qui avaient quelques années de plus que moi voulaient toujours l’entendre à la radio et composaient le numéro de la station non-stop. Comme le dj commençait à reconnaître leurs voix de pré-ados excitées, elles décidèrent que moi, la petite fille avec une grosse voix, j’allais faire les demandes spéciales. Je revois encore ma cousine faire oui de la tête, tandis que je demande de ma voix la plus sérieuse I Love to Love au monsieur…

La douce nostalgie de ce souvenir est aussi teintée de tristesse, puisque ma cousine Martine est décédée d’un cancer en 2003.

13 February, 2008

Henri Salvador 1917-2008

C’est un ailleurs
C’est une chambre avec vue
C’est un ailleurs
Un lien où j’ai vécu
Quelques bonheurs
Passés inaperçus
Quelques douceurs
Avec une inconnue
Que j’ai connu…

C’est le grand air
C’est une chambre avec vue
C’est le grand air
Juste au coin de la rue
Une vie entière
De la fin au début
Douce et amère
L’ai-je vraiment vécue
Je ne sais plus

J’ai eu le plaisir de voir Henri Salvador en spectacle en 2002, un peu après l’époque où j’écoutais sans arrêt le merveilleux album Chambre avec vue.

11 February, 2008

Un simple mot peut parfois parfois changer l’histoire…

yes.gifEn 1966, John Lennon a visité, à la galerie Indica de Londres, l’exposition de Yoko Ono, une artiste dite de l’avant-garde. Une des œuvres présentées s’intitulait Ceiling Painting. Pour bien saisir ce dont il était question, il fallait grimper sur l’escabeau, puis à l’aide de la loupe tâcher de lire le minuscule mot qui était écrit au plafond (ici le carreau blanc fait office de plafond). Après avoir franchi toutes ces étapes, John a lu “YES“, un petit oui et seulement oui, écrit de la main de l’artiste. À l’époque des grands soulèvements, des grands refus et des mouvements de protestation, on le comprend d’avoir été touché.

J’ai drôlement hâte d’avoir un peu temps pour faire un saut à NY.

CEILING PAINTING (YES PAINTING) 1966
Collection of the artist
Photo by Oded Lobl
Courtesy Japan Society, New York
©YOKO ONO

11 February, 2008

These boots are gonna walk all over you…

Comme j’ai l’air d’avoir acquis une certaine sagesse comme cela, mine de rien, une amie me demandait récemment comment on fait pour rendre un gars amoureux de nous. Heu? En volutes concentriques, j’ai répondu quelque chose qui ressemble drôlement à qu’est-ce que j’en sais. Mais en fait, ma réponse, elle est dans cette chanson de Nancy Sinatra. J’aurais pu aussi vous proposer, You’re the One that I Want, tirée de Grease, une autre chanson qui dit en substance, fais gaffe j’arrive, t’as besoin de tenir comme il faut.

Cela dit, il y a un temps pour le romantisme, or dans le répertoire de Nancy Sinatra, il y a aussi Summer Wine et Something Stupid. Ce qui en substance constitue un bon mélange de menaces et de promesses de bohneur. La vraie vie quoi.

“Are you ready… Start walking!”

10 February, 2008

Les chaussures magiques


Mise en ligne par Nadia 07

Elles brillent de tous leurs feux violacés, elles me permettent d’atteindre les 5′11″. Pas de doute, ce sont des chaussures magiques. Je vous entends me dire que c’est mauvais pour le dos, que c’est de la torture ou que sais-je encore… Je ne vous écoute plus, comme Dorothée je fais claquer mes talons l’un contre l’autre et je disparais.

8 February, 2008

Le jardin intérieur

Je racontais à une collègue que j’ai ma plante araignée depuis mon adolescence. Celles qui verdissent mon appartement viennent de boutures de cette plante et la plus grosse des trois - qui, je l’avoue est plutôt mal en point ces jours-ci - me suis depuis une dizaine d’années. Mais les plantes vont mal. Mon géranium rose, un dur de dur qui avait survécu à quatre étés et autant de transplantations, a passé l’arme à gauche, le rouge commence à tourner de l’oeil ou de la feuille, c’est selon. Le diffenbachia, de sa nature résiliente de plante toxique tient bon, mais les espoirs sont faibles. Les plantes tropicales se meurent doucement et ma violette africaine, qui me réjouit de ses fleurs mauves tous les printemps, semble ces jours-ci reconsidérer notre entente annuelle.

Vivement le printemps, la chaleur du soleil et le reverdissement…