Entrées de March 2008

29 March, 2008

Quand le design me prend…

3-28-grop1.jpg Depuis quelques années, j’ai le goût de changer le style de mes «intérieurs». J’ai un fantasme de planchers de bois sombre - à Ottawa les planchers de bois brun profond de la chambre à coucher m’avaient inspiré un style «colonie» océan Indien  - et un mobilier moderne (comme dans très 20e siècle) que j’opposerais à des murs peints en blanc coquille d’oeuf. Cette photo est très proche de ce que je vous décris ainsi, hormis le plancher que je changerais pour du bois sombre et j’ajouterais au lit quelques coussins en léopard, ma touche kitsch. Alors si vous voulez aussi rêver un peu visitez Apartment Therapy.

Photo tirée du site Apartment Therapy - New York
Site trouvé via Carl Charest

28 March, 2008

La vérité est souvent choquante (même pour soi)

Oui, je l’admets, j’aime Alice Cooper. J’ai vécu quelques années avec un grand fan de Cooper (aka Vincent Furnier) qui me racontait la biographie du chanteur tandis que nous écoutions ses grands succès. Only Women Bleed me fascinait, parce que la toune est accrocheuse, un peu choquante, mais aussi parce que c’est à cette époque que Cooper a rencontré sa femme, alors qu’elle était une jeune danseuse.

L’originale a été enregistrée en 1975, la version que je vous présente est de 1989, des années après que Cooper se soit fait planté là par sa femme, qu’il soit allé en désintox et qu’elle l’ait finalement repris. Notez que dans cette version il dit, « I smoke and drink and don’t come home at all », plutôt que de tout décliner à la troisième personne comme dans la version originale…

28 March, 2008

Le jour de la marmotte

Mais oui, je sais que c’est en février, mais je réfère au jour sans fin du film du même nom. Parce que je vous jure que par les temps qui courent, je pense que Phil Connors et moi avons le même ennui : tous les jours, c’est le même jour, avec les mêmes problèmes. Comme Phil, je profite de cet interlude pour apprendre toutes sortes de choses, ne pas finir mon mémoire (même s’il reste peu à faire), travailler mollement sur mes nouvelles et faire de la promo pour les beaux projets qu’on me confie.

Bon, le problème c’est qu’ ici c’est pas Hollywood ou Punxsutawney, alors au contraire de Phil, je viellis pareil. Voilà. Tant qu’à me lancer dans la procrastination à grand déploiement, je vais aller écouter un peu d’Alice Cooper…

26 March, 2008

Les devoirs de la semaine (à la manière de Fluxus)

Écrivez un voeux secret sur un bout de papier

Froissez le papier et mettez-le dans votre poche

N’y pensez plus

Si vous y pensez encore demain, réalisez votre souhait

La vie est courte, j’espère que vous retrouverez votre papier et le courage de réaliser votre souhait.

25 March, 2008

Les chemins de l’été…

Quand l’été reviendra, nous partirons tous deux
Dans ma belle camaro bleue, à ciel ouvert…

J’essaye toujours de ne pas présenter deux vidéos de suite, mais celui-là, je vous le réservais depuis quelques semaines déjà. Je vous le sers donc, en fin mars, alors que l’espoir est à son maximum, alors qu’on croit presqu’à un été prochain. Conteuse, je suis. J’avais aussi envie de vous raconter encore un peu cette époque, celle de la Maison du bohneur, celle où nous chantions à tue-tête ce genre de chansons chaque fois que le vin coulait un peu trop à flots…

Ah l’été! Les road trips, les toits ouverts… Avez-vous hâte?

Notez que cette chanson a été écrite par Luc Plamondon pour un chanteur-comédien populaire, Steve Fistet.

22 March, 2008

Tous les petits animaux en parlent… Saturnin aussi!

De cette série, produite en France à la fin des années «60» et diffusée ici au début des années «70», je ne gardais qu’un vague souvenir. Je me rappelais bien que Saturnin avait mauvais caractère, que la belette était vilaine, mais j’avais surtout retenu que tous les animaux parlaient entre eux et complotaient quand les humains n’y étaient pas… Des années plus tard, j’ai interviewé le chanteur Ricet Barrier, la voix de Saturnin, et, à la demande générale, il s’est mis à parler comme le petit canard. Un grand moment de radio…

Joyeuses Pâques à tous!

21 March, 2008

Guide d’utilisation du MOI MADAME™

Comme on m’a questionné à ce propos, je vous expliquerai comment utiliser le MOI MADAME™ pour vous amuser et dédramatiser vos échanges. L’expression est de moi, l’idée de trademarker tout ce qui je dis, c’est de Sof.

Principe de base
Le MOI MADAME™ connote une certaine attitude de défense grandiloquente et que l’on pourrait associer à un abus du théâtral dans les conversations banales. Ainsi, vous avez demandé l’heure et on vous a fait un discours sur le monde stressé. Mais là, où le MOI MADAME™ a un maximum d’impact, c’est dans les échanges avec les membres du sexe opposé ou du sexe qui vous intéresse, pour ne présumer de rien. Or, cela nous mène aux usages les plus fréquents…

Usages fréquents : exemples pratiques inventés pour vous
Vous demandez des nouvelles à un ex, plutôt que l’échange escompté voici ce qui s’en suit :

— Et puis, comment ça va ?
— Pourquoi ça irait pas bien ? je suis en amour…

Cette dernière réplique lorsque vous la rapportez à vos amis peut-être remplacée par et il ou elle me répondit, JE SUIS EN AMOUR, MOI MADAME™.

Vous avez une conversation avec, disons, genre, un truc inclassable et, du fond du cœur, vous dites :

— Alors fais attention à toi…
— J’ai [insérez : une blonde, un chum, trois amant-e-s, deux belettes, une souris verte], faque…

Quand vous racontez cet échange à vos amis, question de détendre de l’atmosphère et de ne pas vous prendre la tête, vous pourrez dire avec un clin d’œil et il ou elle me répondit, JE SORS AVEC QUÈQU’UN, MOI MADAME™.

Gestuelle associée à cette expression
Lorsque vous utiliserez le MOI MADAME™, pour obtenir un maximum d’effet, n’oubliez pas de lever un index revendicateur et un sourcil au besoin.

Allez-y gaiement, parce que MOI MADAME™, je ne suis pas du genre à limiter l’usage et le plaisir que vous retirerez de mes bêtises…

19 March, 2008

Un (autre) secret à mon sujet

Je déteste les gros téléviseurs. Je ne raffole pas des très grands écrans au cinéma non plus. Mais bon, au moins le cinéma je peux en sortir quand trop c’est trop. Avec la grosse télé, c’est différent. Elle est là, comme un personnage dans le salon. Elle me nargue. Écouter les nouvelles là-dessus c’est une expérience traumatisante. Le son est trop réaliste, l’image trop claire. Je dois tourner la tête trop de fois pour ne pas voir.

J’aime mon petit téléviseur de 14 po, celui que mes parents m’ont offert quand je suis partie de la maison. Il n’est pas jeune, non, non. Il a été chez le docteur des télés deux fois en carrière. Les piles de sa télécommande tiennent avec du scotch tape (un ex avait essayé de me prendre la télécommande, grave erreur, je ne suis pas ce genre de fille, MOI MADAME™). Mais, j’aime ça moi, une petite télé qu’on met au pied du lit et sur laquelle on peut écouter les nouvelles le matin ou voir le temps qu’il fera au coucher.

retrotv.jpg

Tiens ce matin, au réveil j’ai appuyé sur ON (ça demande du doigté parce que les chiens ont grignoté les boutons) et je me suis trompé de poste. Alors plutôt que les nouvelles, je suis tombée sur un clip de Madonna qui chantait Hung up en dansant avec du monde vraiment, mais vraiment beaucoup plus jeune qu’elle. Tout d’un coup je me suis sentie jeune et presque cool. J’aime ma petite télé (et elle m’aime aussi de toute évidence).

En plus sur ma petite télé, il faut savoir l’âge et les défauts des gens, car on ne voit pas vraiment les détails…

17 March, 2008

Impertinence-s

Je me demande parfois si jamais quelqu’un aura le courage de me voler mon idendité. Imaginez-vous, arrivant dans un magasin Léon prêt à acheter tout votre mobilier sur une carte de crédit à mon nom. D’abord, vous pourriez vous forcer, tout le monde sait que je ne me tiens pas là, MOI MADAME™. Et, là, le monsieur vous dit : «Euh, madame Sira, Serailli, Serayo, Sirocco… Ça se prononce comment ?» Vous répondez spontanément, pas la moindre, crisse d’idée… C’est mal barré pour votre shopping su’ mon bras.

16 March, 2008

Le premier signe du printemps…



Bunnies are never not awsome…
Mise en ligne par Nadia 07

Certaines des mes amies lorgnent du côté des jupes fleuries et des robes sans manches, pour ma part l’annonce d’un possible printemps prochain est arrivée quand mes yeux se sont posés sur ces chaussures Converse parsemées de lapins au relief velouté. Dedans, y’a d’écrit : Bunnies are never not awsome. Pâques peut arriver, je suis équipée pour y faire face!

14 March, 2008

Des journées entières dans les arbres

Un vendredi passé à la maison, entre les courriels de boulot, le mémoire à finir et le lavage à faire. Comme tout est dans tout, Yoko avait encore le fin mot pour moi:

« In entertaining your guests, bring out your laundry of the day and explain to them about each item. How and when it became dirty and why, etc. »

Yoko Ono, 1963 Summer, dans Grapefruit

Encore un week-end où les petits jeux de société connaîtront de hauts sommets…

13 March, 2008

Débranche, débranche tout

Serez-vous surpris si je vous dis que je suis vaguement hyperactive? Tellement que je me fatigue souvent moi-même. Je fatigue un peu les autres aussi au passage. Juste comme ça. Cela dit, à tout moment, il me prend des envies de me débrancher, de ne plus donner de nouvelles, de ne plus en prendre, de ne plus être sur tous les réseaux sociaux à la mode. Comme à l’époque où je devais choisir entre le téléphone et Internet. Ça me laissait moins de possibilités. Alors j’écoutais de la musique en parlant au téléphone… Tiens, en ce moment je vous écris en écoutant les dernières trouvailles de Saravah, une étiquette que j’aime bien. Les rois du slowbizz qu’ils s’appellent, parce que, disait Pierre Barouh, «y’a des années où on juste envie de rien faire»…