Entrées de March 2008

13 March, 2008

Slim Whitman dis-moi comment tu fais ça…

Y’a pas à dire, son yodel faisait exploser la tête des extraterrestres dans Mars Attack! et moi ça me jette en bas de ma chaise. Slim, c’est tout un homme, parce que yodeler comme ça en complet rose à paillettes tout en restant viril, ça tient du surnaturel. I’ll be calling youhouhouwouhouhouhouhou…

11 March, 2008

Si par un soir d’hiver un voyageur…

Même si j’avais bien avisé les protagonistes de cette comédie - qui paraissait nettement plus drôle sous l’effet du vin gratuit de lancement - je ne l’avais pas publié, par un concours de circonstance où finalement je n’ai rien gagné… Mais, comme Gé a jugé bon de m’en reparlé à l’heure du lunch, je me suis dit, allons donc, pourquoi pas, tu en a fait de pires…

Voilà, vendredi soir, Gé et moi sommes allées au lancement de saison des Éditions du marchand de feuilles. Cette petite maison d’éditions tenue par l’auteure Mélanie Vincelette publie la revue Zinc où (allons-y pour un peu d’autopromo) un de mes textes paraissait en juillet 2007. Or, sitôt arrivées, j’aperçois Nicolas Langelier qui (allons-y pour la promo d’autrui) venait de remporter le combat des livres avec La logeuse d’Éric Dupont (cette soirée aurait par ailleurs pu se nommer en attendant Dupont). Nicolas a lui aussi publié dans Zinc, mais un texte de réflexion sur les blogues dans le numéro d’automne consacré à la question.

Je connais peu Nicolas, mais déjà nous avons un scénario d’entrée en matière pour chaque conversation : feindre la superficialité en toute chose. Enfin, c’est mon analyse superfétatoire de la chose, je pourrais me tromper. Donc, tandis que certains demandaient à la ronde et, de façon accessoire à Nicolas, comment on pouvait oser détrôner Marie-Claire Blais pour un « jeune auteur », je lui tins à très haute voix à peu près ce langage :

- Marie-Claire Blais? Ça me dit quelque chose… C’est bien celle avec le gros toupet dans les yeux qui écrivait en caps lock avant que ce soit la mode?
- Oui, oui, c’est bien ça, le gros toupet dans les yeux, le terroir, pis les caps lock. Et, n’oublie pas les paragraphes pas de ponctuation, pas de point rien, rien, rien… pas de point, je te dis.

Gé nous regarde, un peu mystifiée par cet étrange échange «littéraire», et sent le besoin de préciser qu’Une saison dans la vie d’Emmanuel - outre le fait que c’est «le consensus de profs de cégep barbus», dirait Nicolas qui, de toute évidence en a contre l’abus de pilosité dans la littérature - est un chef-d’œuvre. Stickée sur mon affaire, ramène mon histoire de caps lock, un trait incontestable de l’avant-gardisme de cette auteure. Nicolas acquiesce le plus sérieusement du monde. Gé, habituée à mes facéties, rit un peu, mais elle se demande vraiment si l’autre là, le gars, est sérieux.

Dix minutes plus tard, Gé comprenait finalement que le Nicolas qui s’amusait ainsi à rire des icônes de la littérature québécoise était le Nicolas du combat des livres.

Éric Dupont est finalement arrivé et comme dans toutes les bonnes histoires, il nous a entraîné dans un resto portugais du Plateau et nous avons fraternisé entre le calmar, la sardine et la saucisse. Salutations à Éva et Pierre-Yves aussi en scène par ce soir d’hiver neigeux.

8 March, 2008

Journée internationale des femmes

Que pourrais-je vous dire sur la question qui ne serait pas un truc ressassé sur les questions toujours en évolution dans les dossiers des femmes? Je me contenterai donc de vous faire un petit commentaire sur l’appelation de ce jour du 8 mars. Il y a déjà une quinzaine d’années, les Québecoises comme beaucoup de femmes francophones de par le monde ont décidé d’utiliser Journée internationale des femmes, plutôt que Journée de la femme afin de donner un sens plus inclusif à ce nom et pour le différencier des patentes quétaines, genre salon de la feummme.

Or, Condition féminine Canada revient avec la Journée de la femme (probablement une traduction du nom anglais), alors que le Conseil du statut de la femme maintient Journée internationale des femmes. Devinez ce que je préfère?

Bonne journée les filles!

8 March, 2008

« Les dents serrées, les mains gercées, les batteries à terre »

Je déteste parler du temps qu’il fait. Neigera-t-il, neigera-t-il pas? Je m’en fous assez souvent. Mais ces temps-ci, notre neige quotidienne commence à m’ennuyer. Déneige l’auto, change l’auto de rue, creuse une niche pour l’auto sur la rue… Il y a des romans qui se sont écrit en moins d’heures que le temps que j’ai consacré à mes activités individuelles de déneigement. Mais le pire, le pire, c’est la grisaille, le vent, le froid, le gel.

Or, moi qui abhorre les discussions météorologiques, je me surprends à glisser dans toutes mes communications une allusion à la neige et à ce printemps qui ne viendra peut-être pas. En échangeant avec un ami sur un projet d’écriture, j’insérai donc entre deux remarques qu’il allait encore neiger et que ça me foutait en rogne. Il me répond qu’en effet nous ne l’aimons pas beaucoup cette neige, elle, qui pourtant doit nous aimer beaucoup, puisqu’elle revient presque tous les jours nous visiter.

Au moins, ça m’a fait sourire. Et avec l’hiver qu’on a, sourire, quand on parle de neige, c’est un luxe.

Écrit de Québec…

2 March, 2008

Grease : si seulement Sandy et Danny avaient été amis sur Facebook

Imaginez comment le film aurait été plate. Pas de course automobile pour impressionner les filles, pas de dates ratées, que des « Sandy feels like Sandra Dee », « Danny thinks: what will they say Monday at school… Oh Sandy! ». Avant les messages texte, les courriels et autres truchements de la communication, garçons et filles devaient raconter leurs histoires d’amour, comme cela, à frette, dans les gradins du centre sportif ou les bancs de la cafétéria de l’école. Y’à pas à dire, la vie était difficile. À cette époque préhistorique de l’information, on ne pouvait pas, juste de même, faire suivre un courriel, une conversation textée ou un échange Facebook pour avoir une seconde opinion. Non, il fallait raconter les faits, narrer son récit, voire le chanter, avant que nos pairs puissent émettre leur opinion.

Cela n’a pas empêché Sandy et Danny, après de multiples malentendus, quelques étreintes sitôt esquissées, sitôt ratées, de bénéficier de l’expertise de leurs amis pour enfin s’avouer leur amour. Et pis, là, plutôt que de remplacer « it’s complicated » par « in a relationship with Danny », Sandy a du faire une chorégraphie complexe où elle devait chanter, « you’re the one that I want ». Soyons honnêtes, à côté de ça, la guerre des tranchées, c’est de la petite bière. C’était dur la vie à cette époque.

Chut! Ne le dites à personne, mais j’ai encore une photo officielle de John Travolta dans mes tiroirs, un cadeau d’un ami qui savait combien je le trouvais beau. Et côté look, si j’ai je suis plutôt Rizzo, côté psychisme je suis plutôt nouille comme Sandy… Une chance que j’ai le MDUF pour m’émanciper!

2 March, 2008

Prismes d’yeux ou comme, genre, ma chronique mondaine


Le MDUF dans toute sa splendeur



C’est un peu par hasard que mon week-end de presque trois jours aura débuté avec une activité de Montréal en lumière pour se conclure avec la fameuse Nuit Blanche.

Jeudi

Mon amie Krista avait réservé une table chez Joli Fou pour la soirée spéciale du chef Jamie Kennedy. Le menu constitué de produits du terroir choisis avec soin et apprêtés tout simplement était associé à une sélection de vins présentée par le sommelier de Kennedy. Comme nous avions apprécié le Riesling ontarien de Charles Baker, notre sommelier a eu la gentillesse d’envoyer ledit Charles Baker à notre table, afin qu’il nous décrive ses expérimentations vinicoles. Ce qui a été distinctif de cette expérience culinaire, c’est la présence des collaborateurs de Jamie Kennedy qui animaient littéralement la soirée.

Après ce copieux dîner, nous avons pris le chemin de StationC qui tenait son party d’ouverture. Le MDUF (mouvement des décolletés unis de Facebook) y était représenté par Caroline, Sof et moi-même. Les bureaux partagés de StationC sont ouverts depuis le début de février et le concept n’a pas fini de faire jaser.

Vendredi
J’avais rendez-vous le matin avec M-C et Chris pour discuter de la relance de Vu d’ici et envisager de nouvelles façons d’utiliser les blogues. Le projet de M-C prend forme et croyez-moi, vous en entendrez parler dans les prochains mois. Au beau milieu de notre déjeuner, Gio (oui, mon papy) appelle pour m’informer qu’il est à Montréal. Je lui propose de se joindre à nous, ce qu’il a fait. Il a été enchanté de rencontrer M-C et Chris. En fait, Chris et lui se sont lancé dans de longues conversations animées sur le sans-fil, les trains et tutti quanti.

La journée s’est conclu par un dîner au resto avec mon amie Vivi, Gio et Mikel. Oui, côté resto j’exagère.

Samedi à dimanche…
Visite au Ikea avec Gio et Sof. Ces deux-là s’entendent comme larrons en foire et ont un fun fou à parler de sujets qu’on éviterait à table… Et oui, Sof et mon père tiennent ensemble des propos dignes d’un vestiaire de hockey.

En soirée, un autre souper, cette fois-ci avec Avigail, Ligia et leurs amies. Ensuite, Avigail et moi sommes parties faire le tour de quelques activités de cette Nuit Blanche qui concluait le festival Montréal en lumière. Nous nous sommes arrêtées à Ex-Centris et avons dessiné des modèles vivants – on nous offrait les crayons et les tablettes – pendant au moins une heure, puis après avoir constaté la grande affluence aux autres activités nous avons fini tout cela à la Casa del Popolo.

Quelque part dans ce week-end, j’ai échappé mon cellulaire, brisé l’écran, or je suis phoneless à mon grand désespoir!