Entrées de April 2008

7 April, 2008

You’ll never get old…

La dernière que les espadrilles Converse étaient à la mode, on écoutait entre autres Tones on Tail. C’était en 1984, j’avais plus ou moins la même coupe de cheveux que maintenant, Madonna était hot et mes amis et moi chantions Like a virgin sur la rue. Tourner en rond, c’est-tu ça?

Allez, à GO! On spinne!

5 April, 2008

Faque, à-propos des blogueurs…

Le mois dernier, Laurent nous avait demandé si les blogueurs étaient plus ouverts d’esprit que le reste de la population. Fatiguée d’être de la matière à bonus chaque mois, tout en dégustant une bonne poutine, j’avais songé à ma réponse et ressorti pour l’occasion mes talents de porte-parole. Bon, mon rire de Castafiore a encore garni la vidéo bonus, mais au moins j’avais laissé ma trace. En regardant qui pointe ici, j’ai trouvé le blogue de Virou qui a non seulement écouté la vidéo, mais transcrit mes propos pour les commenter.

Faque, comme je dis souvent (en fait un peu trop), mes efforts ont porté fruit, j’ai dit quelque chose qui a intéressé quelqu’un (outre Sof qui dans la vidéo dit qu’elle pense comme moi).

5 April, 2008

Allô Christo? C’est Régis!

Régis Labeaume, le maire de Québec, vise toujours plus haut et ne semble pas se garder de réserve lorsqu’il s’adresse aux médias. C’est quelque chose que je remarque depuis son entrée en poste et je pense que ça lui nuira tôt ou tard. En fait, si les médias avaient le temps de regarder de plus près les déclarations de Labeaume, il verrait qu’il raconte parfois des fadaises. C’est beau de tout promettre, mais vous savez ce qui est arrivé au petit garçon qui criait au loup…

Parlons d’un dossier qui m’intéresse… Le Manège militaire est en flammes : Labeaume lance qu’il pourrait le faire emballer par des artistes, voire par Christo lui-même. Hahaha! comme ils disent sur Internet. Le projet de Central Park réalisé en 2005 par Christo avait coûté plus de 20 M $ et demandé deux ans de planification. Et, l’art contemporain, surtout celui de Christo, ça se paye sans commanditaires commerciaux et ça demande des contrats d’assurance béton pour les risques aux visiteurs etc.

Maudit spin politique, tout le monde raconte plein de trucs et fait du namedropping impunément sans même googler avant…

Ayant fréquenté le milieu politique je me demande, mais c’est rhétorique : A-t-il ces idées-là lui-même ou se fie-t-il à un attaché de presse mégalo?

4 April, 2008

Mais où est donc Carnior?

 Mercredi soir, c’était le Yulblog. Retour à la normale saisonnière, André nous attendait carnet en main avec la question du mois et Laurent avec son instrument de torture, une caméra dont la puissance de la lampe vous ferait avouer n’importe quoi. Jouxté à toute cette action, se tenait un pré-événement de lancement pour les blogueurs d’Entendu à Montréal, le livre, en présence de l’auteur Frederic Rappaz. Puisque ce jeune homme aime beaucoup les parenthèses, je m’en permettrai une afin de brosser un portrait tout en nuances de ce blogueur-auteur.

Voilà donc. Tandis que je lui fais la bise et le félicite, Rappaz plutôt que de répondre, «merci, c’est bien fin», me glisse à l’oreille (vous trouvez cela encore cute, mais attendez la suite) cette formule de politesse éprouvée, «t’as mangé quoi? tu sens rien que la frite ». Sof (qui avait subit le même traitement de faveur) et moi en avons été quitte pour nous renifler mutuellement les cheveux tandis que nos chums essayaient de nous convaincre que nous étions deux fleurs délicates que même l’odeur de la poutine ne pouvait atteindre. Mais, mais, mais, le mal était fait.

J’étais contrariée, mais bon, c’est ce qu’on gagne à fréquenter des gens contrariants (je plaisante Le Fred L. ne monte pas sur tes grands chevaux). Or donc, je n’en étais pas à mon dernier agacement : André Nantel, dans un effort à la hauteur de son statut de chercheur, toujours prêt à expérimenter au nom de la science, nous demande d’inscrire dans un cahier notre plus grosse gaffe à vie. J’avais bien quelques idées, voire une liste searchable par sujet, date et thématique, mais de là à me commettre… J’écorniflai donc tout ce que les autres avaient avoué et je passai mon tour. Je suis en relations publiques, j’essaye de m’en tenir aux faux aveux.

Je me plais à dire que les mots sont un filtre pour dissimuler ou civiliser nos émotions et ajouterai-je, c’est pour cela que l’alcool a été inventé. Faque au retour, dans la voiture, en manque d’échanges vrais, je commence une phrase ainsi, «or donc, mais encore, car…»… Sof répond, «ah, ben vraiment? Or-donc-mais-car?» S’en suivit cette brillante conversation, que dis-je, un morceau d’anthologie :

— Mais où est donc Carnior?

— Ornicar, tu veux dire?

— On disait mais-ou-et-donc-car-ni-or par chez nous…

— Et bien, mais il était où en fait?

— Tu veux vraiment savoir? La rumeur dit qu’il avait foutu le camp avec En-de-à, la fille des prépositions…

Et après cela, les plus cools d’entre-vous me diront qu’il ne se passe jamais rien à Yulblog. Parce que si nous sommes vraiment honnêtes, ce qui est intéressant dans les rencontres mondaines, ce n’est pas ce qui se dit, mais tout ce qui ne se dit pas… à voix haute.

1 April, 2008

Être une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile…

Ah ! Les souvenirs… À l’époque où Cookie Dingler chantait cette ode aux femmes libérées, j’étais au secondaire. Pour Dan et moi, la toune était amusante, mais elle ne nous touchait pas du tout, du tout. Elle nous faisait penser à la mère d’un de nos amis qui était uber cool, s’habillait fichetrement plus jeune que nos mères (et mieux que nous), avait les cheveux roux flamboyant et avait un genre de petit machin tatoué ou dessiné, je ne sais plus, sur sa pommette gauche. Je compte encore parmi mes parfums préférés Rive Gauche de Saint-Laurent, la fragrance qui planait partout chez notre ami, même sur le chat de la maison.

Femme libérée me fait encore rire, mais un peu moins quand je médite à ces beaux vers : Ne la laisse pas tomber / elle est si fragile / être une femme libérée / tu sais c’est pas si facile. Un grand poète ce Cookie (mais sa mère n’était vraiment pas cool si elle l’a appelé ainsi ).