Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs

09/03/2010

Quoi de mieux quand on cherche un emploi ou on reçoit une offre que de demander à ses proches leur opinion sur le possible employeur? Aujourd’hui quand on veut une opinion, on peut se tourner vers les réseaux sociaux. Et, disons-le, les entreprises qui ont à craindre à ce propos ont plutôt peur d’interagir et ne se manifestent pas trop sur les médias sociaux…

Toutefois, alors que presque tous les sites de recrutement utilisent les principaux médias sociaux pour rediriger les candidats vers leur site Web, je constate un phénomène à tout le moins intéressant : l’employeur bashing. Alors que peu de nous oseraient critiquer leur employeur ou ex-employeur sur leur blogue ou de façon publique, l’impression de cercle restreint que donne un réseau comme Facebook et la rapidité avec laquelle on peut commenter un sujet, donne lieu à moins de censure. En effectuant leur recrutement par un site spécialisé, les employeurs qui ont une réputation discutable ne semble pas avoir prévu le facteur médias sociaux…

Voici un exemple, dans ce cas-ci un employeur mauvais payeur, que j’ai sélectionné, car on peut imagine que les candidatures n’abonderont pas. D’autres employeurs essuyaient des commentaires ironiques, mais qui faisait réfléchir. Que cela soit justifié ou pas, avant d’accepter un emploi dans ces endroits, je contacterais les commentateurs.

Extrait de la page du Grenier aux emplois sur Facebook

Tags: ,

19 Commentaires Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs

  1. Véronick Raymond on 10/03/2010 at 00:49

    Oh quel bel exemple! éloquent! et très inspirant :)

  2. Bernard Bujold on 10/03/2010 at 08:58

    Il y a autant d’employeurs malhonnêtes que de gens malhonnêtes. Croire le contraire est faire preuve de naïveté!
    Je me souviens d’une maison montréalaise de production en cinéma qui avait fait travailler son équipe tout le week end en temps supplémentaire pour finir le montage du film et pouvoir encaisser l’avance de fonds du gouvernement. Aussitôt le chèque déposé, les producteurs ont fermé les portes et déclaré faillite ne payant aucun des pigistes qu’ils avaient fait travailler sans arrêt durant les mois précédents en leur promettant le paiement dès que la subvention entrerait.
    Un autre cas bien connu est la maison montréalaise de producteurs de disques qui ont attendu la journée du paiement de leur subvention pour fermer immédiatement boutique laissant les artistes sans aucun support.
    Les exemple sont multiples.
    La première question à se poser devant un nouvel employeur: Est-il solvable?
    Bel article de ta part.

  3. Keeg on 10/03/2010 at 10:33

    Effectivement, le recrutement risque d’être difficile.

    Maintenant, le problème, c’est se sont souvent les mécontents qui prennent le temps de s’exprimer. D’où la nécessite de contenter tout le monde et de maitriser sa communication. Attention, je ne parle de pas de cet exemple mais d’une globalité.

  4. Jean-Francois Poulin on 10/03/2010 at 10:59

    Très belle constatation en effet et les médias sociaux ont un impact beaucoup plus large en effet comme je le disais dernièrement sur Twitter. Ne serait-ce qu’au niveau de l’embauche et de la disparition éventuel je l’espère des systèmes automatisé qui demandent de produire un CV. Systèmes qui ont tendance a m’énerver par leurs complexité d’ailleurs..

  5. Etienne Denis on 10/03/2010 at 11:09

    Je suis employeur. C’est une évidence qu’il est impossible de satisfaire 100% de ses employés, en particulier les ex employés. Même chose pour les pigistes (je suppose que les gens qui n’ont pas été payé en 3 mois sont des pigistes?).

    Sauf que… sauf que ouf!

    Si on disait tout ça de moi, c’est sûr que je ferais deux choses :
    1. Je répondrais publiquement, je m’expliquerais. J’utiliserais un ton très respectueux, évidemment.
    2. Je demanderais à des employés et ex-employés satisfaits de publier une contre-opinion.

    Et si j’avais la moindre difficulté à trouver des volontaires pour le point #2, je me poserais de très grosses questions sur mon style de gestion.

    Cet exemple illustre très bien la nécessité de faire une veille sur les noms de ses marques et de son entreprise.

  6. Baillairgé on 10/03/2010 at 11:37

    Il y a une case sous le logo de la page Grenier qui averti : «les commentaires désobligeants envers les employeurs seront supprimés.» J’ai bien hâte de voir ce qui sera considéré comme désobligeant et ce qui sera considéré comme exprimer son opinion.

  7. [...] Quand a la vision 2.0 de ce que nous pouvons dire des entreprises je trouve très pertinent l’article de Nadia [...]

  8. Nadia on 10/03/2010 at 12:43

    Je lis tous vos commentaires et quelques points me font réfléchir…
    Bernard : oui,les pigistes sont plus vulnérables, car même dans une faillite, les salaires sont protégés et dans le cas d’un organisme avec CA, le CA est responsable du paiement de salaires, il a donc intérêt à surveiller de près.
    Étienne : Ta démarche est vraiment bien expliquer et la bonne. Cela dit, si l’employeur n’a pas l’intention de trouver une solution à ce qui apparaît comme un problème, il n’aura peut-être pas envie de confronter les insatisfaits.
    Keeg/JL : Ton constat est vrai et il l’était aussi du temps où j’ai fait du service-client par téléphone “circa” 1990, c’est-à-dire, que personne ne prend le temps de dire qu’un service était excellent, mais quand ça va mal, on est prêt à téléphoner, écrire et tutti quanti. Avec les médias sociaux, la réaction est tellement facile et immédiate : tu ouvres ton ordi et tu suis la vague, en plus tu es appuyé… Les compagnies doivent donc y penser et avoir un petit scénario de communication (ma théorie est qu’un plan de com n’est plus complet sans un scénario incluant les médias sociaux) pour les clients/employés insatisfaits.
    JF : Oui, ces critiques concertées n’auraient pas existé sans les médias sociaux.
    BaillargéM : Je suis aussi très curieuse de voir comment Grenier va protéger son client… Il me semble qu’ils ont une grande responsabilité dans la sensibilisation à leurs méthodes et les conséquences possibles.

  9. bertrand roussel on 10/03/2010 at 17:46

    RT @jeanlucr: Réseaux sociaux : Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs http://j.mp/cuzRDE RT @etolane

  10. Pascal Uccelli on 10/03/2010 at 18:14

    RT @jeanlucr: Réseaux sociaux : Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs http://j.mp/cuzRDE RT @etolane

  11. Satyagraha on 10/03/2010 at 18:18

    RT @pascaluccelli: RT @jeanlucr: Réseaux sociaux : Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs http://j.mp/cuzRDE RT @etolane

  12. Simon Lauzier on 10/03/2010 at 19:08

    RT @jeffpoulin: RT @PhilippeMartin: Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs « Chez Nadia http://bit.ly/aJtccW #fb #rh #web2.0

  13. Dorothée on 10/03/2010 at 19:23

    Le revers de la médaille ! RT @jeanlucr Réseaux sociaux : Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs http://j.mp/cuzRDE RT @etolane

  14. Grumly on 10/03/2010 at 21:42

    Et pas que pour eux RT @jeanlucr: Réseaux sociaux : Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs http://j.mp/cuzRDE RT @etolane

  15. Pierre-T Choquette on 11/03/2010 at 00:24

    Nouvelles réalités pour les mauvais employeurs via le blogue de @cheznadia http://tinyurl.com/ycrbol3

  16. [...] http://www.hiphopnews24-7.com/ http://www.hip... 3 Tweets Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs « Chez Nadia 3 Tweets Internet : un droit fondamental pour 4 personnes sur 5 dans le monde [...]

  17. Nadine Conan on 13/03/2010 at 21:36

    RT @easystudio: Les Médias Sociaux, une nouvelle réalités pour les mauvais employeurs http://bit.ly/cZA0n1

  18. Jeff Ruest on 16/03/2010 at 18:03

    RT @TopsyRT: Une nouvelle réalité pour les mauvais employeurs http://bit.ly/bHUC92

  19. Seine et Foret on 21/03/2010 at 23:11

    RT @easystudio: Les Médias Sociaux, une nouvelle réalités pour les mauvais employeurs http://bit.ly/cZA0n1

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*



Archives… 2002