29 Comments









  1. La publicité, c’est le Saint-Graal de la survivance sur le web aujourd’hui, et mon projet Le Globe n’y fait pas exception, bien sûr.

    Mais s’il est possible d’engranger des revenus publicitaires, pourquoi ne pas en faire profiter les blogueurs, et généreusement? Le problème avec le Huffington Post à mon avis, c’est qu’il élimine cette possibilité à la base. Par contre, on ne pourrait pas dire qu’il s’en cache…

    Pour ton information, nous aurons chez nous les textes futurs de Françoise David et Amir Khadir, et nous espérons que d’autres personnalités se joindront à nous :

    http://leglobe.ca/blog/2011/12/huffpostqc-qs-ne-recule-pas-et-meme-avance-vers-nous/

    Pour ma part, je suis blogueur depuis assez longtemps, et assez impliqué pour espérer un jour en vivre. Je ne crois pas que la visibilité que pourrait m’offrir le HuffPostQc soit l’ultime chemin à prendre…









  2. Author

    Pascal/Renart : Tout à fait et le modèle de réunir plusieurs blogueurs sur un site pour multiplier les points de vue et les clics fonctionne… Une fois qu’on veut vendre de la publicité il faut toutefois s’atteler, car cela demande une équipe de vente et de soutien technique.

    Mais bon, ton nom n’est plus à faire et Le Globe saura certainement trouver sa place dans cet échiquier des publications collaboratives en ligne.

    Joyeuses Fêtes!

  3. Un court (enfin presque) commentaire pour dire a Nadia qu’elle a raison. Entièrement raison. Je ne duperai personne sur ce point. Je le dis sans ironie. Oui, nous sommes d’accord. Eh oui, nous sommes contents que les pigistes bloguent. (Et je précise ici qu’il n’est pas question pour nous d’une ferme de blogues). Oui, nous allons dire dans nos relations avec les annonceurs qu’il y a des blogues, des discussion, des commentaires sur Voir.ca. Nous disons ainsi que notre site est dynamique, qu’il s’y passe quelque chose.

    Pourquoi? Parce que nous voulons faire du fric. Pourquoi faire du fric? Pour payer des photographes, des pages couvertures splendides, des journalistes permanents, des pigistes, des chefs cuisiniers qui font des recettes qu’on peut voir gratos sur le web, une émission de télévision qu’on peut regarder gratos, où on paye des artistes, des réalisateurs, des caméramans, des collaborateurs, etc… Du contenu!

    Et un des rares contenu culturel dans l’offre actuelle…

    Et pourquoi tout ce contenu? Pour parler de livres, de théâtre, de musique, de scène émergente et alternative, publier un calendrier culturel et faire de tout ça un média gratuit et indépendant que les passants peuvent lire gratuitement. L’objectif? Inviter les gens à sortir leur fric et l’investir dans des contenus, des contenus, des contenus, des contenus et encore des contenus.

    Et vous voulez un aveu? Je le dis sans aucune gène. En écrivant cela, en prenant position pour la valeur du contenu, je suis en pleine opération marketing. Eh oui. Nous défendons la mise en valeur des contenus. C’est notre marque de commerce.

    Il est là le nœud gordien de ce que nous pointons comme problème actuellement : Le contenu, selon ce qu’on nous dit, ne vaudrait rien.

    Une idée qui est une une menace pour toute la chaîne alimentaire que je viens de décrire. Et ça, quand je dis ça, je ne fais plus du marketing, je fais de la politique.

    @+

    S.

  4. Author

    Simon, je suis agréablement surprise que le débat arrive à ce point. C’est-à-dire à parler de la mission du Voir et des raisons qui peuvent porter des blogueurs à se commettre chez vous. Les blogueurs ne bloguent pas tous en vue d’une gloire, d’une ouverture en journalisme ou d’un cachet minime, mais bien parce que business privée ou pas, certains sont fiers de s’associer à la mission culturelle du Voir. J’ai écrit pour Voir à Québec dans sa version papier – il faut maintenant le préciser – et si les six à huit feuillets par mois qu’on me commandait ne suffisaient pas à payer le loyer, j’étais quand même fière d’écrire sur les arts visuels pour une entreprise qui donnait encore un espace à l’art actuel et au théâtre expérimental.

    Pour ce qui est du Huffington Post Québec, j’espère que le contenu ressemblera à ce que j’apprécie de la version américaine. On ne peut pas encore en juger, il faudra voir qui sont les journalistes embauchés et le type de couverture qu’on attend d’eux.

    Je base toujours mes décisions d’association sur mon instinct et je n’hésite pas à mettre fin quand je considère avoir été trop optimiste. Cela, toute la toile le sait…

    À titre d’ex-relationniste, je me dis que votre entreprise doit vous apprécier Simon Jodoin, car vous la défendez bien.

    On s’en reparle comme ils disent 😉



  5. Je te retourne les souhaits bien sûr! Passe du bon temps! (Et on espère avoir une réponse après ça?) 😉

  6. Vous terminez en disant:

    Ventes de publicités pour les entreprises et communication non passée par le filtre du journalisme pour les autres, c’est peut-être à ça que toute cette histoire se réduit. Si c’est inquiétant pour la profession du journalisme et surtout pour les pigistes du domaine, c’est un modèle qui s’est affirmé au cours des dernières années, que le Voir exploite aussi bien que les autres et qui n’a pas été inventé par le Huffington Post.

    J’attends la suite de ce texte. Il me semble que la réflexion en est rendue là et qu’il faudrait s’interroger sur le futur que nous voulons, face à l’information qui nous est offerte.

  7. Author

    Pascal, vous lisez bien… J’ai produit ici un état présent de la question : ce que ces blogues signifient pour les entreprises et ce que cherchent les blogueurs qui participent. Il reste à réfléchir sur les déclinaisons possibles d’une information de qualité. Ce matin, avec un journaliste de Québec, j’ai abordé la question de Twitter, où en entrant des mots-clics comme “tahir” ou “égypte”, on bascule dans une masse de photos, de liens et de commentaires sur un sujet chaud. On peut s’y perdre des heures. Cependant, la télé nous proposera 1 : 30 sur le même sujet avec en boucle la même séquence qui tourne partout ailleurs.

    Cette réflexion pose donc les paramètres d’un modèle d’affaires actuel et il reste à voir comment dans ce type de modèle ou dans son évolution, nous pouvons proposer un traitment de l’information opposé à une certaine indolence.

  8. Mais on peut partir de plus loin que ça encore. Parce que l’idée d’un “modèle d’affaires” pour une information de qualité, diversifiée, fouillée, etc., elle a elle aussi été explorée de multiples façons, même avant Internet (ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas continuer) et dans le cas des pigistes en particulier, la dégradation des conditions de travail est quantifiable: certains éditeurs paient le même tarif au feuillet qu’il y a 30 ans, et pour survivre, il faut produire plus vite, plus court, avec moins d’entrevues, moins de recherches. Ça n’empêche pas que de l’excellent travail continue de se faire, comme je suis sûr que vous en faites, mais c’est un “modèle d’affaires” qui conduit inévitablement à un mur si on réfléchit en terme de qualité d’info plutôt que de rentabilité: un grand nombre de professionnels de talent changent de métier, ou bien se cantonnent aux sujets “vendeurs”.

    Or, quelles conséquences ont l’arrivée des blogueurs? Encore plus de contenu gratuit. De plus en plus de futurs éditeurs ne seront que trop heureux de l’utiliser, peu importe leur qualité. Ne vous méprenez pas, j’ai toujours été le premier à défendre la qualité du travail produit par certains blogueurs. N’empêche que pour beaucoup d’éditeurs, la qualité est secondaire, tant que ça attire de l’achalandage.

    Je crois donc que la prémisse “il faut trouver un modèle d’affaires” est incomplète pour une réflexion sur le futur de l’information, parce que nous, journalistes et blogueurs et auteurs, sommes débordés sur nos flancs par des entrepreneurs qu’ils l’ont déjà trouvé, le modèle d’affaires. Le HP américain en est un, il fonctionne très bien, et il n’a cure de nos doléances.

  9. Author

    Si je dois compléter, je préciserai d’abord queje suis plus rattachée au milieu des affaires qu’à celui du journalisme et c’est à ce titre que le HP s’intéressait à mon travail. Donc, un modèle d’affaires équilibré devrait permettre de rémunérer les journalistes ou blogueurs et leur offrir un contexte favorable à la production de texte et de matériel de qualité. Un blogueur non rémunéré fera des papiers d’opinion, traitera une question selon les quelques documents à sa portée et ne pourra se permettre de recherche trop avancée ou de production de matériel graphique.

    Pour vraiment évaluer ce que sera le HP Québec, il faut qu’il existe et que nous connaissions les conditions dans lesquelles s’effectura le travail journalistique…



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