Tweeter, le pigiste et le Bye Bye : quand un pigiste met ses collaborateurs dans l’embarras.

En 2012, faudra-t-il que les entreprises médiatiques s’assurent que leurs pigistes sachent utiliser les médias sociaux avant de laisser accoler le nom de leur entreprise au profil de leurs collaborateurs? Quand je vous dis cela, je pense avec mon chapeau de communicatrice. Ce faisant, je me mets à la place de celui ou celle à l’Agence QMI qui a dû écrire un communiqué pour dissocier son entreprise des commentaires insultants d’un de ses pigistes à l’endroit de Véronique Cloutier. Oups!

Eh, oui, 2012 était à peine entamée, qu’une vague de controverse soulevait les médias sociaux. Un journaliste pigiste n’aurait pas trouvé le Bye Bye très drôle et adressait ses critiques à Véronique Cloutier même, via Twitter…  Vous pouvez lire les commentaires qui lui sont attribués (notez que M. Contreras nie avoir écrit lesdits commentaires et veut prouver que son compte a été piraté), cueillis par le site de divertissement AmériQuébec : Un journaliste de Quebecor insulte Véronique Cloutier sur Twitter. Ce titre montre bien que si M. Contreras n’était pas journaliste pigiste et, qui plus est, pour l’Agence QMI l’histoire n’aurait pas pris de telles proportions. Or, qu’un membre de l’entourage ait fait les commentaires au nom de M. Contreras ou qu’il les ait faits lui-même, il demeure que c’est à titre de journaliste pour Quebecor qu’il a été cité.

Si vous nommez vos collaborateurs dans votre bio, vous les associez à vos propos…

Je me suis donc fait la réflexion suivante : même si vous dites que vos propos n’engagent que vous, si vous étiez pris dans une affaire semblable à celle de Jorge Contreras (ok, si votre compte était piraté par un twittereux en état d’ébriété la nuit du Nouvel An), les noms d’organismes auxquels vous vous associé dans votre bio seraient tenus de commenter vos propos, surtout dans un dossier qui concerne leur affaires courantes. C’est par ailleurs ce qui est arrivé dans le cas présent : QMI a émis un communiqué pour se dissocier des commentaires insultants tenus par un pigiste. Contreras ou un autre journaliste qui aurait écrit un article ravageur à-propos du Bye Bye aurait eu moins de problèmes et le couple Cloutier-Morrissette aurait pu choisir d’y répondre ou non. Via Twitter ou Facebook on interpelle directement la personne et il lui paraît difficile, surtout si c’est un journaliste qui la harangue de ne pas répondre.  De plus, le format 140 caractères n’est pas reconnus pour sa subtilité, l’envoi de message par téléphone non plus.

Le fait d’être associé à un ou des médias, donne plus de poids à nos déclarations…

Je lis tous les jours des commentaires mesquins ou moqueurs sur nos vedettes québécoises, sur les empires médiatiques ou les grands noms de l’industrie et malgré des charges assez intenses, vous n’en entendrez pas parler. Pourquoi? Parce que les gens qui font ces commentaires, le font dans un anonymat relatif (même avec un nom sait-on à qui l’on parle?) et sans impliquer leur employeur ou des personnalités connues.  Quel intérêt aurait-on alors à commenter la montée de lait de M. X qui fait on ne sait pas quoi et qui est en beau joual vert de voir ce qu’on fait avec l’argent de nos taxes… Un de plus… On laisse donc tomber. Prenez la même déclaration, accolez-y le nom d’un polémiste des médias et voilà la vague est partie.

L’habit ne fait pas le moine, mais une bio écrite oui…

Sur la biographie Twitter de M. Contreras on peut lire :

@jorgecontreras Montréal Canada.
Je suis journaliste pigiste – Soy periodista independiente: CNN en Espanol, CNNMéxico, Univision, Televisa et Agence QMI.
Producteur audiovisuel.
Normal que Véronique Cloutier ait tout simplement répondu :
.@ Tes employeurs vont être contents de lire les tweets que tu m'envoies. Tout un journaliste! #professionnel #cretin
@CloutierV
Veronique Cloutier

3 thoughts on “Tweeter, le pigiste et le Bye Bye : quand un pigiste met ses collaborateurs dans l’embarras.

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