Entrées classé sous 'Arts et culture'

12 June, 2009

Ce qui est vrai

jpg_tshirt

Affiche de Ben Vautier

Et c’était le titre d’une exposition de Ben, Caroline Fourgeaud-Laville et Nicolas Feuillie.

Ça a aussi un lien avec mon mémoire, le travail le plus difficile que j’ai eu à faire et, le moins payant… Mais oui, c’est bon pour mon épanouissement personnel. Et c’est cool d’être épanouie. C’est ça oui.

2 June, 2009

Boire pour l’art : Le jaja de Jau

 

jaja de jau

Jaja de Jau

Cette année, le vin rosé est tendance, il en vient de toutes les régions vinicoles et dans toutes les gammes de prix. En écumant les rayons, voilà qu’une bouteille a retenu mon attention : Le jaja de Jau, qui arbore la signature de Ben, comme dans Ben Vautier la veine marseillaise de Fluxus. Il faut savoir qu’à Jau, il y a aussi un espace d’art contemporain… Tout l’été, vous pourrez donc vous prétendre mécène en ouvrant Le jaja de Jau.

7 May, 2009

Creacamp… Un rendez-vous le 30 mai 2009!

27 April, 2009

Rions un peu : Viva de Anna Biller

Inspirée d’un texte littéraire tiré du Playboy, Anna Biller a écrit, réalisé et interprété Viva. Le tout est très parodique et fait pour s’amuser aux dépends de l’esprit de libération sexuelle mâtinée de sexisme des sixties. Les premières scènes manquent parfois de rythme, voire de musique, mais le côté farce kitsch est assez réussi.

8 April, 2009

Creacamp récidive

MC ne lâche pas le morceau : après un Creacamp qui a vraiment fait mouche, elle récidive avec un autre à la fin du mois de mai. J’y serai sûrement, un peu moins engagée cette fois-ci, puisque je dois remettre les corrections finales de mon mémoire de maîtrise sur Fluxus à la mi-mai et suivre un cours d’été du DESSG à la même période. Me voici, ébouriffée, le rouge aux joues, en pleine action…3423790091_2a7b6a5f95.jpg Crédit photo : Gabrielle Lisa Collard

25 March, 2009

Yoko Ono nous raconte…

3385751945_25819b80b2.jpgYoko Ono est sur Twitter, flicker et elle fait une utilisation fort intéressante de ces outils. Bon, certains d’entre vous me diront, ses gens de pr font une utilisation intéressante de ces médias. Mais, oui, mais n’êtes vous pas heureux d’avoir de ses nouvelles? Consultez son compte flickr, les petits dessins et les récits sont fort touchants.

Pour voir les autres photos et dessins et lire le texte qui accompagne ce dessin… On va sur Yoko Ono official

18 March, 2009

Des soirées d’art action et performance à Québec

Quand je vivais encore à Québec, j’aimais beaucoup les soirées d’art action du centre d’artistes Le Lieu. Le magazine de réputation internationale voué à l’art action, Inter, est produit par l’équipe du Lieu et des éditions Intervention.  Le week-end prochain, Julie Andrée T., une artiste bien connue de ceux qui ont assisté aux soirées perf d’y a quelques années du Lieu, propose une soirée art action avec des artistes de Boston. Julie Andrée T. enseigne maintenant la performance à The School of the Museum of Fine Arts de Boston. Le dernier week-end de mars, Le Lieu mettra son espace à la disposition des artistes performeurs d’Abitibi.

À suivre, donc, merci à Cabal Communications qui m’a mis sur la piste…

15 March, 2009

Kondition pluriel, la suite…

Comme je vous le disais un peu plus tôt, Kondition pluriel met à l’avant-plan de sa recherche art techologique, interactivité et art chorégraphique.

D’entrée de jeu, je vous le dis : j’aime les expériences particulières quand il est question de théâtre ou de multimédia. C’est pourquoi j’ai vu tant d’expositions et de spectacles mariant théâtre, danse et arts technologiques. J’étais donc assez enthousiaste et prête à relever le défi.

Pour cette première, on avait demandé aux spectateurs de réserver un départ afin de faire le circuit en petit groupe. En attente dans le lounge, des écrans nous permettent de voir ce qui se trame dans la salle de spectacle.  C’est ainsi qu’en papotant, nous découvrons que les spectateurs actionnent des dispositifs interactifs – des gradateurs, sous forme de molette, plaque au sol à activer du pied ou bouton coulissant – qui modifient l’intensité des projections dans la salle. La danseuse circule parmi les spectateurs, revêtue d’un costume qui me rappelle Tron, une impression qui se verra appuyée par certains graphiques projetés sur les larges écrans qui cernent la salle.

C’est notre tour d’entrer. Dans la salle, nous constatons que plusieurs sources de son diffusent des soliloques, souvent des anecdotes banales, rapportées sous le ton de la confidence, auxquelles semble répondre la danseuse. Tout au long des quelque 20 minutes où j’ai déambulé dans le décor, je ne crois pas avoir perçu d’éléments rythmiques ou dansés. Ah, si peut-être en fin de parcours alors que la danseuse, allongé sur le sol, crépitait littéralement comme un androïde en panne. Décidement, ce spectacle me porte à la référence sci-fi

J’ai essayé tous les dispositifs qui étaient à notre portée pour comprendre ce qu’ils modifiaient. Je n’ai perçu aucun autre effet que la modification de l’intensité des projections et parfois, j’ai cru modifier le son. Quant au costume de la danseuse, muni de senseurs, certains se sont aventurés à les toucher sans énormément de résultats. Comme mes copines s’étaient ésquivées, je suis finalement sortie.

Ma conclusion est que l’expérience est intéressante, mais gagnerait à être plus explicitée, afin d’en prolonger la durée. Car pour ma part, je ne suis pas certaine d’avoir assisté à des moments marquants de ce travail. Les décors et le costume sont intrigants et réussis, l’idée de départ séduisante, mais lors de mon passage, les spectateurs étaient bien loin d’interagir avec force. Le tout m’a rappelé, certaines expériences multimédias de Recto-Verso ou l’art technologique qui se fait à la SAT.

Si vous avez vu le spectacle, je vous invite à laisser un commentaire, peut-être aurez-vous vécu une expérience différente… 

9 March, 2009

Kondition pluriel

Cette semaine, je vais voir Passage la plus récente création de kondition pluriel que je qualifierais de collectif de recherche en art technologique et chorégraphique. Je dis collectif, car à la base il y a Marie-Claude Poulin danseuse et chorégraphe et Martin Kusch artiste en art médiatique.

Il y a longtemps que je n’ai pas vu un spectacle de kondition pluriel et j’ai très hâte de voir où en est leur travail. Je vous en reparle jeudi…

8 March, 2009

8 mars : quelques considérations sur les femmes vues par des artistes…

QuizNe lésinons pas et tombons dans le tout à fait subjectif… À la partie 3, nous n’aurons plus aucune objectivité et ce sera bien tant mieux. Parlons de filles qui ont changé notre façon de voir les arts et souvent, en passant, la condition féminine ou notre percetion de ce qui est féminin.

Parmi mes artistes préférées toute catégorie confondue, je compte Cindy Sherman. Photographe, elle est de tout temps son unique modèle, mais dans son œuvre elle a incarné tous les stéréotypes féminins, de la starlette de films série B, avec Film Stills aux personnages de contes dans Fairy Tales en passant par les tops modèles. Il y a aussi l’incontournable Yoko Ono (pour moi en tous cas) qui avait déjà tout pour laisser sa marque dans l’histoire de l’art, bien avant sa rencontre avec un certain Beatle. En jetant un œil à son Cut Piece, vous pourrez aussi penser à Gina Pane dont l’œuvre performative reprenait des éléments du sacré (elle avait étudié aux Arts sacrés de Dijon) pour présenter faire réfléchir sur le paradoxe de la féminité. Si vous me voyez en jeans blancs l’été, c’est en hommage à Action Sentimentale de Gina.

Il fallait bien des filles pour dénoncer la faible représentation des femmes dans les musées et la place discutable qu’elles occupent dans l’histoire de l’art … Ce sont les Guerrilla Girls qui ont relevé le défi de façon anonyme et sous des masques de gorilles. J’en parlerai à Creacamp.

Pour le plaisir et c’est le cas de le dire, mentionnons Annie Sprinkle, diplômée en arts visuels, qui se présente comme prostituée et star du porno, devenue éducactrice sexuelle et artiste.

Encore ici, je pense à bien d’autres artistes que je pourrais nommer, des Marina Abramovicz, Jana Sterbak, mais il faut s’arrêter… Et n’oubliez pas de défouler dans les commentaires si j’ai oublié vos artistes préférées!

7 March, 2009

8 mars : Les dames du temps jadis

On mesure souvent mal le temps qui nous sépare d’une époque pas si lointaine où les femmes du Québec et de bien d’autres pays n’avaient pas le droit de vote ou même de posséder une entreprise. Le mouvement des suffragettes a commencé à la fin du 19e siècle et les femmes ont eu le droit de vote au Canada en 1917. Au Québec, il a fallu le passage au pouvoir d’Adélard Godbout (Duplessis s’en souciait peu) pour qu’on accorde aux femmes le droit de vote en 1940… Pensez-y comme il faut, il est fort probable que vos grands-mères, selon votre âge, étaient soit la première ou la seconde génération à votre génération à user du droit de vote.

C’est donc étonnant qu’à chaque siècle des femmes se soient distinguées et aient même laissé une œuvre artistique remarquable. Mes choix sont un peu arbitraires, puisque je vous présente celles dont l’œuvre me touche. Je voudrais bien vous dire que la liste pourrait être longue, mais ce n’est pas le cas… Au 12e siècle, Hildegard de Bingen, abesse, écrivaine et musicienne. C’est en réécoutant Voice of the Blood que j’ai eu envie de vous en parler. Pour vous donner un avant-goût, O Ecclesia. Un peu plus tard au 16e siècle, je pense à Artemisia Genthileschi, peintre de talent, qui avait été violé par son maître. Son père un peintre qui l’encourageait dans sa carrière l’a défendu et le procès de son maître en aura surpris plus d’un. De la même époque, j’ai aussi envie de porter à votre attention, Marguerite de Navarre, une des premières femmes de lettres françaises, une vraie multitaskers comme nous les aimons, influente en diplomatie, protectrice des lettres et que l’on lit encore aujourd’hui pour savourer les récits de son Heptaméron.

Oui, il en en d’autres, mais bon, la section commentaires est là, allez-y gaiement de vos choix.

20 February, 2009

Anniversaire du Manifeste du futurisme

Voici un extrait du Manifeste écrit par F.T. Marinetti :

1. Nous voulons chanter l’amour du danger, l’habitude de l’énergie et de la témérité.
2.
 Les éléments essentiels de notre poésie seront le courage, l’audace et la révolte.La littérature ayant jusqu’ici magnifié l’immobilité pensive, l’extase et le sommeil, nous voulons exalter le mouvement agressif, l’insomnie fiévreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux, la gifle et le coup de poing.
3.
La littérature ayant jusqu’ici magnifié l’immobilité pensive, l’extase et le sommeil, nous voulons exalter le mouvement agressif, l’insomnie fiévreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux, la gifle et le coup de poing.
4.
 Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse.
Une automobile de course avec son coffre ornée de gros tuyaux tels des serpents à l’haleine explosive… une automobile rugissante, qui a l’air de courir sur de la mitraille, est plus belle que La Victoire de Samothrace. Lire la suite

Dois-je le redire, mais cette époque du futurisme, suivie ou en fait doublée par Dada, me fascine. Dans mon mémoire, j’en parlais comme de la bousculade futuriste, car l’intransigeance des futuristes et leur goût pour la querelle interne les a vite condamnés à s’opposer les uns aux autres. Maciunas disait que Fluxus avait gardé cette école les principes du théâtre futuriste qui conseillait de secouer les spectateurs hors de leur torpeur.Enfin, je pourrais en parler très longuement et vous dire comment le futurisme en se voulant un mode de vie prônant l’hygiène de la guerre a vite été récupéré par la politique… Ce qui fut un échec.

Il faut aussi mettre le tout en contexte : le futurisme arrive avant la première grande guerre avec des ambitions de transformation du monde et Dada naît à la fin du conflit avec l’ambition d’être une bombe dont il faudrait ramasser les fragments des années durant pour en comprendre le sens…