Entrées classé sous 'Arts et culture'

9 May, 2008

Il faisait frette et humide dehors…

Mercredi soir, Sof, Ge et moi avions une soirée de filles au programme. Rien de compliqué : sushis, martini(s) et Otarie. Il pleuvait à boire debout (ce que nous avions l’intention de faire, mais pas su’l trottoire et pas de l’eau). Or, donc après la portion sushis de la soirée, la courte marche entre le resto de la rue des Pins et le bar de la rue Roy s’est transformée en expérience épique. Ge avait un petit capuchon, Sof et moi avons affronté la tourmente tête et jambes nues, bien conscientes que notre maquillage devait nous couler sur les joues. Sitôt entrées, Ge s’empressa d’aller quérir un fortifiant pour l’équipe, tandis que Sof et moi visions nous sécher les cheveux grâce au séchoir à mains des toilettes. Ma vie étant ce qu’elle est, la foule s’est dispersée sur mon passage et je me suis retrouvée face à face avec la seule personne que je connaissais à cette heure dans le bar, soit Nicolas. Son expression de surprise en disait beaucoup sur les dégâts… Dans les toilettes pas de séchoir à mains, nous nous sommes donc recoiffées avec des serviettes de papier. Nous avons presque eu le temps de sécher un peu avant que le show commence.

Le show était à la hauteur de nos espérances, nous nous sommes bien marrées. Audrey avait une robe de cocktail ravissante, ce qui semble faire partie de son image de scéne et Canine était en verve, pervers à souhait, avec son look angelot-écolier-pull-à-motifs-argyle. Par moment, leurs interprétations me rappellent ce que Les Standardistes faisaient (ben oui, le band de mon ex), surtout quand Julie s’en mêlait. À ce propos, Catherine a tourné une petite vidéo à la table où je me trouvais aussi (on a les mêmes amis ou c’est peut-être juste que Rappaz est l’ami de TOUTES les filles). Vous pourrez écoutez Bb il fait frette dehors, là où vraiment Canine me rappelle Stéphane des Standardistes et entendre les grands éclats de rire de la salle. Le résultat est très près de l’original… C’est très bien adapté, m’a mette ma cassette de Laymen Twaist, me fait encore rire.

Après le show, il faisait aussi frette dehors que dans la chanson. Sof a pris froid à sa digestion et moi j’ai la gorge qui veut s’enrhumer.

5 April, 2008

Allô Christo? C’est Régis!

Régis Labeaume, le maire de Québec, vise toujours plus haut et ne semble pas se garder de réserve lorsqu’il s’adresse aux médias. C’est quelque chose que je remarque depuis son entrée en poste et je pense que ça lui nuira tôt ou tard. En fait, si les médias avaient le temps de regarder de plus près les déclarations de Labeaume, il verrait qu’il raconte parfois des fadaises. C’est beau de tout promettre, mais vous savez ce qui est arrivé au petit garçon qui criait au loup…

Parlons d’un dossier qui m’intéresse… Le Manège militaire est en flammes : Labeaume lance qu’il pourrait le faire emballer par des artistes, voire par Christo lui-même. Hahaha! comme ils disent sur Internet. Le projet de Central Park réalisé en 2005 par Christo avait coûté plus de 20 M $ et demandé deux ans de planification. Et, l’art contemporain, surtout celui de Christo, ça se paye sans commanditaires commerciaux et ça demande des contrats d’assurance béton pour les risques aux visiteurs etc.

Maudit spin politique, tout le monde raconte plein de trucs et fait du namedropping impunément sans même googler avant…

Ayant fréquenté le milieu politique je me demande, mais c’est rhétorique : A-t-il ces idées-là lui-même ou se fie-t-il à un attaché de presse mégalo?

14 March, 2008

Des journées entières dans les arbres

Un vendredi passé à la maison, entre les courriels de boulot, le mémoire à finir et le lavage à faire. Comme tout est dans tout, Yoko avait encore le fin mot pour moi:

« In entertaining your guests, bring out your laundry of the day and explain to them about each item. How and when it became dirty and why, etc. »

Yoko Ono, 1963 Summer, dans Grapefruit

Encore un week-end où les petits jeux de société connaîtront de hauts sommets…

13 March, 2008

Débranche, débranche tout

Serez-vous surpris si je vous dis que je suis vaguement hyperactive? Tellement que je me fatigue souvent moi-même. Je fatigue un peu les autres aussi au passage. Juste comme ça. Cela dit, à tout moment, il me prend des envies de me débrancher, de ne plus donner de nouvelles, de ne plus en prendre, de ne plus être sur tous les réseaux sociaux à la mode. Comme à l’époque où je devais choisir entre le téléphone et Internet. Ça me laissait moins de possibilités. Alors j’écoutais de la musique en parlant au téléphone… Tiens, en ce moment je vous écris en écoutant les dernières trouvailles de Saravah, une étiquette que j’aime bien. Les rois du slowbizz qu’ils s’appellent, parce que, disait Pierre Barouh, «y’a des années où on juste envie de rien faire»…

11 February, 2008

Un simple mot peut parfois parfois changer l’histoire…

yes.gifEn 1966, John Lennon a visité, à la galerie Indica de Londres, l’exposition de Yoko Ono, une artiste dite de l’avant-garde. Une des œuvres présentées s’intitulait Ceiling Painting. Pour bien saisir ce dont il était question, il fallait grimper sur l’escabeau, puis à l’aide de la loupe tâcher de lire le minuscule mot qui était écrit au plafond (ici le carreau blanc fait office de plafond). Après avoir franchi toutes ces étapes, John a lu “YES“, un petit oui et seulement oui, écrit de la main de l’artiste. À l’époque des grands soulèvements, des grands refus et des mouvements de protestation, on le comprend d’avoir été touché.

J’ai drôlement hâte d’avoir un peu temps pour faire un saut à NY.

CEILING PAINTING (YES PAINTING) 1966
Collection of the artist
Photo by Oded Lobl
Courtesy Japan Society, New York
©YOKO ONO

18 December, 2007

La douce dérive de la subversion

Alors que je travaillais gentiment - avec archarnement serait plus convenu, mais un peu exagéré -, surveillant d’un œil la boîte de courriel et surfant de l’autre pour trouver les renseignements qu’il me manque pour finaliser certains textes, un petit message de Blurb atterit comme ça, swoosh, que ça a fait… Blurb voulait savoir comment serait mon livre. Pendant deux minutes, je me suis mise à rêver de faire un livre comme le Grapefruit de Yoko - ben oui, je suis obsessive, tell me someting I don’t know - avec des indications poétiques, des évents spirituels et des petits dessins mystifiants.

Là, mon esprit a dérivé, je me suis dit que dans ce monde de pop-psychologie extrémiste ou chacun vous lance un secret ésotérique, ce genre de livre n’aurait pas un grand pouvoir subversif. Je me suis mise à imaginer comment, avec quelques images au fini publicitaire, voire quelques commanditaires, le tout deviendrait aussi mièvre que les titres psychologisants qu’on trouve entre Les enseignements du Dalaï Lama pour les nuls et la version de poche allégée de Guérissez votre surmoi. Imaginez Air, mais avec comme illustration une fille qui court, libre comme vous savez quoi, sur une chaussée chauffée par le soleil (un moment payé par Nike). Pour le poème Touch, je sens que les commanditaires se pousseraient aux portes…

Plus j’y pense et plus je suis partagée entre mon désir de faire des choses élevées, sprituelles et celui plus terre-à-terre et valorisé par la société de faire beaucoup de cash.

4 December, 2007

L’âge des ténèbres de Denys Arcand : cette confortable indifférence

Dans Le déclin de l’empire américain, une masseuse racontait à son client que l’occident avait connu des périodes beaucoup plus violentes qu’aujourd’hui, décrivant la noirceur des guerres et du quotidien du Moyen-Âge. Or, L’âge des ténèbres mêle à toutes les scènes ces considérations sur la fascination que nous avons de l’ère médiévale et la violence constante à laquelle les médias nous exposent.

Les critiques n’étaient pas bonnes m’avait-on dit. Pourtant, ce film me semble tout à fait cohérent dans l’œuvre d’Arcand. J’aurais même envie de le rapprocher du documentaire Le confort et l’indifférence, en ce, qu’ici, le personnage principal, Jean-Marc Leblanc, joué par un Marc Labrèche tout en nuances, a tout pour être confortable, pour oublier ses convictions et laisser la vie s’écouler, mais il se perd en rêveries érotiques pour échapper à son château de banlieue, à son job médiocre et à son mariage d’indifférence.

Le film s’ouvre sur une scène des mille et une nuits où Rufus Wainright, le prince chantant, sérénade l’une des femmes des fantasmes de Jean-Marc Leblanc. Leblanc vit à Laval, dans un de ces châteaux modernes à tourelle, où chaque pièce a son téléviseur, où la salle à dîner est une parure, puisque ses deux filles, sa femme et lui-même se nourrissent de tv dinners, lui écoutant les actualités, les enfants jouant à des jeux vidéos, sa femme agente d’immeuble toujours rivée à son cellulaire. On serait pris de bovarysme à moins.

Dans la monotonie de ses jours, ponctuée par son 20 minutes d’auto, suivi du train et du métro, Leblanc rêve qu’il écrit, fait de la politique et que ses succès lui valent les avances de ses fantasmes : soit une journaliste, une actrice, sa supérieure Carole Bourque-Bigras et sa collègue lesbienne. À tout moment, on bascule dans le fantasme libérateur, seul rempart de Leblanc contre cette vie terne. La fonction publique est dépeinte comme une absurdité sans nom – tout en étant si près de la réalité. Leblanc est assommé et impuissant devant les malheurs des bénéficiaires. Il occupe un espace gris, dans un bureau relocalisé temporairement au Stade Olympique et il est soumis à des tentatives de feng shuisitation ou de thérapie par le rire. C’est dans la relation avec sa mère, hospitalisée, absente d’esprit, qu’on le découvre vraiment.

Lorsque que Jean-Marc décide de reprendre sa vie en main, il se livre à une séance de speed-dating à Laval, où il rencontrera Béatrice, une gente dame (jouée par Macha Grenon) qui se veut duchesse médiévale et l’entraînera dans son univers pour un week-end de cabotinage incroyable. La cruauté du speed-dating toute traduite par des « quel genre de char tu conduis », « tu fais combien par année », « fais-tu de la musculation » ou que sais-je encore, nous fait malgré tout sourire.

Dans ce grand désordre, les voix du bon sens et de la réalité sont personnifiées par les collègues de Leblanc : William Chérubin, un haïtien et Laurence Métivier, une lesbienne. Bref, un vrai bureau du gouvernement, axé sur l’égalité des chances. Laurence et William représentent la vie possible, la résistance, eux qui fument en cachette et affirment qu’il faut baiser souvent.

Vous vous doutez bien qu’une suite d’événements viendra bouleverser Jean-Marc et changer pour de bon le cours de son existence.

Pour ceux qui n’ont pas aimé le film, je dis tant pis pour vous, moi je me suis bien amusé et très honnêtement j’ai versé une larme quand Jean-Marc a craqué. Puis, je ne sais pas pourquoi, je pensais à Merci la vie! de Blier ou à Brazil, mais vous savez comme j’ai l’association libre.

11 November, 2007

Je me chante des chansons…

Pour ce qui est de ces matins où je me réveille avec en tête une chanson particulière, cette semaine a été fertile. Cela avait commencé avec Friday I’m in love de The Cure pour se poursuivre avec Ask des Smiths, puis samedi retour à The Cure, je chantonnais Lovesong au lever. Le plus drôle c’est que cette dernière de The Cure je l’entendais en trame sonore sur une dispute avec mon ex. Un ex avec qui je ne me disputais rarement, faut-il le dire, mais quand j’y ai repensé cette chanson était populaire au début de notre relation et j’avais acheté le disque au magasin où il travaillait.

Quand j’entends ces chansons, je repense à ma toute jeunesse à toutes ces premières fois, aux préparatifs des soirées dans les bars, au crayon pour les yeux que je devais prêter à mes amis de gars pour qu’ils aient l’air romantico-dark. Mon ami Pat, un garçon à l’esprit pratique que je connaissais déjà à cette époque, m’a proposé d’aller voir le spectacle de The Cure en mai pour régler la question…

Ce matin, retour en 2007, je me suis levée en chantonnant une toune d’un band de Monréal, Otarie, Kuni Kuni. Tant qu’à y être écoutez tout ce qu’ils proposent sur Myspace, vous vous amuserez bien. Gégé et moi avons manqué le show de jeudi dernier, pour une deuxième fois en deux mois…

6 November, 2007

Sur une note légère… Mardi gris…

À mon grand amusement, il m’arrive de réveiller le matin avec dans la tête une chanson que j’entendais en rêve comme si elle jouait à la radio. Souvent c’est du Étienne Daho, ceux qui me connaissent n’en seront pas étonnés. Ce matin, c’était The Cure, en allant lire les mots de la chanson, je me suis aperçu que je m’en rappelais très bien…

I don’t care if Monday’s blue
Tuesday’s grey and Wednesday too
Thursday I don’t care about you
It’s Friday I’m in love

Ces mots vont bien avec la météo, mais je me demande toujours comment une chanson peut s’imprimer avec tant de force sur ma mémoire.

2 October, 2007

L’Homme Scalp

Monsieur B. alias l’Homme Scalp a finalement pris le grand tournant et passé de la radio au blogue. Or, dans ma liste de blogues vous trouverez sa nouvelle adresse.

2 October, 2007

D’’aventure en aventure

Je ne vous cacherai rien, je fais maintenant de la consultance en communication pour la courte échelle. Et oui, la maison d’’éditions qui publie Stanley Péan depuis vingt ans, mais non, je ne vous fais pas une révélation bien juteuse comme certains auraient pu souhaiter, qu’’une petite déclaration d’’intérêts afin que vous ne m’’accusiez pas d’’utiliser mon blogue pour faire du marketing, sans égard à votre sensibilité.

Je dois toutefois préciser à ma décharge que le milieu culturel est très souvent tissé serré et composé de gens passionnés. Ainsi, même si je travaille pour l’’éditeur de Stanley, lui et moi nous connaissons depuis belle lurette, cela remonte à Québec à l’’époque de mes années à l’’université Laval. Le culturel est souvent ainsi. Par exemple, je viens d’être (re)nommée administratrice des Productions Nathalie Derome et là encore, avec les années, Nathalie est devenue une amie et par extension tout le groupe qui gravite autour de ses aventures musicales et interdisciplinaire (sûrement un « mot compte triple » au Scrabble et un concept mouvant au Conseil des arts).

Mais que voulez-vous, mon côté italien me porte à aimer les affaires familiales et à travailler mieux encore quand je crois à ce que je fais. De plus, dans ce milieu, les gens ont à cœoeur la réussite de leurs entreprises. Et moi, je ne vois pas d’’autres façons d’’envisager le travail.

J’’espère que vous viendrez nous saluer au lancement d’‘Autochtones de la nuit, le plus récent recueil de Stanley Péan, c’’est au Café Sarajevo, le 3 octobre, à partir de 17 h. Le 4 octobre, pour les lecteurs de Québec, il aura lancement au Chantauteuil (vous savez où c’’est) et le 5 octobre, Rhizome propose une lecture performance d’’Autochtones de la nuit par Stanley Péan.

28 September, 2007

Le soleil est rare et…

Quand le soleil se fait rare, je ne peux m’empêcher de fredonner cette chanson. Ensuite, tant qu’à y être que j’écoute cela aussi. Ça me renverse chaque fois. Oui, oui, on le sait, je suis impressionnable.