Entrées classé sous 'Féminisme'

7 May, 2009

Creacamp… Un rendez-vous le 30 mai 2009!

27 April, 2009

Rions un peu : Viva de Anna Biller

Inspirée d’un texte littéraire tiré du Playboy, Anna Biller a écrit, réalisé et interprété Viva. Le tout est très parodique et fait pour s’amuser aux dépends de l’esprit de libération sexuelle mâtinée de sexisme des sixties. Les premières scènes manquent parfois de rythme, voire de musique, mais le côté farce kitsch est assez réussi.

8 April, 2009

Creacamp récidive

MC ne lâche pas le morceau : après un Creacamp qui a vraiment fait mouche, elle récidive avec un autre à la fin du mois de mai. J’y serai sûrement, un peu moins engagée cette fois-ci, puisque je dois remettre les corrections finales de mon mémoire de maîtrise sur Fluxus à la mi-mai et suivre un cours d’été du DESSG à la même période. Me voici, ébouriffée, le rouge aux joues, en pleine action…3423790091_2a7b6a5f95.jpg Crédit photo : Gabrielle Lisa Collard

21 March, 2009

Le féminisme à l’heure de l’apéro

Samedi, heure de l’apéro, je pense à voix haute à la semaine à venir :

— Ouin, une chance que j’ai pris congé vendredi, je vais avoir le temps de me préparer pour Creacamp… 
— C’est pas une présentation que t’as déjà donnée?
— Bien, oui, mais je veux dire, relaxer, me faire faire une pédicure…
— (Sur un ton ironique) Je pensais que les féministes, ça s’épilaient pas, pis que ça se faisaient encore moins faire les ongles…
— (En se moquant un peu) Tu penses pas que je vais aller parler des Guerrilla Girls avec le vernis de pieds tout écaillé… Pis, tu sauras que les féministes de mon genre, ça s’épile toujours, bien pas toujours.. En fait, souvent… Euh, bien disons, des fois… 
— (Il prend une lampée de vin) …. 

9 March, 2009

Vous les femmes

Bon un peu après la fin de ce week-end éclair, pour assister à l’anniversaire d’une amie de longue date, j’ai enfin un peu de temps pour rédiger la partie 3 de mon spécial Journée internationale des femmes. Ce billet complètement subjectif est un simple hommage à mes amies et aux femmes qui m’entourent. Avec les moments difficiles que j’ai vécu, si je n’avais pas eu mes copines les nouvelles, comme celles de presque toujours (aucune ne blogue) pour m’épauler, m’écouter et, oui, à l’occasion m’organiser, l’année 2008 aurait été plus difficile. Merci donc à donc à vous, fidèles amies qui commentez ici parfois, mais qui ne vous commettez pas (encore?) dans la blogosphère. 

8 March, 2009

8 mars : quelques considérations sur les femmes vues par des artistes…

QuizNe lésinons pas et tombons dans le tout à fait subjectif… À la partie 3, nous n’aurons plus aucune objectivité et ce sera bien tant mieux. Parlons de filles qui ont changé notre façon de voir les arts et souvent, en passant, la condition féminine ou notre percetion de ce qui est féminin.

Parmi mes artistes préférées toute catégorie confondue, je compte Cindy Sherman. Photographe, elle est de tout temps son unique modèle, mais dans son œuvre elle a incarné tous les stéréotypes féminins, de la starlette de films série B, avec Film Stills aux personnages de contes dans Fairy Tales en passant par les tops modèles. Il y a aussi l’incontournable Yoko Ono (pour moi en tous cas) qui avait déjà tout pour laisser sa marque dans l’histoire de l’art, bien avant sa rencontre avec un certain Beatle. En jetant un œil à son Cut Piece, vous pourrez aussi penser à Gina Pane dont l’œuvre performative reprenait des éléments du sacré (elle avait étudié aux Arts sacrés de Dijon) pour présenter faire réfléchir sur le paradoxe de la féminité. Si vous me voyez en jeans blancs l’été, c’est en hommage à Action Sentimentale de Gina.

Il fallait bien des filles pour dénoncer la faible représentation des femmes dans les musées et la place discutable qu’elles occupent dans l’histoire de l’art … Ce sont les Guerrilla Girls qui ont relevé le défi de façon anonyme et sous des masques de gorilles. J’en parlerai à Creacamp.

Pour le plaisir et c’est le cas de le dire, mentionnons Annie Sprinkle, diplômée en arts visuels, qui se présente comme prostituée et star du porno, devenue éducactrice sexuelle et artiste.

Encore ici, je pense à bien d’autres artistes que je pourrais nommer, des Marina Abramovicz, Jana Sterbak, mais il faut s’arrêter… Et n’oubliez pas de défouler dans les commentaires si j’ai oublié vos artistes préférées!

7 March, 2009

8 mars : Les dames du temps jadis

On mesure souvent mal le temps qui nous sépare d’une époque pas si lointaine où les femmes du Québec et de bien d’autres pays n’avaient pas le droit de vote ou même de posséder une entreprise. Le mouvement des suffragettes a commencé à la fin du 19e siècle et les femmes ont eu le droit de vote au Canada en 1917. Au Québec, il a fallu le passage au pouvoir d’Adélard Godbout (Duplessis s’en souciait peu) pour qu’on accorde aux femmes le droit de vote en 1940… Pensez-y comme il faut, il est fort probable que vos grands-mères, selon votre âge, étaient soit la première ou la seconde génération à votre génération à user du droit de vote.

C’est donc étonnant qu’à chaque siècle des femmes se soient distinguées et aient même laissé une œuvre artistique remarquable. Mes choix sont un peu arbitraires, puisque je vous présente celles dont l’œuvre me touche. Je voudrais bien vous dire que la liste pourrait être longue, mais ce n’est pas le cas… Au 12e siècle, Hildegard de Bingen, abesse, écrivaine et musicienne. C’est en réécoutant Voice of the Blood que j’ai eu envie de vous en parler. Pour vous donner un avant-goût, O Ecclesia. Un peu plus tard au 16e siècle, je pense à Artemisia Genthileschi, peintre de talent, qui avait été violé par son maître. Son père un peintre qui l’encourageait dans sa carrière l’a défendu et le procès de son maître en aura surpris plus d’un. De la même époque, j’ai aussi envie de porter à votre attention, Marguerite de Navarre, une des premières femmes de lettres françaises, une vraie multitaskers comme nous les aimons, influente en diplomatie, protectrice des lettres et que l’on lit encore aujourd’hui pour savourer les récits de son Heptaméron.

Oui, il en en d’autres, mais bon, la section commentaires est là, allez-y gaiement de vos choix.

13 January, 2009

J’aime l’art, mais est-ce que l’art m’aime?

Mais non, ce n’est pas moi qui expose, j’avais envie de jouer la chroniqueure arts visuels comme dans le bon vieux temps et faire virtuellement le tour des trucs que je ne veux pas manquer. Déjà, c’est plus agréable que la chronique arts visuels, car ici, je ne suis soumise à aucun impératif commercial ou éditorial…En 2008, le MBAM s’est lancé dans une série d’expositions liées à la musique dont la première était Warhol Live. Il ne reste que quelques jours pour visiter cette exposition légère comme les oreillers argentés (Silver Clouds, 1966) gonflés à l’hélium qui occupent tout une salle et qui a tout du parfait divertissement. Warhol, artiste conceptuel et jetsetter de première, avait ses entrées partout et il a touché littéralement à tout ce qu’il y avait de plus hot de la scène musicale des années « 70 ». Chez Warhol, comme chez ses accolytes, l’artistique et le personnel n’a pas de frontière : enregistrements audios, films tout est donné en pâture à l’œuvre. C’est par ailleurs avec délectation que je me rappelle avoir découvert un peu plus ce personnage fascinant en lisant ses journaux personnels… Si vous aimez les potins croustillants et les observations mordantes.

Comme le Musée de toute évidence veut me faire plaisir, en avril dans cette même série nous pourrons voir une exposition marquant le 40e anniversaire du bed-in de Yoko Ono et John Lennon. Si vous passez souvent ici, vous connaissez mon affection pour Yoko Ono qui occupe une grande place dans mon cœur et dans mon mémoire de maîtrise.

En 2009, si j’avais le temps, la volonté et l’inspiration (quoique des idées folles ça ne manque pas ici) je soumettrais un dossier à Dare-Dare, ce centre de diffusion d’art multidisciplinaire qui nous surprend à chaque saison en laissant cours à des pratiques artistiques publiques et contextuelles. Vous rappelez-vous des affiches de Karen Spencer qui avaient mystifiés bien des blogeurs et photographes urbains…

Tant qu’à m’enthousiasmer, je passerais enfin voir le Brooklyn Museum of Art afin de saluer la célèbre œuvre féministe des années « 70 », soit le Dinner Party de Judy Chicago.

Bon c’est un début…

6 September, 2008

La bombe à estrogènes…

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Les Guerrilla Girls ont toujours une solution choc pour tous les problèmes, dans les musées, en société ou en politique… La bombe à estrogènes est parmi mes suggestions préférées de ces féministes à poils…de gorille. Il serait temps que nous les invitions à Montréal! Quand on a vécu quelques soupers de filles, on connait le dangereux potentiel des estrogènes. Si les hommes savaient vraiment, ils seraient tellement jaloux.

1 April, 2008

Être une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile…

Ah ! Les souvenirs… À l’époque où Cookie Dingler chantait cette ode aux femmes libérées, j’étais au secondaire. Pour Dan et moi, la toune était amusante, mais elle ne nous touchait pas du tout, du tout. Elle nous faisait penser à la mère d’un de nos amis qui était uber cool, s’habillait fichetrement plus jeune que nos mères (et mieux que nous), avait les cheveux roux flamboyant et avait un genre de petit machin tatoué ou dessiné, je ne sais plus, sur sa pommette gauche. Je compte encore parmi mes parfums préférés Rive Gauche de Saint-Laurent, la fragrance qui planait partout chez notre ami, même sur le chat de la maison.

Femme libérée me fait encore rire, mais un peu moins quand je médite à ces beaux vers : Ne la laisse pas tomber / elle est si fragile / être une femme libérée / tu sais c’est pas si facile. Un grand poète ce Cookie (mais sa mère n’était vraiment pas cool si elle l’a appelé ainsi ).

8 March, 2008

Journée internationale des femmes

Que pourrais-je vous dire sur la question qui ne serait pas un truc ressassé sur les questions toujours en évolution dans les dossiers des femmes? Je me contenterai donc de vous faire un petit commentaire sur l’appelation de ce jour du 8 mars. Il y a déjà une quinzaine d’années, les Québecoises comme beaucoup de femmes francophones de par le monde ont décidé d’utiliser Journée internationale des femmes, plutôt que Journée de la femme afin de donner un sens plus inclusif à ce nom et pour le différencier des patentes quétaines, genre salon de la feummme.

Or, Condition féminine Canada revient avec la Journée de la femme (probablement une traduction du nom anglais), alors que le Conseil du statut de la femme maintient Journée internationale des femmes. Devinez ce que je préfère?

Bonne journée les filles!

7 December, 2007

Le féminisme un problème? Pas pour les féministes et leur partenaire…

Comme j’aime être à contre-courant, à 20 ans je me disais féministe. Ça inquiétait ma mère, ça faisait rire mon père qui voyait la chose comme un moindre mal et ça suscitait bien des discussions avec les filles. Avec les filles, pas avec les gars. Parce que les gars (enfin ceux que je fréquentais) ne voyaient pas de problème à ce qu’une fille soit en faveur des avancées des dossiers des femmes. Quand à l’université, un gars, appuyé par deux ou trois filles, faisait une sortie contre les féministes, nommant souvent n’importe quelle personnalité publique détestable comme exemple de la tare féministe - ce qu’elles ne sont pas la plupart du temps -, je me levais (avec mon make-up de mannequin pis mes talons hauts) et je lui disais, je suis féministe parce que je suis une femme…

Et bien, à mon grand plaisir, Marie-Claude Lortie, citant une étude de Laurie Rudman, nous apprend de biens belles choses sur les féministes :

Et devinez quoi? Non seulement les femmes féministes hétérosexuelles sont-elles heureuses en amour, elles le sont plus que celles qui se disent non-féministes. Même chose du côté des gars qui ont des conjointes ouvertement féministes et des gars qui s’affirment féministes.

Ah oui, et: «Les hommes et les femmes qui ont des conjoint(e)s féministes sont en général plus satisfaits de leur couple et de leur vie sexuelle.»

Je dois vous dire que les féministes dans la cinquantaine que j’ai côtoyé au cours de ma carrière étaient des femmes épanouies, des mères et avaient une vie amoureuse enviable. Plaire à tout prix, même en reniant ses droits, n’est pas un gage de bonheur, loin de là.

La suite de ce dossier sera présentée dimanche dans La Presse.