Entrées classé sous 'La vie'

20 November, 2008

Taxi thérapie

Après un sublime massage chez Bliss (avec une masso qui trouve que j’ai une énergie incroyable), petite soirée entre amis à la fameuse Buvette chez Simone. Du vins, des accras, du poulet rôti, des conversations sur tout et sur rien. Sur ce qui compte, quoi. Pour rentrer, je prends un taxi. Le chauffeur, un beau mec à l’accent haïtien, m’explique pourquoi l’écran qui mesure tout dans sa voiture. Oulalala! c’est une voiture hybride. Je médis contre le froid. Il rit. Il me dit que mon corps est encore en été, d’où cette difficulté à affronter l’humidité glaciale. Là, c’est moi qui rigole. Je lui fais remarquer mon manteau est fait pour les rigueurs du climat. Il dit, oui, mais les bottes, les pantalons, c’est fait pour plaire, pas pour réchauffer. Il faut bien s’habiller et avoir un homme qui chauffe le lit, me dit-il. Il se demande pourquoi une belle fille comme moi rentre seule. It’s complicated, comme ils disent sur Facebook. Il me demande pourquoi je n’ai pas de mari ou d’enfant, mais là, bon, y’a pas de statut sur Facebook pour ça. Parce que, donc. Il me dit qu’il n’y a qu’à voir mon sourire et à entendre ma voix pour comprendre que les hommes sont fous. Je ris. Je dis, merci, merci, merci.

Voilà une belle soirée qui finit bien.

17 November, 2008

De la férocité des rapports humains

Deux femmes se rencontrent dans le métro. Deux femmes ordinaires. L’une semble avoir voulu éviter l’autre. Elles sont toutes deux adossées à la même porte du wagon. J’entends le début de la conversation, la première, celle qui veut communiquer dit à l’autre que ça fait longtemps qu’elle ne l’a pas vue. La seconde lui répond en plissant un peu les yeux : elle n’avait pas envie de la rencontrer. De là, le métro démarre et je n’entends plus rien. Je vois seulement un échange muet, la première encaissant une charge faite avec grand calme, jusqu’à ce qu’elle rougisse et que ses yeux se remplissent de larmes. Elle agite la main, pour dire, «ça va j’ai compris». La seconde conclut en en pointant l’arrière du wagon d’un mouvement de visage. La première se faufile plus loin dans le train. C’est banal. Lorsque la seconde prend place sur une banquette, j’ai envie de regarder quel visage elle fait. Je m’attends à voir un visage empourpré par la colère, mais il n’en est rien. Elle est pâle, placide et serre un peu les dents et retrousse le nez comme un joueur de hockey qui vient de réussir son plaqué. 

9 November, 2008

Les racines

Je passe mon premier week-end dans mon nouveau logis sis dans la Petite Italie. Même si je n’en ai pas l’air, mon père est italien et j’ai passé mon enfance à apprendre à bien rouler un gnocchi et à préparer la table pour 15. À deux pas d’ici, il y a Milano, le marché Jean-Talon et le bar-café Sportivo, où j’aime bien prendre un latte avec mes copines. Je suis presque de retour à la maison.

J’aurai été mariée. C’est ce qu’on dira parfois de moi, tout bas, après les présentations. Je retravaillerai peut-être ces textes sur les affres de la solitude dans la conjugalité, ceux que G. souhaitait que je publie, un jour, plus tard, quand…

25 October, 2008

Girlzz fête*

Hier soir, mon groupe de filles et moi avions rendez-vous. Oui, je sais j’ai beaucoup de copines, un fait assez récent dans ma vie puisqu’au début de la vingtaine, j’avais deux ou trois très, très bonnes amies, plusieurs amis pas de «e» et je m’en tenais à ça. Cela dit, je connais G., A., M. et L. depuis plusieurs années déjà, mais nos relations ont évoluées avec le temps. Outre le papotage habituel, nous avions des choses à fêter. La rémission de M., ma nouvelle job (oui, je change), le retour au travail d’A., la sortie d’Epizzod pour G et tutti quanti.

*Oui, un mauvais jeux de mots sur le girl’s fight…

7 October, 2008

Cruauté envers les animaux : une bonne nouvelle…

En écoutant LCN au réveil, je viens d’entendre qu’un homme de 34 ans aura vraisemblablement une peine de prison pour cruauté envers les animaux. Devant témoins, il aurait projeter son chiot doberman de trois mois sur un mur, pour le «punir». Comment peut-on être assez désaxé pour se croire en droit d’infliger de pareils châtiments à un petit animal? Tripe de pouvoir, défoulement, c’est tout ce qu’on peut imaginer.

À mon avis, le manque de compassion envers les animaux traduit une inclination à ne pas respecter les êtres plus vulnérables, soumis à notre pouvoir ou différents de nous. Et dans ce lot, sont inclus les animaux, mais aussi les humains, ceux qui ne nous sont pas liés qui sont fragilisés ou marginalisés.

6 October, 2008

Repartir à neuf

Depuis que j’ai perdu presque toutes les données de mon précédent disque dur (un malheur survenu il y a moins de trois semaines), je me questionne. Alors que j’écris depuis des années, avec pour seul succès un texte de fiction publié et un mémoire de maîtrise fini (un centaine d’articles sur l’art publiés aussi, mais enfin), maintenant qu’il faudrait réécrire la moitié de mes textes, est-ce que ça vaut la peine? Je pourrais plutôt repartir à zéro, à neuf, en profiter pour faire semblant qu’outre les shows de tv rien ne m’intéresse. Ça serait moins fatiguant vous en conviendrez. Tant qu’à  y être, on flushe tout, les listes de choses qu’on voulait accomplir, les espoirs personnels, les voeux pieux… Aux poubelles. 

Vouloir, c’est exténuant, pis au fond, je me demande si ça vaut la peine, puisque la moitié (je suis généreuse ici) du temps on jamais ce qu’on veut.

3 October, 2008

Pour les curieux…

Pour ceux et celles qui voulaient savoir si nous avions finalement offert un film de Rohmer à notre ami Jhef. Non, non, non, je ne suis pas si cruelle… Enfin, toute chose étant relative, il ira plutôt voir la performance de Ron Athey présentée par la galerie Clark

24 September, 2008

C’est bien mal me connaître ou comment Rohmer devint une épreuve de force dans mes relations passées…

Mon ami H. et moi, lorsqu’il nous reste du temps, entre deux plans pour partir à la conquête du monde, planifions notre vie sociale. Or, voilà que cette semaine c’est l’anniversaire d’un ami que nous nommerons ici Jeune homme en fleurs (ou Jhef) afin de préserver son anonymat. Nous complotons donc…  

H : On se tape un poulet rôti, puis on sort avec des gens cools et des sorcières. Je ne sais cependant pas trop dans laquelle des deux catégories te classer.

N : Je joue sur les deux tableaux… Je vais devoir trouver un livre déprimant ou un t-shirt épeurant pour jhef… Réflexion.

H : Pour jhef on pourrait lui trouver quelque chose d’à la fois déprimant et épeurant. Un film de Rohmer peut être?

N : Hahahaha! Le rayon vert ou Ma nuit chez Maud (sont pas morts-vivants mais c’est tout comme), ça te maganne un ti-jeune ça!

H : T’as bien raison, les ti-jeunes se donnent des airs de gros tofs parcequ’ils on vu Eraserhead, mais j’aimerais les voir se taper  India Song ou Le camion et s’en tirer indemnes.
P.S. Je cherchais le nom d’un autre film pour bien souligner mon point, mais je ne me souviens plus du titre. C’est une émule de Rohmer qui l’a commis (imagine du sous-Rohmer…) c’est l’histoire, tournée en noir et blanc, d’une fille un peu hystérique qui s’enferme dans l’appart de son chum et ne fait rien pis ça finit en Égypte pour une raison qui m’échappe. Ça ti dit quelque chose?

N : Ché pas je suis très Rohmer, moi monsieur, ça a emmerdé tous les hommes de ma vie. En fait, en le disant, je vois soudainement un motif sous-jacent à cette fascination du niaisage amoureux et de la trame narrative plus que plate du vieux Éric. Non mais, dis-moi kessé qu’une fille ferait pas pour emmerder?

H : La question reste ouverte. Si un gars endure Rohmer pour te faire plaisir est un signe de force morale ou le stade final du pussywippage ? Et s’il est seul dans les bois en regardant Le genoux de claire est-ce que l’on entend le bruit que fait une seule de ses main quand il se giffle pour se sortir du coma?

N : Hahahaha! J’hésite entre la force morale ou le pussywippage… Peut-être est-ce un peu des deux? Je me demande maintenant si je devrais bloguer notre conversation à ce propos… :)

H : Blog away baby. Peut-être que tes lecteurs et lectrices t’aiderons à décider si c’est du pussiwippage ou pas. En plus ça te permettra d’empoyer un joli mot, penses-y, quand est-ce que tu as eu l’opportunité d’utiliser légitimemement le terme pussiwippage dans ton blog?

Pas souvent, non, pas souvent. Mais dites-moi, après la filmographie de Rohmer, qu’est-ce qu’un gars endurerait pas pour prouver son intérêt pour une fille?

11 September, 2008

Le 11 septembre 2001…

Encore une date anniversaire, encore un rappel des événements du 11 septembre 2001. Malgré que j’en ressente encore les effets chaque année en septembre, j’ai toujours un peu de difficulté à y croire. Avec les années, il m’arrive de moins en moins souvent de rêver à ce que j’ai vécu ce jour-là à New York. Mais, néanmoins autour du 11 septembre, me reviennent toujous, avec un peu moins de force chaque fois, quelques symptômes du choc post-traumatique que j’ai eu à la suite des événements.

Je me dis alors que j’ai de la chance, que ce n’était pas mon heure et qu’après le 12 ou l3 septembre, tout redeviendra normal… pour moi. Et je dis à mes amis, soyez patients, quand je dors bien, je suis plus agréable :)

9 September, 2008

L’écho des bas-fonds


Aujourd’hui, je ne me rappelle plus à quel propos, mais j’ai envoyé à un ami ce clip de Denis Vanier capté lors de la Nuit de la poésie de 1970. Il m’a répondu par une photo d’une murale que je n’ai pas encore vue.

Il y a longtemps à Québec, j’ai rencontré Denis Vanier, au lancement d’un de ses livres. Mon ami David Cantin, qui l’aimait bien, espérait que je puisse m’entendre avec Denis. Ne le savez-vous pas, mais les vieux bums, pas vraiment repentis, mais pas vraiment méchants non plus et moi nous nous entendons toujours bien. Pour Vanier, j’ai ressorti mon accent de la basse-ville et j’ai dit, «tes tatous sont hallucinants ». Je vois encore David se tordre de rire et Denis Vanier sourire avant de me répondre, « t’es pas une danseuse, han, moi je sors juste avec des danseuses». Non, une petite étudiante en littérature qui n’a encore rien vu. Nous sommes allés en fumer une et dire de niaiseries.

En vous racontant cela, j’écoute du vieux Pierre Harel et Aut’Chose… Semaine thématique somme toute.

7 September, 2008

Les coupures dans les arts - réactions de Québec…

L’Homme Scalp s’est affairé à compiler quelques entrevues faites à la suite des démonstrations de solidarité du milieu des arts tenues à Montréal, puis à Québec. Mon ami Stanley se colletaille avec les gars de CHOI. Je n’ai que quelques mots pour décrire cet échange : il est dommage pour une ville de culture et d’histoire comme Québec, dont les forces culturelles sont si vives, qu’elle soit presque toujours représentée par les tressaillements de sa radio libérée.

6 September, 2008

La bombe à estrogènes…

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Les Guerrilla Girls ont toujours une solution choc pour tous les problèmes, dans les musées, en société ou en politique… La bombe à estrogènes est parmi mes suggestions préférées de ces féministes à poils…de gorille. Il serait temps que nous les invitions à Montréal! Quand on a vécu quelques soupers de filles, on connait le dangereux potentiel des estrogènes. Si les hommes savaient vraiment, ils seraient tellement jaloux.