Entrées classé sous 'Marketing et RP'

14 May, 2009

Pubs, médias et conventions sociales

L’histoire des faux profils créés pour mousser le Bixi a fait cliquer les claviers mardi dernier.

Dans les conversations il ressortait pour certains que la publicité en fait de plus belles qu’inventer des personnages pour promouvoir de leur « bon vouloir » un produit, pour d’autres (je réfère ici à Michelle Blanc qui sur Twitter citait Duperrin) qu’une photo maquillée à coups de Photoshop est moins insultante que le concept d’être piégé dans une relation sociale par des personnages inventés. Surtout, disons-le, quand le produit est rempli de vertus et aurait pu être promu par quelques afficionados du vélo triés sur le volet. Mais la publicité et les médias diffèrent-ils vraiment beaucoup en ce sens?

J’aurais envie de résumer la chose ainsi en me basant sur les commentaires des uns et des autres : « tout à fait, l’un te vend de façon unidirectionnelle quelque chose, grâce à une image et un slogan souvent hyberbolique, l’autre t’inclus dans une communauté d’intérêts, dans un discours bidirectionnel (souvent pour te vendre quelque chose)»… Or, si la publicité a connu un essor dans la deuxième moitié du XXe siècle, au cours des récentes décennies les consommateurs y sont devenus familiers, ils en sont venus à maîtriser ses codes et ses conventions. Si vous avez assistés aux Nuits de la pub que diffusaient certains cinémas au début années « 90 », vous aurez peut-être éprouvé de la surprise vis-à-vis les concepts que d’autres pays mettaient de l’avant. Les conventions sociales, la proxémie déterminent très souvent ce que nous trouvons acceptables dans les rapports humains et les images qui nous sont proposés, et cela varie avec les époques et les sociétés.

Tous les domaines artistiques, la pub incluse, ont leur ensemble de conventions qui encadrent les messages diffusés. Les futuristes ont littéralement secoué le spectateur sur son siège et Peter Brook a mis en question les conventions théâtrales pour mieux les transgresser. Ce faisant entre les postulats futuristes et le théâtre de Brooke, les spectateurs avaient eu quelques décennies pour apprendre de nouvelles conventions et ne plus se choquer (tout est relatif) d’une représentation théâtrale où les personnages sortent de scène, où il n’y a pas de décor mimétique etc.

Il en va de même en publicité et les publicitaires le savent bien. Plutôt donc de juste nous dire grossièrement, «achète ma patente, c’est la meilleure, tu vas pogner plus», on nous le dit avec humour, du super cutness (plus le facteur culture dans l’exemple choisi) et ainsi la marque nous reste en tête. La relation est claire : avec la créativité, on veut rejoindre le public cible et lui mettre la marque en tête. De toute façon nous consommons sans cesse, alors aussi bien nous montrer le chemin.

En ce qui a trait aux médias sociaux, nous n’avons pas encore, comme société, autant de repères ou de conventions claires qu’avec la publicité. L’exemple Bixi montre bien que les influenceurs de ces médias (je parle ici des Patrick Dion et autres qui ont été floués), veulent de la transparence et un minimum d’honnêteté. Truquer une relation, quand la personne t’aime déjà, c’est se tirer dans le pied.

En fait, mentir et tromper sur ces médias en annule les bienfaits et alors, une campagne traditionnelle de relations médias et de publicité aurait tout aussi bien fait l’affaire. Et, en bonus, au lieu de parler du faux blogue nous aurions peut-être compris comment louer le foutu vélo!

5 May, 2009

Mille et une questions, mille et un métiers…

À la suite de mon commentaire d’hier, sur le profil du gestionnaire des médias sociaux, certains amis m’ont demandé si je me voyais dans ce rôle. Tout est possible, puisque je réfléchis à mon avenir en ce moment. Mais, je dirais que dans le secteur du marketing et des communications, je suis un profil horizontal, comme ils disent, avec une forte expérience en relations de presse et en rédaction.

Cela dit, je crois avoir utilisé de belle façon les médias sociaux pour rencontrer mes objectifs, lorsque le contexte me le permettait. Par exemple, à la courte échelle, je suis très fière de ce que nous avons fait pour les livres de Stanley Péan, Sylvain Meunier et Marie-Chantale Gariépy (à ce point je disposais des conseils de Laurent et des services de Christian pour mes entreprises vidéo). Avec Epizzod, j’ai fait un constat d’importance : quand plusieurs façons de faire se rencontrent (agences de commercialisation qui utilisent le Web, consultants du Web etc.) mais ne s’amalgament pas parfaitement sous un plan intégré marketing et communications, il y a risque de dérapage.

Et bien franchement, surtout quand l’objet (ou le produit) est culturel, il est fondamental que le marketing (je réduis ici le concept à la commercialisation et les ventes) soit de connivence avec les relations publiques (relations de presse, médias sociaux et autres communications dans les milieux intéressés) pour que la synergie s’opère et que les efforts des deux parties assurent le succès de leurs projets. Parce que lorsqu’on fait la promotion de livres, de spectacles ou d’expositions, la compréhension du contenu ou du produit – qui se traduira en mots-clés et en concepts clairs dans les communications – est fondamentale pour s’expliquer simplement et clairement. On sait ce que Boileau disait à ce propos. 

Et moi? Et moi? Et moi dans tout cela? Je m’admets comme « créatrice », comme personne de contenu. J’aime me casser la tête, comprendre les choses et pouvoir les diffuser. J’ai écrit pour des publications populaires et spécialisées, œuvré comme chargée de recherche dans un musée, chargée de projets en communications, responsable ou directrice des coms dans le milieu culturel et, j’appuie sur ce point, dans le milieu corpo je suis toujours recrutée pour mes capacités à être porte-parole. En ce moment, je porte le titre de statège et porte-parole, mais je n’ai jamais eu aussi peu d’impact stratégique, même à mes débuts comme rédactrice.

Je (me) cherche donc (encore).En attendant de trouver, je vais aider mon ami Le Fred à développer les ventes de son saumon fumé, un produit qui a sur les humains l’effet de l’herbe à chat pour les chats…

4 May, 2009

Utiliser les médias sociaux en marketing

Dans un récent billet, Michelle amorçait une réflexion sur les qualités du gestionnaire des médias sociaux en citant des sources sur le sujet. Philippe Martin ouvrait aussi une discussion sur le profil possible d’un tel gestionnaire. En les lisant, je me suis prise encore à réfléchir sur la question…

L’utilisation des médias sociaux me rappelle ce que j’ai toujours dit de mon métier de communicateur : parce que les gens savent écrire et parler, ils s’imaginent que faire des communications sera facile… De même pour les médias sociaux, les utilisateurs populaires ou les « geeks » croient que pour peu qu’ils connaissent les fonctions de ces médias, ils seront capables de promouvoir n’importe quoi. Mais dans la promo Web par les médias sociaux, comme dans les relations publiques, il faut comprendre le produit ou l’entreprise qu’on souhaite mettre en lumière, bien saisir le public à qui l’on s’adresse et par-dessus tout, savoir parler à ce public. Ça c’est la base, le minimum pour ne pas écoeurer en moins de deux ses interlocuteurs. Ensuite, il faut comprendre comment les moteurs de recherche fonctionnent, comment on créé des faisceaux d’information et avec quoi on nourrit nos médias pour garder l’intérêt de notre public. En bref, il faut comprendre la mécanique de la promotion, pouvoir l’adapter aux médias sociaux et arriver à créer une synergie avec tous les médias utilisés. Si vous réussissez, même vos relations de presse traditionnelles seront améliorées.

Il serait aussi intéressant de discuter ce qu’est un bon contenu pour médias sociaux, car encore là, il ne suffit pas de savoir écrire ou de pouvoir faire un clip et de l’enchâsser sur tous nos réseaux, pour réussir à obtenir des résultats. Il faut voir les tentatives maladroites de promotion grâce aux médias sociaux, des essais malheureux qui reproduisent la communication unidirectionnelle souvent acharnée de la publicité ou les produits sans contenu pertinent pour en être convaincu.

29 June, 2008

Le bruit, la vie, le silence…

“I love sounds juste the way they are”, raconte John Cage, dans ces quatre minutes qui passent très vite, en parlant du silence, du bruit, de l’amour et du rire. Il y a des gens comme ça qui parlent avec tellement d’intelligence et d’humour qu’on pourrait les écouter des heures.

De toute évidence, même si ce n’est pas précisé sur Youtube, cette entrevue est tirée du documentaire Listen (1992) de Miroslav Sebestik, parût l’année du décès de Cage.

4 December, 2007

Le party de L’âge des ténèbres

Passons donc aux choses sérieuses, maintenant que je vous ai asséné 500 mots de réflexion sur le film, qu’ai-je pensé du party? D’abord le cocktail se déroulait au Musée d’art contemporain et j’adore moi aussi tenir des soirées dans les musées. En ce qui a trait à la logistique de la chose, tout était impeccable. De la salle Maisonneuve jusqu’à la rotonde du Musée, tout était balisé, les invités pris en charge, ça allait rondement.

Le cocktail lui-même m’a laissé froide. J’ai organisé des dizaines (plusieurs dizaines) d’événements et j’accorde une très grande importance au menu. Or, dans ce cas-ci, les bouchées étaient soit des concassés de viande sur cuillers ou petits plats, soit des petites brochettes de viande ou des cuisses de cailles. Cerf, porc, caille et un autre truc non identifé. Bref, j’ai vu quatre différentes bouchées et toutes était composées uniquement de viande assaisonnée. Dur sur l’estomac. Le thème était-il le minibanquet médiéval? En fin de soirée, on servait des minichaussons aux pommes… Ouin.

Maniaque comme je le suis, je considère qu’un menu de soirée devrait toujours comporter au moins une bouchée servie sur pain ou biscotte (ça absorbe le vin), une bouchée végétarienne et des viandes et des poissons.

Cela dit, le sac Chanel avec l’eau de toilette Chance et le magazine Pure était charmant.

3 December, 2007

Ah! Facebook, il faut y voir!

J’ai compris une chose d’importance au sujet de Facebook : si vous êtes une petite entreprise culturelle, un petit producteur d’événements ou tout autre acteur de la scène culturelle, vous avez intérêt à être présent sur ce genre de réseau. Pourquoi? Parce que vous y serez représentés, malgré vous par vos fans, par ceux qui lisent vos trucs, écoutent vos disques ou fréquentent vos événements. Et là, au-delà de l’aspect promotionnel de l’affaire, vos supporters créeront des « événements » en votre nom, épelleront votre nom de travers au passage, feront un copier-coller maladroit de votre information et l’image de votre pme culturelle en prendra pour son rhume.

J’invente cela? Malheureusement non. J’écrivais récemment à un organisme culturel qui m’avait envoyé une invitation pour lui dire que « l’événement Facebook » correspondant était truffé de coquilles, voire de renseignements erronés. Or, l’événement n’avait pas été créé par eux, mais par quelqu’un qui comme moi avait reçu une invitation retransmise de courriel en courriel.

C’est juste Facebook? Laisseriez-vous le soin à un consommateur anonyme de vos produits de diffuser vos communiqués sans les relire et sans la possibilité de les corriger au besoin? Non, bien dans ce cas allez sur Facebook voir ce qui se dit sur votre entreprise et gérer vos événements.

24 October, 2007

La sémiotique, pour rire un peu…

Je lisais une dépèche d’Infopresse qui parlait de l’application de la sémiotique au marketing. J’ai souri quand j’ai lu que cette discipline était très développée en Europe, mais peu ici… Pour votre info, il y a un programme d’études doctorales à l’UQAM en sémiotique et à Québec, j’ai étudié avec Marie Carani, une spécialiste internationale de la sémio, qui dirige aussi Visio, un magasine qui discute de la question.

Le problème au Canada, si on veut en trouver un, n’est pas le manque d’expertise intellectuelle, c’est l’étanchéité des disciplines. Or, le marketing se voit comme une science complète en soi et ne va pas suffisamment à la rencontre des sémioticiens, des antropologues et des sociologues. Enfin, cela a été mon expérience jusqu’à maintenant et ce que j’ai vu à HEC.

2 October, 2007

D’’aventure en aventure

Je ne vous cacherai rien, je fais maintenant de la consultance en communication pour la courte échelle. Et oui, la maison d’’éditions qui publie Stanley Péan depuis vingt ans, mais non, je ne vous fais pas une révélation bien juteuse comme certains auraient pu souhaiter, qu’’une petite déclaration d’’intérêts afin que vous ne m’’accusiez pas d’’utiliser mon blogue pour faire du marketing, sans égard à votre sensibilité.

Je dois toutefois préciser à ma décharge que le milieu culturel est très souvent tissé serré et composé de gens passionnés. Ainsi, même si je travaille pour l’’éditeur de Stanley, lui et moi nous connaissons depuis belle lurette, cela remonte à Québec à l’’époque de mes années à l’’université Laval. Le culturel est souvent ainsi. Par exemple, je viens d’être (re)nommée administratrice des Productions Nathalie Derome et là encore, avec les années, Nathalie est devenue une amie et par extension tout le groupe qui gravite autour de ses aventures musicales et interdisciplinaire (sûrement un « mot compte triple » au Scrabble et un concept mouvant au Conseil des arts).

Mais que voulez-vous, mon côté italien me porte à aimer les affaires familiales et à travailler mieux encore quand je crois à ce que je fais. De plus, dans ce milieu, les gens ont à cœoeur la réussite de leurs entreprises. Et moi, je ne vois pas d’’autres façons d’’envisager le travail.

J’’espère que vous viendrez nous saluer au lancement d’‘Autochtones de la nuit, le plus récent recueil de Stanley Péan, c’’est au Café Sarajevo, le 3 octobre, à partir de 17 h. Le 4 octobre, pour les lecteurs de Québec, il aura lancement au Chantauteuil (vous savez où c’’est) et le 5 octobre, Rhizome propose une lecture performance d’’Autochtones de la nuit par Stanley Péan.

15 April, 2007

Marketing culturel jeunes publics

Ha! Le marketing, on croit souvent pouvoir vendre n’importe quoi à n’importe qui pourvu d’avoir une stratégie. Cela dit, on peut faire des stratégies jusqu’à demain matin, si on dépense toute son énergie à leurrer pour vendre des billets, on a rejoint le mauvais public et perdu sa réputation dans le processus. De plus, avec les blogues et les forums où tous peuvent partager leur opinion, si l’on déçoit le public, il ne tardera pas à crier sa déception partout. Il faut donc un bon jugement, doublé d’une bonne compréhension du public à qui l’on s’adresse. Je dis cela en pensant au film que Martine a scénarisé, À vos marques… Party!. Les critiques étaient partagées, voire parfois tranchantes, mais le box-office du film est très bon. Pourquoi? Parce que les 13 à 19 ans lisent peu les critiques des grands quotidiens et se fient souvent à la bande-annonce, aux affiches et aux entrevues-clips que les jeunes vedettes de ces productions accordent aux médias. Ils vont sur Cinéma Montréal et lisent les commentaires de leurs pairs. Le plus beau, c’est que je n’invente rien, à l’époque où je travaillais chez feu Cinéma Libre, on nous avait remis un sondage auprès des jeunes publics qui avait confirmé cette hypothèse. Le contraire est malheureusement vrai : si vous essayez de vendre un film jeunes publics avec seulement des bonnes critiques… Bonne chance!

4 April, 2007

Marc se lance…

Comme j’ai le rhume ou la grippe ou les deux, plutôt que de me forcer le cerveau, je vous enverrai lire le copain Marc Snyder qui discute cette semaine de l’usage des blogues par les corporations.

19 February, 2007

TMAC London - dernier jour

Du déjeuner au diner, ça ne lâche pas à TMAC. Présentation ici, pitch de vente pour telle destination là, on vous garde occupés. En fait, j’ai presque envié les journalistes qui s’amusent vraiment dans ce genre d’événement, courtisés qu’ils sont par tous les gens de l’industrie. Ces derniers essaient de vendre leur attraits touristiques à qui veut bien les écouter et parfois à une table, lorsque les gens de l’industrie dominaient, je me suis retrouvée à écouter les pitchs de chacun, comme si le magnéto s’emballait. Weird!

Cela dit, j’ai eu des échanges sur le métier de journaliste ou d’écrivain et sur le marketing touristique fort intéressants avec quelques nouveaux amis rencontrés ici. Quand je passerai à Toronto, je me suis promis de prendre un verre avec Jumol et Kirsten et de visiter le magasin de chaussures de la fille d’une des journalistes présentes à la conférence. À mon grand étonnement, plusieurs personnes m’ont abordé à la suite de mon commentaire sur les blogueurs et l’industrie - beaucoup voulaient savoir comment commencer un blogue, pourquoi je bloguais, comment utiliser les blogues etc.

Hier soir, lors du souper et gala, le représentant du bureau de tourisme de London, Marty Rice, a annoncé que son organisation accorderait des prix en argent aux meilleurs articles écrits sur la région entre 2007 et 2008. Si le journalisme de voyage vous intéresse…

17 February, 2007

TMAC London – jour 2

Je suis arrivée hier à London, Ontario pour assister à la conférence TMAC sur le journalisme touristique. Il y a peu de journalistes québécois à ce genre d’événement, puisque presque toutes les activités se déroulent en anglais.

Ce matin j’ai assisté à un échange sur les défis que rencontrent les gens de l’industrie touristique lorsqu’ils essayent de vendre leur produit aux journalistes. La question du Web, des blogues et 2.0 a été soulevée et à ma grande surprise il aurait fallu une présentation complète sur ce sujet pour informer la vaste majorité de gens qui s’y connaissait très peu. Les gens veulent en savoir plus, mais ils travaillent en cercle fermé avec d’autres gens de rp qui ne sont pas encore au fait du sujet et ainsi de suite. Bien de mes copains de Yulblog auraient été des conférenciers de choix pour présenter ce sujet et faire le lien avec les résultats médiatiques.

Plus, most of the people I am thinking about and that could be really interesting for the industry as well as the media assisting to this event, speak English quite well. I think I am going to ask Mikel to get a presentation organized and ask a few people to give it.