Entrées classé sous 'Marketing et RP'

29 June, 2008

Le bruit, la vie, le silence…

“I love sounds juste the way they are”, raconte John Cage, dans ces quatre minutes qui passent très vite, en parlant du silence, du bruit, de l’amour et du rire. Il y a des gens comme ça qui parlent avec tellement d’intelligence et d’humour qu’on pourrait les écouter des heures.

De toute évidence, même si ce n’est pas précisé sur Youtube, cette entrevue est tirée du documentaire Listen (1992) de Miroslav Sebestik, parût l’année du décès de Cage.

4 December, 2007

Le party de L’âge des ténèbres

Passons donc aux choses sérieuses, maintenant que je vous ai asséné 500 mots de réflexion sur le film, qu’ai-je pensé du party? D’abord le cocktail se déroulait au Musée d’art contemporain et j’adore moi aussi tenir des soirées dans les musées. En ce qui a trait à la logistique de la chose, tout était impeccable. De la salle Maisonneuve jusqu’à la rotonde du Musée, tout était balisé, les invités pris en charge, ça allait rondement.

Le cocktail lui-même m’a laissé froide. J’ai organisé des dizaines (plusieurs dizaines) d’événements et j’accorde une très grande importance au menu. Or, dans ce cas-ci, les bouchées étaient soit des concassés de viande sur cuillers ou petits plats, soit des petites brochettes de viande ou des cuisses de cailles. Cerf, porc, caille et un autre truc non identifé. Bref, j’ai vu quatre différentes bouchées et toutes était composées uniquement de viande assaisonnée. Dur sur l’estomac. Le thème était-il le minibanquet médiéval? En fin de soirée, on servait des minichaussons aux pommes… Ouin.

Maniaque comme je le suis, je considère qu’un menu de soirée devrait toujours comporter au moins une bouchée servie sur pain ou biscotte (ça absorbe le vin), une bouchée végétarienne et des viandes et des poissons.

Cela dit, le sac Chanel avec l’eau de toilette Chance et le magazine Pure était charmant.

3 December, 2007

Ah! Facebook, il faut y voir!

J’ai compris une chose d’importance au sujet de Facebook : si vous êtes une petite entreprise culturelle, un petit producteur d’événements ou tout autre acteur de la scène culturelle, vous avez intérêt à être présent sur ce genre de réseau. Pourquoi? Parce que vous y serez représentés, malgré vous par vos fans, par ceux qui lisent vos trucs, écoutent vos disques ou fréquentent vos événements. Et là, au-delà de l’aspect promotionnel de l’affaire, vos supporters créeront des « événements » en votre nom, épelleront votre nom de travers au passage, feront un copier-coller maladroit de votre information et l’image de votre pme culturelle en prendra pour son rhume.

J’invente cela? Malheureusement non. J’écrivais récemment à un organisme culturel qui m’avait envoyé une invitation pour lui dire que « l’événement Facebook » correspondant était truffé de coquilles, voire de renseignements erronés. Or, l’événement n’avait pas été créé par eux, mais par quelqu’un qui comme moi avait reçu une invitation retransmise de courriel en courriel.

C’est juste Facebook? Laisseriez-vous le soin à un consommateur anonyme de vos produits de diffuser vos communiqués sans les relire et sans la possibilité de les corriger au besoin? Non, bien dans ce cas allez sur Facebook voir ce qui se dit sur votre entreprise et gérer vos événements.

24 October, 2007

La sémiotique, pour rire un peu…

Je lisais une dépèche d’Infopresse qui parlait de l’application de la sémiotique au marketing. J’ai souri quand j’ai lu que cette discipline était très développée en Europe, mais peu ici… Pour votre info, il y a un programme d’études doctorales à l’UQAM en sémiotique et à Québec, j’ai étudié avec Marie Carani, une spécialiste internationale de la sémio, qui dirige aussi Visio, un magasine qui discute de la question.

Le problème au Canada, si on veut en trouver un, n’est pas le manque d’expertise intellectuelle, c’est l’étanchéité des disciplines. Or, le marketing se voit comme une science complète en soi et ne va pas suffisamment à la rencontre des sémioticiens, des antropologues et des sociologues. Enfin, cela a été mon expérience jusqu’à maintenant et ce que j’ai vu à HEC.

2 October, 2007

D’’aventure en aventure

Je ne vous cacherai rien, je fais maintenant de la consultance en communication pour la courte échelle. Et oui, la maison d’’éditions qui publie Stanley Péan depuis vingt ans, mais non, je ne vous fais pas une révélation bien juteuse comme certains auraient pu souhaiter, qu’’une petite déclaration d’’intérêts afin que vous ne m’’accusiez pas d’’utiliser mon blogue pour faire du marketing, sans égard à votre sensibilité.

Je dois toutefois préciser à ma décharge que le milieu culturel est très souvent tissé serré et composé de gens passionnés. Ainsi, même si je travaille pour l’’éditeur de Stanley, lui et moi nous connaissons depuis belle lurette, cela remonte à Québec à l’’époque de mes années à l’’université Laval. Le culturel est souvent ainsi. Par exemple, je viens d’être (re)nommée administratrice des Productions Nathalie Derome et là encore, avec les années, Nathalie est devenue une amie et par extension tout le groupe qui gravite autour de ses aventures musicales et interdisciplinaire (sûrement un « mot compte triple » au Scrabble et un concept mouvant au Conseil des arts).

Mais que voulez-vous, mon côté italien me porte à aimer les affaires familiales et à travailler mieux encore quand je crois à ce que je fais. De plus, dans ce milieu, les gens ont à cœoeur la réussite de leurs entreprises. Et moi, je ne vois pas d’’autres façons d’’envisager le travail.

J’’espère que vous viendrez nous saluer au lancement d’‘Autochtones de la nuit, le plus récent recueil de Stanley Péan, c’’est au Café Sarajevo, le 3 octobre, à partir de 17 h. Le 4 octobre, pour les lecteurs de Québec, il aura lancement au Chantauteuil (vous savez où c’’est) et le 5 octobre, Rhizome propose une lecture performance d’’Autochtones de la nuit par Stanley Péan.

15 April, 2007

Marketing culturel jeunes publics

Ha! Le marketing, on croit souvent pouvoir vendre n’importe quoi à n’importe qui pourvu d’avoir une stratégie. Cela dit, on peut faire des stratégies jusqu’à demain matin, si on dépense toute son énergie à leurrer pour vendre des billets, on a rejoint le mauvais public et perdu sa réputation dans le processus. De plus, avec les blogues et les forums où tous peuvent partager leur opinion, si l’on déçoit le public, il ne tardera pas à crier sa déception partout. Il faut donc un bon jugement, doublé d’une bonne compréhension du public à qui l’on s’adresse. Je dis cela en pensant au film que Martine a scénarisé, À vos marques… Party!. Les critiques étaient partagées, voire parfois tranchantes, mais le box-office du film est très bon. Pourquoi? Parce que les 13 à 19 ans lisent peu les critiques des grands quotidiens et se fient souvent à la bande-annonce, aux affiches et aux entrevues-clips que les jeunes vedettes de ces productions accordent aux médias. Ils vont sur Cinéma Montréal et lisent les commentaires de leurs pairs. Le plus beau, c’est que je n’invente rien, à l’époque où je travaillais chez feu Cinéma Libre, on nous avait remis un sondage auprès des jeunes publics qui avait confirmé cette hypothèse. Le contraire est malheureusement vrai : si vous essayez de vendre un film jeunes publics avec seulement des bonnes critiques… Bonne chance!

4 April, 2007

Marc se lance…

Comme j’ai le rhume ou la grippe ou les deux, plutôt que de me forcer le cerveau, je vous enverrai lire le copain Marc Snyder qui discute cette semaine de l’usage des blogues par les corporations.

19 February, 2007

TMAC London - dernier jour

Du déjeuner au diner, ça ne lâche pas à TMAC. Présentation ici, pitch de vente pour telle destination là, on vous garde occupés. En fait, j’ai presque envié les journalistes qui s’amusent vraiment dans ce genre d’événement, courtisés qu’ils sont par tous les gens de l’industrie. Ces derniers essaient de vendre leur attraits touristiques à qui veut bien les écouter et parfois à une table, lorsque les gens de l’industrie dominaient, je me suis retrouvée à écouter les pitchs de chacun, comme si le magnéto s’emballait. Weird!

Cela dit, j’ai eu des échanges sur le métier de journaliste ou d’écrivain et sur le marketing touristique fort intéressants avec quelques nouveaux amis rencontrés ici. Quand je passerai à Toronto, je me suis promis de prendre un verre avec Jumol et Kirsten et de visiter le magasin de chaussures de la fille d’une des journalistes présentes à la conférence. À mon grand étonnement, plusieurs personnes m’ont abordé à la suite de mon commentaire sur les blogueurs et l’industrie - beaucoup voulaient savoir comment commencer un blogue, pourquoi je bloguais, comment utiliser les blogues etc.

Hier soir, lors du souper et gala, le représentant du bureau de tourisme de London, Marty Rice, a annoncé que son organisation accorderait des prix en argent aux meilleurs articles écrits sur la région entre 2007 et 2008. Si le journalisme de voyage vous intéresse…

17 February, 2007

TMAC London – jour 2

Je suis arrivée hier à London, Ontario pour assister à la conférence TMAC sur le journalisme touristique. Il y a peu de journalistes québécois à ce genre d’événement, puisque presque toutes les activités se déroulent en anglais.

Ce matin j’ai assisté à un échange sur les défis que rencontrent les gens de l’industrie touristique lorsqu’ils essayent de vendre leur produit aux journalistes. La question du Web, des blogues et 2.0 a été soulevée et à ma grande surprise il aurait fallu une présentation complète sur ce sujet pour informer la vaste majorité de gens qui s’y connaissait très peu. Les gens veulent en savoir plus, mais ils travaillent en cercle fermé avec d’autres gens de rp qui ne sont pas encore au fait du sujet et ainsi de suite. Bien de mes copains de Yulblog auraient été des conférenciers de choix pour présenter ce sujet et faire le lien avec les résultats médiatiques.

Plus, most of the people I am thinking about and that could be really interesting for the industry as well as the media assisting to this event, speak English quite well. I think I am going to ask Mikel to get a presentation organized and ask a few people to give it.

11 February, 2007

Thank you for smoking

J’ai enfin vu le film de Jason Reitman, Thank you for smoking, d’après le roman de Christopher Buckley. Quiconque a déjà été porte-parole pour une grande organisation appréciera le personnage de Nick Naylor, un lobbyiste de l’industrie du tabac. Nick parle bien. En fait, c’est ce qu’il fait de mieux, dit-il. En un tournemain, il peut convaincre un cancéreux que l’industrie du tabac n’a pas avantage à perdre ses clients et que ceux qui aiment voir le nombre des décès attribuables au tabagisme monter sont dans le camp opposé… Un fameux baratineur. Il cause stratégie et liberté au restaurant avec son petit club sélect, appelé le MoD (pour Master’s of Deaths) et composé du défenseur des armes à feu et de la porte-parole des fabriquants d’alcool. Comme le dit Nick, il faut une morale un peu flexible pour faire certains jobs. De tout évidence, l’univers de Nick le baratineur chavirera, alors que son fils demandera de l’accompagner dans un voyage d’affaires et qu’une jeune journaliste lui soutirera quelques confidences au lit… Un film à voir.

7 February, 2007

Toronto, le soir

De retour de la Martinique depuis 48 heures, je suis à Toronto depuis quelques heures après un bref séjour à Montréal. Et oui, petite tournée de promotion pour le Musée. Si cela fait très glamour, ne vous leurrez point, car dans ces voyages je vois le train, l’hôtel, la salle où a lieu la conférence, puis le taxi et le train et ainsi de suite. Cela dit, Mtl ne nous a point boudé et j’attends l’événement de demain comme un enfant attend le matin de Noël. Pour les premières impressions de notre tournée, je laisse Chris vous dire, avec le franc-parler qu’on lui connaît, ce qu’il a pensé de notre événement.

9 January, 2007

À découvrir : The Bad Pitch Blog

En surfant sur les blogues pr d’Ottawa, j’ai découvert le Bad Pitch Blog de Richard Laermer et Kevin Dugan. Zeke me demandait si j’allais parler des nouvelles méthodes en pr, plutôt que de me contenter d’énoncer les principes de base - Zeke est toujours subtile dans ses commentaires - et bien, avec de la matière à réflexion comme ce que le BPB fournit, j’y viendrai sûrement!