Entrées classé sous 'Marketing et RP'

13 May, 2002

Un nom, un prix, une valeur ?

Avant de lire The Beauty Myth de Naomi Woolf, je refusais déjà de croire qu’une crème de beauté pouvait modifier mon ADN. Je n’ai donc jamais payé des sommes astronomiques pour des bienfaits imaginaires. Il m’arrive parfois d’être surprise par les efforts marketing qu’on met pour nous passer des objets de luxe à caractère distinctif. S’il est normal d’avoir parfois envie de se payer un petit luxe, il faut admettre qu’à un certain point si le prix monte en flèche, la qualité plafonne plus bas… Pensons aux chaussures Prada, trois brides, une semelle, deux petites fleurs de tulle, une signature et hop ! la facture touche le millier de dollars ! Ce prix indique seulement ce que nous sommes prêtes à payer pour un produit distinctif. Récemment, Prada a surestimé sa capacité à nous faire consommer et à nous distraire. Malgré les événements du 11-09, qui l’ont empêché de devenir une compagnie publique et d’augmenter ses flux de trésorerie par la vente d’actions, la maison européenne a continué d’ouvrir à grands frais des boutiques de luxe dans les métropoles du monde. Certaines banques ont déjà converti les dettes de l’entreprise en bons échangeables pour des actions. Les petites chaussures glamour, abondamment discutées dans la série Sexe à New York, proviendront donc d’une compagnie possédée à 30 % par les institutions bancaires et les créditeurs.

27 April, 2002

Mc Do et les ados

Le 8 avril, je me demandais, devant les efforts de Mc Donald pour séduire la jeune clientèle féminine, si les investissements en poupées rapporteraient. Ma question était pertinente, puisque ce samedi, dans le cahier l’Actuel de la Presse, on nous apprend que les filles délaissent Barbie dès l’âge de 5 ans… Ronald devra revoir ses approches.

8 April, 2002

Serbes et Bosniaques : le combat des médias

Après quelques années dans le secteur des relations publiques, je sais pertinemment que les stratèges et les « relationnistes » peuvent influencer la faÇon dont une nouvelle sera perÇue. Histoire de mœurs ou geste généreux, il n’est pas rare qu’il y ait une stratégie profitable – autocongratulation ou humiliation de l’ennemi - derrière chaque scoop. On trouve aujourd’hui, dans Le Devoir, sous la plume de Paul Cauchon, une histoire qui illustre assez bien ce propos : soit le jeu des relations publiques dans le conflit en ex-Yougoslavie.

8 April, 2002

Ronald s’intéresse aux très jeunes filles…

Je me rappelle enfant, lors de l’ouverture des premières franchises de Mc Do à Québec, d’y avoir traîné mes parents. Le « M » jaune sur fond rouge, le parc d’amusement multicolore et les tonitruantes affiches, réparties judicieusement le boulevard que nous empruntions chaque jour, parlaient à la petite fille de 8 ou 9 ans que j’étais, mieux que toutes les fiches d’information sur les quatre groupes alimentaires qu’on distribuait en classe. Mon père nous laissait choisir parmi les mc machins tout azimuth, ajoutait à la note les gadgets du mois et se contentait d’un café et d’une brioche…Mc Do, ce n’était pas pour lui. Si je devais un jour poursuivre des études avancées en marketing, je songerais sûrement à décortiquer les principes de marketing conÇus pour des jeunes clientèles. Nous avons souvent tendance, tout empêtrés dans notre rectitude politique, à ignorer le phénomène. Mais croyez-vous vraiment que les promotions de Mc Donalds ou des autres marchands de fast food, s’adressent à une clientèle adulte ? Non, sûrement pas, mais le géant du fast food aimeraient bien qu’une fois adulte, nous continuions à consommer des burgers et des repas-valeurs chaque semaine. Ils installent donc leurs restos près des édifices à bureaux et aux abords des quartiers universitaires. Cela ne suffit pas, parce que les filles sont plus sensibles – torture-diète et diktats de la mode obligent – aux méfaits du fast food et prennent leur distance dès l’adolescence. Car ne nous leurrons pas, les salades, les soupes et autres items santé ont été lancés pour plaire à la clientèle féminine.

Qu’à cela ne tienne, Ronald récidive et tente de fidéliser la clientèle des petites filles en offrant dans ses promotions « Happy Meals » des poupées pour les filles, des autos pour les gars. Il faudrait demander à Mc Do, à quel âge, en 2002, les filles cessent de s’intéresser aux poupées. Les pré-ados sont souvent des collectionneuses de mignons objets (peluches ou bijoux) mais moins de poupées, qui font un peu bébé pour les grandes filles qu’elles souhaitent être dès maintenant… Enfin, jetez un œil sur l’article, « Mc Donald’s uses dolls to woo girls », qui contient une foule de données très intéressantes. Article trouvé via Infopresse