Entrées classé sous 'Médias'

30 August, 2008

Mort de Quilem Registre ou le BBQ, façon “Taser”

Il a peu de causes qui me remuent, mais l’absence de justice ou le manque de logique me hérisse au plus haut point.

Au cours des derniers jours, la famille de Quilem Registre, mort quelques jours après avoir été appréhendé à coups de fusil Taser, a communiqué son besoin de justice. La journaliste Violaine Ballivy rapportait les conclusions de la coroner Catherine Rude-Tessier : « Ces décharges n’auraient pas suffi à causer sa mort, quelques jours plus tard à l’hôpital du Sacré-Coeur, mais y ont «possiblement contribué». Je veux bien croire que l’objectivité scientifique ne permette pas de tirer toujours des conclusions fermes, mais en l’occurence si ladite chose n’a pas tué Registre, faudrait identifier ce qui l’a tué.

Or, on apprend que « Quilem Registre est mort le 18 octobre à l’hôpital d’une nécrose du foie, de l’intestin grêle et du côlon. » Nous pourrions nous demander, qu’est-ce qui peut ainsi nécroser les organes internes d’un homme de 38 ans? M’est avis que huit décharges électriques près du corps peuvent avoir l’effet du micro-onde sur la viande. Mais je ne suis pas médecin. Activez un Taser un peu trop longtemps près d’un être vivant et vous obtiendrez probablement une électrisation de la peau et des organes.

Si ce n’est pas cela, alors qu’on nous dise quelle autre condition ou bactérie présente chez Quilem Registre aurait pu engendrer une pareille nécrose. Sinon, il faudra conclure qu’il est mort des suites d’une électrisation ou si vous préférez, d’avoir eu l’intérieur grillé au Taser.

Un article du Devoir qui fait le point sur les arrestations au Taser…

5 April, 2008

Allô Christo? C’est Régis!

Régis Labeaume, le maire de Québec, vise toujours plus haut et ne semble pas se garder de réserve lorsqu’il s’adresse aux médias. C’est quelque chose que je remarque depuis son entrée en poste et je pense que ça lui nuira tôt ou tard. En fait, si les médias avaient le temps de regarder de plus près les déclarations de Labeaume, il verrait qu’il raconte parfois des fadaises. C’est beau de tout promettre, mais vous savez ce qui est arrivé au petit garçon qui criait au loup…

Parlons d’un dossier qui m’intéresse… Le Manège militaire est en flammes : Labeaume lance qu’il pourrait le faire emballer par des artistes, voire par Christo lui-même. Hahaha! comme ils disent sur Internet. Le projet de Central Park réalisé en 2005 par Christo avait coûté plus de 20 M $ et demandé deux ans de planification. Et, l’art contemporain, surtout celui de Christo, ça se paye sans commanditaires commerciaux et ça demande des contrats d’assurance béton pour les risques aux visiteurs etc.

Maudit spin politique, tout le monde raconte plein de trucs et fait du namedropping impunément sans même googler avant…

Ayant fréquenté le milieu politique je me demande, mais c’est rhétorique : A-t-il ces idées-là lui-même ou se fie-t-il à un attaché de presse mégalo?

12 December, 2007

Il est temps que ça cesse…

Cela fait déjà un moment que je me plains que nous en avons déjà assez entendu de cette commission Bouchard-Taylor sur les accomodements raisonnables. J’avais qualifié la chose de superbe pantalonnade me garantissant l’exclusivité de ce mot de grande qualité. Or, Rappaz qui voulait s’attaquer une fois de plus à la chose s’est donc, faute de mieux, rabattu sur un synonyme démodé de pantalonnade, soit mascarade. Bon, c’est ainsi. Cela dit, il faut le voir goaler simultanément ou presque trois conversations textées, taquiner Facebook, tout en commentant la performance des acteurs du am 690. Disons que s’il n’était pas lui-même affublé d’un nom pas vraiment de souche, on lui pardonnerait moins certains dérapages… Âmes sensibles s’abstenir. Ça va, je sais que ce genre de commentaire vous y poussera.

5 November, 2007

Assez de la commission de la honte? Mets-en!

Ce matin dans Le Devoir, Guy Lachapelle, professeur de science politique à l’université Concordia élabore sur à peu près tous les points de la commission Bouchard-Taylor que j’ai discuté ici. Le titre de la lettre est Assez, c’est assez! et il ne demande rien de moins que le gouvernement mette fin à cette farce (pantalonnade ajouterais-je) qui nuit à l’image du Québec et de laquelle rien de positif ne pourra être retiré.

Moi, je n’ai pas fini d’étudier le projet de Loi 195 déposé par Pauline Marois. Je vous en reparle. Si vous ne le saviez pas, quand je ne parle pas de flirt et de visites au Jancootu, j’adore scruter des états financiers et déchiffrer des textes de loi. Nobody’s perfect.

29 July, 2007

La question de la semaine au sujet des médias : payer ou ne pas payer?

La une du Devoir qui m’a tellement choquée, d’abord parce que cet échange corsé entre un producteur et un journaliste méritait peut-être mention mais pas la une, a soulevé quelques réponses des blogueurs du monde des médias. Cécile, qui commentait plus tôt mon entrée, a jugé bon d’exposer son opinion sur le sujet dans un commentaire sur son blogue et d’un même geste elle a relevé les commentaires de ses collègues journalistes-blogueurs sur la question. De toute évidence, chez les journalistes cela ramène la question du contenu journalistique et publicitaire que certaines publications, sous la pression des annonceurs, essayent parfois de mettre au diapason. Imaginez par exemple, qu’un certain acheteur d’espace publicitaire utilise ce levier pour exiger qu’on mentionne son commerce plus souvent dans les articles… Ça arrive. Enfin, Cécile remarque aussi que le sujet n’a pas fait couler beaucoup d’encre, puisque les autres quotidiens n’ont pas porté attention à cette sortie. Ils ont peut-être raison.

27 July, 2007

Algues bleues : François Cardinal expose les faits

J’avais bien un petit doute, peut-être était-ce l’expérience qui me portait à croire qu’on en parlait trop et de façon alarmiste. Je me disais aussi que les médias étant dans le creux estival, la chose prenait peut-être trop d’importance. Or, François Cardinal de La Presse qui suit les dossiers environnementaux de près remet les pendules à l’heure : la situation présente est un sévère avertissement, mais nous ne sommes pas en pleine crise. Allez lire son article, c’est clair et bien expliqué… Et j’aime tout particulièrement l’analyse point par point qu’il fait du dossier.

Il y avait eu hier une sortie publique du ministre Couillard à ce propos.

26 July, 2007

Scandal au Devoir : être indépendant veut dire payer sa part…

Hier, très certainement pour respecter mon droit à l’information, Le Devoir mettait en première page un texte de Jean-François Nadeau intitulé, Pourquoi Le Devoir n’ira pas voir The Police. Ne vous inquiétez pas, M. Nadeau n’a pas découvert que Sting jette ses bouteilles vides aux poubelles ou que les membres du groupe encouragent Wal-Mart et le travail des enfants. Non! C’est bien pire que cela, je me dois de savoir que Le Devoir n’a pas eu de billet gratuit pour aller voir le spectacle et comme je lis Le Devoir pour lire des comptes-rendus mièvres de « come-back show » des stars des années « 80 », je suis très déçue. Pouvez-vous lire le sarcasme dans mes propos?

Non seulement le postulat de Nadeau est contradictoire, mais je n’avais pas besoin de plus de preuves pour me convaincre que mon quotidien - jusqu’ici préféré - est en décalage avec le monde actuel. Disons que Le Devoir est toujours une coche en retard en ce qui a trait aux sujets d’actualité et ajoutons que même les scoops liés au domaine culturel et social – censément des champs d’intérêt pour la publication – sont très, très rarement mis au jour par le quotidien indépendant. Or, l’article de M. Nadeau est choquant, d’abord parce que de le mettre à la une dénote un manque de sens journalistique assez accusé, puis à titre de lectrice – et d’ex-conseillère en marketing et communication – je me demande si ce manque de jugement n’est pas répandu dans la publication. Après des années à titre d’abonnée, à espérer quelques nouvelles plumes branchées et à souhaiter voir un tournant significatif dans ce quotidien, je commence à lire de plus en plus souvent La Presse…

En passant M. Nadeau, quand on veut être indépendant et qu’on ne veut pas se soumettre à quelque compromis commercial que ce soit, on paye son billet!

29 June, 2007

Revoir Paris, un petit séjour d’un mois…

Ah! Revoir Paris, chantait Trenet… Quand je vois Paris Hilton, je pense presque toujours au personnage du film Stardom de Denys Arcand. Si vous avez vu ce film, la top-modèle dont on suit la carrière ne nous est présentée que par des extraits d’entrevues, des clips captés à son insu, des films amateurs, bref, toujours par le regard de quelqu’un d’autre. Veut-elle exprimer un point de vue lors d’une entrevue, qu’on lui coupe la parole… Paris Hilton est ainsi : on ne voit d’elle que des images de paparazzi, des clips, des pubs où elle se propose nonchalamment comme objet de convoitise – elle soulève surtout l’envie de sa fortune – l’œil racoleur le sourire en coin. Peu de déclarations, peu de commentaires. Le silence de la dame rose et blonde. Mais qui est réellement Paris Hilton? Jusqu’à maintenant , elle est une grosse entreprise de relations publiques avec comme produit une héritière blonde, un peu maigrichonne et sans autre talent que celui de s’exhiber. Les adolescentes l’envient, aimeraient comme elle s’inventer des carrières d’artistes et surtout être vue partout… Nathalie Petrowski raconte l’entrevue avec Larry King.

11 June, 2007

The Ex-Wives Club sur ABC

Le concept est simple : Shar Jackson, l’ex de Kevin Federline, Angie Everheart, l’ex de Stallone et Marcia Maple, l’ex de Donald Trump aident des amoureux abandonnés à regagner confiance en eux. Comme make-over concept, c’est plutôt intéressant. Il fallait voir Shar Jackson expliquer comment sa rupture avait été difficile, alors qu’enceinte de Federline elle le voyait sur tous les tabloïdes avec sa nouvelle flamme Britney Spears. Shar lui a pardonné, mais l’auditeur est seulement plus convaincu que Federline est un parfait imbécile.

11 June, 2007

L’Homme Scalp déménage!

Les naiseries de l’Homme Scalp me réjouissent tout particulièrement, je les écoute sur le ouèbe, puisque l’émission éponyme est diffusée habituellement sur les ondes de CKRL-MF. Je dis habituellement, parce que l’HS déménage ses sons à l’autre radio communautaire de Québec, soit CKIA, dit radio basse-ville. J’en ai fait des folies à CKIA, de l’animation matinale, à l’émission Culturopathes - salutations à Cath Boivin et Éric Couture - en passant par les Désinvoltes une coanimation avec Louise Turcotte, mon premier projet à cette radio. Je connais Claude, alias l’HS, depuis une quinzaine d’années et il a toujours compté parmi mes pushers de musique préféré…

21 May, 2007

Legendre idéal…

Cette semaine, Legendre devait apprendre un truc feng shui assis sur la toilette, jouer un Tintin qui a mal au pénis et imiter Marie-Josée Taillefer faisant une capsule sur comment se faire venir… des repas par téléphone. J’ai adoré quand Jean-François Mercier, déçu de la performance de Pierre-François, alias Marie-Josée, lui dit qu’il a l’air de Carlos Fréchette (des Invicibles) tapette - était-ce fifi, en tous cas ce n’était pas politically correct. Entre le studio feng shui où il faut parler fort parce que les invités sont à 10 pieds de l’intervieweur et Jacques Chevalier qui attribue l’immaturité de Pierre-François au fait qu’il vient de Québec, le show a passé vite. Complètement absurde, ça me rappelle presque Seinfeld, bref j’aime ça. Vite changeons le poste, Le meilleur gagne commence et je ne supporte pas…

16 May, 2007

André Arthur audioblogue sur Radioréveil

Bien sûr, votre opinion est importante, mais pas autant que la mienne (…)

C’est une des phrases que prononce André Arthur (avant de rire un peu) sur son premier audioblogue diffusé et hébergé par la gang de Radioréveil. En fait, ne pense-t-on pas tous la même chose? Sans le dire, mais soit. Arthur ne se gêne pas et admet que le blogue écrit ce n’est pas pour lui, qui a toujours préféré la radio à l’écrit.

J’aime bien Arthur, mais je suis consciente de la divergence de nos points de vue sur beaucoup de sujets. J’ai un côté populiste que je partage avec lui, mais j’affirme aisément que dans mon palmarès personnel il y a Adam Sandler et Éric Rohmer, les sushis et la poutine de chez Ashton. Arthur, malgré qu’il connaisse beaucoup de choses, s’érige contre tout ce qui peut être soupçonné d’élistisme. Or, j’ai beau être issue de la classe moyenne, avoir passé ma jeunesse à Québec à l’écouter à la radio, avec les années je suis devenue dans son système de référence une wannabe Plateau.

J’ai même fait une chronique quelques mois à son émission - tout en conservant mon pied-à-terre sur le Plateau, mais ne le dites pas. Toute expérience a du bon, c’est en faisant de la radio commerciale que j’ai compris un principe sur lequel je réfléchis encore : faire ce qu’on aime, c’est souvent beaucoup mieux que faire tout ce dont on est capable même s’il faut se forcer beaucoup…