Entrées classé sous 'Médias'

16 May, 2007

Michael Buble (prononcez bobelé) m’énerve!

Voilà qui est dit! Et si toute vérité n’est pas bonne à dire et bien tant pis, ses hordes de fans pétillantes et émoustillées peuvent se rassurer : mon opinion dissidente ne changera rien à son succès. Call me irresponsive au charme de Monsieur, mais ses interprétations mielleuses des classiques jazz manquent de nerf et quand on le compare à Sinatra, le frisson qui parcourre mon échine ne se rapproche en rien de cette émotion qui transporte les fans du crooner. Michael le pétillant et moi ne vivons pas sur la même planète, si ce n’était du lancement de son plus récent opus et des centaines d’entrevues et de capsules qu’on lui dédie partout, je n’en parlerais même pas. Mais comme je ne peux plus ouvrir mon poste de radio ou mon télévisieur sans voir ou entrendre Bobelé, je me révolte.

Si vous voulez vraiment savoir, entre un spectacle de Tony Bennett et un de Michael Buble, je choisis le premier, même s’il est assez vieux pour être mon grand-père!

1 May, 2007

Amadouer la critique : les cadeaux aux médias

Enfin, deux journalistes, Cécile et Steve, qui disent ce que j’ai essayé souvent de promouvoir dans les différents services de marketing et communications où j’ai travaillé : le gadget, le cadeau mignon ou la bébelle colorée, n’aident en rien à obtenir des critiques ou des mentions dans les médias. Le journaliste veut qu’on lui donne les renseignements pertinents pour faire son article, la bébelle est superfétatoire. C’est bien fin, comme on dit. Or, à mon avis les gens de relations publiques devraient consacrer plus de temps à maîtriser leur contenu pour pouvoir répondre aux différentes questions des médias. Cécile aborde la chose d’un point de vue écologique : il y a trop de papier dans les conférences de presse et trop d’emballage et de postage pour les bébelles marketing. J’abonde là aussi dans le même sens.

Au plus récent TMAC, dont le thème était l’écotourisme, les journalistes présents ont confirmé ce que beaucoup de gens en relations publiques ont observé : on ne veut plus de pochettes de presse remplies de documents qu’on devra jeter avant de retourner à la maison – qui veut transporter deux kilos de papier dans ses valises? De plus, les plus écolos du groupe se soulèvent à la vue de tous ces documents souvent inutiles. Pour être de notre temps, j’abolirais la pochette de presse et aux conférences, je remettrais le communiqué de l’événement et laisserais à la disposition des journalistes des documents d’information complémentaires ou des articles promotionnels d’intérêt – affiches décoratives ou cartes postales. Mais le monde des relations publiques croit encore aux envois massifs de pochettes de presse – qui encombrent les salles de presse et débordent souvent des casiers de chaque journaliste – et aux gadgets comme si l’information n’étais pas suffisante.

De toute évidence, Steeve et Cécile apprécient certains cadeaux. Steeve précise toutefois que cela n’influence pas le choix qu’il fait lorsque vient le temps d’écrire un article. Je le crois. Mon expérience à titre de journaliste et de relationniste m’a appris que les cadeaux et le flafla ont souvent l’effet contraire : le journaliste sent qu’on veut l’influencer et ça l’agace.

Je me rappelle aussi un article de Jean-Simon Gagné, rédacteur de Voir Québec au temps où j’y étais et par la suite chroniqueur au Soleil, qui avait consacré un article au tuyau d’ABS qu’on fourre dans une enveloppe pour parler de l’association des plombiers et à toutes les autres idées de promo qui encombraient son bureau chaque semaine.

25 April, 2007

Jean-René Dufort alias la tache de rouille en surface

C’est ainsi qu’il se qualifie lui-même dans une entrevue qu’il accorde à Marc Cassivi de La Presse. Je suis tombée sur ce texte en lisant Steeve Proulx qui en bloguait un extrait. Je vous en offre le commentaire de Jean-René sur la saga médiatique des cabanes à sucre au temps des accomodements raisonnables:

J.-R.D.: La dérive, ç’a été de travestir l’idée de l’accommodement raisonnable pour accuser les «maudites ethnies». La question qu’il faut se poser, c’est: «Est-ce que ça brime quelqu’un?». Est-ce qu’il y a un Québécois qui a dû manger sa soupe aux pois sans jambon? Des fois, les médias sont tellement ridicules que je me dis que ne pourrai jamais faire mieux à Infoman. J’ai assisté à une conférence de presse d’André Boisclair à l’UPA. Il y a un journaliste très sérieux qui a demandé à Boisclair et au président de l’UPA, après l’histoire de la cabane à sucre: «Est-ce que vous pensez que le jambon dans la soupe aux pois est un incontournable?». Je n’ai pas assez de talent pour faire mieux que ça! Il faut être humble face à une telle performance. André Boisclair a répondu que les gens étaient en droit d’avoir des attentes raisonnables de manger du jambon quand ils vont à la cabane à sucre. Je me suis demandé si j’étais vraiment en train de vivre ce moment-là!

Allez lire le reste par ici.

23 April, 2007

Legendre idéal

Okay, j’adore Pierre-François Legendre, entre autres parce qu’il vient de Duberger, juste à côté des Saules à Québec, où j’ai vécu mon enfance et qu’en conséquence il a le même parler que tous mes amis d’enfance. Mais là, de le voir déguisé en Josée di Stasio avec Jean-François Mercier - mieux connu comme le Gars frustré de Mike Ward - c’était vraiment trop. Ajoutez à cela Ghyslain Dufresne, le beau-frère idéal, fin comme tout, que j’ai interviewé quelques fois dans le temps où Crampe en masse était la découverte, et vous avez un show à ne pas manquer. Les filles ne sont pas piquées des vers non plus : Jennie-Anne Walker, quelle adorable folle… À ce point, l’intrigue on s’en fout presque, on aime tout le monde!

22 April, 2007

Sauvons la planète - le cahier de La Presse

Avec le Jour de la Terre, tout le monde se met au vert et suivant cette mouvance, La Presse produit un cahier où l’on apprend comme devenir un éco-citoyen. Intéressée par la chose, fan de Suzuki, mais loin d’être érudite en la matière, je me suis empressée de repérer le dit cahier dans la pile des documents insérés dans le quotidien de samedi. Je fus d’abord un peu surprise : le cahier était imprimé sur un papier d’un blanc étincelant. Choix étrange en soi, car les “écos” privilégient habituellement un papier clair, non-blanchi, car pour obtenir un papier plus blanc à partir de pâte recyclée on doit utiliser plus d’énergie et des produits à base de chlore

Enfin peut-être que les gens de La Presse pourront nous expliquer quel type de papier a été utlisé, mais la communicatrice - ou la sémiologue en moi allez savoir - toujours préoccupée par l’adéquation du signifiant et du signifié, se serait attendue au minimum à un papier journal habituel.

Après avoir rédigé ce commentaire j’ai constaté que l’affiche officielle du Jour de la Terre précisait la nature du papier utilisé, afin que l’on sache qu’il avait été blanchi par un processus accrédité choix environnemental et sans chlore. C’est ce genre de mention qu’il manque au cahier de La Presse.

27 January, 2007

Échantillons

J’ai ajouté une section à droite qui contient les liens vers les pdf de quelques-uns des articles que j’ai écrit et deux mp3. D’abord, André Arthur qui lit un extrait de mon blogue, puis une entrevue sympathique avec Stéphane Gasse de CHRC à Québec sur un sujet difficile, soit le 11 septembre. Là-dessus, je vais aller boucler ma valise…

26 January, 2007

Montréal Story

En essayant une paire de Nike nouvelle génération - ces pistons exposés aux talons me font penser à l’architecture de Renzo Piano pour le Beaubourg - je disais à M. qu’il manquait vraiment à Ottawa un endroit où acheter de vraies belles pompes sportives. Bon, c’est une chose. Il manque aussi à Ottawa, mes copines complètement dingues (qui se ressemble s’assemble), mes copains et leurs histoires d’amour qu’ils me racontent devant une bonne bière ou les rencontres fortuites sur la Main qui se terminent par un café ou une bière au Laïka. Dussé-je le préciser ici - j’aime ces inversions qui échappent aux règles habituelles -, mais je m’ennuie souvent de Montréal. Depuis quelque temps, lorsque j’ai un coup de cafard, je vais lire ce que certains blogueurs montréalais racontent. Ainsi, je suis monsieur Piette, de chez Dusty’s, un de mes coins préférés, jusqu’à la Godasse, un autre de mes arrêts de choix pour acheter des souliers de course faits pour arpenter les aires urbaines avec chic.

24 January, 2007

Le cirque pathétique

Tout en surfant tranquillement, j’écoute, comme bien des Nord-Américains, American Idol. Se présente une fille qui ne sait pas chanter, mais voudrait qu’on lui apprenne pour être, dit-elle, comme Paris Hilton. Nous devons comprendre qu’elle souhaite être riche et sans talent pour étaler dans tous les magazines à potins une vie privée, inventée spécialement pour attiser les médias. Les juges, fripés après une soirée peut-être trop tumultueuse – notez que Paula a l’air un peu ivre comme toujours – , n’en croient pas leurs yeux. La jeune femme sort en larmes puis explique d’une voix hystérique qu’elle est humaine, qu’elle a le droit à sa chance, qu’elle et ses nouveaux amis, dont le gardien de sécurité, ont le droit d’être respectés par ces juges archiriches qui ont bu toute la nuit. C’est elle qui le dit. Perplexe, je me suis demandée si cette jeune femme était atteinte d’une maladie mentale, si elle faisait une dépression ou si elle souhaitait tout simplement qu’un agent de casting la remarque… Allez donc savoir.

15 December, 2006

L’homme scalp

Claude Brindamour, parfois nommé ici monsieur B. et qui commente, voire alimente par moment mon blogue est à la barre d’une émission complètement folle présentée sur les ondes de CKRL à Québec. Suivez le lien dans la barre de droite et vous risquez de bien vous amuser.

8 September, 2006

La construction d’une vedette

Dans mon commentaire précédent, j’ai utilisé sans le vouloir quelques mots-clés synonymes de succès pour un blogue : Arthur (comme André Arthur), Québec, bled et radio (associé à Québec). Oups ! Simon a trouvé l’adresse et très poliment - à mon égard, un peu moins pour une certaine Sophie - en a profité pour parler un peu de Sophie Chiasson et du livre qu’elle vient de publier sur sa grande aventure. Ce qui pourrait porter à croire qu’un certain consortium médiatique, avec l’aval de la principale intéressée, travaille à construire une vedette.

À ce point-ci, on pourrait presque dire, qu’un jour Sophie a eu la chance d’être la proie de Jeff Fillion. C’est désormais ce qui la distingue des autres aspirantes au vedettariat québécois. Sophie n’a pas connu de tragédie ou d’expérience de vie transcendante - mais une bonne relationniste lui trouvera sûrement un drame personnel à exploiter- c’est une gentille fille avec une belle apparence. Mais, bon, cette histoire est distinctive et les histoires particulières se vendent bien, et pour avoir un statut de vedette, il faut faire la une des magazines à potins le plus souvent possible. Simon devrait donc se préparer mentalement, parce que bientôt, il y aura sûrement la mini-série, le jeu vidéo et les cartes à collectionner - un jeu de cartes où l’on trouvera Robert Gillet et Jeff Fillion en joker. Parce que, ne nous cachons rien Fillion est devenu encore plus connu avec le procès. J’oserais dire, qu’à l’extérieur de Québec, il est probablement le seul morning-man dont les autres canadiens connaissent le nom… Le député Arthur monte dans la liste, mais il n’est plus à la radio.

7 September, 2006

Des nouvelles de Québec

Je ne le dis pas souvent, mais parfois Québec me manque. Enfin, ce qui me manque particulièrement (outre mes amis) ce sont les lieux où j’ai fait mes premières armes dans le milieu culturel. Par exemple, CKIA fm, dans le complexe Méduse, où j’ai passé tant de temps. Comme je couvrais alors les arts visuels, même après avoir accepté de travailler pour l’autre radio communautaire, CKRL, j’y étais toutes les semaines. Tout cela pour vous dire, qu’en lisant le blogue de Julie R. tout cela m’est revenu. J’y retournerai donc souvent, question de voir ce qui se passe dans mon bled pour citer M. Arthur…

26 July, 2006

Journaliste de TQS agressé : nuancer les faits

Loin de moi l’idée de justifier l’usage des poings ou de la force contre les journalistes, mais dans ce cas-ci, rien n’est noir ou blanc. Tout d’abord, dans la lettre de veille envoyée par la FPJQ, voici la version que l’on trouve des faits entourants cette agression sur le journaliste de TQS et son caméraman :

Le journaliste Étienne Phénix et le caméraman Sylvain Gauthier ont été dépêchés à St-Jean-de-Matha pour couvrir la disparition de deux hommes, qui se sont vraisemblablement noyés en fin de semaine dernière. Le but de leur reportage était de faire état du danger que représente la Cuve de la mort, le plan d’eau où sont disparus les deux hommes.

Sur place, ils ont croisé par hasard la famille d’une des deux victimes. Furieux d’être filmé, le père s’est rué sur le caméraman et le journaliste, leur assénant de nombreux coups de poing. Jamais l’homme n’a demandé à ne pas être filmé. Il n’a même pas adressé la parole à ses deux victimes avant l’agression.

Selon cette version, le père de la victime n’a ni parlé, ni donné signe de désapprobation avant de frapper. Pourtant, la version de Phénix, telle que rapportée hier par Hugo de Grandpré de La Presse, laisse entendre une conversation entre le père et le journaliste :


« Nous avions pourtant respecté son intention de se recueillir seul devant l’eau et ne l’avons filmé que lorsqu’il est retourné vers le stationnement », a précisé M. Phénix.

À moins que le monsieur ne leur ait communiqué par écrit son intention, ces mots de la part du journaliste supposent une conversation avec l’agresseur au cours de laquelle il demande à être laissé seul. On peut présumer que le journaliste lui a laissé quelques minutes, puis est revenu à la charge.

Aujourd’hui on pouvait lire, sous la plume neutre de la Presse Canadienne un texte qui reprenait les arguments de la FPJQ et laissait donc de côté la citation précédente de la Presse :


Tout en disant comprendre la souffrance des proches du disparu, la FPJQ estime que celle-ci ne saurait justifier l’agression dont ont été victimes les deux journalistes qui ne faisaient que leur travail. L’organisme explique qu’il aurait suffi à l’homme de demander aux journalistes de ne pas être filmé ou que les images prises ne soient pas diffusées pour éviter cet incident regrettable.

Or, les quelques éléments que j’ai mis ici en relation montrent que l’on parle de ce que le père aurait pu faire, sans noter qu’il a manifesté qu’il souhaitait se recueillir seul, mais que cette demande a été interprétée autrement. Or, trop souvent, devant les membres de la presse, les citoyens ordinaires ne connaissent pas leurs droits et se sentent agressés.

Cela dit, nous devrions nous demander, si le mandat d’informer la population exigeait vraiment que le père d’un garçon décédé le week-end dernier parle des dangers aquatiques de la Cuve de la mort ou si c’est le sensationnalisme qui justifiait ce choix. Poser une question, c’est y répondre un peu…