Entrées classé sous 'Politique et gestion'

31 March, 2007

Ces élections furent un tantinet plus difficiles…

Photo Reuters - via Le Devoir

Ne me demandez pas quel écart de l’électorat ou pourcentage André Boisclair voulait illustrer sur cette photo, mais ce qui a retenu mon attention dans la couverture post-électorale d’hier, c’est le commentaire sur la course à la chefferie. À la radio, j’ai entendu à deux reprises cette citation de Boisclair qui, je l’espère, passera à l’histoire : au PQ on souhaite éviter le «psychodrame d’une course à la chefferie». Ouin, même si le mot décrit très exactement la réalité évoquée par le chef du PQ, son choix dans un contexte de communication publique ne fait pas vraiment image.

Pour ceux qui se tiennent loin des dictionnaires de psychanalyse ou de pychocritique…
Psychodrame = psychothérapie de groupe consistant à faire participer les sujets à des représentations où ils jouent des rôles comportant des situations conflictuelles qu’ils vivent dans la réalité.

28 March, 2007

L’ADQ

Tient donc, tandis que je me demandais comment les choses se passerait, Pabsta y allait d’une petite description de ce qui attend Mario Dumont dans les prochains mois. Disons, qu’au moins pour Mario Dumont les choses vont en s’améliorant.

28 March, 2007

Ce message clair

De toute évidence, le message clair qu’a envoyé l’électorat québécois est interprété différemment par les trois partis dont il faut maintenant tenir compte. André Boisclair compte rester à la tête du PQ. Ouin, mais il faut voir comment se passera la suite des choses. Jean Charest est confiant qu’il a entendu le message de la population. Cela dit, il ne pouvait s’empêcher de faire allusion au fait que son gouvernement pourrait être renversé - eille, au moins il l’aura dit le premier! Il devrait arrêter d’énoncer les malheurs qui pourraient survenir parce que ses lapsus répétés en campagne, confondant minoritaire-majoritaire et divisible-indivisible, ne l’ont pas vraiment aidé. Et quant à cette nouvelle opposition, j’ai hâte de voir comment les choses se passeront en chambre. Déjà que Mario Dumont avait reçu de l’information privilégiée lors du débat, ça ne s’arrête probablement pas là!

26 March, 2007

Jean Charest doit respirer mieux…

Plusieurs minutes après la fin des élections, voilà que Jean Charest reprend sa place comme député et premier ministre. Du suspense bizarre, c’est du suspens pareil!

26 March, 2007

Le prophète de malheur

Holala! On se plaignait que la campagne avait été terne… Nous avons des résultats en conséquence : un lutte serrée partout entre les trois partis et qui aboutit à la défaite du chef libéral. Parlons-en du Jean Charest, à force d’attaquer Mario Dumont et son parti à chaque occasion, il a lui-même indiqué aux Québécois que le parti à surveiller était l’ADQ. Plus il tirait sur Mario et plus on avait l’impression que le débat se tenait entre le parti Libéral et l’ADQ. Et bien, Jean Charest avec tous ses lapsus ridicules qui montraient bien son insécurité aura nommé lui-même sa défaite : un gouvernement minoritaire avec une opposition adéquiste…

14 March, 2007

Le débat

Coudonc, est-ce que c’est moi ou c’était plate comme débat? L’élément inconnu était Boisclair, mais j’ai beau le trouver sympathique - le fait de l’avoir rencontré en personne influence ma perception - dans cet exercice, il m’est apparu très stressé et en conséquence plutôt énervant. Il y a eu un rebondissement, la note de service brandie par Mario Dumont, que l’on pouvait voir attachée à un article de La Presse. Notez que le fonctionnaire qui a décidé de rendre ce document public a choisi de l’envoyer à l’ADQ, ainsi il a fait de Mario Dumont la vedette du débat. Intéressant…

11 March, 2007

L’ADQ et les candidats remerciés

Quand on voit l’ADQ mettre de côté les deux candidats Jean-François Plante et Christian Raymond, on se dit que recruter des gens qui feront campagne à grands frais avec peu de chance d’être élus ne doit pas être facile.

Cela dit, si je ne connais pas Raymond - dont les propos devraient lui mériter prochainement un job à l’émission L’avocat du diable -, Plante était conseiller dans l’opposition à l’époque où j’étais porte-parole pour la Ville de Montréal. Disons qu’à la mairie, il avait la réputation de brasser fort et de ne pas s’empêtrer dans les nuances… Cécile Gladel, dont le nom m’était familier et je sais maintenant pourquoi, a côtoyé Plante et n’était pas surprise de ses déclarations sur les femmes.

11 March, 2007

André, si ce n’est pas important…

N’en parle pas! C’est ce que j’aurais eu envie de dire à André Boisclair qui se défendait de ne pas être uniquement une image. Juste au moment où je me réjouissais que ce détail soit enfin réglé.

10 March, 2007

Élection 2007

Au départ, j’étais très excitée à l’idée d’une prochaine élection au Québec. Puis, mon enthousiasme est retombé lorsque j’ai pleinement mesuré ce que voulait dire habiter à Ottawa… Je ne participerai pas à cette élection, mais ça ne veut pas dire que mon cœur n’y est pas. Comme beaucoup de Québécois, je remercie le conseiller qui a dit à André Boisclair de se détendre et d’adopter un sourire moins crispé. Superficiel vous pensez? Pensez au nombre d’électeurs qui ne verront les aspirants au poste premier ministre que dans les médias, l’image ça compte pour beaucoup.

Pendant qu’André gagne en sympathie, les libéraux essayent d’aller chercher le vote là où ils le peuvent, c’est-à-dire chez l’ADQ. Aujourd’hui , La Presse consacrait sa une au sondage qui donnait le PQ deuxième et Le Devoir parlait de la crise des intellectuels et plus loin du vote des intellectuels. L’échantillon du Devoir n’est pas scientifique, mais cette petite enquête informelle confirme quelque chose que je discutait récemment avec des amis : si les intellos délaissent parfois le PQ, ils se tiennent loin du PL.

13 February, 2007

Hair piece: l’apparence d’une progression vers la gauche

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Photo de Jacques Boissinot, PC, tiré du site Internet de CTV / Béchard photo du PLQ

La photo de gauche illustre assez bien la progression d’une barbe de l’étape peau de bébé à l’étape moquette bien fournie. Vous avez donc un Jean Charest rasé de près, puis un Béchard qui veut laisser croire qu’il est assez cool pour laisser passer un rasage ou deux et Guilbeault de Greenpeace, espèce menacée en son genre à l’ère du métrosexualisme, soit l’homme avec du « poelle ». Doit-on y voir une évolution, un retour aux sources? La barbe est l’apanage de l’écolo, François Cardinal la porte comme accessoire avec son look ski de fond et Steven Guilbeault ne gaspille pas de ressources naturelles pour avoir la joue lisse.

Il faut croire que Béchard veut se placer du côté des écolos, sans pour autant qu’on le prenne pour un animateur de l’émission verte de la radio communautaire. Parce que pour obtenir son look, « je tends vers la gauche », il utilise probablement un de ces rasoirs électriques qui vous gardent la barbe à deux jours et quart.

Quant à Hugo qui se demandait si Béchard gardait sa barbe plus courte que celle de Mulcair de peur de subir le même sort, bien la question est pertinente. Si le ministre du développement durable, des autres patentes écolos et autres montagnes à vendre est plus poilu que le gars de Greepeace on est en droit de se demander où s’en va le parti Libéral!

Il nous reste bien des coiffures énigmatiques et des poils drus à scruter, en cette ére de préélection les hair pieces voleront!

13 February, 2007

Bad hair day : ou la médisance capillaire est un déplacement des affects

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Photo Agence Reuters, prise sur le site du Devoir

Si vous saviez combien je m’en veux quand je critique bêtement les cheveux d’un politicien. Oui, je déteste le toupet scotché de Stephen, en fait, sur cette photo, sa houppe a plutôt l’air sculptée à même son crâne. Tout cela pour dire que les cheveux de Stephen me préoccupe, parce que je perçois mal ce qu’il a en-dessous… Jean lui a un petit air échevelé, un style ti-jeune- qui-se-couche-tard, qu’il semble avoir développé dans le cadre de la crise forestière.

Je devrais me faire une habitude de suivre les développements capillaires de mes politiciens préférés.

12 February, 2007

Les priorités de Stephen et Stéphane

Depuis peut-être une semaine, une publicité du parti conservateur sévit sur les chaînes locales anglophones. On y voit Stéphane Dion débattre avec Michael Ignatieff d’environnement et soudain le premier dit, « do you think it is easy to set priorities ». Puis, en lettres blanches sur fond rouge on voit, « Leaders set priorities ». Le tout est payé par le parti conservateur. Eille, les élections sont-elles déclarées pis on a oublié de nous le dire? Parce que si elles ne le sont pas, il me semble que de payer pour de la publicité contre le leader de l’opposition c’est à tout le moins un grand manque d’éthique.

Le « Jedhi Mind Trick », ça vous dit quelque chose? « Voulez-vous vraiment de Stéphane Dion à la tête du pays? », répète avec tout le charisme que le spray-net dans son toupet lui permet, l’autre Stephen, celui qui dirige. Mais à force de nous bombarder de déclarations anti-Stéphane (l’autre le Libéral) on en vient à avoir envie de crier à Harper, mais laisse notre Stéphane tranquille. Oups! Ça y’est, je commence à aimer Stéphane Dion.

Les priorités de Stephen (le toupet spray-net) sont assez claires : acheter de la pub pour rester au pouvoir. Chaque fois que je vois cette publicité, ça me donne envie de voter Libéral, pour être bien certaine de débarquer les conservateurs. Stéphane trippe sur l’environnement, Stephen se fait son cinéma et moi je vois rouge!