Entrées classé sous 'Politique et gestion'

5 January, 2007

Despair.com

Ça faisait longtemps que je n’étais pas allée faire un tour sur le site de la démotivation, Despair.com. La vidéo, It could be worst, qui explique comment traiter les plaintes des employés et faire en sorte que plus personne ne se plaigne est incroyable! C’est parfois si près d’une certaine attitude corporatiste qu’on rit jaune…

14 December, 2006

Bessession et bennanée

Oune bessession et oune bennanée, c’est ce que j’ai compris quand Stephen Harper a fait le résumé de la session d’automne de la chambre. Lorsque j’ai raconté la chose à Mikel, il a bien rigoler, avant d’ajouter qu’en anglais c’était à peine mieux tourné. Ça me rassure.

6 December, 2006

Nouvelle chronique de Laurent Lapierre

Laurent Lapierre, mon prof de management de HEC, tient une nouvelle chronique dans le Journal de Montréal et Le Journal de Québec. La première de cette série avait pour titre « La calamité des organisations», et a été publiée lundi dernier dans la section «Votre argent». La semaine prochaine, la chronique aura pour titre «Contenu et ténacité», ajoutait M. Lapierre dans un courriel. Je vous offre un extrait de « La calamité des organisations»:

Il s’agit d’une tâche certainement plus complexe que certains gourous le laissent entendre. Il ne suffit pas d’avoir une vision originale, d’élaborer et de formuler une bonne stratégie. Il ne suffit pas non plus de se doter d’une structure et d’un encadrement adéquats. Une direction responsable prend sous sa gouverne la mise en oeuvre et le fonctionnement le plus harmonieux possible de toute l’organisation, sans perdre de vue les résultats à atteindre. Diriger implique un choix éclairé de la part de la personne qui assume cette responsabilité. Le casting, ici comme ailleurs, est primordial. La direction doit savoir s’entourer de collaborateurs responsables dont elle oriente le travail et encadre l’action. Elle évalue la performance de personnes qu’elle valorise, qu’elle stimule et dont elle favorise le développement. Sans de telles directions, nos entreprises ne seront pas compétitives et n’atteindront jamais la qualité et la rentabilité visées.

Dois-je le préciser, mais depuis mon passage à HEC, je vois les organisations d’un autre oeil. On dira ce qu’on veut de la méthode des cas, mais couplée à une expérience professionnelle diversifiée, cela vous ouvre les yeux. Si l’argent n’étais pas en cause, je m’offrirais un MBA, pour le plaisir…

27 November, 2006

La Nation avec un gros « N »

Je suis perplexe. Hier, lors d’un souper de famille, ça jasait fort à propos de la motion de la nation. En fait, notre tablée, composée d’un Franco-Ontarien, d’une Québécoise de cœur, d’un Québécois anglophone d’adoption et d’une Canadienne anglophone ayant toujours habitée en Ontario et au Québec, se demandait : « Mais qui d’entre nous fait partie de la Nation ? » Nous étions au moins trois à nous réclammer de la Nation, devinez lesquels. Vous vous doutez bien que les francophones hors Québec aimerait faire partie de la Nation, ceux qui habitent au Québec et n’ont pas le français comme langue maternelle, mais le parle par choix aussi. Pour ma part, je lis la question de Pabsta et et je ne sais pas quoi répondre…

21 October, 2006

Québec Love

Depuis que j’ai élu domicile en Ontario, je ne me sens plus le droit de commenter la politique québécoise autant que je le faisais avant. Pourtant, dussé-je le préciser, mais on sort plus facilement une fille du Québec que l’on sort le Québec d’une fille… Or, je continue de lire le Devoir chaque jour et de discuter avec mon père le sort du Québec de façon régulière.

Je me disais en regardant un Jean Charest pâle et défrisé que la crise forestière n’allait pas lui faire de bien. Tandis qu’il répétait aux caméras de télé que 55 ans « c’est jeune », cela en appui au programme de soutien aux travailleurs licenciés, je me disais, le cœur serré, que 55 ans, quand on a 30 ans de dure labeur dans le corps, ce n’est peut-être pas si jeune que cela. Il utilisait le mot « lucide » dans ses déclarations aux médias, à sa place, je m’en serais abstenu.

Tout cela pour dire, que connaissant les Québécois comme le fond de ma poche fleurdelisée, je prédis que le PQ sera élu aux prochaines élections. Pourquoi tant d’assurance me direz-vous? D’abord parce que le PQ est devenu la voie du milieu, avec à droite les lucides et à gauche les solidaires. De plus, ceux qui ont un peu peur de la souveraineté, mais qui aime bien l’idée d’être distincts et engagés pourront voter péquiste sans s’inquiéter que les choses ne bougent trop vite.

Et finalement, parce que les Québécois ont eu envie de tout bouleverser, mais tout cela s’est fait sans un plan affirmé. D’abord, ils votent Libéral pour montrer au PQ qu’ils en ont raz le pompon des querelles souverainistes, puis ils élisent des Conservateurs pour mordre la main qui tendait la commandite – la dite commandite destinée à tenir le Québec tranquille. La séquence des choses paraît contradictoire quand on prend du recul.

Or, pas besoin d’un doc en sciences po pour comprendre que la situation politique actuelle est aussi insécurisante pour le citoyen moyen que le climat « instable » qu’on disait redevable au séparatisme. Cependant, c’est quand les choses vont mal que le peuple a besoin d’un projet mobilisateur. Parce que sans cela, les travailleurs floués, ceux qui tirent le diable par la queue n’ont même plus le loisir de rêver à quelque chose de meilleur.

15 April, 2006

Un Québécois à The Apprentice ?

Depuis que Martin Tremblay a quitté le poste de PDG d’Ubisoft une rumeur commence à circuler… Il serait en liste pour la prochaine saison de la télé-réalité The Apprentice. C’est ce que rapporte cet article de La Presse Affaires. Je suis une fan de la première heure de l’émission de Trump et quoique la saison en cours manque un peu de piquant, je ne demanderais pas mieux que de suivre les péripéties d’un Québécois dans la plus longue entrevue du monde des affaires. Cela dit, si je me fie au processus d’embauche de la fonction publique du Canada, Trump est peut-être déclassé…

1 March, 2006

Chaise musicale façon Jean Charest

Pour pimenter vos soirées entre amis ou en famille je vous propose ce remaniement du jeu de la chaise musicale, à la sauce Jean Charest…

1.Tout d’abord vous déterminez un nombre de chaises - donnez-leurs des noms de ministères ce sera plus amusant - que vous attribuez à des gens dits “ministrables”. Ces gens-là ne doivent pas être trop compétents, mais tout de même une connaissance du thème de la chaise serait un atout.

2.Puis, quand la musique s’arrête, plutôt que de retirer une chaise, vous retirez une personne du jeu et vous réassigner les chaises presqu’au hasard. N’oubliez pas de communiquer inefficacement vos raisons, le mystère et les énigmes ça occupe l’esprit.

3.Enfin, vous recommencez jusqu’à ce que vous ayiez de moins en moins de gens à asseoir sur les chaises et de plus en plus hâte aux élections! Si jamais on vous accuser de ne pas communiquer vos motifs clairement, blâmer les communicateurs! Après tout s’il faut un médium pour déchiffrer le message, tant mieux, c’est du temps pour nous…

Bonne soirée, mais je vous avertis, le maître du jeu risque d’être en sueur et de ne plus avoir beaucoup d’amis avant la fin de la soirée…

25 February, 2006

Entreprise fiction : une Française raconte

Peut-être vivons-nous la fin de naïveté en ce qui a trait à la culture d’entreprise, mais les écrits sur l’absurdité de la chose se multiplient. J’ai lui tout récemment, Boujour paresse, de l’art et de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise, de Corinne Maier, économiste à temps partiel à EDF (Électricité de France). Ce livre n’a pour but que d’affirmer ce que plusieurs croient secrètement depuis quelques années déjà : la grande entreprise n’a plus le lustre qu’elle avait.

Pour vous donner le ton de ce livre, voici un extrait du chaptre intitulé, Les plus belles arnaques, sous le thème, La culture d’entreprise : culture, mon cul! :

Elle n’est en fait rien d’autre que la cristallisation de la bêtise d’un group de gens à un moment donné. Ce micropatriotisme est constitué par une masse compacte d’habitudes un peu rances, de facilités, de tics d’habillement et de comportements qui virent à la caricature. Réécrite par les managers, elle devient l’histoire officielle, avec ses héros et ses fêtes destinés à mobiliser et à favoriser l’identification à une entreprise unie et solidaire. Elle se traduit alors par une débauche de séminaires creux, de tee-shirts immetables, de pin’s (oui, cela existe encore), de slogans soi-disant mobilisateurs.

Pour en savoir plus sur Corinne Maier et Bonjour Paresse.

25 February, 2006

Enron : The Smartest Guys in The Room

Le film d’Alex Gibney s’ouvre sur le suicide de Clive Baxter un membre de la haute direction d’Enron. Le ton est donné : ce documentaire aura des airs de tragédie.

Enron :The Smartest Guys in the Room était à l’originie le titre d’un livre écrit par Bethany McLean et Peter Elkind qui témoignent dans ce documentaire. McLean est la jeune journaliste du magazine Fortune qui a eu l’esprit de faire ce qu’aucun partenaire d’Enron – parmi lesquel Merryll Lynch et la firme de comptabilité Arthur Andersen – n’avait fait, c’est-à-dire demander : « d’où viennent les profits mirobolants qu’Enron inscrit chaque année à ses états financiers? ». Cette simple question de McLean sur les états financiers d’Enron a déclenché un état d’alerte général parmi la haute direction de la firme la “plus innovatrice au monde”.

Ce film explique assez bien les rouages de base de la comptabilité d’Enron, par exemple les profits inscrits aux états financiers sur la valeur hypothétique projetée d’une simple idée (hypothetical future value) ou encore la dissimulation des passifs de l’entreprise dans des compagnies subsidiaires, mais il se veut avant tout un film sur les gens. Comme Gibney l’explique dans l’introduction, peu importe les mécanismes que ces « smart guys » ont pu trouver pour contourner le système et adapter les lois à leur recherche insatiable de profits, il se trouvera toujours d’autres gens d’affaires fascinés par leur propre pouvoir de conviction pour monter des arnaques incroyables. Ce sont donc les gens qu’il faut observer.

Or, dans ce film c’est une culture d’entreprise qui est révélée. Comment on a construit des équipes de travail cloisonnées, comment on a créé une ambiance ou toute remise en question de ce qui était dit par le charismatique CEO Peter Skilling était perçu comme un manque d’esprit d’équipe. Pour assurer la cohésion dans les groupes de travail, chaque année, les employés étaient évalués par un comité de pairs et 15 % de l’effectif était mis à pied. Skilling, fier de ses méthodes, répétait à tous les meetings qu’ensemble ils formaient la « meilleure compagnie au monde », un exemple que tous suivraient… À ce propos ce sont les clips de l’entreprise qui sont les plus évocateurs.

Enfin, vous serez rassurés d’apprendre que Ken Lay, le fondateur d’Enron, était un copain de George W. Bush. Michael Moore avait révélé les liens entre les familles Bush et Ben Laden, il est donc éclairant de constater que les responsables des deux plus grandes tragédies américaines des dernières années étaient tous deux accointés à la famille Bush…

26 January, 2006

Worth - Quand nécessaire ne rime pas avec important…

Si vous voulez rire un bon coup au profit de ces manuels de motivation si populaires en entreprise, vous devez visiter despair.com qui se dit spécialiste of the Art of Demotivation. Les petits extraits vidéos donnent des conseils pour une gestion par la démotivation. On vous expliquera comment faire comprendre aux employés qu’ils doivent leur emploi à votre mansuétude et comment bâtir le mythe de l’entreprise uniquement sur les succès des gestionnaires… Encore une fois la réalité dépasse la fiction!

24 January, 2006

Sacré indépendant…

Hier soir, en suivant le dévoilement des résultats de l’élection fédérale, je me suis dit que cela ne pouvait être autrement. Les Canadiens ont eu leur changement de gouvernement et les Libéraux se sont fait rappeler que le scandale des commandites avait ébranlé tout le parti, pas seulement quelques individus. Mon réseau à Québec me disait que le célèbre André Arthur serait élu, mais j’ai quand même sursauté lorsque j’ai vu apparaître la petite case grise marquant l’élection d’un candidat indépendant. Ce soir, l’ex-animateur était interviewé à As It Happens sur CBC. Comme à son habitude, Arthur contrôlait l’entrevue et se tirait de chaque situation embarassante avec fermeté et méthode. C’est une rare qualité que d’être à la fois un impitoyable interviewer et un habile interviewé…

19 January, 2006

Pas fou le Harper!

Lorsqu’on écoute les discours politiques, devrait-on être surpris que le PC ait une stratégie d’abstention? Ils ont tout compris les Conservateurs : les électeurs veulent se débarasser du PL, ne savent plus pour qui voter, or il leur suffit de ne pas parler de tout ce qui irrite vraiment chez eux et le tour est joué. Mais à force d’écouter leurs belles promesses, on oublie que sont les mêmes gens qui s’opposaient au mariage pour les conjoints du même sexe, qui n’en ont rien à cirer de la francophonie et pour qui les arts ne sont pas une priorité. Pour ça oui, on se fera jouer un beau tour!