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5 April, 2008

Faque, à-propos des blogueurs…

Le mois dernier, Laurent nous avait demandé si les blogueurs étaient plus ouverts d’esprit que le reste de la population. Fatiguée d’être de la matière à bonus chaque mois, tout en dégustant une bonne poutine, j’avais songé à ma réponse et ressorti pour l’occasion mes talents de porte-parole. Bon, mon rire de Castafiore a encore garni la vidéo bonus, mais au moins j’avais laissé ma trace. En regardant qui pointe ici, j’ai trouvé le blogue de Virou qui a non seulement écouté la vidéo, mais transcrit mes propos pour les commenter.

Faque, comme je dis souvent (en fait un peu trop), mes efforts ont porté fruit, j’ai dit quelque chose qui a intéressé quelqu’un (outre Sof qui dans la vidéo dit qu’elle pense comme moi).

13 January, 2008

En amour les équations sont parfois complexes

Je lisais dans le ICI la chronique de Nelly Arcan. Elle racontait comment la théorie du nerf terminal, «organe» du coup de foudre physique, la hérissait au plus haut point. Ça, disait-elle, et l’astrologie. Pour abattre la théorie de ce nerf qui s’exciterait sous l’action des phéromones, nous poussant à nous garrocher à la tête d’un inconnu, elle citait ses coups de foudre pour des hommes gays ou inaccessibles, voire les deux, comme Boy George et son prof gay. Si le but du coup de foudre est la reproduction, comme le dit cette théorie, elle a là un point : dans son cas cela n’aurait pas fait des enfants forts.

Mais, mais, mais, les histoires que relatait Nelly ne se fondaient pas sur pas sur l’action des phéromones, plutôt sur une construction intellectuelle de l’amour, où l’érotisme est alimenté par des critères tels que le métier de l’objet amoureux, son apparence, son statut ou ce que l’on projette sur lui. Est-ce que ce constat de Nelly invalide la théorie biologique selon laquelle l’attirance n’a qu’une fonction, la reproduction?

Je vous citerai mon amie Jennifer qui a cloué le bec à quelques amis qui se chamaillaient en disant, « mais s’il n’était pas question de décider entre ceci ou cela, mais bien d’additionner ceci et cela pour voir plus clair ». Voyez-vous où je veux en venir? Parce que pour parler franchement, il y a plusieurs sortes d’amours, comme il y a plusieurs types de coups de foudre. Qui, comme Nelly, ne s’est pas pâmé pour un chanteur populaire, son charisme, sa voix, sans l’avoir même rencontré ou humé? Les rêveries érotiques qui s’en sont suivies étaient probablement aussi puissantes que si vous aviez rencontré un étranger aux phéromones irrésistibles. Peut-être, êtes-vous devenus amoureux d’une personne après avoir lu ses romans, ses courriels ou son blogue – l’Internet en fait de belles dans le domaine. D’autres ont perdu la tête, comme dans l’article de Madame, pour un ou une inconnu-e qui dégageait un je-ne-sais-quoi attirant et inexplicable. La littérature et le cinéma exploitent la multitude des scénarios possibles dans le domaine avec grand succès. Par ailleurs, dans Un amour de Swann, le protagoniste conclut après son histoire passionnelle tumultueuse qu’il s’est perdu pour une fille qui n’était même pas son genre… Ça arrive aussi.

Qu’est-ce qui fait qu’une personne nous attire? Est-ce toujours la même chose? Certaines de mes amies ont des critères physiques très précis : il doit être brun ou blond, de telle taille avec des mains comme ceci et des jambes comme cela. D’autres ont des idées bien arrêtées sur le métier ou le statut social du monsieur idéal. Je connais aussi des gars qui rejetteraient une fille pour une couleur de cheveux, voire un style d’habillement. Et, pour chaque romance avortée en raison d’un détail bête, il y a toujours deux tourtereaux que rien n’unissait qui vivent pourtant un amour romantique et passionné à faire rougir d’envie tous les célibataires et les couples tièdes. À chacun sa chacune aurait dit ma grand-mère… En fait non, elle aurait plutôt dit, chaque torchon trouve sa guenille. Elle avait vu neiger ma grand-mère Cécile.

Pis les phéromones dans tout cela? Pour ma part, je crois que les constructions intellectuelles c’est bien beau, mais il arrive un moment où ce qui tranche entre deux bruns, deux rousses ou deux blondes, c’est cette attirance inexplicable. Phéromones, vibrations karmiques, je le sais-tu, mais parfois c’est oui, parfois c’est non. Vous pouvez forcer la note, rationaliser, faire dans la rectitude politique en disant que « le cul, le cul y’a pas que ça qui compte », mais quand l’élan n’est pas là, il n’est pas là. Parce qu’il arrive que devant vous se tienne l’être de vos rêveries, celui ou celle que vous construisez dans votre tête, celui ou celle qui correspond à tous vos critères intellectuels et sentimentaux, puis… Quoi? Rien. Le calme plat. Pour vous convaincre du contraire, vous l’embrassez et dans votre tête plutôt que des feux d’artifices, il y a votre liste d’épicerie qui danse, tournoyant devant les listes de choses à faire cette semaine.

Alors, il faut admettre qu’au bout du compte (ou du conte), ce qui fait que tout d’un coup on se dit amoureux de quelqu’un c’est un mélange de considérations intellectuelles, sentimentales et sexuelles. Bref, le cerveau, le cœur et le corps. Yep! On se croirait dans un livre de pop-psychologie! En plus, dans votre équation c+c+c=amour, il y a probablement plusieurs parenthèses.

Si vous croyez à l’astrologie, ça risque de se compliquer un peu… Mais c’est votre affaire, c’est votre liste. Et le pire dans tout cela, c’est que je suis convaincue que l’amour et l’attirance n’ont au départ qu’un but, la reproduction, mais les êtres sophistiqués que nous sommes en ont fait un jeu, un sujet de conversation, la quête d’une vie. C’est tellement agréable de n’y rien comprendre…

30 October, 2007

La pantalonnade se continue

J’écoute peu la télé et quand je l’écoute, c’est souvent pour me gaver d’actualités - souvent plus impertinentes les unes que les autres - à une chaîne comme RDI ou LCN. Mes récents déboires en matière de santé m’ont permis de mettre à jour de ce côté. Je peux donc suivre la caravane Bouchard-Taylor et la voir arrêter son cirque dans tout ce qu’il y a de villes et villages au Québec pour donner la parole à de grands génies, qui heureusement pour nous n’avaient rien d’autres à faire ce jour-là que de présenter un mémoire constitué de faits approximatifs et biaisés sur les communautés culturelles. De toute beauté! En fait, la plupart du temps, nos grands savants nous parlent des juifs orthodoxes et des musulmans. Des communautés, qui je parierais ma main droite, ils n’ont jamais côtoyé…

Or, quand je regarde cette sublime pantalonnade, remplie de déclarations grandiloquentes et de sorties vaudevillesques - outre le fait que j’aime avoir l’occasion d’utiliser pareils mots - je pense aussi à l’argent qu’on a investi dans ce truc et je me demande quel genre de rapport sortira de là. Quand on parle d’argent et de fonds publics, je ne manque jamais d’idée pour dépenser. Voici donc mon projet, un de ces projets qui réduira à néant le rapport de la commission Bouchard-Taylor.

On se trouve une caméra, rien de compliqué un truc à la main – puisque de nos jours dire à l’épaule serait une grande exagération – et on se fait inviter chaque semaine à souper par une famille « dite des communautés culturelles » du quartier ou des environs. Ce sera un jour chez des juifs orthodoxes, un jours chez des musulmans, un autre chez des libanais catholiques, puis on continuera avec des familles grecque, vietnamienne, chilienne, jamaïcaine, haïtienne, indienne et plus encore. À Montréal, on ne manquera pas de sujets, je vous le promets.

Au bout du projet, on aura plein de nouveaux amis, on aura appris les recettes familiales secrètes de plein de nouveaux plats et on aura prouvé que toutes les familles du monde, une fois à table, se ressemblent un peu. Avec de la chance on aura bien bu et bien mangé et appris quelques plaisanteries douteuses dans leurs langues d’origines. Pis, vous savez quoi, ça coûtera pas grand chose et ça fermera le clapet des génies de la Commission.

Qui a le goût de créer avec moi la Caravane des soupers en famille?

17 October, 2007

Le cœur a ses raisons…

J’ai vécu mon enfance à Québec dans les années « 70 ». Avant même d’avoir fréquenté mon école primaire, j’y avais été un jour d’élection avec ma mère pour voter péquiste… Enfin, elle aime bien raconter comment j’avais annoncé cela devant tout le monde. Nous vivions une époque d’ouverture, tout irait pour le mieux.

Au primaire, avec mon nom pas prononçable, j’étais parmi les petites choses les plus exotiques de mon école. Vous dire la joie secrète qui m’a envahi quand plein d’immigrés sont arrivés à la fin de la décennie « 70 ». Il y avait le petit garçon français, Vincent et sa mère enseignante (un programme d’échange), qui avaient des accents remarquables. J’avais montré à Vincent à sacrer en québécois et il m’avait appris à jurer à la française - un échange que sa mère n’avait pas apprécié. Puis, Driss Adrao, dont je n’oublierai jamais le nom après l’avoir vu l’écrire soigneusement sur un carton, petit garçon africain, inscrit en première année et qui portait le nœud papillon. Et, il y ceux que j’ai oubliés.

Alors que ce que j’appelle maintenant la commission de la honte Bouchard-Taylor vient 30 ans plus tard me gâcher le portrait d’ouverture que j’avais de mon Québec, Philémon rattrape tout en racontant les péripéties de l’héritière un soir de Ramadan… Moi, des histoires comme cela j’en veux tout le temps.

4 October, 2007

Lire entre les lignes ou faire du mot à mot…

La semaine dernière lors d’’un souper cuisiné avec science et amour par Gros Coquin – - okay, il était maître d’’œoeuvre, donc j’’ai brassé le risotto, fait la salade et la vinaigrette -– nous nous sommes mis à discuter de ces fréquentations modernes sur Internet, par courriel, sites de rencontres ou autres. En la matière, l’’humain hornicus est assez imaginatif. De toute évidence il peut y avoir des leurres, des photos retouchées, des détails passés sous silence ou une imagination galopante qui laisse croire mers et mondes, alors que l’’on a tout juste deux pouces d’’eau pour se noyer. Mais on voudrait y croire ou tenter la chance.

Or, Gros Coquin comme bien des hommes, aime que les femmes qu’’il courtise lui envoient des messages plein de promesses de nirvana et de cochoncetés. En l’’écoutant raconter ses correspondances coquines, B. (une amie) et moi, nous regardions amusées. Je demande à B. qui s’’y connaît assez en psychologie et ne dédaigne pas une bonne conversation de mœoeurs, « à ton avis est-ce que ces écrits enflammés sont garants de soirées sous de bons auspices? ». « Mmm, fait-elle sourire en coin, tu sais ce qu’’on dit de ceux qui parlent beaucoup… » Je rigole bien fort et je préviens Gros Coquin qu’’il aura des surprises. B. et moi nous accordons à dire que les gens qui ont dans les premières approches ou les écrits une certaine rigidité ou pudeur deviennent souvent très passionnés dès que s’’entrouvre, en personne, une brèche. Gros Coquin réfléchit et commence à se laisser convaincre… En deux secondes, il revient sur ses positions : il ira à son super rendez-vous hot et nous serons confondues!

Le soir dudit rendez-vous de Gros Coquin, c’’était souper mondain chez moi. Tandis que je préparais la salade, – je suis toujours affectée à cette tâche (entre autres),– le téléphone sonne. Gros Coquin demande qu’’on lui garde une portion de moussaka, il sera là dans quelques minutes. Ce soir-là, la moussaka, la salade de figues fraîches et le croustillant aux poires nappé de chocolat brûlant furent les expériences les plus sensuelles que vécut Gros Coquin. Vous savez ce qu’’ils disent, « tout le reste est littérature »…

29 August, 2007

De l’utilisation du mot pute ou pourquoi je n’ai pas été cool très longtemps

Nicolas Langelier a lancé un petit pavé dans la marre  - pour une fois qu’on débat de quelque chose qui m’intéresse je ne m’en plaindrai pas - avec son article De l’utilisation du mot pute par la jeune femme moderne. Je le dis sans ambages, j’aime bien Nicolas Langelier, je lui trouve même un petit côté Alain de Botton. Dans cet article, Langelier expose différents points de vue sur la question. Or, en ce moment, c’est une de ses interviewées, Catherine, qui mange la mornifle parce que, révèle-t-elle, elle appelle sa soeur et ses amies « Pute » et fait référence aux critiques de Sophie Durocher sur Omnikrom. Sophie, pas plus folle qu’une autre n’a pas aimé être ainsi prise à partie.

Tout cela me fait un peu rire. Quand j’avais 16 ou 17 ans, vous savez comme on est pas sérieux à cet âge, mes amies et moi nous interpellions par de retentissants « Salut salope ». Pourquoi? Qu’est-ce que j’en sais? En tout cas à cette époque, ce n’était certainement pas les rappeurs qui nous influençaient. Nous avions aussi la LNH, pour la Ligue des nymphomanes hallucinées, dont les destinées étaient brillamment dirigées par une copine que nous avions élégamment baptisée la « Grande Sale ». Ce sobriquet, nous l’avions volé à Colette dans la série des Claudine. Faut croire que toutes les filles font à un certain âge ce genre de niaiseries. Dois-je ajouter que nous fréquentions une école privée catholique, de quoi donner envie de sacrer.

Toutefois, nous étions encore plus vilaines que Catherine, parce que ceux qui questionnaient notre vulgarité se faisaient traiter de péquenots et de coincés, mais en des mots plus impolis. J’ai été élevée à la basse-ville de Québec, alors j’ai vite appris à élever le maniement du blasphème et des insultes au rang d’art. Nous avions aussi un club pour cela. J’imagine que nous avions besoin de briser des tabous et surtout de rejeter en bloc tous les préjugés et les peurs ontologiques dont on nous avait pétries.

Très vite dans la vingtaine, plusieurs expériences de violence, de dénigrement, où ces mots étaient utilisés comme autant de stigmates du mépris, m’ont fait revoir ma position sur le sujet. J’ai ensuite travaillé dans des organismes féministes et en sortant de mon milieu protégé et du cercle de mes amis masculins « cools » qui ne me traitaient pas en pute ou en salope le changement s’est opéré. Pour comprendre le sens d’une insulte, il faut l’entendre sous le ton de la menace.

Aujourd’hui je ne suis plus capable de crier « salope » ou « pute » à mes amies et je le regrette presque. Quand tu as vu la violence, les bleus et la peur, c’est la fin d’une certaine légèreté. Comme Fabbie (voir l’article) je ne crois pas à l’appropriation des insultes. Et, n’allez pas m’appeler « pute », « pétasse » ou quoi que ce soit de ce genre, car je vous ferai ravaler vos paroles avec toute la verve d’une fille élevée dans une banlieue ouvrière.

Mais à mon âge, on s’en fout pas mal d’être cool ou pas. Le jour où je serai vraiment vieille, je vais tous vous faire la morale parce que j’aurai oublié la LNH et ma jeunesse à moi. Et même si j’avais une fille, je n’aurais pas le coeur de lui briser le caractère en lui révélant la laideur que cachent certains mots quand des putains de connards s’en servent.

Ça ne veut pas dire que je ne m’exprime pas. Quand une fille me demande mon opinion sur le sujet, je la lui donne sans la juger. Je vois ça comme offrir un raccourci à un automobiliste.

Pis Omnikrom dans tout cela? Moi, j’aime bien, pas tout, comme pour n’importe quel groupe. Après tout, je les trouve moins révoltants que Gabriel Matzneff. Mais même à ce vieux pédo, caché sous des allures littéraires, je ne dirais pas de se taire.

Pis pour les filles de l’article, bien on a toujours bien le droit de vivres ses expériences. Y paraît que c’est ça être jeune.

17 July, 2007

Le viaduc de la Concorde - Ellis témoin-expert et consultant du MTQ

Le Devoir comme La Presse relevait que l’interrogatoire du témoin expert du ministère des Transports du Québec avait été corsé. Toutefois dans La Presse, sous la plume de Matthieu Perreault on rappelle qu’il ne pouvait y avoir d’expertise correctes - même si le MTQ prétend avoir tout fait en son pouvoir - car la documentation était incomplète. On y apprend aussi que l’Ontario a un système d’inspection et de documentation assez comparable au système québécois et que là, la gestion des documents ne pose pas de problème. Dans Le Devoir, l’article rédigé d’après PC, fait ressortir d’autres contradictions du témoignage de l’expert du MTQ Reed Ellis et met en lumière ce manque d’impartialité qu’a soulevé le procureur. Ainsi, Ellis après avoir convenu que de reporter la mise en oeuvre des recommandations n’était pas une bonne idée, se rabat sur la ligne de presse du Ministère au sujet des budgets et des moyens limités. La question du procureur est légitime : car si cet ingénieur n’avait pas un gros contrat de conception de logiciel pour le MTQ aurait-il une autre opinion ou serait-il plus critique et moins compréhensif à l’égard du MTQ? Le demander c’est y répondre…

19 June, 2007

Montréal fera encore face à une crise du logement

Ce matin, Cyberpresse titrait, Québec se retire de l’aide aux familles, présentant le cas d’une jeune mère et de ses deux garçons sans logement depuis février. La crise du logement faisait plus sensation lorsqu’elle touchait même ceux qui avaient les moyens de payer un appartement. En 2002 et 2003, trouver un appartement pas trop dégueu pour moins de 1000 $ relevait de la prestidigitation. Depuis, si je me fie aux copains qui se sont relogés récemment, il faut faire vite, mais il est possible de trouver un appartement à Montréal, si on peut payer autour de 1000 $ chaque mois.

En 2003, alors que je travaillais pour la Ville de Montréal et de façon plus spécifique sur le dossier Opération 1er juillet - une formulation destinée à mettre de côté l’idée de crise - il était évident que le programme de supplément au loyer était nécessaire pour pallier le manque de logement social et coopératif. Parce que ne nous leurrons point, en connaissez-vous beaucoup de monde qui paye moins de 500 $ pour un deux chambres à coucher dans le 514 ? Personne. Un trois et demi avec une seule chambre coûte environ 500 $ et à ce prix, vous êtes dans un édifice vétuste, avec une cuisine et une salle de bain tout juste fonctionnelles.

Je me demande parfois si toutes les familles qui se retrouveront à la rue dans les prochaines semaines sont déjà sur les listes d’attente pour un logement social. Sûrement pas. Si c’était le cas, nous aurions un portrait pas mal plus précis de la situation et Québec devrait non seulement prolonger son aide à la Ville, mais aussi son programme de supplément au loyer. Parce que ce supplément a permis au cours des dernères années à beaucoup de familles québécoises de se loger décemment pour un prix modique en attendant une place dans un hlm ou une coopérative.

Enfin, j’aime mieux vivre dans une société où je dois payer 300 $ de plus d’impôt par année et où les familles plus vulnérables peuvent se trouver un hlm… Mais ça, c’est moins point de vue.

Et, Cécile vient de me faire remarquer que Pat Lagacé allait dans le même sens, il mentionne même aussi les baisses d’impôts dont on se passerait aisément pour que tout le monde ait un toit décent. Faut croire que parfois le bons sens est contagieux parce que en voyant cette nouvelle, que Pat associe à sa réflexion, j’ai pensé la même chose que lui.

30 May, 2007

L’homme des tavernes

Hé, bien ça alors ! Tandis que je disais ironiquement à Michael qu’Internet était souvent une taverne où les femmes sont bienvenues à leurs risques et périls, Le Stud, un bar gai, ne se gênait pas - en 2007 - pour interdire sa terrasse aux dames… Incroyable ! Trouvé via Sophie Durocher.

29 May, 2007

Faire comme les Danois

Vous pouvez suivre les aventures de Marie-Claude Lortie au Danemark sur son blogue. C’est plein d’observations très intéressantes qui, on l’espère, inspireront les Montréalais.

28 May, 2007

De la politesse et de la civilité

J’écoutais d’une oreille Christiane Charette et voilà que l’entretien avec la psychologue Dominique Picard retient mon attention. Elle parle d’un ouvrage récent - elle en signé d’autres sur le sujet - intitulé le Savoir-vivre contre l’incivilité. Ce qui est intéressant de la démarche de Picard, c’est qu’elle décode nos façons d’agir, la prescription versus l’usage, en portant une attention aux signes et au signifiant à la manière des sémiologues. Cela dit, je vous résume assez librement une partie de son discours.

Avoir des contacts avec les autres, expliquait-elle, c’est prendre le risque d’inviter des gens chez soi. Avoir des amis ou des contacts sociaux, c’est prendre le risque de ne pas savoir toujours comment s’exprimer, comment se comporter et d’être possiblement ridicule. Le respect de certains codes de politesse nous évite souvent ce ridicule. Parce que l’impolitesse nous rend vulnérable.

La politesse au fond, nous l’explique la psychologue, c’est de faire l’effort de comprendre l’autre dans la réciprocité. La politesse a un côté ségrégatif, car il y a ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. La politesse n’est pas une morale, dit Dominique Picard, elle est une façon de faire dans les rapports sociaux. L’idée étant d’adopter le bon comportement au bon moment. Être poli, c’est modifier son comportement pour que l’autre se sente respecté. Dominique Picard donne comme exemple, l’ado qui aboie en parlant à ses amis et qui prend un ton plus bas pour parler à un adulte, montrant ainsi son respect.

Intéressant…

3 May, 2007

Visite éclair à Montréal

De passage à Montréal pour visiter quelques condos, Mikel et moi sommes allés faire un tour au Yulblog. J’y ai rencontré Cécile Gladel et Marc Snyder - dont les blogues respectifs sont dans ma liste de liens - des gens avec qui j’entretenais jusqu’à hier des échanges virtuels. Cécile et moi nous étions promis de discuter plus longuement devant une bière, c’est fait et l’expérience sera à répéter. J’ai aussi fait la connaissance de Dominic Arpin, aussi sympathique en personne qu’à la télé. Il avait comme moi l’impression de me connaître - de ma part c’était normal puisqu’il fait de la télé - nous en avons donc conclu que nous nous étions probablement rencontré à l’époque où j’étais porte-parole à la Ville de Mtl. De toute évidence, Blork, Martine (ni.ni.connu) et bien d’autres était aussi de la partie. À ce propos, André Nantel devrait faire un de ses suivis rigolos.