Entrées classé sous 'Société'

2 May, 2007

Yulblog - 2 mai

Et bien, si tout se passe comme prévu, Mikel et moi devrions prendre un verre à la Quincaillerie pour le Yulblog de mai. Je dois être à Montréal ce soir, visite d’appartements et de cottages oblige. Espérons que je ne trouverai pas de cuvette ou de baignoire à remous dans les placards!

21 January, 2007

Bonne et nouvelle idée…


How to be creative
Originally uploaded by m-c.


Les bonnes idées changent la balance du pouvoir dans les relations, c’est pourquoi au départ plusieurs résistent à aux bonnes idées.

Assez avec la bonne année, passons aux bonnes idées. Cette citation publié en juin 2006 et repris en janvier 2006prise chez MC Turgeon (Vu d’ici) qui elle-même l’a prise chez une copine (qui elle l’avait repiqué chez MacLeod voir le lien direct dans les commentaires), verbalise un état de fait souvent amplifié dans les univers très axés sur la procédure et la routine. De quoi méditer…

30 December, 2006

Le sang ne lave pas plus blanc…

Hier soir, lorsqu’il a été clair que Saddam Hussein serait exécuté, j’arrivais à peine à y croire. Au cours des dernières années, nous avions été habitués à ces dictateurs poursuivis en justice, comme Pinochet ou qui disparaissent dans le décor, comme Duvalier. En lisant Blork, je me suis dit que je n’étais pas seule à douter que cette mort change quoique ce soit.

Or, quand j’ai vu le corps désarticulé de Saddam Hussein, je me suis demandé si les Irakiens se sentiraient vraiment vengés ou si le sentiment d’insatisfaction n’allait pas plutôt entraîner encore plus de violence. En effet, comment la vie d’un homme, naguère craint et puissant, peut-elle suffire à payer pour tous les crimes qu’il a commis? On tue le symbole, on se sent temporairement satisfait, mais ensuite, on regarde autour de soi et rien n’a changé. Ce matin, il y avait encore des attentats et il y en aura encore demain.

J’imagine que lorsqu’on a tué celui qui a tué, on se sent un peu comme lui, ni meilleur, ni pire.

28 November, 2006

Si le chapeau vous fait…

Tandis que Paul Wells rapportait quelques élégants, mais parfois inaudibles débats sur qui est Québécois, c’est-à-dire qui ne devient pas Quebecer sitôt passé en anglais, la question demeurait sans réponse. Vous apprendrez en lisant la transcription de Paul que le vrai Québécois n’est pas nécessairement de souche, mais parle français, il a peut-être une autre langue maternelle, il est peut-être ici depuis plusieurs générations, il a peut-être un nom très français, mais peut-être un nom étranger (comme le mien), il a peut-être choisi le français comme langue etc.

Bref, le Québécois 2006 est multiforme et ceux qui clament son existence politique ne sont pas certains de pouvoir le reconnaître dans une foule.

12 August, 2006

La discrimination contre les fumeurs discutée dans l’Union Européenne

Après qu’une petite compagnie irlandaise eut mis en ligne une offre de recrutement d’où elle excluait sciemment les fumeurs, la Commission Européenne s’est penchée sur la question de la discrimination. Elle a conclut que les clauses anti-discrimination s’appliquait sur le sexe, la race, le groupe ethnique, mais pas sur des habitudes telle que le tabagisme. Un article de Chem Assayag sur Agoravox.fr questionne la régulation sociale et l’intervention dans la sphère privée.

Plus sérieusement l’interprétation de la Commission est très inquiétante : soit elle s’est réfugiée derrière la lettre des textes au risque d’affaiblir grandement une cause juste qui est celle de la non-discrimination et en autorisant implicitement de nombreux dérapages, soit au nom du combat anti-tabac elle impose une vision jusqu’au boutiste du monde du travail et de la régulation sociale. On peut en effet comprendre que sur le lieu de travail fumer soit interdit mais en étendant l’interdit à la sphère privée - si je suis fumeur chez moi je suis aussi visé - on instaure une confusion très préoccupante.

14 April, 2006

Et de Joyeuses Pâques à vous tous…

Les créateurs de South Park font encore et toujours la manchette. Après s’être fait interdire d’utiliser l’image de Mohamet pour faire un clin d’oeil à l’affaire des caricatures voici la scène qui suivait dans l’épisode de South Park consacré à ce sujet :

«(…) La scène était suivie par un plan sur Jésus Christ en train de déféquer sur le président américain George W. Bush, et le drapeau américain, en pleine semaine de Pâques.»

Pour lire l’article de AP repris par la Presse.

28 March, 2006

La grève des enseignants en Ontario : les profs temps partiels réfléchissent

J’ai repris le chemin du collège ce matin pour rencontrer mes étudiants du programme de journalisme. Comme moi, ils étaient bien heureux de pouvoir reprendre les cours et d’apprendre qu’ils ne termineraient pas plus tard. Pour moi, cela veut dire de dispenser la matière de sept cours en cinq et pour eux de se remettre dans le bain après trois semaines de congé. Je dois avouer que tout ce bruit autour de la grève m’a laissée pensive. Je me suis demandée comment il était justifiable qu’il existe une si grande disparité entre les salaires des professeurs permanents et ceux des professeurs temporaires. C’est d’autant plus choquant que beaucoup des temporaires ont une solide expérience professionnelle du domaine qu’ils enseignent. C’est une valeur ajoutée pour les étudiants et devrait l’être aussi par les institutions. Un collègue de la Cité que je n’ai jamais rencontré, Michaël Dumoulin, a commenté la chose dans une lettre au quotidien Le Droit. Ce qui est déplorable, c’est que les collèges ne pourraient pas fonctionner sans les professeurs temporaires, mais cela ne semble pas améliorer leurs conditions d’embauche pour autant…

12 March, 2006

La grève des profs en Ontario

Le syndicat des professeurs des collèges de l’Ontario a déclenché la grève le 7 mars et selon l’info officielle, cela se poursuivra encore un bout. Je suis professeure dans un collège francophone d’Ottawa et malgré mes inquiétudes quant à mes étudiants - je prends leur réussite très au sérieux - je comprends les demandes du syndicat.

À l’automne, j’avais sous ma responsabilité cinq classes pour un total de 167 étudiants. Un des groupes appartenait à un programme spécialisé et ne comptait qu’une vingtaine d’étudiants… Faites le calcul : mes autres groupes comptaient 35 étudiants ou plus. Imaginez maintenant la correction des textes, des examens et le soutien individuel. Comme beaucoup de mes collègues, j’étais débordée et les quelques heures de disponibilité payables chaque semaine aux profs non permanents ne couvraient jamais le temps consacré aux étudiants.

La qualité de l’enseignement va de pair avec le temps que les professeurs peuvent consacrer aux étudiants et à la recherche pédagogique. Chaque session, les collèges engagent des professeurs “temps partiel”, qui en raison de la charge de travail iront souvent chercher ailleurs un emploi 9 à 5 moins exigeant. C’est donc une expertise qui se perd, en plus d’ajouter à la tâche des gens en place qui doivent soutenir de nouveaux profs à toutes les sessions.

On peut dire ce que l’on veut des vacances et congés associés à la profession, mais chaque cours de trois heures entraîne une dépense d’énergie équivalente à une journée au bureau et cela n’inclut pas le temps que le professeur met pour adapter son contenu de cours. Devant une classe, on ne peut pas rêvasser, appeler ses amis, surfer sur Internet, il faut être présent et animer le groupe. Il faut donc aimer rencontrer ses groupes chaque semaine, organiser son horaire de travail et apprendre de nouvelles choses.

S’ils gagnent correctement leur vie, ce n’est sûrement pas le salaire qui tient les profs en poste… J’ai connu des domaines d’emploi où les salaires étaient parfois plus élevés et les responsabilités moindres.

19 February, 2006

D’autres points de vue sur les caricatures

Tiens en visitant le site ArtsJournal.com, j’ai trouvé un article du Washington Post qui propose une dissection de l’histoire des caricatures. Anthony Shedid, correspondant du Post à Beyrout, explique chronologiquement comment, via Internet et des messages textes, un mouvement s’est répandu sur la planète, des mois après la publications initiale des dessins.

Une lectrice, qui laisse parfois ses commentaires sur mon carnet sous le nom de Vivi, m’a proposé ce lien intéressant où l’on trouve le carnet d’Ayann Hirsi-Ali. Hirsi-Ali qui se dit, “dissidente de l’Islam”, a écrit le scénario du film “La Soumission”, réalisé par Théo Van Gogh (petit fils du frère du peintre du même nom) et qui traite de la violence faite aux femmes dans la société islamique. Hirsi-Ali et Van Gogh ont reçu tous deux des menaces de mort et Van Gogh a été assassiné en 2004.

Quand je vous disais un peu plus tôt cette semaine, qu’ailleurs les enjeux de la liberté d’expression portent drôlement à conséquence, c’est à Van Gogh que je pensais. Cela dit, il faut que le débat qui a commencé à Québec autour de la radio s’élargisse, car nous avons besoin de points de vue multiples ou dissidents sur tous les sujets. Dans un contexte où prime la liberté d’expression on peut choisir de faire du commérage public sur des histoires de couchette ou vraiment engager un débat qui fera réfléchir les gens. Et, la réflexion, c’est le début du changement.

18 February, 2006

Du côté des hommes

«C’est la partie que j’ai le plus détestée, confie-t-elle. Comme gars, tu te retrouves avec une gamme émotionnelle à trois petits niveaux, à tout le moins pour ce qui concerne les relations avec le monde extérieur. Les femmes manipulent des octaves, une infinité de nuances faites de larmes et de joies, d’anxiété, de désespoir ou de flamboyance sexuelle, avec en plus du vitriol depuis le féminisme “bitch”. Nous pouvons être méchantes, au moins de temps en temps. Les gars n’ont guère plus que la bravade et la rage, sans même le doute. Ils encaissent les coups. Ils veillent au grain. Et leurs bas ventre se liquéfie sous le stress. Enfin, voilà comment je me suis sentie».

Norah Vincent, auteure de Self-Made Man, le récit de son aventure dans la peau d’un homme. Citation tirée d’un article de Stéphane Baillargeon du Devoir.

7 December, 2005

Le 6 décembre

Un jour en retard mais tout de même, je vous rappelle que Le Devoir publiait hier plusieurs textes qui proposaient une réfléxion sur la tragédie de Polytechnique. Il est évident que l’on devrait réfléchir à l’évolution de notre société plus souvent, mais bien honnêtement, si une pareille tragédie n’était pas soulignée, le ferions-nous ?

2 September, 2005

Le désastre de Nouvelle-Orléans

Quiconque a quelques connaissances des interventions en situation d’urgence, ne peut être que désolé de constater le manque d’organisation des secours en Nouvelle-Orléans. Comme le 11 septembre, alors qu’il faisait face à une catastrophe imprévue, le président Bush a pris son temps pour réagir - Michael Moore le montrait dans Farenheit 911, amorphe et incapacable de bouger. Pourtant, dans le cas d’une catastrophe naturelle attendue, les secours auraient pu être planifiés 48 heures à l’avance, soit dès que la force de la tempête a été confirmée. Mais non, la réaction est venue deux jours après l’événement, alors que la situation était hors de contrôle et que les victimes commencaient à mourir de déshydratation. Et encore là, pas de mobilisation nationale, que des excuses et des justifications pathétiques.

Quand je vois Bush et son entourage s’excuser mollement, je crie devant mon téléviseur : “arrête de t’excuser et grouille-toi le cul ! “. Je ne suis pas seule à le dire, car les journalistes sont ouvertement très critiques de ce qui se passe et les élus de Nouvelle-Orléans ont pour le Président, les mêmes bons mots que je lui adresse via mon téléviseur. Il faut préciser que Michael Brown, de la Federal Emergency Management Agency, n’a rien d’inspirant. Et si je me fie à ce qu’on en dit, c’est normal, puisque le bonhomme, un ami de Bush, a pour toute expérience un passage à la tête d’une organisation qui légifère en matière de reproduction équine. Or quand il prend la parole, c’est pour excuser l’appareil gouvernemental…

Faites un appel aux camionneurs, aux compagnies qui produisent de l’eau embouteillée, aux entreprises qui ont des hélicoptères et mettez ces forces à votre service ! Votre armée est en Irak, ça nous le savons… Mais heureusement pour vous, chers Américains, la nôtre est disponible, j’espère que vous y ferez appel !