28 September, 2007
Le soleil est rare et…
Quand le soleil se fait rare, je ne peux mempêcher de fredonner cette chanson. Ensuite, tant quà y être que jécoute cela aussi. Ça me renverse chaque fois. Oui, oui, on le sait, je suis impressionnable.
Quand le soleil se fait rare, je ne peux mempêcher de fredonner cette chanson. Ensuite, tant quà y être que jécoute cela aussi. Ça me renverse chaque fois. Oui, oui, on le sait, je suis impressionnable.
Le dis-je assez souvent, mais elles me manquent ces années de radio communautaire à faire tourner des vieux vinyles et des trucs pas possibles superposés à quelque bribe de sagesse tirée de vieux Reader’s Digest. Clin d’oeil ici, à Éric et Catherine mes acolytes de Culturopathes, une émission qui, ma foi, avait de grandes vertus (enfin pour nous).
En souvenir de nos goûts musicaux éclectiques je vous offre Mme St-Onge sortie des boules à mites et remise à neuf. Allez-y donc, cliquez, vous ne le regretterez pas.
Moi qui croyais me soustraire à la débauche et aux excès en emménageant dans la quiétude outremontaise… J’aurais dû me douter que mon attrait pour cet arrondissement n’avait rien a voir avec ses parcs et la gentillesse de ses habitants. L’alcool coule à flots à Outremont, dit-on. Ne laissez rien se perdre, j’arrive!
En passant au 5 à 7 de l’AJIQ à l’invitation de Cécile, elle et moi avons jasé encore de ce sujet qui nous fascine : qu’est-ce qui fait que les gens prennent le temps de lire un blogue? La réponse est claire… Et j’ai de bien mauvaises nouvelles pour vous, lectrice, lecteur, vous n’avez jamais à si nombreux et assidus - en fait oui, à l’époque où je parlais de Jeff Fillion - que depuis que je me perds en conjecture sur les rapports homme-femme, que je me lance dans la semi-fiction (ne croyez pas tout) de mon quotidien montréalais. De toute évidence, vous êtes plus intéressés par le sexe, l’amour et mes visites au Jean-Coutu que par le métier de communicateur, l’histoire de l’art et la postmodernité.
Mais je ne saurais vous en vouloir, j’ai moi-même un si fort penchant pour la facilité et le discutable.
*Ne me demandez surtout pas le sens profond de cette expression que j’entendais dans mon enfance, j’imagine que ça avait un rapport avec la grande vitesse et l’ouverture d’esprit… Ou whatever.
Au beau milieu de l’après-midi, jai soudain eu une envie incontrôlable de chocolat et de bonbons. Je me suis dit qu’il était temps d’aller faire le plein à la pharmacie grande surface à deux pas d’ici et que peut-être, avec un peu de chance, en cette période pré-Halloween, je trouverais enfin ce beau petit crâne avec des yeux qui brillent qui donnerait à ma beetle rouge et noir un air de Dia de muertos. Pas de chance de ce côté, mais je suis tout de même revenue avec un sac format familial de Starbust « originaux » et deux gigantesques tablettes de chocolat. Comme d’habitude, je me suis arrêtée dans le rayon des cosmétiques et ne me demandez pas quelle mouche m’a piqué, mais j’ai fini par acheter un stick super hydratant pour les lèvres (ça va encore) et une crème censée réduire les effets du temps (là ça chie vraiment). C’est un grave aveu que je vous fais, parce que moi, figurez-vous que je me suis toujours fait une fierté de ne pas investir dans ces trucs-là. Me mettre des crèmes ici et là pour ceci et cela, ça me fait damner et en plus j’ai lu Naomi Wolfe, alors je sais qu’on se fout de notre gueule. Ne vous en faites pas, j’ai été raisonnable, parce que outre une insécurité passagère et une passion pour les pédicures pas chers, je demeure low-maintenance.
Ceux qui me lisent depuis longtemps ou me connaissent bien le savent : j’ai passé quelques années en hibernation, dans ce qu’ils appellent un choc post-traumatique. Je ne le savais pas alors, je croyais que ce serait toujours comme ça, que l’âge m’avait rattrapée, que pour le reste de ma vie je conduirais une auto comme une souris apeurée, je fuirais les foules et j’accepterais de continuer avec un niveau d’énergie plus bas. Je m’étais trompée. Depuis peut-être deux ans, j’ai constaté que beaucoup de choses étaient revenues comme elles étaient avant septembre 2001.
Or, ce sentiment me donne envie de faire tout ce que je n’ai pas fait pendant ces deux ou trois ans. J’ai aussi l’impression que la vie me doit quelques années. Mais bon, il faut faire avec. Avant que m’habitue à me voir vieillir physiquement, à regarder la gravité faire son oeuvre, j’aurais envie de me faire une petite séance de photos artistiques comme au temps où j’étais mannequin. Pour un jour, avoir des preuves ou des souvenirs de mon retour à la surface.
Au sujet de cette dernière remarque, si vous avez des noms à suggérer, envoyez fort.
En allant voir si des amis ont fait des commentaires sur mes photos dans Flickr (un samedi plate c’t’un samedi plate) je vois qu’un nouveau commentaire a été ajouté. Sous la photo de mon amie de toujours et moi, intitulée Lendemain de veille, le charmant Rappaz a ajouté avec un petit émoticon, genre pour faire rire (hahaha), « Lendemain de vieilles » Hé que c’est pas fin à c’t'âge-là.
Petit cocktail hier chez une copine, avec quelques amis. La copine en question est célibataire et s’est vue conseiller de flirter plus pour garder la main. Par qui? Bien évidemment, Gros Coquin. Comme de raison, il lui avait recommandé d’en parler avec moi. Et oui, la grande parleuse en la matière, c’est moi. Nad elle comprend, Nad elle sait Ouin, ouin. Je m’égare, revenons-en à nos moutons en manque de flirt, mon plus grand talent dans le domaine étant très certainement de flirter un peu tout le temps, sans but précis. Le flirt bénin est une forme de gentillesse et de politesse envers l’autre sexe. J. me dit, « mais ça sert à quoi si le gars ne t’intéresse pas? » Je lui réponds, « ben d’abord ça garde allumée, pis on reçoit des sourires, des compliments et des clins d’oeil en retour, ce qui est bon pour l’égo ». De plus, c’est gentil. Qui n’aime pas sentir intéressant, apprécié, voire sexy?
Bien oui, il y a le risque de tomber sur une tache qui pense qu’il a une touche. Mais le risque est minime et les taches s’essayent avec tout le monde de toute façon. Et comme je le disais à J., le flirt clean, pas trop sexuellement chargé, c’est le pr de la célibataire, ce qui fait qu’un gars dit à ses amis, « J. c’est une fille correcte, elle est tellement tripante »
Vendredi matin, la maison était pleine dhommes. Des gars qui parlent beaucoup et qui ma foi ont un certain point de vue sur les femmes et la vie en général. Gros Coquin, le Fred et Stanley Péan étaient chez moi, certains pour des affaires sérieuses, d’autres pour m’étourdir avec encore et toujours plus de constats sur les rapports homme-femme. Stanley était ici par affaires - quoique j’aime bien mêler les genres - c’est-à-dire pour mettre la touche finale à son blogue avec l’aide de Mikel. Croyez-moi, le genre lui va à merveille.
Autochtones de la nuit, le plus récent recueil de nouvelles de Stanley arrive en librairie lundi. Je l’ai lu cet été au bord de la piscine, pour le boulot oui, mais ce fut un plaisir. Comme j’ai de la chance, j’ai des obligations très agréables.

En surfant sur le site des Guerrilla Girls, j’ai vu qu’on pouvait commander le t-shirt de ce poster intitulé The Advantages of Being of Woman Artist. Comme je dois en toucher un mot au prochain Creacamp, je me documente. Et bien, imaginez-vous donc qu’en lisant sur Fluxus, j’ai vu que George Maciunas portait un déguisement de gorille pour livrer combat à l’Attorney Général de l’état de New York. Mmm…
Dans un lancement, un artiste assez connu, genre Hollywood connu, me fait la conversation. Je joue les historiennes de l’art aguerries (trop facile) pour discuter de ses peintures. Alors que je parle en appuyant chaque geste avec mes mains, comme je le fais toujours, il m’arrête et dit, « people must tell you that all the time, but you have really beautiful hands ». Je souris et plutôt que lui dire, « ben, oui, merci ». Je réponds sur un ton badin, « ça arrive, mais ce sont généralement de vrais artistes qui le soulignent ». Il rit, me fait un clin d’oeil et ajoute, « boy, you”re good ». C’est ce qu’on dit, très cher, c’est ce qu’on dit.
À table avec Gros Coquin, on ne s’ennuie pas. En fait, à la piscine non plus, au Costco on s’amuse itou, bref, il n’aime pas semmerder. Or donc, dans un récent dîner entre amis une commensale discutait les aléas de l’infidélité de certaines de ses connaissances c’est bien connu tout le monde sait toujours ce que les autres font et ils en parlent les raisons sous-jacentes et l’impact sur l’entourage qui se sent pris entre l’arbre et l’écorce (faites les jeux de mots que vous voulez).
Gros Coquin écoutait en fronçant un sourcil, cette fois-ci un peu ennuyé. Ça n’allait pas durer longtemps. Tout à coup, il se soulève : « ils n’ont juste pas le tour! » « Ils n’ont pas le tour », reprenons-nous tous sur le ton de l’interrogation. Gros Coquin réfléchit c’est-à-dire qu’il lève les yeux au ciel cinq secondes et conclut : « Il faudrait juste écrire L’adultère pour les nuls, je vais le faire! »
Dans ce genre de situation, on peut toujours compter sur Gros Coquin pour régler bien fait vite fait.