Que penser de cette décision plutôt surprenante du CRTC qui, à la suite des plaintes contre CHOI met la clé dans la porte de la station? Disons-le, ce sont les plaintes des personnes attaquées par les deux grandes langues qui ont forcé le conseil à agir. En fait, que penser du style des animateurs vedettes de Genex, le légendaire André Arthur et le mal embouché Jeff Fillion? Parce que c’est de cela qu’il est vraiment question. Arthur essaie vraiment de faire du journalisme, mais mêle souvent aux questions qu’il adresse au public des commentaires insidieux. Fillion ne fait pas de journalisme et pour le peu que j’en sais, tous ses commentaires sont des idées personnelles qu’il jette sur les ondes pour faire réagir le public. Ils ont un point commun : ils adorent tous les deux élaborer des thèses plus folles les unes que les autres sur les gens en vue et ensemble, ils ont érigé la chose au rang de sport municipal. Faites ça dans un bar, c’est de la médisance, faites ça sur les ondes et ça devient de la diffamation. Dans une ville de la taille de Québec, c’est un sport extrème. Cela dit, qu’arrivera-t-il, si chaque fois qu’un animateur ne plait pas à une personnalité, le CRTC le bannit des ondes? Certains appellent ça de la censure.
Mais les victimes dans tout cela? À la place de Sophie Giasson, je n’aurais pas suivi Robert Gillet dans cette histoire. N’eut été de sa plainte au CRTC et cette histoire serait restée à Québec, loin de son milieu de travail. Maintenant, et pour des semaines encore, toutes les bêtises qu’a pu dire Fillion peuvent être lues par toute la province. Filion aurait aussi dit, je le crois, des conneries sur Saskia Thuot… Plus personne n’en parle. J’en sais quelque chose, puisqu’il y a quelques années, il a aussi dit que j’étais, « une jupe en terre cuite », au mieux une grano kétaine intello, au pire, ben, ben laide. Il a picossé là-dessus deux ou trois fois, riant de ma disgrâce et de mes censés bas bruns. Croyez-moi, si je ne fais plus de radio, ça n’a rien à voir avec Jeff… Et ces commentaires ne sont jamais venus me hanter quand j’essayais d’obtenir un poste.