Entrées de October 2005

19 October, 2005

Une course à la chefferie du PQ à la hauteur de nos téléromans…

Un bon ami, fidèle lecteur et presque collaborateur de ce blogue, se désolant de mon manque de temps m’a envoyé un petit résumé des idées lancées dans les médias au sujet de la course à la chefferie du PQ. Ces faits considérés en raccourci et sans explication font ressortir le manque flagrand d’idées véhiculées dans cette course et le côté «concours de popularité » que prend l’exercice.

Voici donc, ce blogo-théâtre proposé par monsieur B. et agrémenté de ma touche personnelle :

En coulisses, Jean Charest, se bidonne devant les tribulations des opposants et se moque du peu d’idées nouvelles parmi ses adversaires. Il est content de les voir s’empêtrer.

Bernard Landry, se drapant dans le rôle du bon papa québécois à la voix forte, passe sur scène pour questionner la consommation de cocaïne d’André Boisclair. Avant de ressortir, il ajoute que selon sa propre estimation, il serait le mieux placé pour faire l’indépendance.

Un cri outré se fait entendre. « Faux ! de répondre Pauline Marois (habillée sobrement), la meilleure c’est moi !» Puis, pointant ceux qui n’ont pas applaudis, Pauline Marois déclare qu’elle est victime de discrimination ! Hou ! Ça se corse…

Notre candidat moins connu, mais néanmoins ex-champion de tennis, Richard Legendre, brise un tabou péquiste et montre son esprit sportif lors d’une entrevue sur les ondes de CHOI, la radio qu’on aime ou qu’on déteste. Comme le thème est lancé, il doit lui aussi répondre à des questions sur la drogue. Tenez-vous bien, il a fumé du pot quand il étudiait aux États-Unis !

Afin de s’assurer du traitement équitable de tous les candidats, retour de madame Marois qui se voit poser la même question : «Avez-vous déjà pris de la drogue, madame Marois?», lui demande-t-on. «Non, répond-elle rapidement», pour ensuite se raviser, «c’est-à-dire que oui, une fois, quand j’avais 19 ans! ». Une fois, dit-elle…

Selon le résumé de mon bon ami, la question n’aurait pas été posée à Louis Bernard… Qu’à cela ne tienne, monsieur Bernard n’allait pas demeurer en reste. Voilà, qu’ à 11:00, en ce mercredi 19 octobre, on annonce le décès de Corrine Côté-Lévesque, épouse de feu René. À 11:57, l’équipe de Louis Bernard expédie aux salles de presse un communiqué rappelant que le dernier geste public de Madame Lévesque aura été d’appuyer la candidature de Louis Bernard.

Je ne sais pas si monsieur B. sera d’accord avec moi, mais ils auraient mieux fait de fumer une clope ou un joint pour calmer leur fibre opportuniste, ou de relire leur communiqué avant de l’envoyer. Heureusement, les réactions sobres et de circonstances de Boisclair et Marois venaient pondérer le tout…

Monsieur B. conclut en demandant : Jean Charest a-t-il raison ? Je crois qu’il ri encore en coulisses…

Et vous ?

4 October, 2005

Les consolations de la philosophie…

J’emprunte ce titre à Alain de Botton, qui nous commente les écrits ses philosophes préférés en y ajoutant ses notes personnelles. Si vous êtes de ceux qui sont encore échaudés par les cours de philosophie, je vous le conseille fortement. Voici ce qu’il écrit sur l’amitié, inspiré par les Essais de Montaigne :

“Une autre consolation, si l’on est accusé d’anormalité, est l’amitié, un ami étant, entre autres choses, quelqu’un d’assez bienveillant pour voir en nous plus de normalité que ne le font la plupart des gens. Nous pouvons partager avec un ami des jugements que nous censurerions avec d’autres à cause de ce qu’ils ont de trop caustique, sexuel, déprimant, stupide, intelligent ou fragile ; en ce sens l’amitié est une conspiration mineure contre ce que les autres jugent raisonnable.”

Alain de Botton, Les consolations de la philosophie p. 183

Tiens, moi ça me donne envie de retourner lire Montaigne…