Entrées de December 2005

31 December, 2005

Musiques de 2005 à écouter encore en 2006

À quelques heures de célébrer la Nouvelle Année, je me suis demandée quelles musiques avaient marquées pour moi l’année 2005. Du côté des artistes québécois, je dois admettre que Cormier du Devoir a bien résumé l’année en spectacle et en albums. Si vous n’avez pas encore écouté le plus récent opus de Mara Tremblay, Les Nouvelles Lunes, mettez cela dans vos résolutions de 2006, vous ne le regretterez pas et n’en tirerez aucun remords - contrairement aux diètes et autres tortures que vous vous imposerez sûrement… Je dois avouer que cette année, grâce à I-Tunes, j’ai découvert quelques bands qui ont égayés les derniers mois. Je dois donc souligner l’énergie exceptionnelle d’Arcade Fire, band qui habite Montréal et a récemment partagé la scène avec David Bowie. Parmi mes coups de coeur, je compte Gorillaz, The Killers, M.I.A, Imogen Heap - découvert en écoutant mon péché télévisuel préféré the O.C. Et comment avouer tout en demeurant sérieuse que j’ai aussi été obsédée quelques semaines par Hollaback Girl de Gwen Stefani ?

Je vous souhaite donc une bonne et heureuse année!

30 December, 2005

Politique à la carte

Ce matin, Louis-Gilles Francoeur taxe la promesse de Paul Martin d’interdire les armes au poing, de “clientélisme”, qui illustre à quel point les élections sont devenues “une guerre d’image plutôt qu’un moment de réflexion sociale”. Je partage ce point de vue avec lui, car il semble que nos politiciens considèrent la liste de récriminations de tous les groupes en vue et qu’ils tâchent de combler ces besoins exprimés par autant de promesses. À ce point, un parti ou un autre ne fait plus la différence.

30 December, 2005

Diriger comme on le peut…

Avant de prendre nos résolutions pour la nouvelle année et d’élire un nouveau gouvernement pour le Canada, il faudrait peut-être que nous réfléchissions à ce que diriger veut dire. En cette ère d’image où tout se passe comme si l’important était la perception immédiate qu’ont les citoyens via les médias des actions d’un politicien. Mais à force de les voir trop s’excuser – le compte rendu d’Antoine Robitaille du Devoir à ce propos est éloquent -, j’en viens à me demander si nos politiciens sont désormais plus préoccupés de raccommoder leur image que de diriger vraiment les destinées d’un état. Robitaille remarque que pour les conseillers en communication qui oeuvrent en politique, le remords semble une stratégie (j’ajouterais à court terme) payante…

Cela dit, s’excuser efface un malaise passager, mais prendre le leadership d’une ville, d’une province ou d’un pays, impose parfois des choix difficiles qui ne seront pas appréciés de tous. Comment promettre aux uns des baisses d’impôts et aux autres une augmentation des services? On ne peut plaire à tout le monde. Comme leader il faut souvent décider et imposer notre vision. Et c’est là que la communication devient cruciale : elle sert à expliquer des décisions difficiles à justifier et des points de vue qui peuvent déplaire, mais qui s’inscrivent dans la vision à moyen et à long terme d’un chef qu’une majorité a élu.

Dans le texte intitulé, « Diriger sans s’excuser » Roland Arpin (premier directeur du Musée de la civilisation) explique que, « Quand les gens comprennent clairement la vision qui sous-tend toutes les actions de l’entreprise, ils sont prêts à endosser des modes de fonctionnement qui peuvent avoir été décidés par d’autres, ils sont prêts à accorder du crédit aux décisions parfois difficiles qui sont prises, ils sont prêts, en un mot, à reconnaître au dirigeant la légitimité de son action ». Cela est aussi valable en politique. En ménageant la chèvre et le chou, en s’excusant trop souvent, on obtient un leadership faible et des décisions noyées dans le consensus. Ce qui, à mon avis, ne peut mener qu’à une absence complète de vision pour le développement d’une ville, d’un état ou d’un pays.

Arpin, Roland, Diriger sans s’excuser, Revue Gestion, mai 1994, p.55, repris dans Habiletés de direction 2e édition, 1998.

21 December, 2005

Sacrée décimale

Au cours de la session, j’ai eu à expliquer à mes étudiants pour leur texte informatif, que dans le domaine de la santé et ce, contrairement au secteur des finances, on n’arrondit pas les chiffres. Par exemple, si un médicament est efficace à 99,5 %, on n’écrit pas simplement 100 %, parce que ce chiffre signifie qu’une personne sur 200 pourrait avoir des complications. Or, la semaine dernière mon médecin de famille a décidé de me vacciner pour quelques maladies infantiles pour lesquelles je ne montrais plus d’immunité. Avant que je quitte, elle m’a précisé que dans de très rares cas, soit environ 1 fois sur mille, certaines personnes ont une réaction qui ressemble aux oreillons ou à la rougeole… Une sur mille, soit 0,01 % de la population. Et bien devinez quoi? Depuis deux jours j’ai la mâchoire légèrement enflée et des ganglions surdimensionnés au cou. Quand j’ai raconté cela à mon père, il a bien ri, car il a le même problème. C’est-à-dire qu’en matière de santé, il gagne toujours, battant les statistiques et allant se situer dans cette infime décimale. Si seulement je me situais aussi dans ce maigre pourcentage de la population qui gagne à la loterie!

21 December, 2005

Des excuses qui font tout drôle…

Marc Snyder, un copain blogueur, réagissait à ma réaction à la suite de la rétractation du maire de Montréal. Pour y répondre, je me suise à écrire, tant et tellement que j’en ai fait un autre texte… Marc précise qu’il a travaillé pour l’UCIM, or je précise, que j’ai travaillé pour la Ville de Montréal et sur une présentation du budget. Or, Marc connaît le côté politique de l’affaire, tandis que je connais plus le fonctionnement interne.

Je m’explique d’abord sur ce qui m’agace des excuses du maire. Son geste est honorable et fera sa marque dans l’histoire de la politique. Toutefois, cela semble mettre en lumière un certain manque de cohérence. Il faut savoir que le budget de Montréal est une machine énorme qui demande au moins deux mois de préparation, peut-être plus. Il n’a donc pas été calculé dans les semaines suivant les élections pour se trouver tout frais imprimé dans les mains des journalistes le 7 décembre. C’est donc dire qu’au moment où Gérald Tremblay promettait de ne pas hausser les taxes, les gens des finances travaillaient déjà sur un budget avec hausse. Les excuses étaient probablement le seul moyen à court terme de s’en sortir, mais comment en est-il arrivé là?

Si les élections avaient eu lieu trois ou quatre mois avant la sortie du budget, tout serait différent. Or, dans le cas présent, on peut penser que le maire affirmait une chose tout en sachant qu’il avait autorisé son contraire un peu plus tôt. C’est là que ça accroche. Comme le maire Tremblay semble un honnête homme, on souhaiterait attribuer ce cafouillage à un manque de concertation entre les différentes entités. Est-ce le cas? La page est tournée pour plusieurs, mais le doute restera peut-être pour certains.

Pour ce qui est du décret, il était attendu depuis longtemps et certains édiles des arrondissements connaissaient son contenu, affirmait une journaliste de La Presse. Si c’est le cas, comment la Métropole pouvait-elle ne pas être en informée? Pour mesurer l’impact du décret, il faut préciser que les infrastructures de Montréal ne fournissent pas l’eau potable de tous les arrondissements ou villes de l’île. L’eau potable provient de huit usines municipales (dont une je crois a été bâtie et entretenue par une ancienne ville) et de trois réseaux privés d’aqueduc. À cela s’ajoutent quelque 650 puits dans l’ouest de l’île. De plus, certaines anciennes villes, comme Saint-Laurent, avaient déjà des compteurs d’eau avant les fusions. Ce calcul est donc beaucoup plus compliqué que la masse des revenus fonciers multipliée par un certain pourcentage.

On a rapporté que les sommes divergentes équivaudraient à environ 15 millions, certains médias reprenant les mots de l’administration proposaient 40 millions. Cela dit, 40 millions sur un budget de quelque 4 milliards représentent moins de deux pour cent. Or, chaque année, Montréal présente un bilan financier qui inclut un surplus bien supérieur à 40 millions, dont une partie est injectée dans le budget de l’année suivante.

En pensant à cela, je me suis demandée si la Ville avait plus de difficulté à démêler les soldes et les surplus à être retournés aux municipalités défusionnées avant le 31 décembre 2005, que les histoires de taxes d’eau. Je serais bien curieuse de voir comment cette réalité influence le budget. Mais bon, si personne n’en parle, j’aurai oublié cela dans un jour ou deux, au profit de mes projets personnels…

Enfin, je digresse, mais s’il peut être justifiable de refaire les calculs en ce qui a trait à l’eau, il reste encore à savoir pourquoi le maire a fait la promesse de ne pas hausser les taxes, une promesse inutile à sa réélection, alors que les colonnes de chiffres qu’on alignait pour lui racontaient une autre histoire. Ça c’est le bout qui m’achale comme on dit chez nous!

18 December, 2005

Avec nous ou contre nous…

Pour vous dire à quel point il est subversif au Québec d’être contre le PQ ou le Bloc, les étudiants qui ont mis au point le site du Bloque, une parodie du Bloc Québécois, n’osent pas révéler leurs noms dans les médias…

13 December, 2005

Regrets discrets

Les maniaques des médias qui ne fréquentent pas encore le blogue de Craig Silverman, Regret The Error, ne savent pas ce qu’ils manquent. Si certains expriment leurs regrets et se flagellent pour leur erreurs sur la place publique, la plupart des médias se rétractent ou se corrigent par le biais d’un minuscule paragraphe dans le coin d’une page. Silverman traque ces petites excuses et met parfois en relief de gigantesques coquilles pour notre plus grand plaisir.

13 December, 2005

Ouin, peut-être, mais ça se peut que je change d’idée…

Les médias québécois devaient avoir l’impression d’être l’objet d’une plaisanterie quand ils ont appris que le maire de Montréal, après avoir annoncé une hausse des taxes qui allait à l’encontre de ses promesses électorales, corrigeait la situation en annulant le budget présenté la semaine dernière.

Quant aux explications présentées, elles sont bien faibles. D’abord, un budget se prépare sur quelques mois, donc ces hausses étaient déjà envisagées au moment de la campagne électorale de novembre dernier. Ensuite, le décret de la ministre Normandeau mijotait depuis des mois et allait de tout évidence être publié avant la fin de l’année 2005.

Le maire Tremblay est loin d’être une bête médiatique ou un grand stratège politique. Quand il a le vent dans les voiles, c’est que les quelques pros des communications et de la stratégie politique qui l’entourent s’agitent dans l’ombre. Quand il commet des impairs diplomatiques ou des bourdes médiatiques, cela signifie qu’il est laissé à lui-même et que quelques-uns de ses stratèges ne sont pas là pour brasser l’appareil municipal.

Je me demande comment il en coûtera pour refaire tout le travail et possiblement imprimer du nouveau matériel…

12 December, 2005

Nouveau projet

Puisque je m’ennuie considérablement de la radio et que j’en ai raz le pompon d’écouter de la musique en solo, j’ai décidé de me lancer dans la baladodiffusion, ou podcasting. Grâce à Yahoo !, j’ai fait la liste des outils qu’il me faut et j’ai bien l’intention de me lancer avant la fin de l’année… J’ai un micro de bonne qualité que j’utilisais avec mon mini-disc Sony et mon ordi contient déjà une bonne partie de l’équipement requis. Je vais quand même prendre le temps de remettre le notes de mes étudiants avant de plonger, mais j’ai bien hâte!

7 December, 2005

Le 6 décembre

Un jour en retard mais tout de même, je vous rappelle que Le Devoir publiait hier plusieurs textes qui proposaient une réfléxion sur la tragédie de Polytechnique. Il est évident que l’on devrait réfléchir à l’évolution de notre société plus souvent, mais bien honnêtement, si une pareille tragédie n’était pas soulignée, le ferions-nous ?

7 December, 2005

Le tunnel…

Mes amis m’écrivent depuis quelques semaines pour savoir ce qui se passe avec mon blogue. J’ai même manqué un rendez-vous annuel, la célébration de l’anniversaire de Polytechnique. Que voulez-vous, je me sens presque coupable de consacrer un peu de temps à ce carnet, alors que des tonnes de copies – comme dirait la pub – encombrent mon bureau. Cela dit, les piles diminuent et je vois enfin poindre la lumière au bout du tunnel… Et comme ajoutait le coordonnateur du collège, « c’est bel et bien la lumière et pas un train ! ».