Entrées de October 2007

15 October, 2007

Un peu de sagesse de Yoko…

AIR TALK

It’s sad that the air is the only thing we share.
No matter how close we get to each other,
there is always air between us.

It’s also nice that we share the air.
No matter how far apart we are,
the air links us.

from Lisson Gallery brochure ‘67
Yoko Ono, Graperuit, A Book of Instructions and Drawings

14 October, 2007

Drôle de semaine

Mise en ligne par Nadia 07

Mercredi, je décide d’aller au party d’ouverture du Festival de nouveau cinéma, question de voir la Satosphère et le monde. Je connais toujours des ex-collègues dans ces partys, alors c’est agréable.

Tout d’un coup, je vois Roch, mon ex-collègue de Québec New York 2001, qui était devenu un bon ami. Nous nous étions perdu de vu après mon départ à Ottawa - il était revenu lui-même d’Australie un peu avant. Il me voit et dit, “je savais que tu serais ici”. “Wo! L’ésotérisme que je me dis.” Nous avons vraiment eu de bons moments à renouer et Roch qui a toujours le don de me mystifier (et de se réinventer) m’a laisser une petite carte de réflexion. La carte s’intitule Histoire de faire, la photo ci-contre présente la face arrière. Si vous avez des pistes d’interprétation, lâchez-vous lousses!

Aujourd’hui, tandis que je prenais un café chez Romolo, mon meilleur ami de l’époque universitaire, David Cantin, entre en trombe. Il me voit - je l’avais lui aussi perdu de vue depuis quelques années - et vient m’embrasser. Comme la situation était tout à fait normale, il me dit, “j’ai des trucs à te raconter, après ta nouvelle, ça sera le roman, on se reparle bientôt”.

Drôle de semaine…

13 October, 2007

Tard, un vendredi soir…


Mise en ligne par mikel

Jen et moi un vendredi soir à une heure indue. J’ai une drôle de face là-dessus, je ne me connaissais pas ce petit air diabolique - okay, c’est peut-être l’éclairage.

10 October, 2007

Joie de vivre ou Silvana et moi…

Anna, chantée par Silvana Mangano est ma chanson préférée à vie. Le texte est en espagnol, mais il est interprété par la légendaire actrice italienne. J’avais vu cela quand j’étais enfant et je ne l’ai revu que plus tard dans le film de Nanni Moretti, Caro Diario. J’ai mené une battue pour retrouver Anna, partout le titre n’était plus disponible. Vous vous doutez bien qu’avec Internet il est réapparu récemment. J’ai trouvé la vidéo aujourd’hui. C’est tout à fait moi, bonne soeur à ses heures, show girl quand la musique s’en mêle! C’est tout à fait Nanni Moretti aussi qui essayant de faire un film sur la gauche italienne se retrouve dans Aprile à rêver d’une comédie musicale dans une pâtisserie trotskiste.

10 October, 2007

Je raconte n’importe quoi à Montreal.tv

J’ai été porte-parole professionnelle, relationniste et je crois sincèrement avoir été considérée comme une fille sérieuse dans ces rôles. Cela dit, quand je parle de mes affaires, je me fais un devoir d’être superficielle au max. Le problème, c’est ce que suis souvent ironique, je ne me prends pas vraiment au sérieux, mais j’ai l’air sérieuse… Cordonnier mal chaussé, dit-on parfois. Enfin, si vous êtez curieux, par ici, pour la vidéo.

8 October, 2007

Halloween

Halloween
Mise en ligne par Nadia 07

La semaine dernière, avec octobre, les enfants de ma rue ont commencé à parler de l’Halloween. Ma petite voisine disait bien fort qu’elle voulait se déguiser en méchant loup. Je souriais en l’écoutant, pensant au stéréotype habituel accolé au vilain prédateur de chaperon rouge… Je me suis rappelé mes déguisements préférés, ceux que je n’ai jamais eu et mes meilleurs succès en la matière.

Le 31 octobre a toujours été pour moi une drôle de date : c’était l’Halloween, un truc hyper important pour un enfant, mais aussi l’anniversaire de mariage de mes parents, un truc qui échappe complètement aux enfants. Quand, vers sept ou huit ans, j’ai compris que mes parents s’étaient mariés le jour de l’Halloween, j’ai été littéralement flabbergastée. Quoi? Ils avaient la mauvaise idée d’organiser un mariage en ce jour si important? Je demandais à ma mère, s’ils s’étaient déguisés après la cérémonie, s’ils avaient rencontré des enfants costumés au sortir de l’église ou s’ils avaient mangé des bonbons au mariage. Ses réponses ne me satisfaisaient pas du tout. Il me paraissait hautement improbable qu’on puisse avoir envie de faire quoique ce soit d’autre le jour de l’Halloween que de porter un costume et mendier des bonbons de porte à porte. Bon, mes parents ne sont plus mariés, mais l’Halloween est encore la même date…

Quant aux costumes de mon enfance, je crois que mon préféré demeure encore le costume de fantôme fait avec un drap blanc et des chaînes. Au rang des grandes déceptions, ce costume de Franfreluche que je souhaitait ardemment et que je n’ai jamais eu. Ma plus grande réussite des dernières années a très certainement été mon déguisement d’Andy Warhol, avec en poche un téléphone pour appeler Dieu.

Le truc de fifille de s’habiller en dominatrice sexy ou en bunny pour l’Halloween, très peu pour moi! En fait, quand je vois ça, j’ai envie de demander à ces filles en quoi elle s’habille dans la chambre : en lapin de pâques? en tube de dentifrice?

Et vous, l’Halloween, ça vous dit quoi?

7 October, 2007

Un peu de shopping avec Papy

Mon père m’a fait une petite visite-éclair aujourd’hui, question de luncher ensemble et de profiter du beau temps. En marchant sur Saint-Denis, je m’arrête dans une boutique et je décide d’essayer une robe en vente. La robe est splendide, pas chère, mais le décolleté me semble un peu plongeant. Je dis à Papy que c’est un peu exagéré… Il me répond en riant, « bof, ma belle fille, la robe te fait bien et décolletée pas décolletée, les hommes regardent toujours dans ce coin-là de toutes façons ». J’ai acheté la robe…

6 October, 2007

Le volcan, c’est ainsi que les religieuses m’appelaient.

Au retour de quelques courses avec Gégé, tandis que nous papotions tranquillement dans la voiture, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes – une assertion qui généralement ne tient pas la route longtemps. Donc au moment de tourner sur Beaubien pour passer de Rosemont au Mile End, une voiture de taxi nous dépasse par la droite. Le taxi voit conséquemment son côté gauche enfoncé et marqué du rouge vibrant de LadyBug. Il n’y avait qu’une voie pour tourner, mon taxi arrivait donc de derrière moi ou de la voie indiquée pour continuer tout droit. Pas nerveuse, je descends, je demande au monsieur que nous échangions nos renseignements d’assurance. Il refuse et commence à m’invectiver et à questionner ma responsabilité. Gégé, mon témoin, élève le ton, se hérisse. Je reste calme et je propose fermement, s’il continue de me crier dessus, d’appeler la police. Il me dit de le faire. Gégé est très impressionnée par mon calme et me dit, « mais si j’étais toi, je serais enragée, je hurlerais ». Je réplique, « ça va, je sais, j’ai un peu de difficulté à me fâcher, quand on crie, j’effouare un peu, un jour j’aurai une crise cardiaque à cause du trop-plein ». La plupart de mes amis ne m’ont jamais vue vraiment fâchée ou même crier.

Comme mon taxi n’a pas l’air prêt à plus de violence que celle de me parler fort jusqu’à ce que je demande pardon ou je pleure, les policiers proposent de faire une médiation téléphonique. Avec les hommes, il redevient plus doux. Je suis près de chez moi, alors mon chum vient me porter de la documentation et un constat, au cas où. Cela fait plus d’une heure qu’il s’obstine, qu’il corrige tout ce que j’écris et insiste pour dire que je l’ai fauché de plein fouet, en quittant ma voie etc. Je demande au constable de lui réitérer « le no-fault », comment la compagnie d’assurance rend sa décision etc. Il s’adresse à mon chum lui disant qu’il doit bien savoir, même si je suis « sa femme », il ne peut pas ignorer que ma conduite laisse à désirer… Mon chum a envie de rire. Pas moi. Je regarde le sol un instant, puis je me mets à vociférer passant du vous au tu, « non mais, crisse de câlisse de ciboire, t’as-tu l’intention de me faire niaiser icitte toute la soirée juste pour gagner ton estie de point? ». Oups! La madame d’Outremont est mal embouchée, son mari et sa copine sont sans voix. Il faut dire que ma voix basse se prête mal au criage, ça couine et ça chuinte drôlement, comme dans les films d’exorcisme. Je continue donc, « sacrament, ça fait 20 ans que je conduis pis je me suis jamais fait chier autant pour un accrochage insignifiant ». Je vous fais grâce du reste, mon blogue pourrait s’en trouver censuré. Je lui ai arraché ma copie du constat et j’ai dit en crachant entre les dents, « ça s’arrête icitte, crisse! ».

Il a protesté, les témoins n’arrivaient plus à parler, j’ai pitché le constat à Gégé et j’ai claqué ma portière. Il est donc parti en brûlant un feu rouge. C’est tout ce qu’il restait à faire. Gégé m’a dit, « je ne t’avais jamais vu fâchée, quelle verve, quelle éloquence ! » « Ça va, quand j’ouvre les valves, je dis des choses horribles, je ne sais pas où m’arrêter, ça devient de l’intimidation… » Gégé ajoute en riant, « je pense qu’il était mieux de collaborer, sinon il en aurait été quitte pour une séance de thérapie la semaine prochaine ». J’ai un peu ri, ce qui n’est pas bien, j’imagine.

4 October, 2007

Lire entre les lignes ou faire du mot à mot…

La semaine dernière lors d’’un souper cuisiné avec science et amour par Gros Coquin – - okay, il était maître d’’œoeuvre, donc j’’ai brassé le risotto, fait la salade et la vinaigrette -– nous nous sommes mis à discuter de ces fréquentations modernes sur Internet, par courriel, sites de rencontres ou autres. En la matière, l’’humain hornicus est assez imaginatif. De toute évidence il peut y avoir des leurres, des photos retouchées, des détails passés sous silence ou une imagination galopante qui laisse croire mers et mondes, alors que l’’on a tout juste deux pouces d’’eau pour se noyer. Mais on voudrait y croire ou tenter la chance.

Or, Gros Coquin comme bien des hommes, aime que les femmes qu’’il courtise lui envoient des messages plein de promesses de nirvana et de cochoncetés. En l’’écoutant raconter ses correspondances coquines, B. (une amie) et moi, nous regardions amusées. Je demande à B. qui s’’y connaît assez en psychologie et ne dédaigne pas une bonne conversation de mœoeurs, « à ton avis est-ce que ces écrits enflammés sont garants de soirées sous de bons auspices? ». « Mmm, fait-elle sourire en coin, tu sais ce qu’’on dit de ceux qui parlent beaucoup… » Je rigole bien fort et je préviens Gros Coquin qu’’il aura des surprises. B. et moi nous accordons à dire que les gens qui ont dans les premières approches ou les écrits une certaine rigidité ou pudeur deviennent souvent très passionnés dès que s’’entrouvre, en personne, une brèche. Gros Coquin réfléchit et commence à se laisser convaincre… En deux secondes, il revient sur ses positions : il ira à son super rendez-vous hot et nous serons confondues!

Le soir dudit rendez-vous de Gros Coquin, c’’était souper mondain chez moi. Tandis que je préparais la salade, – je suis toujours affectée à cette tâche (entre autres),– le téléphone sonne. Gros Coquin demande qu’’on lui garde une portion de moussaka, il sera là dans quelques minutes. Ce soir-là, la moussaka, la salade de figues fraîches et le croustillant aux poires nappé de chocolat brûlant furent les expériences les plus sensuelles que vécut Gros Coquin. Vous savez ce qu’’ils disent, « tout le reste est littérature »…

3 October, 2007

Des avantages de bloguer

Je suis un peu nerveuse, puisque plus tard c’est le lancement du recueil de Stanley Péan, Autochtones de la nuit. Vous vous doutez bien que puisque l’on entend parler de l’auteur et puisqu’il suffit de googler un peu pour trouver toute l’information pertinente, je suis ravie. Ce qu’on oublie parfois lors de la parution d’un titre en librairie, c’est que dans son travail l’écrivain est le plus souvent soutenu, voire guidé par une direction littéraire. Quand cette dernière fait défaut on le remarque, quand elle a été efficace on félicite l’auteur… Stanley le souligne toutefois dans ce commentaire.

2 October, 2007

L’Homme Scalp

Monsieur B. alias l’Homme Scalp a finalement pris le grand tournant et passé de la radio au blogue. Or, dans ma liste de blogues vous trouverez sa nouvelle adresse.

2 October, 2007

D’’aventure en aventure

Je ne vous cacherai rien, je fais maintenant de la consultance en communication pour la courte échelle. Et oui, la maison d’’éditions qui publie Stanley Péan depuis vingt ans, mais non, je ne vous fais pas une révélation bien juteuse comme certains auraient pu souhaiter, qu’’une petite déclaration d’’intérêts afin que vous ne m’’accusiez pas d’’utiliser mon blogue pour faire du marketing, sans égard à votre sensibilité.

Je dois toutefois préciser à ma décharge que le milieu culturel est très souvent tissé serré et composé de gens passionnés. Ainsi, même si je travaille pour l’’éditeur de Stanley, lui et moi nous connaissons depuis belle lurette, cela remonte à Québec à l’’époque de mes années à l’’université Laval. Le culturel est souvent ainsi. Par exemple, je viens d’être (re)nommée administratrice des Productions Nathalie Derome et là encore, avec les années, Nathalie est devenue une amie et par extension tout le groupe qui gravite autour de ses aventures musicales et interdisciplinaire (sûrement un « mot compte triple » au Scrabble et un concept mouvant au Conseil des arts).

Mais que voulez-vous, mon côté italien me porte à aimer les affaires familiales et à travailler mieux encore quand je crois à ce que je fais. De plus, dans ce milieu, les gens ont à cœoeur la réussite de leurs entreprises. Et moi, je ne vois pas d’’autres façons d’’envisager le travail.

J’’espère que vous viendrez nous saluer au lancement d’‘Autochtones de la nuit, le plus récent recueil de Stanley Péan, c’’est au Café Sarajevo, le 3 octobre, à partir de 17 h. Le 4 octobre, pour les lecteurs de Québec, il aura lancement au Chantauteuil (vous savez où c’’est) et le 5 octobre, Rhizome propose une lecture performance d’’Autochtones de la nuit par Stanley Péan.