Entrées de February 2007

28 February, 2007

Mueck : formalisme, sensationnalisme et humanisme

Mueck Pour parler des œuvres de Ron Mueck, il faut inévitablement se lancer dans un discours formaliste pour aborder leur hyperréalisme, le regard, la peau, ses saillies et sa pilosité, puis les contrastes et les imperfections qui « re-créent » le vrai. Mais au fond, ce réel que propose Mueck est une vue de l’esprit, une illusion, car la réalité ressemble peut-être aux sculptures de l’artiste australien, mais les dites œuvres ne sont ni la réalité ni son imitation, plutôt une interprétation et c’est ce qui fait leur intérêt. Lorsqu’on se prend au jeu de croire à leur réalité, on ressent alors un vertige inexprimable…

Ron Mueck au Musée des beaux-arts du Canada du 2 mars au 6 mai 2007.

Cliquez sur la photo pour rejoindre le site Mueck du Musée des beaux-arts du Canada

Ron Mueck, Couple couché en cuillères, 2005, matériaux divers, collection particulière

26 February, 2007

Il suffisait de demander

La semaine dernière, à titre de participante à TMAC je me demandais qui se donnerait la mission d’instruire l’industrie touristique sur la nature des blogues et leur fonction dans les rouages des communications et des relations médiatiques. Or, la magie de l’Internet opérant, Marc me rappelait subito presto qu’il offrait aussi des services de conférencier… En fait en ces heures de remuements politiques, Marc blogue avec ardeur et illustre assez bien l’influence que peut avoir un blogueur sur les médias traditionnels.

25 February, 2007

Encore Élisa Point

Au milieu de la voix chuchoté, du rythme saccadé, des rimes comiques sur une petite musique jazzée, il y a souvent des mots qui ressortent plus que d’autres. Je vous laisse cette petite citation tirée de la chanson Tu jazzes, tu flânes.

Peut-être que c’est ça la vraie vie, celle qu’on rêve et pas celle qu’on vit

25 February, 2007

Faire surface

J’émerge enfin de quelques jours de pénombre ou en language médical, d’une grosse migraine. Je n’avais jamais eu cela ou enfin pas à ma connaissance. Cela peut surprendre, mais je suis rconnue pour ma tolérance presque stupide à la douleur. Par exemple, enfant, je me rappelle avoir eu un os littéralement déboîté. J’avais alors dit à mes parents que ça faisait juste un peu mal. Je devais être fakir dans une autre vie.

21 February, 2007

Fort-de-France, Martinique

Le centre culturel de Fort-de-France, Martinique

Originally uploaded by Nadia 07.

Étudiante, je n’ai jamais voyagé autrement qu’avec des bourses et des programmes de stage. C’est par un programme d’études que je m’étais retrouvée à l’université Antilles-Guyanne (campus Martinique) logée dans une chambre à 65 dollars la semaine au centre culturel. Il n’y avait pas d’air climatisé et les salles de bains étaient partagées. Je garde néanmoins un très bon souvenir des soirées passées sur la véranda du centre à discuter avec les autres voyageurs qui venaient d’un peu partout dans le monde. J’y ai entre autres rencontré un écrivain originaire du Bronx, Scott , avec qui j’ai entretenu une correspondance amicale quelques années. Puis, mon chum de l’époque a omis de poster une lettre que je lui avait naïvement confiée, puis une autre… Et le lien s’est rompu. Point besoin de vous dire, que je ne tolèrerais pas ça aujourd’hui.

19 February, 2007

TMAC London - dernier jour

Du déjeuner au diner, ça ne lâche pas à TMAC. Présentation ici, pitch de vente pour telle destination là, on vous garde occupés. En fait, j’ai presque envié les journalistes qui s’amusent vraiment dans ce genre d’événement, courtisés qu’ils sont par tous les gens de l’industrie. Ces derniers essaient de vendre leur attraits touristiques à qui veut bien les écouter et parfois à une table, lorsque les gens de l’industrie dominaient, je me suis retrouvée à écouter les pitchs de chacun, comme si le magnéto s’emballait. Weird!

Cela dit, j’ai eu des échanges sur le métier de journaliste ou d’écrivain et sur le marketing touristique fort intéressants avec quelques nouveaux amis rencontrés ici. Quand je passerai à Toronto, je me suis promis de prendre un verre avec Jumol et Kirsten et de visiter le magasin de chaussures de la fille d’une des journalistes présentes à la conférence. À mon grand étonnement, plusieurs personnes m’ont abordé à la suite de mon commentaire sur les blogueurs et l’industrie - beaucoup voulaient savoir comment commencer un blogue, pourquoi je bloguais, comment utiliser les blogues etc.

Hier soir, lors du souper et gala, le représentant du bureau de tourisme de London, Marty Rice, a annoncé que son organisation accorderait des prix en argent aux meilleurs articles écrits sur la région entre 2007 et 2008. Si le journalisme de voyage vous intéresse…

17 February, 2007

TMAC London – jour 2

Je suis arrivée hier à London, Ontario pour assister à la conférence TMAC sur le journalisme touristique. Il y a peu de journalistes québécois à ce genre d’événement, puisque presque toutes les activités se déroulent en anglais.

Ce matin j’ai assisté à un échange sur les défis que rencontrent les gens de l’industrie touristique lorsqu’ils essayent de vendre leur produit aux journalistes. La question du Web, des blogues et 2.0 a été soulevée et à ma grande surprise il aurait fallu une présentation complète sur ce sujet pour informer la vaste majorité de gens qui s’y connaissait très peu. Les gens veulent en savoir plus, mais ils travaillent en cercle fermé avec d’autres gens de rp qui ne sont pas encore au fait du sujet et ainsi de suite. Bien de mes copains de Yulblog auraient été des conférenciers de choix pour présenter ce sujet et faire le lien avec les résultats médiatiques.

Plus, most of the people I am thinking about and that could be really interesting for the industry as well as the media assisting to this event, speak English quite well. I think I am going to ask Mikel to get a presentation organized and ask a few people to give it.

16 February, 2007

La liste de 2007 - une autre chose de faite

En janvier, inspirée par ma collègue de travail Gen, j’essayais un truc nouveau, me fixer des objectifs personnels. Ma liste comptait, entre autres, de soumettre quelques textes plus achevés à une revue littéraire. Non seulement, je l’ai fait, mais vous pourrez lire ma première fiction (publiée) dans la revue ZINC en juillet prochain.

Il était temps que je me décide à me joindre à la relève en littérature, parce que les années passent si vite que le temps de cligner des yeux et je me serais retrouvée dans la revue de littérature du club de l’âge d’or. Cela dit, ma liste n’est pas terminée, il me reste à rédiger mon deuxième chapitre de mémoire, puis le troisième à l’été - si F. ma directrice me lit, je dois dire que je travaille là-dessus. Pour les autres trucs, j’ai déjà l’idée de mon projet après mémoire, reste à trouver le temps…

Il me reste aussi à voir mes amis plus souvent. Répartis entre trois villes comme nous le sommes, la chose n’est pas toujours facile.

13 February, 2007

Hair piece: l’apparence d’une progression vers la gauche

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Photo de Jacques Boissinot, PC, tiré du site Internet de CTV / Béchard photo du PLQ

La photo de gauche illustre assez bien la progression d’une barbe de l’étape peau de bébé à l’étape moquette bien fournie. Vous avez donc un Jean Charest rasé de près, puis un Béchard qui veut laisser croire qu’il est assez cool pour laisser passer un rasage ou deux et Guilbeault de Greenpeace, espèce menacée en son genre à l’ère du métrosexualisme, soit l’homme avec du « poelle ». Doit-on y voir une évolution, un retour aux sources? La barbe est l’apanage de l’écolo, François Cardinal la porte comme accessoire avec son look ski de fond et Steven Guilbeault ne gaspille pas de ressources naturelles pour avoir la joue lisse.

Il faut croire que Béchard veut se placer du côté des écolos, sans pour autant qu’on le prenne pour un animateur de l’émission verte de la radio communautaire. Parce que pour obtenir son look, « je tends vers la gauche », il utilise probablement un de ces rasoirs électriques qui vous gardent la barbe à deux jours et quart.

Quant à Hugo qui se demandait si Béchard gardait sa barbe plus courte que celle de Mulcair de peur de subir le même sort, bien la question est pertinente. Si le ministre du développement durable, des autres patentes écolos et autres montagnes à vendre est plus poilu que le gars de Greepeace on est en droit de se demander où s’en va le parti Libéral!

Il nous reste bien des coiffures énigmatiques et des poils drus à scruter, en cette ére de préélection les hair pieces voleront!

13 February, 2007

Bad hair day : ou la médisance capillaire est un déplacement des affects

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Photo Agence Reuters, prise sur le site du Devoir

Si vous saviez combien je m’en veux quand je critique bêtement les cheveux d’un politicien. Oui, je déteste le toupet scotché de Stephen, en fait, sur cette photo, sa houppe a plutôt l’air sculptée à même son crâne. Tout cela pour dire que les cheveux de Stephen me préoccupe, parce que je perçois mal ce qu’il a en-dessous… Jean lui a un petit air échevelé, un style ti-jeune- qui-se-couche-tard, qu’il semble avoir développé dans le cadre de la crise forestière.

Je devrais me faire une habitude de suivre les développements capillaires de mes politiciens préférés.

12 February, 2007

Les priorités de Stephen et Stéphane

Depuis peut-être une semaine, une publicité du parti conservateur sévit sur les chaînes locales anglophones. On y voit Stéphane Dion débattre avec Michael Ignatieff d’environnement et soudain le premier dit, « do you think it is easy to set priorities ». Puis, en lettres blanches sur fond rouge on voit, « Leaders set priorities ». Le tout est payé par le parti conservateur. Eille, les élections sont-elles déclarées pis on a oublié de nous le dire? Parce que si elles ne le sont pas, il me semble que de payer pour de la publicité contre le leader de l’opposition c’est à tout le moins un grand manque d’éthique.

Le « Jedhi Mind Trick », ça vous dit quelque chose? « Voulez-vous vraiment de Stéphane Dion à la tête du pays? », répète avec tout le charisme que le spray-net dans son toupet lui permet, l’autre Stephen, celui qui dirige. Mais à force de nous bombarder de déclarations anti-Stéphane (l’autre le Libéral) on en vient à avoir envie de crier à Harper, mais laisse notre Stéphane tranquille. Oups! Ça y’est, je commence à aimer Stéphane Dion.

Les priorités de Stephen (le toupet spray-net) sont assez claires : acheter de la pub pour rester au pouvoir. Chaque fois que je vois cette publicité, ça me donne envie de voter Libéral, pour être bien certaine de débarquer les conservateurs. Stéphane trippe sur l’environnement, Stephen se fait son cinéma et moi je vois rouge!

11 February, 2007

Thank you for smoking

J’ai enfin vu le film de Jason Reitman, Thank you for smoking, d’après le roman de Christopher Buckley. Quiconque a déjà été porte-parole pour une grande organisation appréciera le personnage de Nick Naylor, un lobbyiste de l’industrie du tabac. Nick parle bien. En fait, c’est ce qu’il fait de mieux, dit-il. En un tournemain, il peut convaincre un cancéreux que l’industrie du tabac n’a pas avantage à perdre ses clients et que ceux qui aiment voir le nombre des décès attribuables au tabagisme monter sont dans le camp opposé… Un fameux baratineur. Il cause stratégie et liberté au restaurant avec son petit club sélect, appelé le MoD (pour Master’s of Deaths) et composé du défenseur des armes à feu et de la porte-parole des fabriquants d’alcool. Comme le dit Nick, il faut une morale un peu flexible pour faire certains jobs. De tout évidence, l’univers de Nick le baratineur chavirera, alors que son fils demandera de l’accompagner dans un voyage d’affaires et qu’une jeune journaliste lui soutirera quelques confidences au lit… Un film à voir.