Entrées de July 2007

29 July, 2007

La question de la semaine au sujet des médias : payer ou ne pas payer?

La une du Devoir qui m’a tellement choquée, d’abord parce que cet échange corsé entre un producteur et un journaliste méritait peut-être mention mais pas la une, a soulevé quelques réponses des blogueurs du monde des médias. Cécile, qui commentait plus tôt mon entrée, a jugé bon d’exposer son opinion sur le sujet dans un commentaire sur son blogue et d’un même geste elle a relevé les commentaires de ses collègues journalistes-blogueurs sur la question. De toute évidence, chez les journalistes cela ramène la question du contenu journalistique et publicitaire que certaines publications, sous la pression des annonceurs, essayent parfois de mettre au diapason. Imaginez par exemple, qu’un certain acheteur d’espace publicitaire utilise ce levier pour exiger qu’on mentionne son commerce plus souvent dans les articles… Ça arrive. Enfin, Cécile remarque aussi que le sujet n’a pas fait couler beaucoup d’encre, puisque les autres quotidiens n’ont pas porté attention à cette sortie. Ils ont peut-être raison.

29 July, 2007

Gio et Nadia


Nadia & her Dad

Originally uploaded by mikel.

À l’occasion de mon anniversaire, j’ai eu une petite visite de mon papy…

27 July, 2007

Algues bleues : François Cardinal expose les faits

J’avais bien un petit doute, peut-être était-ce l’expérience qui me portait à croire qu’on en parlait trop et de façon alarmiste. Je me disais aussi que les médias étant dans le creux estival, la chose prenait peut-être trop d’importance. Or, François Cardinal de La Presse qui suit les dossiers environnementaux de près remet les pendules à l’heure : la situation présente est un sévère avertissement, mais nous ne sommes pas en pleine crise. Allez lire son article, c’est clair et bien expliqué… Et j’aime tout particulièrement l’analyse point par point qu’il fait du dossier.

Il y avait eu hier une sortie publique du ministre Couillard à ce propos.

26 July, 2007

Scandal au Devoir : être indépendant veut dire payer sa part…

Hier, très certainement pour respecter mon droit à l’information, Le Devoir mettait en première page un texte de Jean-François Nadeau intitulé, Pourquoi Le Devoir n’ira pas voir The Police. Ne vous inquiétez pas, M. Nadeau n’a pas découvert que Sting jette ses bouteilles vides aux poubelles ou que les membres du groupe encouragent Wal-Mart et le travail des enfants. Non! C’est bien pire que cela, je me dois de savoir que Le Devoir n’a pas eu de billet gratuit pour aller voir le spectacle et comme je lis Le Devoir pour lire des comptes-rendus mièvres de « come-back show » des stars des années « 80 », je suis très déçue. Pouvez-vous lire le sarcasme dans mes propos?

Non seulement le postulat de Nadeau est contradictoire, mais je n’avais pas besoin de plus de preuves pour me convaincre que mon quotidien - jusqu’ici préféré - est en décalage avec le monde actuel. Disons que Le Devoir est toujours une coche en retard en ce qui a trait aux sujets d’actualité et ajoutons que même les scoops liés au domaine culturel et social – censément des champs d’intérêt pour la publication – sont très, très rarement mis au jour par le quotidien indépendant. Or, l’article de M. Nadeau est choquant, d’abord parce que de le mettre à la une dénote un manque de sens journalistique assez accusé, puis à titre de lectrice – et d’ex-conseillère en marketing et communication – je me demande si ce manque de jugement n’est pas répandu dans la publication. Après des années à titre d’abonnée, à espérer quelques nouvelles plumes branchées et à souhaiter voir un tournant significatif dans ce quotidien, je commence à lire de plus en plus souvent La Presse…

En passant M. Nadeau, quand on veut être indépendant et qu’on ne veut pas se soumettre à quelque compromis commercial que ce soit, on paye son billet!

23 July, 2007

Twitter : le réseau montréalais à plat

Alors que les chroniqueurs nouveaux médias du Québec commençaient à faire des papiers sur Twitter, soit la semaine dernière, la plupart des usagers que je connais parlaient déjà de sa fin.

De fait, presque tous mes contacts ou followers sur Twitter n’ont pas mis à jour leur activité depuis quelques jours, une semaine, voir deux mois dans le cas de Blork! Certains se sont inscrits pour comprendre le principe, tester l’utilité, puis ont laissé tomber au bout d’une semaine ou deux. Par exemple André Nantel, blogueur et scientifique de son état, annonçait sur Facebook dans une petite note datée du 16 juillet 2007 à 14 h 13 Twitter is dead. Les commentaires ne se sont pas faits attendre et certains disaient que Twitter était mort dans la communauté montréalaise, donc mort pour mes contacts, mais pas pour les usagers américains. Ce qui prouve qu’il n’est pas facile de comprendre ou d’utiliser Twitter pour quelqu’un qui n’a pas de réseau dans le cyberespace.

En mars et avril, Twitter était la nouveauté pour la blogosphère montréalaise ou Yulblog. Pour ma part, j’en étais presque à la fin de mon aventure à Ottawa et je “twittais” abondamment mon impatience à finir mon job et repartir chez moi. Je recevais les mises à jour de mes “Twitter friends” sur mon cellulaire, parfois jusqu’à tard en soirée - croyez-moi les geeks se couchent tard ! Nous nous donnions des rendez-vous, certains faisaient des appels à tous pour une bière, une question professionnelle ou philosophique. Le réseau de départ était primordial puisqu’il était presque impossible de trouver une connaissance d’une autre manière. Je me suis donc retrouvée parmi les blogueurs que je connais.

Facebook offre plus de possibilités de réseautage et de communication. Y faire une mise à jour de son état est plus facile - si ce n’était de ce sacré “is” - , on peut y organiser des événements, jouer à mordre ses amis pour les transformer en zombie ou en vampire, leur faire des dessins, mais le contact est moins direct. Cela dit, si vous avez une liste d’adresses de courriel, vous pouvez trouver vos connaissances et amis et votre réseau pourra inclure plus que des blogueurs ou vos geeks préférés. Ainsi, la cousine de Mikel fait partie de mon réseau et mes amis d’un peu partout m’ont trouvé via FB.

J’aii donc délaissé Twitter parce que ça ne se passe plus là, maintenant c’est sur Facebook et ça durera le temps que ça durera… Vous m’excuserez, je suis en plein échange sur Facebook, je vous reviendrai plus tard !

Petite mise à jour : Facebook a fait l’aquisition de Parakey, une entreprise dirigée par le créateurs de Firefox… Ça durera peut-être plus longtemps que l’on croyait!

22 July, 2007

Voilà l’été…

En consultant ça et là mon agrégateur préféré, je constate que je ne suis pas la seule à profiter de l’été au détriment de mon blogue. Il reste toujours les blogues de journalistes qui sont alimentés plus régulièrement - sauf pour Dominic Arpin qui essaye de prendre un brake - mais sinon partout c’est la programmation estivale : c’est donc léger et clairsemé…

17 July, 2007

Le viaduc de la Concorde - Ellis témoin-expert et consultant du MTQ

Le Devoir comme La Presse relevait que l’interrogatoire du témoin expert du ministère des Transports du Québec avait été corsé. Toutefois dans La Presse, sous la plume de Matthieu Perreault on rappelle qu’il ne pouvait y avoir d’expertise correctes - même si le MTQ prétend avoir tout fait en son pouvoir - car la documentation était incomplète. On y apprend aussi que l’Ontario a un système d’inspection et de documentation assez comparable au système québécois et que là, la gestion des documents ne pose pas de problème. Dans Le Devoir, l’article rédigé d’après PC, fait ressortir d’autres contradictions du témoignage de l’expert du MTQ Reed Ellis et met en lumière ce manque d’impartialité qu’a soulevé le procureur. Ainsi, Ellis après avoir convenu que de reporter la mise en oeuvre des recommandations n’était pas une bonne idée, se rabat sur la ligne de presse du Ministère au sujet des budgets et des moyens limités. La question du procureur est légitime : car si cet ingénieur n’avait pas un gros contrat de conception de logiciel pour le MTQ aurait-il une autre opinion ou serait-il plus critique et moins compréhensif à l’égard du MTQ? Le demander c’est y répondre…

17 July, 2007

Whole Foods se vante sur le Net

Et oui, je ne dis pas se vend, mais bel et bien se vante sur Internet. En fait, son pdg John Mackay a perdu de son lustre depuis qu’on a compris qu’il laissait un peu partout dans le cyberespace des commentaires flatteurs à son égard. Des petits mots parfois banals ou comiques - au sujet de sa coupe de cheveux - mais aussi des commentaires visant à mousser sa marque ou ses actions. Ouh! C’est là que ça se gâche. Parce que les petits canulars de Mackay sont considérés jusqu’à maintenant comme faisant partie d’un complot anticoncurentiel. Si Mackay s’en tire côté business, il restera tout de même la risée des médias et ça, ça ne peut pas aider sa marque. Encore un bel exemple pour ceux qui croient qu’on peut manipuler l’opinion et tiréer les ficelles sur Internet… Lire l’article ici.

13 July, 2007

Faire le bien au Sergent Recruteur

Changeons de propos, le viaduc me donne la nausée. Tiens comme c’est l’été, pour une fois buvez sans remords en aidant une famille de Montréal à accueillir une petit de Biélorussie… Vous savez, Tchernobyl, les enfants qu’on envoie ici pour leur refaire une santé. Lisez JYG dans Le Devoir et répondez à l’invitation de Michèle et Louis qui aujourd’hui et demain ramassent des sous pour leur petite fille d’été, Lili.

13 July, 2007

Le viaduc : You spin me right round… Like a record…

Faut lire pour ne pas y croire… Le Devoir titrait aujourd’hui, Faute d’argent, Transport Québec a négligé le viaduc de la Concorde. Me semblait bien que le Ministère allait trouver le moyen de rejeter tout blâme sur le manque d’argent, le manque d’employés et la misère de la fonction publique. En 1999, les travaux recommandés auraient coûtés 63 K, le salaire d’un fonctionnaire sans les avantages sociaux. Dans tout ce spin visant à réduire l’imputabilité et à diluer un max la culpabilité mon bout préféré, livré par un porte-parole générique, est celui-ci : «Je tiens à préciser que c’est fait sans compromis pour la sécurité des ouvrages et des usagers.»

Ouin, bien y’a cinq ou six usagers qui ne sont plus là, mais dont les familles pourraient vous en dire long sur la “sécurité des ouvrages”…

12 July, 2007

Bill Gates était-il un premier de classe?

Martine propose aujourd’hui à ses lecteurs un texte du New York Magazine sur l’effet des louanges que les parents chantent, parfois peut-être un peu trop, à leurs enfants. L’étude menée sur le sujet est inquiétante : les enfants doués, auxquels on répète qu’ils sont brillants, sont beaucoup plus susceptibles d’abandonner toute tâche qui demande un effort et pour laquelle ils n’ont pas de facilité. Ainsi, ils se contentent d’impressionner la galerie avec ce qu’ils font bien et se soucient plus de leur image au détriment de leur réelle capacité d’apprendre.

Il y a quelques jours je discutais du cas d’une petite surdouée que ses parents avaient inscrits à Mensa à moins de trois ans. Je déteste ces catégories qu’on appose aux enfants, parce que je crois réellement que nous apprenons tous à des rythmes différents et qu’un enfant qui obtient des résultats moyens au primaire deviendra peut-être un élève talentueux au secondaire et vice-versa. Apprendre à apprendre est la clé et les petits génies de quatre ans sont souvent devancés, une fois rendus à l’université ou dans la vie, par les bûcheurs.

Les histoires d’enfants, ça nous ramène à l’enfant que nous avons été. J’étais pour ma part une petite fille fatiguante qui parlait tout le temps et qui utilisait des mots de vocabulaire compliqués. «Toé pis tes mots à 5$», qu’on me criait à l’école primaire. Aujourd’hui, les mots sont rendus à 10 $, mais vous voyez le principe. Tite fatiguante, achalante de prof, à dix ans je lisais, La grosse femme d’à côté est enceinte, Jane Eyre et Les hauts de Hurlevent, de nuit bien évidemment, car déjà à cet âge je me couchais tard… J’obtenais des notes presque parfaites dans toutes les matières, à la grande surprise de mes parents qui croyaient que l’école du quartier n’était vraiment pas sévère. Cette facilité dans les premiers apprentissages m’a nui, car arrivée au secondaire, je ne savais pas comment travailler et si ça ne me venait pas tout seul, je laissais tomber. En plus, je lisais des romans ou je dessinais au lieu de faire mes devoirs, ce qui n’aidait pas. Après des années de mauvaises notes, voire d’échecs, j’ai réappris à travailler et mes insuccès m’ont poussé à me dépasser.

Jusque là, ça ressemble à une belle histoire, mais les échecs n’ont pas eu que de bons effets : j’ai développé une grande insécurité et un sentiment d’imposture. Quand on me félicitait, je me disais toujours que c’était pour m’encourager. Voilà, vous le savez et vous n’avez même pas eu besoin de me demander quatre ou vingt-quatre secrets sur moi par chaîne de courriels…

Quand j’envisage la possibilité d’avoir des enfants, faits maison ou adoptés, je me jure chaque fois que nous ferons des tonnes de niaiseries ensemble, que nous irons à La Ronde - oui, je fantasme sur La Ronde -, que nous jouerons à des jeux de société et que nous mangerons des trucs pas bios, en fait carrément junk… La vie étant ce qu’elle est, mes flots seront peut-être des petits nerds qui, comme Bill Gates, ne penseront qu’à leur ordinateur et me trouveront vraiment trop légère!

10 July, 2007

Comme dans un texte de Robert Lepage…

En écrivant une petite analyse sur Le projet Andersen de Robert Lepage, j’étais loin de me douter de l’expérience qui s’en suivrait. Depuis, chaque fois que Le projet Andersen ou une autre création de Lepage est présentée ailleurs dans le monde, des internautes se frayent un chemin jusqu’à mon blogue et lisent mon texte. Quelques-uns laissent un commentaire et je constate la popularité de cette entrée sur mon blogue via les statistiques. Ainsi outre le commentaire d’Evgeniya qui compte voir le travail de Lepage lors du Festival Tchekhov à Moscou, j’ai tout d’un coup plusieurs lecteurs de Moscou. Lorsque j’imagine ces lecteurs de Moscou lire le blogue d’une Québécoise qui a vu le spectacle à Ottawa, je suis plutôt touchée et je me sens soudain au coeur d’un récit proche de deux que Robert Lepage met en scène…