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9 June, 2009

Que deviendront les relationnistes traditionnels?

Depuis que j’ai commencé à travailler en relations publiques (ça fait déjà plus de dix ans), le métier de relationniste a bien changé. La question n’est plus de savoir si le métier persistera, mais dans combien de temps il sera complètement remplacé par un gestionnaire des contenus diffusés à l’externe. Car ne nous leurrons pas, si les médias vivent une crise (ou une transformation), les relationnistes doivent revoir leurs méthodes. Les listes, les 150 dossiers de presse en envois postaux, les communiqués ampoulés aux titres calembouresques n’ont plus leur place.

D’abord, les salles de presse ont rapetissé, les pigistes se sont multipliés (rendant ainsi l’envoi postal de dossier de presse très inefficace) et la plupart des contenus ont leur double en ligne, souvent produits par des pigistes ou des gestionnaires de contenus. Or, ces producteurs de contenus ont des compétences différentes des journalistes et n’ont pas tout leur temps pour jaser au téléphone avec des relationnistes.

Il y a dix ans, pour un relationniste la base du boulot était de garder une liste de contacts de presse à jour. Des fournisseurs offraient aussi des fichiers mis à jour quelques fois par année ou selon les saisons médiatiques. Les journalistes demeuraient pour la même entreprise des années, changeant tout au plus de bureau, ce qui facilitait le travail. Depuis déjà deux ou trois ans, une liste de médias efficace est constituée des chefs de pupitre ou de contenu du domaine visé et de quelques journalistes spécialisés (souvent indépendants). Pour le reste, une nouvelle (si elle bien conçue) est reprise par des pupitreurs Web, des agences de presse et divers médias en ligne qui la propagent partout.

Dans ce contexte, le dossier de presse imprimé avec le petit cadeau symbolique ennuie les écolos et remplit indûment la boîte de courrier des journalistes les plus populaires. De plus, avec la convergence et les mouvements constants dans les médias, les envois massifs sont une perte de temps et d’argent : au mieux les 10 contacts qu’il fallait joindre l’auront reçu, au pire on vous retournera sur des semaines le tiers de vos envois – s’ils n’ont pas été envoyés au bac à récup à la réception.

Quant aux médias Web, ils réagiront à une version électronique, au contenu bien découpé et présenté avec tout le matériel (images, liens, etc.) nécessaire à la mise en ligne. Parce que les pupitreurs, édimestres et autres n’ont pas envie de recopier votre communiqué ou s’il est en version électronique de devoir segmenter l’information par thème eux-mêmes. Et, là, un contenu pour les médias traditionnels qui est bien fait, se répartira en un clic en brève, en manchette, voire en contenu pour médias sociaux. Alors le relationniste à la page (qui s’appellera peut-être autrement sous peu) saura comment structurer ce type de contenu.

Les journalistes indépendants, comme les producteurs de contenus pour les nouveaux médias ont souvent un créneau bien défini, alors ils n’aiment pas trop être submergés de propositions qui ne correspondent pas à leurs intérêts ou leur mandat. Au lieu de les ennuyer avec trois dossiers différents chaque semaine, le relationniste nouvelle mouture fera bien d’adhérer aux réseaux sociaux qu’ils fréquentent et pour se renseigner sur leurs intérêts. Donc, plutôt que des listes de travail éphémères, on se constitue des réseaux de diffusion.

Et le téléphone et les lunchs d’affaires dans tout cela ? Quand on a identifié les gens qui s’intéressent aux sujets dont on fait la promo, une conversation téléphonique ici et là, et un on se « sms » et on déjeûne peut être de mise, mais il ne faut pas croire qu’on vendra n’importe quoi au journaliste pour autant…

Oui, ce métier est en mutation, de la même façon que celui de ses vis-à-vis principaux, les journalistes, subit de profonds changements. Et, il suffit de consulter les annonces d’emploi en communications pour constater qu’un mouvement de fond est amorcé.

2 June, 2009

Bon média, bad média…

Nous passons au travers d’une crise et que voulez-vous, en période de crise les caméras sont pointées vers les instances publiques. Quand les instances sont prêtes, elles ont de l’information opérationnelle à passer via les médias, quand elle ne le sont pas, elles accusent les médias de trop questionner et de provoquer une tempête dans un verre d’eau.

Récemment, quelques politiciens et détenteurs des cordons de la bourse publique ont été critiqués soit pour leur manque de rigueur, leurs dépenses ou leur simple ignorance des faits. Or, à chaque fois politiciens et gestionnaires ont uni leurs voix pour dénoncer les médias… Pourtant si nous regardons quelques cas, un peu de logique ou de connaissance des dossiers sous la responsabilité d’aucun n’aurait pas nui. 

Des exemples :

Les coupures et les modifications des programmes dans la culture ont soulevé tout le milieu artistique depuis un an. Au moment où le milieu se calme, le vérificateur du Québec nous apprend que du côté de la Sodec, les dépenses de représentation, au contraire des fonds alloués à la culture, sont en croissance stable. La réponse de Jean-Guy Chaput de la Sodec est hilarante : il fait comme ses prédécesseurs… Wow! Et, dans ce contexte où tous se serrent la ceinture sauf lui, le monsieur blâme les médias. Yé.

On pressent que les pratiques de gestion de la Ville de Montréal ne sont pas claires, que l’élu aux finances a des fréquentations discutables et lorsque l’imbroglio (les mots italiens ont cette élégance passe-partout qui me plaît) des compteurs d’eau éclate au grand jour, le maire est dépassé, n’a pas de mots, il devra faire enquête… Bien évidemment, plutôt que de se tenir à jour dans les dossiers majeurs, il déclarera en conférence de presse que l’histoire est amplifiée par les médias. Hm.

Dernier exemple en liste, mais pas le moindre, cette inquiétante histoire des tests erronés de dépistage de types de cancer du sein. Le ministre Bolduc aura appris l’existence de l’étude par les médias jeudi dernier… Pourtant l’étude de choc avait été déposée un mois plus tôt et avait été réalisée à la suite de recommandations formulées en 2008. Encore là, vous devinerez que les médias sont blâmés.

Bien franchement, messieurs les élus et favoris des partis politiques, si les médias peuvent vous forcer à lire vos dossiers et à vous sensibiliser au contexte actuel, je ne m’en plaindrai pas!

14 May, 2009

Pubs, médias et conventions sociales

L’histoire des faux profils créés pour mousser le Bixi a fait cliquer les claviers mardi dernier.

Dans les conversations il ressortait pour certains que la publicité en fait de plus belles qu’inventer des personnages pour promouvoir de leur « bon vouloir » un produit, pour d’autres (je réfère ici à Michelle Blanc qui sur Twitter citait Duperrin) qu’une photo maquillée à coups de Photoshop est moins insultante que le concept d’être piégé dans une relation sociale par des personnages inventés. Surtout, disons-le, quand le produit est rempli de vertus et aurait pu être promu par quelques afficionados du vélo triés sur le volet. Mais la publicité et les médias diffèrent-ils vraiment beaucoup en ce sens?

J’aurais envie de résumer la chose ainsi en me basant sur les commentaires des uns et des autres : « tout à fait, l’un te vend de façon unidirectionnelle quelque chose, grâce à une image et un slogan souvent hyberbolique, l’autre t’inclus dans une communauté d’intérêts, dans un discours bidirectionnel (souvent pour te vendre quelque chose)»… Or, si la publicité a connu un essor dans la deuxième moitié du XXe siècle, au cours des récentes décennies les consommateurs y sont devenus familiers, ils en sont venus à maîtriser ses codes et ses conventions. Si vous avez assistés aux Nuits de la pub que diffusaient certains cinémas au début années « 90 », vous aurez peut-être éprouvé de la surprise vis-à-vis les concepts que d’autres pays mettaient de l’avant. Les conventions sociales, la proxémie déterminent très souvent ce que nous trouvons acceptables dans les rapports humains et les images qui nous sont proposés, et cela varie avec les époques et les sociétés.

Tous les domaines artistiques, la pub incluse, ont leur ensemble de conventions qui encadrent les messages diffusés. Les futuristes ont littéralement secoué le spectateur sur son siège et Peter Brook a mis en question les conventions théâtrales pour mieux les transgresser. Ce faisant entre les postulats futuristes et le théâtre de Brooke, les spectateurs avaient eu quelques décennies pour apprendre de nouvelles conventions et ne plus se choquer (tout est relatif) d’une représentation théâtrale où les personnages sortent de scène, où il n’y a pas de décor mimétique etc.

Il en va de même en publicité et les publicitaires le savent bien. Plutôt donc de juste nous dire grossièrement, «achète ma patente, c’est la meilleure, tu vas pogner plus», on nous le dit avec humour, du super cutness (plus le facteur culture dans l’exemple choisi) et ainsi la marque nous reste en tête. La relation est claire : avec la créativité, on veut rejoindre le public cible et lui mettre la marque en tête. De toute façon nous consommons sans cesse, alors aussi bien nous montrer le chemin.

En ce qui a trait aux médias sociaux, nous n’avons pas encore, comme société, autant de repères ou de conventions claires qu’avec la publicité. L’exemple Bixi montre bien que les influenceurs de ces médias (je parle ici des Patrick Dion et autres qui ont été floués), veulent de la transparence et un minimum d’honnêteté. Truquer une relation, quand la personne t’aime déjà, c’est se tirer dans le pied.

En fait, mentir et tromper sur ces médias en annule les bienfaits et alors, une campagne traditionnelle de relations médias et de publicité aurait tout aussi bien fait l’affaire. Et, en bonus, au lieu de parler du faux blogue nous aurions peut-être compris comment louer le foutu vélo!

5 May, 2009

Mille et une questions, mille et un métiers…

À la suite de mon commentaire d’hier, sur le profil du gestionnaire des médias sociaux, certains amis m’ont demandé si je me voyais dans ce rôle. Tout est possible, puisque je réfléchis à mon avenir en ce moment. Mais, je dirais que dans le secteur du marketing et des communications, je suis un profil horizontal, comme ils disent, avec une forte expérience en relations de presse et en rédaction.

Cela dit, je crois avoir utilisé de belle façon les médias sociaux pour rencontrer mes objectifs, lorsque le contexte me le permettait. Par exemple, à la courte échelle, je suis très fière de ce que nous avons fait pour les livres de Stanley Péan, Sylvain Meunier et Marie-Chantale Gariépy (à ce point je disposais des conseils de Laurent et des services de Christian pour mes entreprises vidéo). Avec Epizzod, j’ai fait un constat d’importance : quand plusieurs façons de faire se rencontrent (agences de commercialisation qui utilisent le Web, consultants du Web etc.) mais ne s’amalgament pas parfaitement sous un plan intégré marketing et communications, il y a risque de dérapage.

Et bien franchement, surtout quand l’objet (ou le produit) est culturel, il est fondamental que le marketing (je réduis ici le concept à la commercialisation et les ventes) soit de connivence avec les relations publiques (relations de presse, médias sociaux et autres communications dans les milieux intéressés) pour que la synergie s’opère et que les efforts des deux parties assurent le succès de leurs projets. Parce que lorsqu’on fait la promotion de livres, de spectacles ou d’expositions, la compréhension du contenu ou du produit – qui se traduira en mots-clés et en concepts clairs dans les communications – est fondamentale pour s’expliquer simplement et clairement. On sait ce que Boileau disait à ce propos. 

Et moi? Et moi? Et moi dans tout cela? Je m’admets comme « créatrice », comme personne de contenu. J’aime me casser la tête, comprendre les choses et pouvoir les diffuser. J’ai écrit pour des publications populaires et spécialisées, œuvré comme chargée de recherche dans un musée, chargée de projets en communications, responsable ou directrice des coms dans le milieu culturel et, j’appuie sur ce point, dans le milieu corpo je suis toujours recrutée pour mes capacités à être porte-parole. En ce moment, je porte le titre de statège et porte-parole, mais je n’ai jamais eu aussi peu d’impact stratégique, même à mes débuts comme rédactrice.

Je (me) cherche donc (encore).En attendant de trouver, je vais aider mon ami Le Fred à développer les ventes de son saumon fumé, un produit qui a sur les humains l’effet de l’herbe à chat pour les chats…

8 April, 2009

Pas de tatouinage…

Tu veux être un blogueur populaire? Bien Michelle te dit comment, elle te charge rien, mais en retour tu devras être passionné si tu veux que ses trucs fonctionnent… Ouin, ça c’est le bout difficile à feindre.

4 February, 2009

Martineau et la grève au Journal de Montréal

Richard Martineau n’est pas le seul chroniqueur ou collaborateur pigiste du Journal de Montréal qui poursuive ses activités en temps de grève. Mais il est plus connu, il parle plus fort, ses opinions frappent plus (qu’on les aime ou pas). Alors, il devient le cas de figure, le pigiste (vedette ne l’oubliez pas) qui ne se retire pas par solidarité à la cause syndicale. Un ami de Caroline, Martin Leblanc, docteur en philo, explique très bien ce que l’on pourrait appeler la position morale de Martineau. En toute logique, il a raison : Martineau n’est pas représenté par le syndicat, or il serait noble de sa part de renoncer à son cachet pour la durée de la grève, mais rien ne le force à le faire.

Mais laissons la logique de côté pour un instant… J’ai commencé ici en spécifiant que Martineau est une vedette. Or, au contraire du photographe pigiste méconnu, il a une tribune, il gagne sa vie en émettant des opinions. Son geste prend donc une signification plus profonde. Oui, le fait de continuer à écrire montre qu’il ne se soucie pas des revendications syndicales et qu’il fait cavalier seul. Certains pourraient dire qu’il devrait donner l’exemple, qu’il a une responsabilité plus grande en raison de sa renommée.

Et moi, ce que j’en dis? Ne vous attendez pas à ce que je vous offre un jugement final sur cette prise de position. Même si j’ai rarement été protégée par un syndicat, en raison souvent d’un statut précaire, ma réaction par le passé a toujours été de me rallier à mes collègues syndiqués. C’est gentil, noble, mais c’est un beau geste qui ne paye pas au littéral comme au figuré. Ça, c’est le bout qui me gosse, comme on dit par cheunous…

30 August, 2008

Mort de Quilem Registre ou le BBQ, façon “Taser”

Il a peu de causes qui me remuent, mais l’absence de justice ou le manque de logique me hérisse au plus haut point.

Au cours des derniers jours, la famille de Quilem Registre, mort quelques jours après avoir été appréhendé à coups de fusil Taser, a communiqué son besoin de justice. La journaliste Violaine Ballivy rapportait les conclusions de la coroner Catherine Rude-Tessier : « Ces décharges n’auraient pas suffi à causer sa mort, quelques jours plus tard à l’hôpital du Sacré-Coeur, mais y ont «possiblement contribué». Je veux bien croire que l’objectivité scientifique ne permette pas de tirer toujours des conclusions fermes, mais en l’occurence si ladite chose n’a pas tué Registre, faudrait identifier ce qui l’a tué.

Or, on apprend que « Quilem Registre est mort le 18 octobre à l’hôpital d’une nécrose du foie, de l’intestin grêle et du côlon. » Nous pourrions nous demander, qu’est-ce qui peut ainsi nécroser les organes internes d’un homme de 38 ans? M’est avis que huit décharges électriques près du corps peuvent avoir l’effet du micro-onde sur la viande. Mais je ne suis pas médecin. Activez un Taser un peu trop longtemps près d’un être vivant et vous obtiendrez probablement une électrisation de la peau et des organes.

Si ce n’est pas cela, alors qu’on nous dise quelle autre condition ou bactérie présente chez Quilem Registre aurait pu engendrer une pareille nécrose. Sinon, il faudra conclure qu’il est mort des suites d’une électrisation ou si vous préférez, d’avoir eu l’intérieur grillé au Taser.

Un article du Devoir qui fait le point sur les arrestations au Taser…

5 April, 2008

Allô Christo? C’est Régis!

Régis Labeaume, le maire de Québec, vise toujours plus haut et ne semble pas se garder de réserve lorsqu’il s’adresse aux médias. C’est quelque chose que je remarque depuis son entrée en poste et je pense que ça lui nuira tôt ou tard. En fait, si les médias avaient le temps de regarder de plus près les déclarations de Labeaume, il verrait qu’il raconte parfois des fadaises. C’est beau de tout promettre, mais vous savez ce qui est arrivé au petit garçon qui criait au loup…

Parlons d’un dossier qui m’intéresse… Le Manège militaire est en flammes : Labeaume lance qu’il pourrait le faire emballer par des artistes, voire par Christo lui-même. Hahaha! comme ils disent sur Internet. Le projet de Central Park réalisé en 2005 par Christo avait coûté plus de 20 M $ et demandé deux ans de planification. Et, l’art contemporain, surtout celui de Christo, ça se paye sans commanditaires commerciaux et ça demande des contrats d’assurance béton pour les risques aux visiteurs etc.

Maudit spin politique, tout le monde raconte plein de trucs et fait du namedropping impunément sans même googler avant…

Ayant fréquenté le milieu politique je me demande, mais c’est rhétorique : A-t-il ces idées-là lui-même ou se fie-t-il à un attaché de presse mégalo?

12 December, 2007

Il est temps que ça cesse…

Cela fait déjà un moment que je me plains que nous en avons déjà assez entendu de cette commission Bouchard-Taylor sur les accomodements raisonnables. J’avais qualifié la chose de superbe pantalonnade me garantissant l’exclusivité de ce mot de grande qualité. Or, Rappaz qui voulait s’attaquer une fois de plus à la chose s’est donc, faute de mieux, rabattu sur un synonyme démodé de pantalonnade, soit mascarade. Bon, c’est ainsi. Cela dit, il faut le voir goaler simultanément ou presque trois conversations textées, taquiner Facebook, tout en commentant la performance des acteurs du am 690. Disons que s’il n’était pas lui-même affublé d’un nom pas vraiment de souche, on lui pardonnerait moins certains dérapages… Âmes sensibles s’abstenir. Ça va, je sais que ce genre de commentaire vous y poussera.

5 November, 2007

Assez de la commission de la honte? Mets-en!

Ce matin dans Le Devoir, Guy Lachapelle, professeur de science politique à l’université Concordia élabore sur à peu près tous les points de la commission Bouchard-Taylor que j’ai discuté ici. Le titre de la lettre est Assez, c’est assez! et il ne demande rien de moins que le gouvernement mette fin à cette farce (pantalonnade ajouterais-je) qui nuit à l’image du Québec et de laquelle rien de positif ne pourra être retiré.

Moi, je n’ai pas fini d’étudier le projet de Loi 195 déposé par Pauline Marois. Je vous en reparle. Si vous ne le saviez pas, quand je ne parle pas de flirt et de visites au Jancootu, j’adore scruter des états financiers et déchiffrer des textes de loi. Nobody’s perfect.

29 July, 2007

La question de la semaine au sujet des médias : payer ou ne pas payer?

La une du Devoir qui m’a tellement choquée, d’abord parce que cet échange corsé entre un producteur et un journaliste méritait peut-être mention mais pas la une, a soulevé quelques réponses des blogueurs du monde des médias. Cécile, qui commentait plus tôt mon entrée, a jugé bon d’exposer son opinion sur le sujet dans un commentaire sur son blogue et d’un même geste elle a relevé les commentaires de ses collègues journalistes-blogueurs sur la question. De toute évidence, chez les journalistes cela ramène la question du contenu journalistique et publicitaire que certaines publications, sous la pression des annonceurs, essayent parfois de mettre au diapason. Imaginez par exemple, qu’un certain acheteur d’espace publicitaire utilise ce levier pour exiger qu’on mentionne son commerce plus souvent dans les articles… Ça arrive. Enfin, Cécile remarque aussi que le sujet n’a pas fait couler beaucoup d’encre, puisque les autres quotidiens n’ont pas porté attention à cette sortie. Ils ont peut-être raison.

27 July, 2007

Algues bleues : François Cardinal expose les faits

J’avais bien un petit doute, peut-être était-ce l’expérience qui me portait à croire qu’on en parlait trop et de façon alarmiste. Je me disais aussi que les médias étant dans le creux estival, la chose prenait peut-être trop d’importance. Or, François Cardinal de La Presse qui suit les dossiers environnementaux de près remet les pendules à l’heure : la situation présente est un sévère avertissement, mais nous ne sommes pas en pleine crise. Allez lire son article, c’est clair et bien expliqué… Et j’aime tout particulièrement l’analyse point par point qu’il fait du dossier.

Il y avait eu hier une sortie publique du ministre Couillard à ce propos.