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Au Canada 86 % du temps sur mobile dédié à des applications

Eh oui, notre temps en ligne est de plus en plus concentré sur nos appareils mobiles, téléphone ou tablettes, qui nous suivent partout et selon Flurry Analytics nous utilisons principalement des applications pour accéder à nos sites et à nos informations de prédilection. Sur l’appareil mobile des Canadiens, nous retrouvons des applications sociales, des médias, des des jeux, mais surtout et, de plus en plus, des applications reliées à la santé et à la forme. Web mobile ou pas, nos obsessions demeurent les mêmes.

Outre ce 86 % de notre temps consacré aux applications, un tout petit 14 % du temps passé sur mobile est consacré à des sites, adaptifs, faut-il l’espérer (c’est-à-dire qui réorganisent le contenu pour faciliter la consultation d’un appareil mobile). En cela, selon l’étude de Flurry Analytics et comScore, les Canadiens ont des habitudes très similaires à celles des Américains.

Les applications sociales en tête

Parmi les applications les plus utilisées, la catégorie «réseaux sociaux et messagerie» est la plus populaire. Sans grande surprise, c’est l’application de Facebook qui est la plus utilisée (22%), Twitter ne récoltant que 1.5% du temps passé sur des applications et les autres applications sociales combinées ne totalisant que 14% du temps des utilisateurs. La seconde catégorie d’applications la plus populaire est celle des « médias et divertissement » à laquelle les Canadiens dédient 16 % de leur temps passé sur mobile. Flurry-AppsCe fait distingue les Canadiens des Américains quand à leur utilisation du mobile, tout comme leur utilisation d’application de jeux qui occupe 16 % du temps passé sur mobile au Canada versus 32 % aux États-Unis.

Le plus fort taux de croissance aux applications santé et sports

Il faut peut-être regarder du côté des bracelets santé qui compilent nos données personnelles en combinaison avec des applications de santé existantes, mais en 2014 et 2015, le marché qui a connu la plus grande croissance côté application est celui des applications santé et forme, avec quelque 140 % de hausse.

Health-FlurryIl semble que nous tendons à tout gérer par nos appareils mobiles et en ce sens, les applications qui aident à la planification et à la « productivité » ont aussi connu une croissance enviable, soit de 88 % au cours de l’année passée.

La montée des « phablettes » ou tablettes-téléphones n’est pas innocente dans tout cela, or, pour en savoir plus vous pouvez lire le billet complet de Flurry Analytics.

Pour lire le billet complet de Flurry Analytics sous la plume de Vidya Subramanian

3 éléments à considérer pour faire passer son message

Depuis plus d’une dizaine d’années que je vois évoluer la façon d’écrire ou de titrer un communiqué pour obtenir, d’une part l’intérêt des médias, mais aussi avec les médias sociaux, celle des internautes. Je contribue fort probablement à cette évolution en testant moi-même quelques tactiques pour que le titre d’un communiqué soit adaptable aux réseaux sociaux, tout comme son champs lexical. Pour ce faire, je m’assure qu’il se fonde sur les incontournables de la recherche d’information sur les plateformes sociales, comme le #hashtag, dit mot-clic en français et un vocabulaire actuel.

1 – La plateforme : Où sera lu le texte?

Processed with Moldiv

Les messages alignés sous le mot-clic #polqc et le fil de presse de CNW…

Il y a 10 ans, certains présumaient encore que le journaliste ou le citoyen lirait le communiqué sur papier et pourrait donc bénéficier du titre « à tiroirs » déployé en une vingtaine de mots, avec au besoin citation et mise en page percutante. Avec la montée des services de distribution en ligne (CNW et Marketwired pour ne nommer que les plus connus), le titre est lu sur un ordinateur et, de plus en plus, sur un appareil mobile (quelques ressources sur le journalisme mobile). Donc, il doit s’énoncer en une dizaine de mots et idéalement en moins de 140 caractères pour Twitter. Et surtout, allez droit au but, laissez faire les formules toutes faites sorties des boules à mites, « Avis aux médias » (on s’en doute) ou « À l’attention du directeur de l’information » (et les autres? les titres sont multiples!) qui ne disent rien d’important à celui ou celle, peu importe son titre ou son statut, qui décide de lire et de reprendre votre message.

2 – Comment il ressortira de la masse d’information ?

Pour ceux qui ne fréquentent pas encore Twitter, connaître ce média peut paraître magique ou tout simplement futile, mais les journalistes ont maintenant presque tous l’obligation d’avoir un profil sur ce réseau et de comprendre minimalement le fonctionnement de ce fil d’actualités. Or, comment peut-on trier l’abondance d’information sur ce fil ? En suivant des mots-clics, comme #polcqc pour politique Québec, #TLMEP pour l’émission Tout le monde en parle ou encore #austérité pour vous savez quoi. Pour qu’une nouvelle soit reprise, le fait de s’inscrire dans un axe de recherche des médias visés est important. Il faut donc aller consulter ces fils triés par mots-clés et voir ce qu’on y communique et qui y interagit.

Note : Petit secret de terrain, j’ajoute souvent un mot-clic propre à mon dossier afin de pouvoir mesurer le succès de mon opération, car en reprenant ma nouvelle le mot-clic général et particulier sont repris et cela me permet de mesurer les résultats, par exemple avec Topsy.

3 – Le quand? Être d’actualité ! Surveillez votre langage !

Si toute la sociosphère s’agite autour de #jesuischarlie, rien ne sert de mettre ce mot-clic sur un autre sujet pour attirer l’attention des lecteurs. Au mieux personne ne réagira, au pire on vous taxera d’opportunisme et vous aurez une crise à gérer. Pour être d’actualité, il faut être à l’affût des tendances quant aux mots-clics, mais aussi en ce qui a trait au vocabulaire et au sens des mots. Les médias le sont, il faut donc emboîter le pas si l’on veut capter leur attention. Selon le contexte et les époques, les mots changent de sens, parler d’une idée «  radicale » en 1995 (les définitions du Wikitonnaire) et en 2015 (les résultats de Google pour les actualités regroupées sous le mot radical), n’a pas le même impact ! Ce, même si votre dictionnaire Larousse de 1987 vous dit autre chose (voir les nouveaux mots de 2015). Tout est question de contexte. Faites une recherche sur Google, sur Twitter et tirez vos conclusions. Il y a des mots ou des expressions qui attirent plus de lecteurs, ainsi on parlera d’emplois durables plutôt que d’emplois de qualité, un concept qui semble plus subjectif et vague, alors que « durable » s’entend en lien avec des principes de développement et à tout un contexte politique.

Cela semble faire beaucoup d’éléments à prendre en considération pour tout simplement titrer un communiqué, pourtant cela devrait aussi s’appliquer aux mots, soit le lexique, choisis pour le texte… Quand on demeure branché sur l’information, tout cela va de soi et devient vite un réflexe. Si cela vous parait compliqué, comme je le dis à mes étudiants, commencez par fréquenter Twitter et vous comprendrez plus vite.

En passant, si certaines expressions ne vous semblent pas claires dans mon texte, googlez donc, elles sont toutes définies sur le Web.

5 conseils pour rater sa cible sur Twitter !

Pour utiliser les réseaux sociaux à des fins de réseautage personnel ou professionnel ou encore pour développer une stratégie de relations publiques numériques, il y a quelques éléments à ne pas négliger pour optimiser sa communication. Pourtant, certains s’obstinent à improviser, quand il existe tellement de bons conseils à portée de clavier. Mais au fond, chacun est libre de déraper à sa guise… Si c’est l’effet recherché, tant mieux, sinon faites le contraire de ce qui est dit ici…

1. Avoir un profil confus
Lorsque que vous vous présentez à un nouvel abonné, pas question de faire de la façon. Vous utilisez une bio minimale voire fantaisiste, pour vous assurer que l’objet de votre attention ne sache aucunement qui vous êtes ou ce qui vous amène à le suivre. Ensuite, n’oubliez pas de vous offusquer qu’il ne vous suive pas en retour. N’allez surtout pas mettre une photo claire, donner en quelques mots vos intérêts ou encore un lien vers un blogue ou un site de présentation comme LinkedIn ou About.me

2.Ignorer l’étiquette
Comme tout cercle social dans lequel on souhaite se tailler une place, il faut prendre le temps de connaitre les codes de communication des réseaux… Un outil comme Twitter est assez facile à utiliser, mais pour bien communiquer il faut comprendre le fonctionnement des réponses avec le @, des #mots-clics (ou hashtags) et du suivi des conversations. Mais bon si votre but est toujours de manquer votre cible, vous allez foncer partout, sans trop comprendre et au besoin après avoir froissé quelques personnes en répondant à tort et à travers, vous pourrez dire que les gens sur les médias sociaux sont fermés d’esprit et n’acceptent pas les nouveaux. Et encore là, surtout n’allez pas lire comment fonctionnent les codes de communications de Twitter, sinon ça risquerait de bien marcher 🙂

3. Abuser de l’attention de vos abonnés
Pour vraiment ennuyer vos abonnés, il y un conseil infaillible : à chaque jour, programmer pour une diffusion ultérieure vos 12 tweets promotionnels en prenant soin de mentionner quelques influenceurs à la volée dans vos messages. Comme tout est préprogrammé, vous serez ailleurs au moment de la diffusion et cela vous évitera d’avoir à leur répondre quand ils vous demanderont pourquoi vous les interpelez deux ou trois fois… En fait, comme vous aurez programmé beaucoup de messages, ils seront comme autant de bouteilles jeter de la mer : c’est-à-dire sans espoir de réponse réelle et surtout de conversation possible.

4. Insister pour qu’on vous suive, qu’on vous retweete etc.
Le retweet ou republication d’un message a très souvent un sens pour celui qui le fait : il veut souvent soit endosser ce message, soit y ajouter son grain de sel ou parfois porter à l’attention de son groupe une déclaration qu’il n’approuve pas. Dans ce contexte, pour vraiment rater sa cible, il suffit de viser tous les influceurs qu’on connait sans égard à leurs intérêts et d’essayer de les utiliser comme canal promotionnel gratuit. Ils adorent ça. Et plutôt que d’engager la conversation avec les gens intéressants, suffit de les pinailler allègrement à coup de “suivez-moi s.v.p.”, ça aussi ça marche assez bien… Pour rater sa cible, cela s’entend. Sinon, on peut aussi transposer ce qu’on connait de la vraie vie sur le web et faire comme dans un cocktail : on parle, on échange et plus si affinités.

5. Faire sa thérapie en ligne
La tactique est bien simple, il suffit de s’épancher sur les réseaux, de se défouler et de s’assurer qu’on envoie paitre ceux qui trouvent cela fatiguant. Ensuite, on continue tout de go à se comporter en vedette et dès que quelqu’un parle d’un sujet semble lié à son profil, on se défend, on attaque et on ne gêne pas pour faire des commentaires rageurs à la moindre provocation (ou perception d’une provocation…). Et si on vous trouve agressif, vite il faut recourir à la carte de la victimisation : je souffre et on m’empêche de m’exprimer en plus… La plupart verront clair dans cette tactiques, mais n’en diront rien 😉

* Ce billet est une mise en texte d’une diapo que je présente dans certaines conférences sur les RP 2.0

L’intégration des médias sociaux dans les communications et le marketing…

Que pourrait-on ne pas aimer de cette belle icône américaine? By Evan-Amos (Own work), via Wikimedia Commons

Enfin, on arrêtera peut-être de nous parler des stratégies de médias sociaux en quelques étapes, de l’ouverture de compte au premier message, plutôt que de réfléchir à leur insertion dans un plan intégré et interactif! Mais je suis parfois si optimiste…

Les blogues existent depuis la fin des années 90, Facebook a été créé en 2004, Linkedin en 2002 et Twitter en 2006, je vous nomme ces outils car ils sont les vedettes du domaine. Nous avons mis près de cinq ans à découvrir le potentiel que recelaient les blogues dans une stratégie marketing et communication. Les réseaux sociaux arrivent à ce point,  où ils ne sont plus perçus comme une simple tactique ou un canal supplémentaire ou dumper du matériel promo ou de communication. La lumière est enfin!  D’où me vient cet optimisme? Du fait que des praticiens s’appliquent à les insérer dans les planifications de communication ou de marketing et que d’autres balisent le chemin d’une discussion sur les médias sociaux et l’image de marque des entreprises. Il reste encore des points à arrimer, mais l’ouverture est là. On se décolle enfin de la simple implantation des médias sociaux en quelques étapes pour arriver à la substance.

Le plan de communication

Depuis deux ans, j’écrivais dans mon coin des réflexions sur une nouvelle façon de concevoir la planification des communications qui intégrerait une scénarisation de l’interactivité. Ces deux domaines existent, mais si l’un est commun en entreprise, soit la communication, l’autre, la scénarisation de l’interactivité, était plutôt une réalité des entreprises spécialisées en nouveaux médias. Dans l’article The Fundamentals of a Strong Social Media Plan paru dans Social Media Today, l’auteur Mary Manzo explique :

Similar to any marketing or public relations effort, a social media plan should include all the essential components of an equipped strategic foundation.

Elle énumère ensuite les similarités, soit la recherche, le contexte, le SWOT (les forces, faiblesse, menaces et opportunités possibles), les objectifs, la liste des stratégies et les tactiques qui leurs correspondent, le temps de déploiement et le calendrier, ainsi que les indicateurs de performance et la mesure associée. Un vrai plan de communication comme les professionnels en connaissent. Sauf que dans ce plan, si on a parlé menaces et opportunités en terme de produit, il est possible que l’aspect relations publiques soit un peu laissé pour compte.

Où se fait l’intégration de l’interactivité et le bidirectionnel?

Mary Manzo identifie ensuite les différences que comportera ce plan, sans toutefois pouvoir les insérer dans son plan classique… Et c’est là que le plan, doit comporter un scénario de communication où de la même manière qu’on a identifié les menaces et opportunités que présentent les réseaux en terme d’affaires, on étudiera la question de la réception de nos messages en restant conscients de nos faiblesses et nos forces. Parce que, un message faible ou contestable, quand vous l’émettez tout seul dans votre coin aura une réplique ailleurs que chez vous ou moins publique, avec les médias sociaux, la réponse sera immédiate.

#McDoStories : À quoi ça ressemble un beau plan avec SWOT qui exclut la question de l’interactivité?

Ça ressemble à McDonald’s qui fait une planification et identifie ce qu’il doit pousser à son public, considère la compétition,  et réagit en conséquence,  puis se fait des mots-clics pour en discuter, mais oublie que depuis des décennies la compagnie a une fidèle horde de contestataires qui produisent des documentaires sur ses pratiques, décrient ses politiques de RH et détestent son produit… Les McDoStories devaient être de belles anecdotes sur les moments McDo préférés de la clientèle. Ce mot-clic flou à souhait a ouvert la porte à des histoires d’horreur, comme vous pouvez lire ici dans le DailyMail ou là dans le BusinessInsider.  Oups! Où étaient les relations avec les médias ou le milieu quand la planification médias sociaux a été faite?

Au-delà d’ouvrir des comptes et de pousser vos contenus…

Il y a des gens sur les médias sociaux. Certains aiment votre marque, d’autre l’ont à l’œil et attendent une opportunité pour vous envoyer une vague négative. Si vous n’avez jasé que menaces et opportunités d’affaires dans votre SWOT, gare à vous, car il manque à votre plan un exercice : celui de la réception ou comment est habituellement accueilli votre message…

Un compte Twitter n’arrêtera pas la Terre de tourner et ne changer pas les perceptions illico.

Un autre billet de mon crû sur ce sujet : Médias sociaux et relations publiques : la communication scénarisée.

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Merci à Ghyslain Parent par qui j’ai remarqué l’article de Manzo.

Facebook lance en douce la reconnaissance faciale… Ainsi va la vie privée.

Quelques empreintes prises par William James Hershel 1859-1860... Maintenant on nous fiche autrement.

Ce matin à CKRL 89,1, à l’émission matinale animée par François Tremblay, nous avions trois sujets qui nous questionnent sur le concept de vie privée et dans certains cas sur l’instrumentalisation de celle-ci par les médias oui, mais aussi par ceux qui veulent être connus en misant sur la curiosité du public.

Facebook ajoute à l’option identification de photos (tagging) la reconnaissance faciale.
Quand cette option, comme toujours offerte par défaut (donc que vous aurez si vous ne savez pas comment la désactivée), a été connue cette semaine, tout de suite les bémols ont fusé. De toute évidence, c’est là une intrusion non seulement dans votre vie privée (ou celle de vos amis) mais aussi un détournement de votre liberté de choisir ou non d’identifier les gens sur les photos que vous partagez. Un peu comme McDo qui à l’époque vous offrait des méga portions pour presque rien: comment refuser ce qu’on doit choisir en un quart de seconde et qui semble un bon deal? Et pour Facebook, un bon deal, c’est de vous offrir de partager toujours plus et avec la plus grande facilité.

Déploiement de stratégie à la Facebook…
Lors du EG8, Mark Zuckerberg répondait aux questions portant sur la vie privée par une longue tirade sur la façon dont Facebook déploie ses nouveaux produits sur une année, en intégrant à mesure les commentaires des usagers etc. Ma foi, c’était là le discours justificatif de ce déploiement du service de reconnaissance faciale, testé au États-Unis et qui nous arrive sans crier gare. Rien de surprenant, mais tout de même, des excuses confuses sont venues de Facebook devant la réaction des médias et des usagers. Ce qui porte certains à dire que c’est là la suite logique de cinq années à s’excuser pour Facebook. Je pense qu’après autant de fois, vous pouvez être assurés que ces excuses signifient que la compagnie continuera d’agir ainsi… L’excuse n’est ici qu’une tactique pour éteindre les feux.

Les risques et bévues de la reconnaissance faciale
En mars 2011, j’étais en Floride et je montrais à une de mes tantes à télécharger ses photos sur Facebook et à les identifier. Ma mère a cinq sœurs qui partagent toutes certains traits et ont toutes un air de famille. À notre grand amusement, le système de reconnaissance faciale qui était alors en usage aux États-Unis, les confondait, me suggérant le nom de l’une sur le visage de l’autre. Or, en cliquant rapidement j’ai même confondu deux sœurs… Cela me porte à réfléchir. Cette technologie est loin d’être infaillible et si elle m’a permis de d’identifier à tort une personne, je peux présumer que cela arrivera souvent et pourra même causer quelques quiproquos. Cela, c’est dans le meilleur des mondes, car nous voyions les possibilités de détournements.

Pour en savoir plus le sujet

Tech News: Gagging on Tagging: Facebook Facial Recognition Creeps Out Privacy Partisans.
Nouvel Obs: Comment désactiver l’option de reconnaissance faciale sur Facebook

Les autres nouvelles mentionnées à CKRL : la vie privée?
Tweeter son accouchement maison dans le NY Times : Live Tweeting a Home Birth
Un député new-yorkais en slip sur Twitter article du Parisien.fr : Scandale: un député new-yorkais en slip éclipse DSK

5 leçons à méditer pour réussir des relations publiques 2.0…

Narcisse était tellement habitué à parler seul de sa magnificence qu'il en oubliait de donner la chance aux autres de porter cette belle nouvelle et de lui donner ainsi de la crédibilité....Waterhouse, Écho et Narcisse, 1903

On ne se lève pas un beau matin avec la science infuse, j’ai appris les quelques trucs que je comprends bien en relations publiques au travers de mes quelque 15 années d’expériences dans le milieu du Web et des communications. À l’automne, quand j’ai assisté l’Observatoire des médias sociaux en relations publiques (et surtout l’agence étudiante Préambule communication) pour sa conférence de lancement, les participants ont pu mesurer l’impact des réseaux (même avec ce très petit déploiement) sur une nouvelle, qui autrement aurait été très «locale».

Relations médias : vous avez 20 secondes pour vendre votre nouvelle…
Je  suis généreuse car avec Twitter, c’est maintenant 140 caractères qu’on vous donne, alors ne les gaspillez pas. Le titre d’une nouvelle diffusée par courriel, service de presse (CNW ou autre) doit être explicite pour que le journaliste décide de lire au complet… Laissez faire les mentions «Avis aux médias», «Message d’intérêt public» ou autres dénominations internes de votre organisme. C’était beau sur un communiqué mis en page et diffusé par télécopieur, maintenant ça bouffe de l’espace, des caractères et ça donne l’impression que ne savez pas que le chef de pupitre lit vos dépêches de son Blackberry ou sur Twitter, voire les deux en même temps.

En n’entrant pas dans le vif du sujet, vous perdez peut-être le lecteur qui cherche un sujet pour un article ou un billet. Faites donc plutôt un titre lisible qui énonce clairement ce qui en est et testez-le sur un membre de l’équipe qui n’est pas dans le dossier jusqu’au cou. En 2007, avant même l’engouement pour Twitter, Stanley Péan a eu une grande surprise lorsqu’il a vu le titre du communiqué que j’avais fait pour la sortie du recueil de nouvelles Autochtones de la nuit (qui marquait les 20 ans de Stanley à titre d’auteur), repris dans le bandeau des actualités de LCN. Si le journaliste doit refaire le titre, surtout pour une nouvelle culturelle, il passe au titre suivant. C’était un titre de 20 mots, fait pour être compris en 10 secondes.

Les blogueurs sont à prendre en considération
Et pas seulement s’ils ont des milliers de lecteurs ou d’abonnés, leur influence sur un groupe ou une portion de votre auditoire n’est pas à négliger non plus. En 2006, au Musée des beaux-arts du Canada, ma philosophie d’intégrer les blogueurs aux événements de presse plaisait beaucoup au directeur Pierre Théberge, mais faisait des sceptiques parmi les effectifs de communication. Surtout, quand je proposais d’inclure des blogueurs influents (déjà, le mot rebutait) dans une stratégie de nouvelle exclusive. Mais ça a marché à tout coup et ne nous leurrons pas, si certains blogueurs s’adressaient à un public spécialisé, d’autres avaient un lectorat à faire rougir quelques médias. Et parfois, il vaut mieux rejoindre 500 citoyens engagés pour votre cause qui en feront la promotion dans leur entourage, que de rejoindre 2000 internautes indolents qui liront votre truc et l’oublieront la minute suivante.

Pour trouver un blogueur d’intérêt, on mesure donc son lectorat avec des outils comme Alexa, on lit son blogue pour évaluer humainement la qualité de ses écrits et la pertinence d’y figurer, et on peut aussi voir l’influence du blogueur ou du diffuseur par un outil comme Peerdindex. Ainsi on constate que des réseauteurs qui ont une niche particulière, comme mon ami Pierre Gaulin (@gaugol sur Twitter) avec la scène des arts visuels de Québec, ont peut-être moins d’abonnés que les stars du Web, mais ont une influence certaine dans leur milieu. C’est donc à considérer.

Pour effectuer un virage nouveaux médias, il faut que la direction s’implique.
Selon mon expérience et même dans les cas que je consulte, lorsqu’un virage Web ou une stratégie médias sociaux n’a pas les résultats escomptés, c’est que la direction a mis un conseiller seul là-dessus, en se disant on verra bien ce que ça donnera, mais pas question de trop en faire. Dans un contexte plus concret, c’est comme si le gérant d’une boutique disait, «on ouvrira quand ça adonnera et s’il y a du monde tant mieux, sinon tant pis». La plupart du temps, c’est tant pis qui remporte la mise.

Ainsi, quand je suis arrivée à titre de consultante à la courte échelle, l’entreprise n’avait pas de vrai site Web, tout au plus son adresse qui donnait sur une unique page avec ses coordonnées. Hélène Derome et moi nous sommes lancées dans ce projet à l’automne (2007) prenant sur nous de faire l’architecture du site, avec pour conseiller et intégrateur Drupal Patrick Tanguay et comme graphiste Web Marie-Ève Bélanger. Le site Web a continué d’évoluer depuis, cela grâce au choix d’un logiciel libre comme Drupal et celui de WordPress pour certains des blogues associés. Ce projet, comme celui de leurs médias sociaux qui est encore un exemple dans le milieu, a été un succès, parce que la direction y croyait et s’est investie au démarrage.

Un communiqué c’est bien, mais une vidéo c’est mieux.
En relations médias, les processus et outils sont connus depuis si longtemps qu’on a souvent vu le Web comme une autre sphère d’activité. Imaginez-vous un livre, écrit par un auteur chevronné, qu’on a rarement vu dans les médias. Le journaliste lit le communiqué, au mieux étant donné l’espace réservé aux livres, il en dira littéralement trois mots. Maintenant, faites une capsule vidéo dudit auteur qui parle de son récit et avec bagout et humour. C’est ce que nous avions fait à la courte échelle pour pour la sortie de L’homme qui détestait le golf (prix Saint-Pacôme du roman policier 2008, annoncé par Dany Turcotte à TLMEP) de Sylvain Meunier. Sylvain a eu la couverture du cahier arts du JdM, il a jasé politique et livre avec les animateurs des FM commerciaux et des radios en ligne, bref, une visibilité hors pair. Oui, hors des petits espaces réservés habituellement aux livres. Et le communiqué? On en a fait un communiqué 2.0 (avec hyperliens et capsule vidéo courte) avec le soutien de Laurent Maisonnave et Christian Aubry.

(Notez que le nombre de visionnement n’est pas représentatif, car la capsule avait été diffusée sur plusieurs réseaux et en version haute définition sur un serveur médias, ça change vite dans ce domaine)

Rencontrer la presse c’est essentiel, alors aussi bien diffuser en direct sur le Web.
Cette semaine, le Festival d’été de Québec, qui  mène bien ses affaires en matière de Web et de réseaux sociaux (je ne dis pas ça juste parce que j’y ai travaillé ou que je connais leur gestionnaire médias sociaux) a proposé sa conférence de presse en webdiffusion en direct. Une excellente idée, puisque le Festival est un organisme culturel et touristique qui veut rejoindre tous les Québécois, mais aussi le public hors Québec. Il faut dire qu’une webdiffusion ça marche mieux quand, comme le FEQ, on a déjà une communauté en ligne, sinon, il faut s’y prendre un peu à l’avance.

Chez Recyc-Québec, on m’avait demandé de participer à une réflexion sur la diffusion du Bilan 2008 de la gestion des matières résiduelles, un événement bisannuel très attendu par la presse. Comme l’événement devait avoir lieu à Québec, j’ai proposé de créer des comptes Twitter et Facebook pour la société plusieurs semaines avant, de webdiffuser en direct la conférence, puis de mettre en ligne une capsule vidéo résumant en 5 minutes les faits saillants du Bilan. Les expériences précédentes n’avaient pas marché, on m’a donc laissé faire sans trop y croire. ZeAgence assurait la captation et la mise en ligne et je faisais l’animation en direct (clavardage et Twitter) lors de l’événement auquel participait sur le Web une quarantaine de personnes (la vidéo complète a été consultée plus de 150 fois dans les jours suivants). C’était peut-être de modestes débuts, mais il en a résulté une image dynamisée pour Recyc-Québec, qui a été félicité pour son initiative, et la diffusion a eu une incidence sur le contenu des articles et des analyses des chiffres du Bilan, qui intégraient les remarques de la présidente et du vice-président lors de la conférence.

Le principe de la vidéo s’applique à peu près partout où il y a un message à livrer et l’écrit devient un support pour de l’information plus approfondie et des données brutes. C’est la même chose qui a été faite avec l’Observatoire des médias sociaux en relations publiques de l’Université Laval et ça a marché dans les deux cas.

Les réseaux sociaux comme outils de relations publiques?
Twitter, Facebook, YouTube ou Viméo sont maintenant des outils de relations publiques au même titre que l’étaient avant le fax, le téléphone ou le courriel. Si vous ne savez pas comment les utiliser en synergie ou que vous ne comprenez pas encore les aprioris de communication de ces outils, vous me direz que ce n’est pas efficace, pourtant mes quelques exemples, ne sont que quelques-uns parmi bon nombre de succès des entreprises et organismes qui ont entrepris cette démarche.

Autres billets sur ce sujet :

Un virage Web ce n’est pas l’affaire d’un seul conseiller.

2 erreurs à éviter pour faire son entrée sur les médias sociaux.

Un billet du blogue Kriisiis sur la mesure de l’activité sur les Facebook et Twitter.

Pour écouter la chronique à CKRL sur ce sujet : Chronique à l’émission Le continental avec François Tremblay.

Merci à M. Brindamour, qui a refait un fichier mp3 de la chronique (même s’il vous dirait que le son n’est pas tout à fait à son goût).

Soudas et les médias sociaux : l’inconvénient de savoir ce que les gens pensent…

Pour vous couper des pensées d'autrui, il restera toujours le chapeau en papier d'alu , assorti à l'ordi et au mobilier couvert aussi... Photo By Imelda Bettinger

En suivant l’actualité de ce début de semaine, deux dossiers mentionnaient Dimitri Soudas, le directeur des communications du Parti Conservateur. D’abord, il a fait pression sur les responsables de la nomination d’un nouveau pdg au Port de Montréal. Puis Chantal Hébert, dans un billet intitulé Quand la vérité n’a plus ses droits, portait à notre attention une déclaration manipulée (bien naïvement) par le PCC.

Il fut un temps où les politiciens et leur personnel affrontaient les médias, passaient au travers de la vague et mesuraient ensuite l’effet de la secousse dans leur revue de presse. Si on parle beaucoup de l’importance des médias sociaux dans la présente élection et surtout de leur utilisation par les politiciens, ce qui me saisit le plus, c’est le nombre de réactions que ces derniers reçoivent. En tiennent-ils compte? Certains, oui, d’autres n’en feront pas plus de cas qu’ils en faisaient de la mauvaise presse… Un ami blogueur disait souvent : l’ennui avec le Web, c’est que ça permet vraiment de savoir ce que les gens pensent…

Et Soudas qu’en pense-t-il? Cela reste à voir, mais jetez un œil sur ce qui se dit sur Twitter.

La politique, le débat des chefs et les médias sociaux…

En action à Dumont...

En action à Dumont…

Mise à jour : Pour la chronique de jeudi soir avec Dumont nous avons finalement décidé à la dernière minute de présenter les plus gros comptes Twitter du Québec et l’incidence de Twitter que l’on sent de plus en plus sur l’écoute de la télé en direct. La capsule de la chronique : Twitter de stars, version Québec. En fin d’article à côté de la photo vous avez les chiffres de Nielsen présentés à ce moment.

Ce matin à CKRL 89, je discutais avec François Tremblay, animateur du Continental, de ce débat tel que vécu sur les médias sociaux et plus spécifiquement via Twitter, le média de l’écoute télé en direct ou comme on le dit maintenant, du twivage.

Prés de 4 millions de téléspectateurs avaient suivi le débat en anglais mardi (une hausse de 26 % en comparaison avec le débat de 2008) et pour celui d’hier en français, les chiffres qu’on m’a glissé en passant à Zone 3 tournaient autour des 1,200 000 (à confirmer, ce qui serait une baisse en comparaison avec le 1,4 million de 2008). Malgré qu’une très faible proportion de québécois et de canadiens aient un compte sur Twitter — au Québec, le Céfrio parlait de 11 % à l’automne 2010 — il y avait hier soir, entre 20 et 23 h, beaucoup d’action sur le fil d’actualités .

Les personnalités québécoises et utilisateurs populaires qui twittaient, parmi lesquels Marie-France Bazzo, Michelle Blanc, Pat Dion, Guy A. Lepage ou André Ducharme (pour les jeunes ex RBO et commentateur d’Un souper presque parfait à V), faisaient surtout sentir leur présence par leurs commentaires humoristiques sur les vêtements, le décor ou la simple absurdité de la situation. Pour obtenir des renseignements supplémentaires ou des corrections sur ce que nos chefs disaient, il fallait suivre des journalistes politiques comme Antoine Robitaille du Devoir, Emmanuelle Latraverse de Radio-Canada, Josée Legault de Voir ou en anglais Paul Wells de Macleans pour ne nommer que ceux-ci.  Mon collègue à l’émission Dumont, Éric Duhaime se réchauffait (pour le direct de Dumont présenté à 22 h 30) en twittant allégrement. Nathalie Collard qui était aussi de la partie en a fait un article ce matin, Twitter : les commentaires des Québécois.

Le résumé de Marie-France Bazzo en fin de débat:

@MFBazzo Vieux décor, vieux politiciens, vieux enjeux,questions de vieux. Canada fatigué #Boring #débat

Devrions-nous nous attrister que la Poutine aux fraises de Muguette soit la révélation du débat des élections fédérales 2011?

Devrions-nous nous attrister que la Poutine aux fraises de Muguette soit la révélation du débat des élections fédérales 2011?

Les limites du temps réel et des 140 caractères

À la vitesse où les tweets déboulaient, il était pratiquement impossible pour les auditeurs branchés aussi à Twitter de faire plus que retwitter un commentaire ici et là ou d’ajouter leur grain de sel à la suite d’une déclaration d’un des chefs. Comme toujours sur Twitter, on sentait une certaine surenchère, une envie de faire mouche avec le commentaire le plus futé, ce qui disons-le, ne peux pas mener ailleurs qu’au retweet. Je me suis moi-même permis de commenter les sourcils d’Ignatieff, qui se sont à tout le moins assagis… Dany Turcotte a connu un quiproquo twitteresque, lorsqu’il a voulu réagir à une partisanerie qu’il jugeait trop évidente de la part de Denis Coderre (du parti Libéral) :  « Denis, t’es trop gros! “@DenisCoderre: Harper totalement effacé. Ignatieff a marqué des points #debat #fed2011”» Le malaise s’est vite résorbé, mais on peut comprendre comment une pensée présentée en raccourci peut être mal perçue.

La «vraie» vedette, Muguette Paillé

Si certains, comme Pier-André Bouchard St-Amand (Pabsta pour les paresseux), s’intéressaient tout comme moi au manque de question provenant des moins de 40 ans, voire 50 dans le cas présent (Pabsta a moins de 40 ans et aurait certainement pu amener une question ou 10), l’intérêt des twittereurs, comme des journalistes s’est vite fixé sur la première intervenante du public, Muguette Paillé de Ste-Agathe-des-Monts, son nom s’est ainsi vu répété non-stop dans les échanges. Des gens rapides ont aussitôt googlé Mme Paillé et une multitude de renseignements sont parvenus par Twitter, dont sa recette de poutine aux fraises, un hit proposé par Michelle Sullivan. À la suite de ses scoops sur Muguette Paillé (elle a une page Facebook etc.), à son plus grand amusement, Michelle a trendé (elle a donc vu son nom parmi les tendances de Twitter) sur @Trendsmap.

Le nombre d’abonnés sur Twitter sera-t-il représentif du vote le 2 mai?

Jack Layton a un compte anglophone de 79000 abonnés et un francophone de 4100 abonnés.
Gilles Duceppe a un seul compte en français et près de 53000 abonnés.
Élizabeth May a un compte en anglais de 21000 abonnés.
Harper domine avec 125000 abonnés en anglais et 3500 sur son compte français.
Ignatieff a 89000 abonnés en anglais et 3600 en français.

 

 

Quelques chiffres sur la pratique du twivage aux États-Unis et l’avenir de la télé…

Dans un article parut sur CNBC et intitulé Can Twitter Save TV des chiffres fort intéressants de Nielsen étaient cités :

  • 58 % des auditeurs écoute parfois la télé tout en étant en ligne ;
  • Lors du Super Bowl 13.2 % des auditeurs étaient en ligne ;
  • Pour la Soirée des Oscars 11.6 des auditeurs étaient en ligne.

Cela nous montre bien l’intérêt que recèle le twivage pour le succès de la télé en direct (en opposition à l’écoute différée, fait sur enregistreur numérique ou sur un site Web). Des émissions comme Un souper presque parfait l’ont bien compris et ont ainsi vu leurs cotes d’écoute monter en flèche.

 

Est-ce que Facebook est un réseau professionnel?

Pour faire une chaîne, il faut que vos maillons soient au rendez-vous... (bracelet de dindi Jewell sur ernaprice.com)

Il peut l’être, mais cela dépend de vos visées et de votre domaine d’emploi…  Pour les artistes, ça semble bien marcher. Il faut dire que Facebook est un réseau fermé sur le reste du Web et ses règles fluctuent (les règles des concours ont bien changé depuis 2004) à mesure qu’il se développe, ce qui pose souvent un risque pour ceux qui croit pouvoir l’utiliser en affaires, à la place d’un blogue ou d’un site Web.

Un grand réseau d’amis et de contacts. Pour savoir ce que font vos amis et partager des infos de façon décontractée, Facebook c’est le pied. Pour l’artiste, l’humoriste (JF Mercier en est un bon exemple, voir l’article de La Presse) ou la galerie d’art qui veut rester proche de son public, le réseau permet ce côté plus intime, en apparence du moins, de la communication. Un profil personnel a une limite de 5000 abonnés et les organismes ou artistes peuvent se créer une page pour accueillir un plus grand nombre d’amis. Pas besoin de vous dire, que beaucoup de marques aiment faire copain-copain avec leurs clients sur le réseau et y obtiennent un certain succès.

Toutefois, je recommanderais pas Facebook à titre d’outil officiel dans un contexte de relations professionnelles, LinkedIn est déjà là pour ça et ce réseau peut être mis en lien avec Twitter et un blogue. Il  y a une différence entre une entreprise qui veut être vue partout et dans tous les contextes et une association professionnelle qui cherche à rejoindre ses membres tout en affirmant sa pertinence. Par ailleurs, si vous avez besoin de deux profils Facebook (un professionnel et un de loisir, une pratique que Facebook souhaite proscrire) êtes-vous sur le bon outil pour atteindre vos buts?

Comment votre public cible utilise-t-il Facebook? Si leur usage est plutôt familial ou amical, souhaiteront-ils y être traqué par leur association d’affaires? Désireront-ils faire un «J’aime» l’Association X et recevoir des nouvelles liées à leur domaine de travail par ce réseau? À ces questions, une cliente m’a tout de suite répondu qu’elle croyait que ses membres fréquentaient Facebook dans une perspective plus familiale et amicale. Puis, il lui est apparu que la seule fonction d’une page Facebook serait de rediffuser les billets de son blogue collaboratif. Une fois la page créée, cela pourrait se faire en quelques minutes par un outil comme Hootsuite qui publierait à la fois sur Twitter, LinkedIn et Facebook (page et profil). C’est donc en apparence un investissement minimal. Mais il faut tout de même visiter la page, lui accorder du temps, la gérer quoi, car qui veut recevoir des mises à jour d’une page où est publié du contenu de façon automatique et sans interaction après coup. Rien ne vous empêche, si vos contacts professionnels sont sur Facebook de leur rappeler l’existence du blogue de votre association via votre profil personnel et de publier ainsi sur le réseau vos meilleurs billets.

Peut-on se priver de 600 millions d’amis potentiels? Potentiels est ici le mot à considérer. Présumons que vous avez réussi à faire adopter votre page par 200 personnes et qu’elles partagent vos contenus une fois de temps en temps, vous apparaissez dans le fil d’actualités de quelques centaines de personnes qui ont peut-être un intérêt pour votre association, peut-être pas.  Si vous aviez un service ou un produit qui touche une grande partie de la population, des ressources pour gérer vos médias sociaux, je vous dirais d’y aller, ce sera un point de contact de plus. Si votre but est de réfléchir à une pratique professionnelle, de développer un réseau professionnel et de faire connaître une offre de services très ciblée, créez-vous un blogue, un groupe Linkedin et un fil d’actualités Twitter…

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D’autres points de vue sur le sujet :

Le #Fail de Nestlé au printemps 2010 raconté et commenté par MediasSociaux.fr et la page actuelle de Nestlé où la paix est revenue.

Si vous êtes pour le faire, faites-le bien, Pierre Bouchard a un bon billet là-dessus : Créer et animer une page Facebook

Top 5 Things not To Do On Facebook, via Roch Courcy et Adrian O’Leary

10 Fast Facts about LinkedIn

Influence et réputation à l’ère d’Internet et La e-réputation en 10 points

Les médias sociaux à l’école : interdire ou éduquer?

Quand on parle des médias sociaux en éducation, c’est souvent par le biais du portrait sensationnaliste qui se dessine par les dossiers criminels diffusés dans les médias. Pourtant, dans l’ombre, des enseignants, des chercheurs et des passionnés voient des avenues pédagogiques aux médias sociaux et travaillent sur des projets qui montreront bien que ces outils recèlent de possibilités éducatives…

Quand la cyberintimidation, les comportements inappropriés et le sexe font la nouvelle

Au Nevada, six étudiantes de l’école secondaire de Carson City ont été arrêtées pour avoir inviter une centaine d’amis à joindre un groupe Facebook intitulé « Attack a Teacher ». Un autre étudiant, de Mesa Verde au Colorado, a été poursuivi pour cyberintimidation pour avoir traiter sa prof de « fat ass » ou « gros cul » sur Facebook. Les mesures, en réponse à ces manques de jugement, ne se sont pas faites attendre et en début d’année, on apprenait qu’en Virginie les autorités comptaient interdire formellement les contacts via les messages texte (SMS) ou les médias sociaux entre les étudiants et les enseignants. De tout évidence, on souhaite prévenir par cette interdiction les relations inappropriées (quelle belle expression pour parler de rapports amoureux ou sexuels), la violence ou l’intimidation, des comportements qui disons-le n’ont pas attendu les médias sociaux pour fleurir partout dans les cours d’école…

Les options : interdire les médias sociaux ou éduquer la jeunesse

Fabien Deglise présentait cette semaine, le cas la commission scolaire Lester-B.-Pearson, dans l’ouest de l’île de Montréal, qui a ajouté à son programme un volet visant à former « des citoyens numériques responsables ».  On enseignait bien aux jeunes l’économie familiale, une réalité incontournable de leur vie d’adulte, or comment pourrait-on ignorer ce changement dans les communications interpersonnelles et professionnelles  qu’apportent les médias sociaux? Si on choisit de former des citoyens sensibles aux réalités d’éthique et de religion, ne devrait-on pas aussi leur rappeler que cette éthique devra s’exprimer dans toutes les sphères de leur identité, dont leur identité numérique? La question se pose…  Les médias sociaux sont pour les jeunes un grand terrain de jeu, virtuel soit, mais ce qui s’y déroule influencera tout autant leur développement personnel que ce qui se déroule dans leur vie sociale à l’école.

Les enseignants québécois et les médias sociaux

Après avoir lancé un appel aux gens du monde de l’enseignement sur les médias sociaux, Mario Asselin s’est empressé de me donner quelques renseignements fort pertinents sur la situation actuelle en milieu scolaire. Il m’a ainsi transmis un tableau qui montre comment est géré Facebook dans les différentes commissions scolaires. J’ai constaté qu’un grand nombre de commissions scolaires bloquaient complètement ou en partie Facebook, alors que certaines laissaient un accès partiel ou réservé aux enseignants. Une école privée, l’École Alex Manoogian à St-Laurent, ouvrait tous les médias sociaux. Je n’en tire qu’une conclusion : il n’y a pas encore de ligne directrice. En échangeant avec Nathalie Couzon enseignante au secondaire, qui s’intéresse aux questions touchant l’utilisation des médias sociaux en enseignement, elle a confirmé qu’il n’existait pas de consigne officielle ou de politique claire quant à l’utilisation des médias sociaux par nos enseignants québécois, mais elle ajouté que dans les cours de français les enseignants sont encourager à utiliser les TIC pour développer les «compétences à lire, écrire et communiquer oralement». S’il y a des enseignants ou des chercheurs qui comme Nathalie et Mario s’intéressent à la question de l’intégration des médias sociaux dans le cursus scolaire, les initiatives comme celle de la commission scolaire Lester-B.-Person ne semblent pas encore répandues.

Une politique personnelle qui suit l’éthique de chacun

Dans un article du Monde, une professeure française raconte que les élèves cherchent les traces de leurs enseignants sur Internet… Doit-on s’en étonner? Sur Facebook, des contacts qui sont enseignants au Québec ont vite partagé leur politique personnelle quant aux relations avec les étudiants via ce média. Marie-Christine Bernard, auteure et enseignante au niveau collégial, répond sur Facebook, qu’elle n’accepte pas de demandes d’amitié de ses étudiants. «  J’explique, dit-elle, que je ne peux pas être leur amie maintenant, ni dans la vie, ni sur Facebook. Mais qu’on pourra revoir ces positions lorsque les études seront terminées… Ils comprennent. » René B., professeur de philosophie au niveau collégial, partage le point de vue de Geneviève Lefebvre, scénariste, auteure et enseignante qui affirme sans ambages :  « Jamais pendant qu’on enseigne. Jamais la demande ne doit venir du prof lui-même. Bref, je suis de la vieille école… » René explique aussi que certains professeurs partagent parfois des réflexions ou des plaisanteries sur le quotidien de leur métier, on peut donc convenir que ces conversations ne se dérouleraient pas de la même manière si des étudiants figuraient dans leur liste d’amis. De plus, René comme une autre prof Nancy, ajoutent que leur collège a un réseau interne (WebCT, BleuManitou et Omnivox sont parmi les logiciels utilisés par les collèges du Québec) qui permet de communiquer avec les étudiants. Toutefois, deux étudiants du secteur collégial me racontent que certains de leurs professeurs utilisent Facebook pour communiquer avec leurs étudiants. Au moins un de ces professeurs s’est créé un second profil « enseignant » distinct de son profil personnel.

Des projets qui montrent les avenues pédagogiques des médias sociaux

De façon spontanée, Katerine-Lune Rollet, journaliste et animatrice médias sociaux m’a rejointe par Facebook pour communiquer sa passion pour une initiative particulière de Metropolis bleu. Le festival de littérature bilingue, suivant sa mission de diffuseur en anglais et français, a proposé à Patrimoine Canada un projet d’enseignement d’une langue seconde par Twitter. Dans ce but, me raconte Katerine-Lune, «Je serai donc à Toronto vendredi et ensuite Vancouver et Winnipeg pour apprendre aux élèves du secondaire comment twitter. Ceux-ci seront jumelés avec des québécois qui eux utiliseront Twitter en anglais. Les uns et les autres correspondront dans leur langue seconde et se corrigeront». De la même façon, Roxane Claessens, directrice des communications pour TECHNOCompétences a porté à mon attention la campagne MaCarrièreTECHNO.com, pour laquelle l’organisme a créé une page Facebook destinée aux jeunes. «Cette page, me dit Roxanne, permet de diffuser des actualités sur les technos et des informations sur différentes carrières. Nous avons également lancé un concours hier permettant aux jeunes de voir se concrétiser une application iPhone ou Facebook de leur invention qu’ils nous auraient proposée.»  Que ceux qui croient encore qu’il ne se fait que des inepties sur les médias sociaux se lèvent…

La réalité : les comportements délinquants trouveront toujours une voie pour s’exprimer…

Mais est-ce que bloquer l’accès aux médias sociaux dans les écoles et défendre les contacts entre étudiants et enseignants règle une fois pour toute la question? Vous vous doutez bien que non. D’abord, comme pour les questions d’éducation sexuelle, que l’on décide de parler ou pas des médias sociaux, les jeunes continueront d’être en avance sur leurs parents ou éducateurs et feront tout de même leur exploration du sujet. C’est donc à nous de décider si nous voulons qu’ils fassent ce chemin seuls ou si nous souhaitons leurs donner quelques balises par une éducation numérique conséquente.

Ce billet n’est pas définitif et sera mis à jour après ma chronique et au fil des renseignements. Pour en savoir plus je vous conseille de suivre les gens qui sont dans le milieu…

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Pour suivre ces questions :

Mario Asselin: Mario tout de go et sur Twitter

Nathalie Couzon sur Twitter.