Entrées classé sous 'La vie'

2 July, 2008

Une joyeuse confusion : le 400e de Québec ailleurs au Canada

Un communiqué de Patrimoine canadien nous apprend que la ville de St-Boniface reçoit l’appui du gouvernement canadien pour célébrer le 400e anniversaire de la ville de Québec dans le cadre des fêtes du 100e de la dite ville manitobaine… Wow! On appelle ça du rattrapage de dernière minute et de la clarté par la confusion. Pour être bien certaine de vous mêler encore plus (et par conséquent de fucker à jamais Paris Match) voici le dernier paragraphe de cette œuvre conservatrice :

Le gouvernement du Canada a accordé cet appui dans le cadre du financement pancanadien des activités du programme Le Canada en fête! de 2008, qui souligneront le 400e anniversaire de la ville de Québec. Il s’agit d’une occasion unique permettant aux Canadiens de différentes régions de célébrer ensemble le 400e anniversaire de la ville de Québec. Le programme Le Canada en fête! vise à promouvoir la fierté d’être Canadien en encourageant la population à participer aux activités se déroulant du 21 juin au 1er juillet.

Elvis Gratton était plus clair et au moins il était comique…

1 July, 2008

Éclaboussures à la piscine…

Je fréquente assidument la piscine du parc Kennedy à Outremont. Or, je ne sais pas ce qui s’y passe cette année, mais je remarque des choses bizarres. D’abord, chaque fois que je paye mon entrée, le caissier, soit n’entre aucun montant (ce qui ne doit pas faire des caisses très faciles à calculer en fin de journée) ou encore, comme aujourd’hui, il poinçonne un montant différent de ce que je paye (soit une entrée à 3 $ alors que je verse 5.25$). Est-ce volontaire ? Est-ce de la négligence ? Je ne saurais dire. Si c’était la seule chose un peu trop relâchée, je ne m’en formaliserais pas.

Or, en après-midi, il y a toujours beaucoup d’enfants et des groupes d’autistes avec leurs moniteurs. J’y suis allée si souvent que je reconnais certains des enfants autistes. Aujourd’hui, c’était le camp autiste qui visitait la piscine, avec les habitués et plein de nouveaux.  Tout va toujours rondement, mais là, au moins deux des jeunes monitrices étaient si énervées qu’elles ont rudoyé trois ou quatre baigneurs dont une mère et son bébé. Une des filles a dit à la ronde, en parlant de l’adolescente sous sa responsabilité : « je ne peux rien garantir, elle est nerveuse ». Ouin, ça commençait bien. Une jeune mère anglophone pataugeait avec un tout petit bébé, elle n’a donc pas compris. La fille lui a donc asséné un, «take your baby and go!  Ok?», en ces mots très exactement. Puis, elle a dit à sa collègue à voix haute, « y’en a qui comprennent pas vite ». Je n’en revenais pas. Et, tout cela devant les jeunes moniteurs de la piscine.

Y’a-t-il un adulte dans la salle qui supervise toute cette affaire?

1 July, 2008

Mon genre de bricolage…

En faisant du shopping dans un grande surface de matériel d’artiste (avec Sof bien évidemment), nous étions fascinées par des silhouettes autocollantes de chandeliers. J’avais le sentiment qu’il y avait là quelque chose à faire, voire retrouver de vieux chandeliers un peu baroques pour les tranformer. C’est dans l’air puisque j’ai trouvé ceci sur Apartment Therapy. Le rouge sur rouge est mon préféré.

29 June, 2008

Le bruit, la vie, le silence…

“I love sounds juste the way they are”, raconte John Cage, dans ces quatre minutes qui passent très vite, en parlant du silence, du bruit, de l’amour et du rire. Il y a des gens comme ça qui parlent avec tellement d’intelligence et d’humour qu’on pourrait les écouter des heures.

De toute évidence, même si ce n’est pas précisé sur Youtube, cette entrevue est tirée du documentaire Listen (1992) de Miroslav Sebestik, parût l’année du décès de Cage.

25 June, 2008

Poke ici, poke là

Quand j’ai commencé à facebooker, il y a plus d’une année, le poke n’était pas utilisé dans mon entourage. Je recevais néanmoins un poke ici et là, au gré de mes différentes photos de profil, la plupart du temps envoyé par de parfaits inconnus. J’en ai conclu que mes photos étaient bonnes. Enfin, le message était clair : les gars pokent des filles qu’ils souhaitent ardemment connaître - la pognez-vous? ardemment connaître, comme hot… Faut vraiment tout vous dire… Les filles font, j’imagine, la même chose, mais elles ne me le disent pas. Ce qui est très bien, car j’aime préserver ma grande naïveté.

Certains vous diront que le poke a plusieurs sens, par exemple une petit coucou en passant sans avoir à écrire ou un un petit coup virtuel sur l’épaule de votre interlocuteur. On a donc le choix entre l’air niais ou l’air lubrique. Et docteur Violette abonde dans le même sens.

24 June, 2008

New York, je t’aime encore

CicciolinaNew York et moi, c’est comme si nous avions eu une relation « on and off ». « It’s complicated », qu’ils appelleraient cela sur Facebook. J’aime beaucoup New York, ça en vire parfois même à l’obsession, mais c’est souvent ce qui arrive avec les histoires qui ne concrétisent jamais. Le «timing » c’est important. En 2001, je pensais que New York et moi c’était du sérieux. Je ne parle pas impunément de « timing » : après six mois de fréquentations ininterrompues, j’ai emménagé dans un appartement newyorkais le 10 septembre 2001. Le lendemain, grosse crise pour New York, je me suis donc poussée.

Pas pires amis, je lui ai dédié mon mémoire de maîtrise et j’espère bien passer cet été pour voir l’exposition de Jeff Koons sur le toit du Met. Ah! Jeff Koons, une production hétéroclite, mais ô combien réjouissante.

Bourgeois Bust - Jeff and Ilona
marble, 44 1/2 x 28 x 21 inches
113 x 71.1 x 53.3 cm
Edition of 3 plus AP, 1991

24 June, 2008

Six mots, des images, mais pas de phrase…

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Sof a refilé une tague poétique à quelques amis. Après avoir rêvé toute la nuit que je n’étais plus capable d’écrire autre chose que des communiqués, c’est ce qui est sorti de mon cerveau… Mes cheveux me préoccupent énormément, pourrait-on penser.

P.S. Martin a drôlement bien rempli la commande… Comment résumer sa vie en six mots. 

16 June, 2008

Leader of the Pack

À l’aurore, toute petite est tombée sur le sol en essayant de monter sur le lit. Le bruit m’a réveillé, puis M. a crié mon nom. Mon petit chien, celui qui me soigne quand je ne suis pas bien, avait une autre crise d’épilepsie. Elle était sur le sol et me regardait avec de la peur dans ses yeux. Je me suis couchée près d’elle et j’ai mis mon bras autour de son petit corps tremblotant. Après quelques minutes, qui ont semblées des heures, elle s’est mise à lécher ma main pour me montrer que ça allait mieux. La légende veut que les basenjis soient les seuls chiens qui pleurent quand ils sont tristes ou qu’ils ont peur. Ce matin, toute petite avait de grosses larmes qui coulaient sur son museau. Je l’ai amenée dans mon lit et elle s’est endormie contre moi. Je n’ai dormi que d’un œil, trop occupée à vérifier si elle allait bien.

15 June, 2008

Petits maillots et autres calamités d’été…

ete

C’est cela oui, je reprends les feutres pour d’autres aventures.

11 June, 2008

Mes avantages, comme on dit

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Le problème avec les t-shirts à messages, c’est qu’on oublie souvent qu’on les porte et la réaction de nos vis-à-vis peut parfois être surprenante. Par exemple, je viens de comprendre pourquoi certaines personnes commencent toujours leurs phrases par, «ce n’est pas que je sois féministe, mais», quand je porte mon t-shirt rose fluo où il y a un poster des Guerrila Girls imprimé sur la poitrine. Moi, je trouvais ça drôle, The Advantages of Being a Woman Artist.

11 June, 2008

Parfois assez est un adverbe, parfois une interjection

Je ne ferais pas de mal à une mouche, on me le dit souvent. Pourtant, il m’arrive parfois d’en écraser une qui ne voulait pas sortir discrètement, une qui n’arrêtait juste pas de bourdonner. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je demande rarement grâce à qui que ce soit, pour quoi que ce soit. Je suis stoïque, MOI MADAME™, je vais à l’école avec la bronchite, je quitte le point zéro un 11 septembre 2001 en pensant à la liste des gens sur place plutôt qu’à mes fesses. Quand quelqu’un meurt, aussi proche de moi soit-il, je pleure deux minutes, puis je fais les réservations d’usage et je commande des petites sandwichs. Je suis utile comme on dit. Je partage, je suis résignée, il faut ce qu’il faut, les autres ont des problèmes et je ne suis pas toujours sur la liste des priorités.

C’est peut-être juste que malgré des années de féminisme, je suis une fille, plate de même, mais c’est ça. Ou une nonne sacrificielle. Ouin, moins cute un peu. Il m’arrive parfois dans un élan de foi dans l’humanité, de demander à quelqu’un de varger moins fort, de crier plus loin. Quand je prends la peine de demander ou tout simplement de dire que quelque chose m’attriste, c’est que j’ai vraiment confiance dans mon interlocuteur. Et, là-dessus, je me trompe rarement, je n’ouvre la porte qu’à ceux en qui j’ai confiance.

Mais bon, il arrive qu’on se goure, il faut alors dire « assez » ou « basta! » et quand ça arrive, quand ça arrive, je peux claquer des portes, lancer des assiettes et deleter du tricotage social en moins de deux. Je vous l’ai déjà dit, mon surnom chez les sœurs, c’était « Le volcan » et dans ma tête j’ai encore 16 ans.

9 June, 2008

Déjà vu…

Ce week-end, au bord de la piscine , je tenais des propos pas ensoleillés du tout. Je disais à une amie qu’on refait toujours les mêmes erreurs aux mêmes endroits. Après m’avoir présenté quelques exemples qui devaient prouver le contraire de ce que je disais, elle a fini par dire elle aussi, « ouin, au fond c’est bien vrai». Le paysage change, les gens qui nous entourent sont parfois différents, mais nous, nous revenons toujours dans le même rôle. Après avoir acquiescé à ma vision plutôt pessimiste, surtout dans le contexte actuel où on peut vous vendre n’importe où un livre destiné à vous aider à organiser votre domicile, à mettre de l’ordre dans votre vie ou à changer vos patterns, fallait admettre que c’est plutôt loser. Or, ma copine me dit, le sourcil froncé prête à réfléchir, «alors on fait quoi pour changer tout cela?».

Ça c’est le bout qui m’embête. Une fois que l’on sait que tous les chemins mènent, disons, à Rome, on fait comment pour aller ailleurs?