Entrées classé sous 'La vie'

30 June, 2009

Je ne vous oublie pas

Bon, je suis dans le déménagement, les visites chez Home Dépôt, l’installation des services, mais tout cela permet de réfléchir et je me promets bien un petit billet sur les communications avant de partir à Marseille le 6 juillet. Oui, Madame et Monsieur, Chez Nadia transporte temporairement ses activités dans les “Europes” pour célébrer la fin de son satané mémoire de maîtrise. Yeppi!

16 June, 2009

Maire qui rit, maire qui pleure…

Ce matin, toutes les caméras étaient pointées sur le maire de Montréal, Gérald Tremblay qui réagissait à la une de La Presse. En conférence, le maire attaquait La Presse qui selon lui montre un parti pris dans les déboires de la ville. Les médias ont des orientations, leurs chroniqueurs des positions, mais en se disputant ainsi avec La Presse, LE quotidien montréalais par excellence, il se tire dans le pied. D’abord, le journaliste André Noël, qui signait avec Denis Lessard l’article « La SQ enquête », suit les dossiers de la ville depuis longtemps et des histoires de mauvaise gestion ou de corruption, il en sort depuis les fusions.

Ça va mal à Montréal, mais est-ce une bonne idée d’aller se défendre ainsi en conférence de presse? Pas vraiment. Dans le contexte actuel, je ne me serais même pas formalisée de l’article de La Presse, mais la réaction du maire, son refus de répondre aux questions de la journaliste de La Presse a mis l’accent sur cette nouvelle et j’ai fini par aller le dossier complet. En plus, depuis ces temps-ci, le maire semble être à la télé que pour se disputer avec les médias et se défendre…

Une image médiatique ça se travaille.Vous rappelez-vous le maire Labeaume au début de son règne? Les médias rapportaient ses propos un sourire en coin, on se dépêchait de pointer toutes ses bourdes. Alors de quoi en retourne-t-il cette année? En mettant de l’avant la culture à Québec, en canalisant ses émotions à la caméra pour montrer la noblesse de ses combats (donc à bas le bitchage en ondes et la montée en épingle des conflits syndicaux) il est devenu la nouvelle coqueluche des médias. L’image de Québec est meilleure que jamais et le maire excité est devenu l’emblème d’une ville animée.

Quant au maire de Montréal, en convoquant les médias, en se montrant accusateur, il se montre sous son jour le plus négatif et nourrit lui-même son image de geignard. Il serait peut-être temps qu’il envoie à l’avant-plan les représentants de la culture et des projets à caractère social pour discuter d’autre chose…

14 June, 2009

Essayer d’apprendre

J’arrive presque au bout de ce processus fort compliqué (surtout quand on travaille à plein temps) qu’est la rédaction d’un mémoire de maîtrise. J’ai repris le collier en 2005 et ai traversé pendant la recherche et la rédaction bon nombre de secousses personnelles : quatre déménagements, bientôt cinq, une séparation et quatre emplois dans deux villes. Combien de fois aurais-je souhaité m’y consacrer à plein temps ne serait-ce que trois mois pour en finir rapidement? Souvent. Mais à chaque fois le poids des responsabilités financières maritales me montrait en quelques semaines le chemin d’un poste en communications.

Le plus difficile n’aura pas été tous ces changements de vie, ils ont été des contretemps, comme les grèves de l’UQAM, les évaluateurs non disponibles au trimestre souhaité et tutti quanti. Non, le plus difficile aura été de faire comprendre à mon entourage qu’outre mes 40 heures par semaine et parfois plus, je devais travailler un minimum d’heures le soir et les week-ends. Avant chaque évaluation, je stockais des surgelés et des trucs faciles à cuisiner pour ne pas perdre de temps. J’avais parfois l’impression que pour autrui mon travail était une abstraction ou un passe-temps que je pouvais mettre de côté en tout temps pour recevoir et cuisiner somptueusement. Eh bien non. Pour ne pas décevoir, je finissais par céder, puis je le payais en stress.

À plusieurs occasions au cours des dernières années, j’ai dû choisir entre me nourrir de pâtes, salades et de burgers (oui, les boulettes congelées du Choix du Président sont alors parfaites) ou passer des heures à cuisinier plutôt qu’à travailler sur mon petit projet. Et malgré mon penchant pour la bonne chère, j’ai choisi les burgers congelés et les pâtes au pesto.

Je ne le regrette pas aujourd’hui. En fait, je regrette seulement de ne pas avoir tenu mon bout plus souvent. Y’a pas à dire, si je veux peindre et écrire, je devrai mordre plus fort.

12 June, 2009

Ce qui est vrai

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Affiche de Ben Vautier

Et c’était le titre d’une exposition de Ben, Caroline Fourgeaud-Laville et Nicolas Feuillie.

Ça a aussi un lien avec mon mémoire, le travail le plus difficile que j’ai eu à faire et, le moins payant… Mais oui, c’est bon pour mon épanouissement personnel. Et c’est cool d’être épanouie. C’est ça oui.

2 June, 2009

Boire pour l’art : Le jaja de Jau

 

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Jaja de Jau

Cette année, le vin rosé est tendance, il en vient de toutes les régions vinicoles et dans toutes les gammes de prix. En écumant les rayons, voilà qu’une bouteille a retenu mon attention : Le jaja de Jau, qui arbore la signature de Ben, comme dans Ben Vautier la veine marseillaise de Fluxus. Il faut savoir qu’à Jau, il y a aussi un espace d’art contemporain… Tout l’été, vous pourrez donc vous prétendre mécène en ouvrant Le jaja de Jau.

1 June, 2009

Creacamp de mai 2009, des filles, des projets, des conversations…


Creacamp - mai 2009

Mise en ligne par Nadia 07

J’assistais ce week-end à mon quatrième Creacamp… Et je peux vous dire que la formule, comme le bon vin, vieillit très bien. Samedi dernier, quelque 60 participantes (et deux ou trois participants) se sont réunies pour entendre les présentatrices parler de leur parcours créatif et/ou de leur entreprise.

Cette photo témoigne bien de l’échange constant entre l’auditoire et les invitées spéciales. Creacamp est en pleine évolution, alors si vous avez envie de participer, d’échanger ou de nous lancer des idées d’ici la prochaine rencontre, fréquentez le site de Creacamp.

26 May, 2009

Le temps des lilas

Sitôt la porte du wagon ouverte, la jeune fille est entrée. Elle a vu la vieille femme noire assise près de la porte qui somnolait, sa main droite fermée serrée sur les tiges d’un bouquet de lilas. L’air lourd et humide, tout empli de cette odeur de métro composée d’un peu de caoutchouc, de pas mal de saleté et du béton ambiant, charriait doucement l’odeur des fleurs. La jeune fille toute pâle et en sueur portait un t-shirt rouge trop serré révélant un abdomen rebondi qui repoussait sans cesse le petit vêtement en lycra qu’elle essayait de recoller à son jeans. Ses cheveux, teints noirs jais, collaient un peu à son front. À chaque minute, elle passait rapidement une main baguée sur son front et sa joue pour éviter que la sueur ne perle trop, ce qui faisait retrousser subito le t-shirt rouge… Puis, la jeune fille s’est mise à regarder la vieille, bouche entrouverte, surprise de ce spectacle. Le métro a ralenti à l’approche d’une autre station, la vieille femme a entrouvert les yeux, lâchant presque son petit bouquet. Elle a regardé autour d’elle, posant ses yeux plissés de sommeil sur la jeune fille qui l’observait, puis elle a resserré ses doigts autour des fleurs et refermé les yeux.

Et moi, plus si jeune et pas encore vieille, je les regardais, émue de cette métaphore printanière.

24 May, 2009

La gestion des ressources humaines et moi

Il fallait bien, en cette période de reconsidération de ma vie professionnelle, que je choisisse parmi les cours offerts au DESS en gestion celui portant sur les ressources humaines. J’ai un examen tout à l’heure (oui, un dimanche après-midi) et je constate en révisant ma matière sur l’embauche, la rétention et la rémunération des employés que beaucoup de gestionnaires du secteur public et privé auraient avantage à mieux connaître les normes et principes fondamentaux qui encadrent la gestion des employés. Les employés s’en porteraient mieux, mais surtout leur entreprise ou leur service se stabiliserait et leur rendement augmenterait. Mais bon, pour chercher un correctif, encore faut-il constater un problème…

21 May, 2009

Confortable et satisfaisant, dit-on…

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« Des postes de travail bien conçus assureront aux occupants d’un bureau à aire ouverte un environnement de travail confortable et satisfaisant. »        

CNRC,  Conception des postes de travail dans les bureaux à aires ouvertes.    

Voilà, première journée cubicule freeFini les murs en tissé rose et le tapis gris.

18 May, 2009

Mes chiens n’ont pas lu Rousseau

Chaque fois qu’il fait beau, Jordie et Scooby se dirigent vers la porte arrière et me font signe d’ouvrir. «Aller, ouvre, semble dire Jordie, y’a du soleil et de l’herbe en bas, ouvre qu’on y aille au plus vite…»

Elle me trouve rabat-joie, ma chienne, surtout qu’à son autre résidence, elle a droit à la cour. Comment expliquer à un chien que là-bas, la cour appartient à des amis?

Rousseau et les chiens ne font pas bon ménage. 

16 May, 2009

La blondeur lumineuse

On a toujours besoin d’une plus blonde que soi pour dire avec style les choses comme elles sont, mettre les points sur les “i”, les barres sur les “t” et le zest dans le cocktail… T’as de la chance, chez Chroniques blondes, c’est à lire.

15 May, 2009

Réfléchir et créer des remous

Le 26 avril, je mettais en ligne un texte dont j’avais entrepris la rédaction en 2005… Oui, il y a quatre ans, alors que je terminais à la Ville de Montréal. Mes réflexions touchaient le monde du travail en général et je lisais à l’époque Bonjour paresse : de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise, un essai plutôt cynique de Corinne Maier. La chose a créé quelques remous au bureau. Mais non, je ne suis pas en voie de vous raconter ici une de ces histoires de blogueur congédié pour s’être un peu trop exprimé. Au contraire, l’incident a provoqué une discussion au sujet de mes tâches, de ce qui me déplaisait au travail.   

Cela dit, l’histoire ne connaîtra pas le dénouement auquel vous pourriez vous attendre. En discutant des moyens à prendre pour que mon boulot me paraisse au moins satisfaisant, faute de stimulant, j’ai compris quelque chose de grave : en plus de six mois je n’arrivais pas à nommer un seul accomplissement dont j’étais fière. Je pourrais pondre des stratégies et des tactiques jusqu’à demain, lorsqu’un projet vient à terme, il y a belle lurette que le dossier m’a échappé et est devenu tout tarabiscoté par les ajouts et les modifications de tout un chacun. Même le plus simple communiqué - et croyez-moi je maîtrise à merveille l’art du communiqué, des mots-clés et des allocutions de choc - devient souvent un patchwork que j’hésite à signer.

Or, ce matin, aux prises encore avec un mal de tête et une nausée que j’attribue au stress, j’ai pris mon clavier à deux mains et j’ai avisé mon supérieur de mon absence et de mon intention de quitter mon travail.

La transparence c’est bien beau, mais ça se vit mieux quand on est heureux.

Voilà.