Bilan de fin d’année et constats personnels pour commencer 2017…

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J’aime toujours faire un bilan de fin grâce à mon blogue et en y incluant mes réflexions sur mes activités professionnelles et personnelles aussi. Mon année a été remplie par les deux cours que j’ai dispensé, de nombreuses chroniques, quelques conférences et consultations (mais j’avais si peu de temps pour ces activités, que j’ai refusé plusieurs mandats). Bref, j’ai travaillé ventre à terre comme on dit et l’heure est à l’introspection pour entreprendre 2017 avec une orientation affirmée.

Le blogue…

En début 2016, après avoir assister à une discussion sur les médias à l’UQAM, je me demandais si en 2016 (Médias : En 2016 verra-t-on un schisme entre les citoyens numériques et les autres?) on verrait un schisme important entre les «citoyens numériques» qui s’informent par le biais d’applications sur téléphone ou tablette et ceux qui ont un accès réduit à Internet et peu ou pas du tout d’accès mobile. La fin du papier à La Presse avait aussi nourri ce questionnement et la présidentielle américaine de novembre a fait ressortir ce schisme, mais sur plusieurs fronts. Celui de l’information, de ce que nous voyions sur les réseaux sociaux (en référence aux filtres de Facebook et maintenant de Twitter) et surtout sur cette impression naïve que l’univers en accord avec nous.

La fin de la session d’hiver

En avril, après avoir modifié considérablement le contenu du cours que j’avais donné l’année précédente à l’École des médias sur les approches complémentaires en promotion et communication pour inclure les stratégies avec les influenceurs, le marketing omnicanal, la mesure des résultats à l’ère des analytiques, je me suis demandée comment s’orienterait l’utilisation des médias sociaux dans les entreprises. Service-client? ce qui est souvent «la dimensions cachée» de la gestion des communautés ou gestion des campagnes numériques? La programmatique qui s’affirme de plus en plus comme moyen de gérer les campagne sur différents médias Web et l’impossibilité croissante d’atteindre ses cibles sans investissements sur les réseaux sociaux tend à me donner raison : bientôt la gestion des campagnes numériques sera le pivot des présences Web des entreprises.

Mesurer ses actions numériques et Gérer des communautés ou des campagnes numériques

Un été de chroniques

À l’été 2016, j’ai repris ma chronique techno à l’émission du matin de ICI Première, animée par Masbourian. En juillet, je me posais une question qui a finalement teintée tout l’automne 2016 : Les médias sociaux sont-ils encore un espace de débats démocratiques? La réponse est malheureusement non, il n’y a pas de valeurs démocratiques sur ces plateformes marketing destinées à vendre de la publicité. Vous pouvez écouter la chronique en vidéo en suivant le lien ci-haut. J’ai aussi fait du travail pour la chaire, de l’entrée de données et un peu de promotion.

Automne 2016

À l’automne 2016, je dispensais un nouveau cours, Médias socionumériques qui se voulait un tour d’horizon de l’état des médias numériques et des questions qui s’y rapportent. Je faisais aussi une chronique hebdomadaire aux services régionaux de Radio-Canada et j’ai fait plusieurs remplacements à La sphère. Ces chroniques, dont plusieurs se retrouvent regroupées sous le mot-clé « radio», étaient alimentées par le contenu de cours que je développais et vice-versa. En les relisant, je constate comment il m’a fallu travailler fort pour monter un nouveau cours à partir de pratiquement rien tout en faisant de la recherche chaque semaine pour les chroniques.

Le personnel dans tout cela?

Il n’y en a pas eu beaucoup, je dois l’avouer. J’ai écrit en plus un chapitre de livre sur la gestion des risques météorologiques (ce qui a demandé de nombreux suivis) et j’ai lu pour rester à jour dans mes compétences. À l’automne, j’ai appris que le cours dans lequel j’avais tant investi de temps serait attribué à la personne qui le donnait avant moi. Petite consolation, considérant le succès que mes cours avaient eu, je serais invitée à donner quelques cours pendant la session. Même si je comprenais tout à fait la personne qui désirait reprendre ce cours, vu ma précarité actuelle, cela m’a un peu découragée. Et puis, retour du balancier, je me suis vu attribuer un cours qui normalement aurait dû être celui d’une collègue de doctorat qui a oublié de poser sa candidature. Après en avoir discuté, nous avons convenu de donner le cours à deux : je ne me voyais pas encore développer 12 nouveaux cours et elle avait un voyage de plus d’un mois pendant la session qui lui importait vraiment beaucoup.

Les constats 

J’ai énormément travaillé pour des emplois qui me tiennent à coeur et des projets qui me paraissaient importants, mais je sais qu’en faisant mon rapport d’impôt je constaterai que 2016 aura été mon année la plus maigre en 15 ans. De plus, malgré une maîtrise et de nombreuses années d’expérience en communications, sans un doctorat qui me demandera encore quatre années de vaches maigres (mon dossier atypique est loin de me garantir des bourses), il n’y aura pas de poste à temps plein pour moi dans le milieu universitaire. En aie-je le courage? Je me pose la question.

Il y a aussi ce clivage entre une grande partie du milieu universitaire et le monde économique, pratique etc. Le premier réfléchit sur ce qui a été fait, le second fait. J’avoue que l’action et le côté pratique des choses m’attirent énormément. La politique, les affaires, le marketing, le financement des projets, j’aime en rire, mais j’en mange littéralement. Le système universitaire a sa propre économie : des subventions, des bourses et ses propres mesures de productivité, une productivité qui se calcule souvent en nombre de publications, de prix, de bourses et de conférences. Or, il y a des jours où je me sentirais plus utile à faire de la peinture ou de la lithographie qu’à arrimer la théorie écrite il y a 60 ans avec la réalité actuelle.

Et on fait quoi alors?

Enfin, 2017, arrive et je me souhaite du concret, des accomplissements, mais aussi du temps pour fréquenter l’atelier de lithographie pour peindre et pour lire de temps à autre un roman (mon chéri m’en a offert un dans mon bas de Noël, question de me rappeler mes voeux). Je souhaite aussi trouver un peu de temps pour prendre un café ici et là avec un-e bon-ne ami-e. Ce qui, disons-le, m’a cruellement fait défaut en 2016…

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