Dans ma vingtaine, je m’imaginais qu’un jour j’aurais cinq ou six enfants à moi, voire un foyer d’accueil. Je voulais une maison pleine d’amis et d’enfants (avec un très gros lave-vaiselle et une bonne, mais ça je l’ai compris plus tard). Disons, que ce rêve n’a jamais été très vendeur auprès des hommes que j’ai fréquenté. Enfin, les années passent et la possibilité même d’avoir un jour un enfant commence à être utopique, alors j’essaye d’être une matante pour les enfants de mes amies et ça m’amuse beaucoup - et je ne change pas de couches. C’est fou tout ce que les enfants peuvent raconter quand on leur parle simplement et on leur demande leur opinion sur tout ou rien.
J’ai remis le mémoire sur le métier un peu trop lontemps, comme je le disais plus tôt, j’en suis à faire des crises d’angoisse de séparation. Que ferais-je? Où irais-je? Sur quel non-accomplissement me pencherai-je chaque jour?
Après une journée à hyperventiler, j’ai finalement pressé sur send et demain sitôt que ma bibliographie sera relue, j’imprime le tout et je vais porter ça à l’UQAM.
Et, croyez-le ou non, mais je viens de prendre conscience que le fondateur de Fluxus, George Maciunas, est mort il a très exactement 30 ans, le 9 mai 1978… C’est un signe.
Je suffoque, je suis prise de panique, j’ai des picotements autour de la bouche (qui disparaissent par magie quand je prends un verre de vin). Je crois aussi que l’infarctus est proche.
En fait, je relis mon mémoire de maîtrise avant de le remettre. Oui, 92 beaux feuillets. Ce n’est pas l’œuvre de ma vie qu’on me dit. Mais si je mourrais demain, genre, comme ça sans crier gare ou quoique ce soit, ça le serait.
Ce qui explique très certainement ma peur de le terminer et mon envie folle de tout balancer par la fenêtre.
Comme moi, il se médiatise. Il est donc très facile de savoir qu’il est infographiste, qu’il a une copine charmante et qu’il aime la musique. Il dit qu’il a l’air bête, mais c’est faux. Mais bon, si vous visitez le blogue de Laurent, il faut que vous vous adonniez à l’écoute de son podcast, Headphones required, moi, j’adore découvrir plein de nouveaux trucs ou des trucs renouvelés.
En plus, Laurent n’esquive jamais un bon échange corsé sur la musique ou une surenchère niaiseuse sur un sujet pas vraiment important. Et, ça mes amis, il en faut.
Dans un effort métaphysique, que dis-je pataphysique, je me suis appliquée à mettre en forme quelques-unes des questions très sous-estimées de notre quotidien.
Quand on ne pleure plus pour rien est-ce qu’il faut boire plus? Et si oui, quoi?
Si l’on a l’impression d’avoir tout vécu est-ce qu’on est trop vieux? Et si non, faut-il se challenger plus?
Lorsqu’on veut tout changer, est-ce parce qu’on s’ennuie? Et alors, de qui ou de quoi?
Le film de Sofia Coppola, The Virgin Suicides, était très pertubant. La bande sonore donnait le ton, mélancolique à souhaits, étrange et a traversé les années en beauté. Depuis la première fois que je l’ai entendu, Playground Love ne m’a jamais quitté, je la réécoute souvent et à chaque fois, tant l’ambiance que l’interprétation me transporte.
“You’re the piece of gold that flashes on my soul”.
Nous sommes à table, Gros Coquin, mon époux, Liam, dit le garçon déterminé et ma copine Vivi. Le garçon qui se réjouissait de me voir est un peu ennuyé d’être avec tant de gens. Nous arrivons à fin du lunch, Liam regarde Gros Coquin et mon époux :
- Allez-vous retourner à vos bureaux?
- Oui, pourquoi tu veux venir?
- Non, parce que je veux prendre une marche seul avec Nadia… et Maman…
Pendant que je finis mon crisse satané mémoire, à Québec, on peut rencontrer Patrick Chamoiseau. Oui, oui, le Chamoiseau de Chroniques des sept misères et Texaco. J’ai rencontré Chamoiseau en Martinique il y a une quinzaine d’années, lors d’un rendez-vous littéraire informel auquel prenait aussi part Raphaël Confiant, Suzanne Dracius et Michel Pinalie (le mari de Suzanne Dracius, mais ça peut-être changé depuis).
Je pourrais difficilement expliquer pourquoi, mais si je pouvais me pousser quelque part, c’est toujours à la Martinique que je pense.
Aimé Césaire est arrivé au bout de son chemin à 94 ans, après avoir été maire de Fort-de-France pendant un demi-siècle. Du côté des littéraires, on le connaît pour Cahier d’un retour au pays natal, un ouvrage parût en 1939 et sur lequel s’est fondé le concept de négritude, une affirmation de la fierté noire. À la sortie de son livre, il a été remarqué par André Breton qui l’a acceuilli parmi les surréalistes et lui a dédié un texte.
On ne peut nier l’influence de Césaire et de son attachement à son pays (qui n’en est pas tout à fait un puisque la Martinique est un DOM) sur les Québécois comme Vallières qui signait quelque 30 ans tard, Nègres blancs d’Amérique. La Caraïbe ne l’oublions pas a parmi ces composantes culturelles beaucoup de similitudes avec le Québec, en ce qu’elle est francophone, issue de la colonisation française et ancrée dans cette américanité.
Stanley en parlait brièvement ce matin (la voix enourée) à la télé et faisait à peu près les mêmes liens. Mais bon, Stan et moi avons étudié en littérature avec les mêmes profs à l’université Laval. Okay, lui bien avant moi, puisque nous devons entretenir l’idée qu’il est BEAUCOUP, beaucoup plus vieux que moi…
Outre le Cahier, vous pouvez aussi voir ou revoir, La manière nègre ou Aimé Césaire chemin faisant, un film de Jean-Daniel Lafond. Si vous vous cherchez des amis qui aiment aussi les documentaires, appelez-moi, j’ai une liste de trucs à voir ou revoir…
Je voulais quitter tôt hier matin pour Québec, mes plans ont été un peu bousculés, lorsqu’au réveil je me suis aperçu (après une nuit agitée) que j’avais des nausées que dire, des spasmes. Comme je suis du genre à me pousser dessus, je me suis rendue à la gare avant 7 h pour ne pas manquer mon départ. Les spasmes ont augmenté, la lumière me faisait mal aux yeux, il m’a fallu me rendre à l’évidence : je n’irais pas bien loin. J’ai fait remboursé mon billet et je suis revenue me coucher. Dans le déni complet, je continuais à me dire que je commençais une grippe ou un genre de gastro. Je me suis relevé pour sortir mes deux petites bêtes et à la suite de cet effort, j’ai du me retirer dans la noirceur et fermer tous les appareils qui faisaient du bruit (même les ondes de certains appareils m’énervent alors), le mal dans la nuque et du côté droit de la tête était à son paroxysme. J’ai pris un de mes gigantesque cachets, qui n’avaient par servi depuis un an et je me suis couchée. Encore une migraine. Pas la pire que j’ai connu, mais quand même.
Aujourd’hui j’émerge. Je sors un peu la tête de mon trou pour voir si je puis affronter la lumière.
Cécile me connaît assez bien pour savoir que j’ai des idées sur tout et surtout sur les affaires de filles… Et bien, moi qui vous révèle un secret ici et là vous en saurez beaucoup plus, voire peut-être trop. Or, ce tag porte sur nos secrets de beauté, hmm, je n’ai pas de gros secrets dans le domaine… Allons-y donc :
Mon fond de teint : je n’en utilise pas, j’ai un genre de poudrier avec une éponge pour cacher les imperfections et j’ai un cache-cernes que j’utilise parfois (genre quand je le trouve).
Un mascara : je n’utilise que Cover Girl Maybelline, la bouteille rose avec le bouchon vert, le meilleur à mon avis, un conseil qui m’a été refilé par des maquilleurs.
Une crème de jour : ouin, c’est difficile, souvent j’achète la crème pour peaux sensibles d’Aveda, vraiment pas chère et sans odeur. Le gentil garçon qui me l’a vendu m’a aussi recommandé une huile hydratante que j’utilise pour les jours difficiles (ou parce que ça sent bon). J’ai aussi ma fameuse cold cream d’Avène pour les jours d’hiver venteux.
Une marque de produits : Aveda.
Ma marque de fétiche de maquillage : j’aime bien MAC parce que les couleurs sont belles.
Un produit must : heu…
Mon parfum : je suis une maniaque de fragrance et souvent les parfums deviennent associés à des personnes. Par exemple, j’ai remarqué depuis des mois que Cécile porte Paris, une création de Saint-Laurent. Je porte souvent Rive-Gauche de Saint-Laurent (un grand classique), Light Blue de Dolce & Gabanna, Emporio de Armani (depuis sa création, j’y reviens toujours) et récemment, parce qu’on me l’a offert j’ai ajouté à mon cheptel Chance de Chanel.
Mon magazine fétiche : In Style (je le lis en cachette, ne le dites pas), Saveur (pour être fancy) et comme tout le monde j’achète à l’épicerie Elle Québec (souvent) et Coup de pouce (parfois pour les recettes).
Tu pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max sans protection solaire ni rasoir) : un flacon d’Emporio ou de Light Blue.
La femme que tu admires pour sa beauté : Nicole Kidman
Je me damnerais pour : un nez moins remarquable… pis non, je ne serais plus moi sans mon nez pointu et mon rire sonore.
Que signifie pour toi la féminité : depuis que je suis petite que j’entends dire le sexe faible, il faut vraiment ne pas réfléchir pour répéter cela. Ma propre résilience, comme celle des filles que j’aime m’étonnera toujours. Vulnérable, peut-être parfois, mais faible, pff!
Un dernier mot : plus je vieillis et plus j’ai envie de dire aux filles plus jeunes d’être moins sévères avec elles et avec les autres filles. Quand elles se critiquent ou décrient les autres, pour rien comme ça, j’ai un pincement au cœur.
Ton adresse blog fashion - beauté préférée : n’ai pas.