21 May, 2009

Confortable et satisfaisant, dit-on…

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« Des postes de travail bien conçus assureront aux occupants d’un bureau à aire ouverte un environnement de travail confortable et satisfaisant. »        

CNRC,  Conception des postes de travail dans les bureaux à aires ouvertes.    

Voilà, première journée cubicule freeFini les murs en tissé rose et le tapis gris.

18 May, 2009

Mes chiens n’ont pas lu Rousseau

Chaque fois qu’il fait beau, Jordie et Scooby se dirigent vers la porte arrière et me font signe d’ouvrir. «Aller, ouvre, semble dire Jordie, y’a du soleil et de l’herbe en bas, ouvre qu’on y aille au plus vite…»

Elle me trouve rabat-joie, ma chienne, surtout qu’à son autre résidence, elle a droit à la cour. Comment expliquer à un chien que là-bas, la cour appartient à des amis?

Rousseau et les chiens ne font pas bon ménage. 

16 May, 2009

La blondeur lumineuse

On a toujours besoin d’une plus blonde que soi pour dire avec style les choses comme elles sont, mettre les points sur les “i”, les barres sur les “t” et le zest dans le cocktail… T’as de la chance, chez Chroniques blondes, c’est à lire.

15 May, 2009

Réfléchir et créer des remous

Le 26 avril, je mettais en ligne un texte dont j’avais entrepris la rédaction en 2005… Oui, il y a quatre ans, alors que je terminais à la Ville de Montréal. Mes réflexions touchaient le monde du travail en général et je lisais à l’époque Bonjour paresse : de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise, un essai plutôt cynique de Corinne Maier. La chose a créé quelques remous au bureau. Mais non, je ne suis pas en voie de vous raconter ici une de ces histoires de blogueur congédié pour s’être un peu trop exprimé. Au contraire, l’incident a provoqué une discussion au sujet de mes tâches, de ce qui me déplaisait au travail.   

Cela dit, l’histoire ne connaîtra pas le dénouement auquel vous pourriez vous attendre. En discutant des moyens à prendre pour que mon boulot me paraisse au moins satisfaisant, faute de stimulant, j’ai compris quelque chose de grave : en plus de six mois je n’arrivais pas à nommer un seul accomplissement dont j’étais fière. Je pourrais pondre des stratégies et des tactiques jusqu’à demain, lorsqu’un projet vient à terme, il y a belle lurette que le dossier m’a échappé et est devenu tout tarabiscoté par les ajouts et les modifications de tout un chacun. Même le plus simple communiqué - et croyez-moi je maîtrise à merveille l’art du communiqué, des mots-clés et des allocutions de choc - devient souvent un patchwork que j’hésite à signer.

Or, ce matin, aux prises encore avec un mal de tête et une nausée que j’attribue au stress, j’ai pris mon clavier à deux mains et j’ai avisé mon supérieur de mon absence et de mon intention de quitter mon travail.

La transparence c’est bien beau, mais ça se vit mieux quand on est heureux.

Voilà.

14 May, 2009

Pubs, médias et conventions sociales

L’histoire des faux profils créés pour mousser le Bixi a fait cliquer les claviers mardi dernier.

Dans les conversations il ressortait pour certains que la publicité en fait de plus belles qu’inventer des personnages pour promouvoir de leur « bon vouloir » un produit, pour d’autres (je réfère ici à Michelle Blanc qui sur Twitter citait Duperrin) qu’une photo maquillée à coups de Photoshop est moins insultante que le concept d’être piégé dans une relation sociale par des personnages inventés. Surtout, disons-le, quand le produit est rempli de vertus et aurait pu être promu par quelques afficionados du vélo triés sur le volet. Mais la publicité et les médias diffèrent-ils vraiment beaucoup en ce sens?

J’aurais envie de résumer la chose ainsi en me basant sur les commentaires des uns et des autres : « tout à fait, l’un te vend de façon unidirectionnelle quelque chose, grâce à une image et un slogan souvent hyberbolique, l’autre t’inclus dans une communauté d’intérêts, dans un discours bidirectionnel (souvent pour te vendre quelque chose)»… Or, si la publicité a connu un essor dans la deuxième moitié du XXe siècle, au cours des récentes décennies les consommateurs y sont devenus familiers, ils en sont venus à maîtriser ses codes et ses conventions. Si vous avez assistés aux Nuits de la pub que diffusaient certains cinémas au début années « 90 », vous aurez peut-être éprouvé de la surprise vis-à-vis les concepts que d’autres pays mettaient de l’avant. Les conventions sociales, la proxémie déterminent très souvent ce que nous trouvons acceptables dans les rapports humains et les images qui nous sont proposés, et cela varie avec les époques et les sociétés.

Tous les domaines artistiques, la pub incluse, ont leur ensemble de conventions qui encadrent les messages diffusés. Les futuristes ont littéralement secoué le spectateur sur son siège et Peter Brook a mis en question les conventions théâtrales pour mieux les transgresser. Ce faisant entre les postulats futuristes et le théâtre de Brooke, les spectateurs avaient eu quelques décennies pour apprendre de nouvelles conventions et ne plus se choquer (tout est relatif) d’une représentation théâtrale où les personnages sortent de scène, où il n’y a pas de décor mimétique etc.

Il en va de même en publicité et les publicitaires le savent bien. Plutôt donc de juste nous dire grossièrement, «achète ma patente, c’est la meilleure, tu vas pogner plus», on nous le dit avec humour, du super cutness (plus le facteur culture dans l’exemple choisi) et ainsi la marque nous reste en tête. La relation est claire : avec la créativité, on veut rejoindre le public cible et lui mettre la marque en tête. De toute façon nous consommons sans cesse, alors aussi bien nous montrer le chemin.

En ce qui a trait aux médias sociaux, nous n’avons pas encore, comme société, autant de repères ou de conventions claires qu’avec la publicité. L’exemple Bixi montre bien que les influenceurs de ces médias (je parle ici des Patrick Dion et autres qui ont été floués), veulent de la transparence et un minimum d’honnêteté. Truquer une relation, quand la personne t’aime déjà, c’est se tirer dans le pied.

En fait, mentir et tromper sur ces médias en annule les bienfaits et alors, une campagne traditionnelle de relations médias et de publicité aurait tout aussi bien fait l’affaire. Et, en bonus, au lieu de parler du faux blogue nous aurions peut-être compris comment louer le foutu vélo!

7 May, 2009

Creacamp… Un rendez-vous le 30 mai 2009!

6 May, 2009

Soins médicaux : la deuxième vitesse…

Au cours des dernières années, chaque fois que j’ai eu le déplaisir de devoir consulter un médecin, ma visite à la clinique a eu un effet plutôt déprimant. Clinique bondée, médecins fatigués et attente incroyable étaient au programme. Lors de mon passage à Ottawa, un des grands avantages était d’avoir un médecin de famille, une clinique d’urgence où l’on a votre dossier.

Lorsque je me suis retrouvée à devoir encore faire le pied-de-grue dans une clinique sans rendez-vous, j’ai presque fait une crise de panique. La clinique où j’allais avant de quitter Montréal était pleine, on m’a conseillé d’aller à l’autre clinique, celle, je le savais, où on attend en moyenne deux heures et demie… La perspective de faire le tour des cliniques, sans dossier, n’arrangeait rien. J’ai pris mon Internet à deux mains et j’ai googueulé, clinique privée. Le lendemain, je voyais un médecin, on me faisait mon bilan de santé et tous les tests d’usage pour la gent féminine. Une infirmière m’a rappelé avec les résultats.  

Sur place, on vous sert du café, on s’excuse au moindre délai… La paix d’esprit quoi et ça ne coûte pas plus cher que la visite annuelle de mes chiens à la clinique vétérinaire. C’est injuste me dites-vous? Une chose est certaine, ça ne règle pas les problèmes de notre système de santé. Et oui, ce médecin pourrait choisir d’aller exercer dans une clinique glauque, un chronomètre à la main… À cette perspective, on le comprend un peu.

Comme je ne peux tout changer à moi seule, je me dis que quelque part dans les cliniques bondées de Montréal, il y a une petite vieille qui a attendu deux heures de moins pour voir un médecin. J’ai contribué à désengorger le système. 

5 May, 2009

Mille et une questions, mille et un métiers…

À la suite de mon commentaire d’hier, sur le profil du gestionnaire des médias sociaux, certains amis m’ont demandé si je me voyais dans ce rôle. Tout est possible, puisque je réfléchis à mon avenir en ce moment. Mais, je dirais que dans le secteur du marketing et des communications, je suis un profil horizontal, comme ils disent, avec une forte expérience en relations de presse et en rédaction.

Cela dit, je crois avoir utilisé de belle façon les médias sociaux pour rencontrer mes objectifs, lorsque le contexte me le permettait. Par exemple, à la courte échelle, je suis très fière de ce que nous avons fait pour les livres de Stanley Péan, Sylvain Meunier et Marie-Chantale Gariépy (à ce point je disposais des conseils de Laurent et des services de Christian pour mes entreprises vidéo). Avec Epizzod, j’ai fait un constat d’importance : quand plusieurs façons de faire se rencontrent (agences de commercialisation qui utilisent le Web, consultants du Web etc.) mais ne s’amalgament pas parfaitement sous un plan intégré marketing et communications, il y a risque de dérapage.

Et bien franchement, surtout quand l’objet (ou le produit) est culturel, il est fondamental que le marketing (je réduis ici le concept à la commercialisation et les ventes) soit de connivence avec les relations publiques (relations de presse, médias sociaux et autres communications dans les milieux intéressés) pour que la synergie s’opère et que les efforts des deux parties assurent le succès de leurs projets. Parce que lorsqu’on fait la promotion de livres, de spectacles ou d’expositions, la compréhension du contenu ou du produit – qui se traduira en mots-clés et en concepts clairs dans les communications – est fondamentale pour s’expliquer simplement et clairement. On sait ce que Boileau disait à ce propos. 

Et moi? Et moi? Et moi dans tout cela? Je m’admets comme « créatrice », comme personne de contenu. J’aime me casser la tête, comprendre les choses et pouvoir les diffuser. J’ai écrit pour des publications populaires et spécialisées, œuvré comme chargée de recherche dans un musée, chargée de projets en communications, responsable ou directrice des coms dans le milieu culturel et, j’appuie sur ce point, dans le milieu corpo je suis toujours recrutée pour mes capacités à être porte-parole. En ce moment, je porte le titre de statège et porte-parole, mais je n’ai jamais eu aussi peu d’impact stratégique, même à mes débuts comme rédactrice.

Je (me) cherche donc (encore).En attendant de trouver, je vais aider mon ami Le Fred à développer les ventes de son saumon fumé, un produit qui a sur les humains l’effet de l’herbe à chat pour les chats…

4 May, 2009

Utiliser les médias sociaux en marketing

Dans un récent billet, Michelle amorçait une réflexion sur les qualités du gestionnaire des médias sociaux en citant des sources sur le sujet. Philippe Martin ouvrait aussi une discussion sur le profil possible d’un tel gestionnaire. En les lisant, je me suis prise encore à réfléchir sur la question…

L’utilisation des médias sociaux me rappelle ce que j’ai toujours dit de mon métier de communicateur : parce que les gens savent écrire et parler, ils s’imaginent que faire des communications sera facile… De même pour les médias sociaux, les utilisateurs populaires ou les « geeks » croient que pour peu qu’ils connaissent les fonctions de ces médias, ils seront capables de promouvoir n’importe quoi. Mais dans la promo Web par les médias sociaux, comme dans les relations publiques, il faut comprendre le produit ou l’entreprise qu’on souhaite mettre en lumière, bien saisir le public à qui l’on s’adresse et par-dessus tout, savoir parler à ce public. Ça c’est la base, le minimum pour ne pas écoeurer en moins de deux ses interlocuteurs. Ensuite, il faut comprendre comment les moteurs de recherche fonctionnent, comment on créé des faisceaux d’information et avec quoi on nourrit nos médias pour garder l’intérêt de notre public. En bref, il faut comprendre la mécanique de la promotion, pouvoir l’adapter aux médias sociaux et arriver à créer une synergie avec tous les médias utilisés. Si vous réussissez, même vos relations de presse traditionnelles seront améliorées.

Il serait aussi intéressant de discuter ce qu’est un bon contenu pour médias sociaux, car encore là, il ne suffit pas de savoir écrire ou de pouvoir faire un clip et de l’enchâsser sur tous nos réseaux, pour réussir à obtenir des résultats. Il faut voir les tentatives maladroites de promotion grâce aux médias sociaux, des essais malheureux qui reproduisent la communication unidirectionnelle souvent acharnée de la publicité ou les produits sans contenu pertinent pour en être convaincu.

28 April, 2009

De la communication indirecte ou passive sur les réseaux sociaux…

Ah! Les réseaux sociaux… On leur prête toutes les vertus et tous les torts. Certains ne jurent que par eux pour développer des marchés (souvent à tâtons et avec la même philosophie du martelage que dans la vieille pub) et d’autres les accusent d’être l’étincelle qui pourra brûler votre couple.

En lisant cet article sur les risques de Facebook (merci à Monsieur Seb pour le lien), dans l’histoire de la femme qui a appris que son conjoint voulait la quitter, un fait m’a frappé : la communication passive-agressive que permet l’utilisation des réseaux sociaux pour ceux qui ont déjà cette tendance. Car ne nous leurrons pas et je l’ai déjà dit sur ce blogue : si le Web, comme tout média, est une loupe qui amplifie ce que nous sommes, notre personnalité et nos envies demeurent à la base les mêmes. Parce que les couples n’ont pas attendus Facebook pour jouer à tous ces jeux. À Tout le monde en parle, l’éminence hassidique invitée, Sydney Elhadad disait dimanche dernier que de serrer la main d’une personne du sexe opposé était ouvrir la porte à l’infidélité… Quand on veut on peut, quoi.

Mais j’en reviens à la communication passive-agressive : je suis toujours frappée de voir que les gens disent souvent sur le Web des choses qu’ils ne diraient pas en face à leur conjoint ou leur entourage. Et, je ne parle pas de communication directe, de drunk email, de courriel colérique ou de plaintes à l’égard d’une entreprise, plutôt de déclarations d’insatisfaction, dirigées vers une personne ou un groupe de personnes, mais lancées sans interlocuteur précis sur Facebook ou Twitter. Les réseaux sociaux ouvrent la porte à toute sorte de marivaudage et de concours de popularité et rendent possible les jeux de miroirs dans la communication ou si vous préférez, le « je te parle, les autres me répondent et regarde comme ils sont en accord avec moi ». Je suis loin, avec mon certificat en psychopédagogie, d’avoir les compétences pour discuter en profondeur de la question, mais il me semble que le nœud est là.

Quant à la femme qui a appris que son conjoint voulait la quitter en lisant un « status update » de Facebook, j’espère qu’elle a compris que lorsque la communication dans un couple ne passe plus que par les réseaux sociaux, il est temps de tirer la plogue…

27 April, 2009

Rions un peu : Viva de Anna Biller

Inspirée d’un texte littéraire tiré du Playboy, Anna Biller a écrit, réalisé et interprété Viva. Le tout est très parodique et fait pour s’amuser aux dépends de l’esprit de libération sexuelle mâtinée de sexisme des sixties. Les premières scènes manquent parfois de rythme, voire de musique, mais le côté farce kitsch est assez réussi.

26 April, 2009

De quoi seront faits vos lendemains?

Je réfléchis souvent sur les notions de carrière et de job stable, qui sont, à mon avis, deux entités souvent bien différentes. Il est étonnant par exemple de constater qu’un milieu comme celui des communications, plein de défis et en constante mutation, est souvent en entreprise un secteur faible et archaïque, avec des postes étriqués et surspécialisés.

Or, la carrière est censée être une occupation professionnelle qui présente plusieurs étapes pour être, à maturité, couronnée de l’adjectif « brillante ». Le job stable peut ressembler à une carrière, il peut aussi en être une, mais souvent, c’est un « poste » du secteur public ou parapublic, avec des tâches routinières bien définies, des responsabilités plutôt diffuses et un emploi du temps figé dans le béton. Le job brille rarement.

Pour garder le poste longtemps, il suffit de maîtriser les tâches routinières pour ne plus avoir à s’en soucier (on dira alors « rouler la job »), d’être à l’heure et de toujours prétexter être débordé par les dites tâches routinières (mais en finissant à l’heure) qui, disons-le, occupent moins du tiers d’une journée, le reste étant consacré aux jeux de pouvoirs (consultation à porte fermée pour montrer son sérieux au supérieur) et à des réunions sans procès-verbaux (pour préserver la nature diffuse de la responsabilité individuelle).

Lorsque vous roulez bien la job, il ne faut pas oublier de feindre méconnaître certains aspects du boulot pour aller de formation en formation et obtenir des évaluations de progression professionnelle positives, même si en fait, vos tâches seront sensiblement les mêmes pour les 20 années à venir. Bref, un job stable est un job dont le salaire croît régulièrement, mais où l’être ne croît plus beaucoup… À moins, direz-vous avec justesse, de se réaliser en-dehors du travail, ce qui est tout à fait possible si votre poste vous laisse le sentiment du devoir accompli et non pas du « moi anéanti ».

Dans ce contexte de durée et de normes rigides, les données nouvelles sont vues selon le prisme de l’historique de l’entreprise et une grande partie de l’énergie dépensée au travail, l’est à garder les choses comme elles sont. Comme l’innovation est ou n’est pas, elle devient impossible, car les nouvelles façons de faire ne sont acceptées qu’en partie, c’est-à-dire sans possible efficacité. Si vous vous demandez ce que je veux dire ici, imaginez-vous essayer de développer un projet innovateur avec des équipiers qui n’acceptent de communiquer que par fax et sont opposés aux logiciels de gestions de projets. Oui, c’est ça : le temps que vous touchiez le but, votre projet sera obsolète.

Toutes ces considérations font partie de ma présente réfléxion et s’additionnent aux questions que soulève le fait que je compléterai sous peu une maîtrise en études des arts (retardée par divers trucs administratifs hors de mon contrôle la plupart) et un diplôme d’études supérieures en gestion (ce qui soulèvera certainement de mon côté encore plus de questions).