Ma participation à l’émission Dumont sur V Télé

30/08/2010

Il y a quelques mois, je disais sur les réseaux sociaux que je m’ennuyais de faire de la radio… J’ai été entendu, car à la fin juillet Jean-Nicolas Gagné de l’émission Dumont me contactait pour une entrevue. Jeudi dernier, deux démos et un pilote plus tard, Mario Dumont lui-même à annoncé sur les ondes du FM 98,1 à Québec mon arrivée à l’émission.

Pour votre info, je ne parlerai pas de médias sociaux, mais bien d’actualités dans un format débat avec Mario Dumont lui-même. Considérant que je me confronte à un ex-politicien qui a gagné le débat des chefs, j’en suis plutôt honorée. C’est la télé, alors un jour on est in, le lendemain on est out… the door, alors je prends ça au jour le jour et  je suis très contente de côtoyer Dumont et son équipe.

Ceux qui connaissent ma famille savent que Giovanni et John, soit mon papa et mon frère, s’en réjouissent, car ce sont deux grands fans de Mario.

Ce soir c’est l’ouverture de l’émission à 22 h 30 sur V, demain je serai.

Pour les curieux, j’ai aussi travaillé au FM 93 (la totale avec Gillet et Arthur), à CKRL et à Voir dans ma ville natale, Québec.

MAJ : Le tournage s’est bien déroulé, c’est la première semaine alors nous avons connu quelques petits pépins techniques, mais vous ne remarquerez rien. Si je suis en beauté, c’est que le coiffeur, Jonathan, m’a fait une tête de star et la maquilleuse, Chantale, a complété le look avec brio. Vous remarquerez la chronique sur le Web tenue par Valérie Simard, une bombe blonde, une vraie petite Véro en devenir. Gentille est sûre d’elle-même, la côtoyer est un plaisir et j’ai l’impression que son dynamisme sera remarqué. Mario est un naturel à la télé, rien ne le déstabilise. Il faut dire qu’après 20 ans de politique, la télé doit lui paraître bien «relaxe» ;-)

Portée, pertinence et optimisation des contenus…

30/08/2010
Portée, pertinence et optimisation des contenus…

Samedi, j’ai passé ma journée à Wordcamp et assisté à des présentations fort intéressantes. Après le titre choc de Wired, The Web Is Dead. Long Live the Internet qui postule que le WWW perd sa place au profit d’une internetisation qui passe par les applications, disons que l’importance du sacro-saint SEO ou l’optimisation des contenus pour les moteurs de recherche était remis en question dans quelques conférences.

L’optimisation des contenus fait appel à des algorythmes qui déterminent quels mots-clés utiliser pour se classer en première position et scorer des cliques. Vous êtes premier, vous êtes big, vous pouvez à la rigueur vendre de la pub. Mais d’une part est-ce qu’un référencement fort garanti la qualité de contenus? Et, d’autre part, où placerez-vous vos pubs quand tout le monde consultera votre contenu par une application?

Même si vous n’êtes pas encore à l’heure de la mobilité, après

avoir visité quelques fois un site qui produit des contenus à faibles coûts pour rencontrer les exigences des moteurs de recherche y retournerez-vous? Comme vous cherchez de l’information pertinente et non pas des textes optimisés pour la recherche peut-être pas. Cet article du Word Editors Forum sur les fermes de contenus conclut que les journalistes devraient se concentrer sur la rédaction d’articles pertinents plutôt que sur l’optimisation, celle-ci devrait être considérée en deuxième lieu.

Et quand vous lirez toutes vos nouvelles et articles par le biais d’applications choisies selon vos goûts, le SEO sera-t-il encore la donnée la plus importante? C’est à voir…

Facebook: la géolocalisation intégrée à un réseau existant…

20/08/2010

Facebook ouvre de nouvelles avenues avec son expérience de géolocalisation des publications des abonnés. Vous pouvez suivre le dossier sur le blogue de Facebook. Il faut dire que Facebook n’a pas besoin de monter son réseau, vous y êtes déjà en grand nombre. Et selon leur outil de calcul, c’est presque la moitié des Québécois qui auraient un compte. Or, si les autres réseaux, comme Twitter ou Foursquare n’ont pas encore retenu votre attention, le temps réel et la géolocalisation vous seront amené par votre réseau préféré… Y’a de la suite dans les idées chez FB.

J’expérimente avec Foursquare depuis le printemps dernier et après avoir été un peu réticente à utiliser la géolocalisation, je le fais maintenant de façon sélective. Pourquoi, de fait, serait-il intéressant pour moi ou pour vous que je me stationne virtuellement chaque fois que je mets le pied dehors? J’aime bien trop faire des cachotteries pour cela. Mais si j’avais un commerce de détail ou un café, je prendrais du temps pour comprendre comment attirer chez moi les clients qui passent sur ma rue. Si vous voulez comprendre ce que peuvent faire ces entreprises avec la géolocalisation lisez ce court article, Ces marques qui intègrent Foursquare à leur communication: cas Starbuck.

On en parle peu, mais Flickr offrait depuis 2007 la possibilité de géoidentifier les photos qu’on mettait sur ce réseau social de partage, ce qui permettait une géolocalisation sans le temps réel. Mais l’arrivée, puis la montée des téléphones intelligents, tout comme la rediffusion instantannée de nos publications d’un réseau à l’autre (de Foursquare, à Twitter et Facebook) change la donne.

Facebook est très certainement l’endroit idéal pour amener monsieur et madame Tout-le-monde à la géolocalisation, car son aspect plus privé (quand on maîtrise un peu les paramètres de confidentialité) et sa grande fréquentation en font un lieu idéal pour, comme ils le disent, le checking-in entre amis, donc moins à la vue et au su de tous. C’est à suivre…

90% des entreprises canadiennes “utiliseraient” les médias sociaux…

18/08/2010

Si vous êtes une entreprise et que vous avez lu ça, vous êtes probablement très préoccupés de l’état d’avancement de vos travaux.Vous vous demandez peut-être pourquoi suis-je dans ce 10 % de miséreux tandis que le reste du Canada a le vent dans le voiles? Parce que l’échantillon portait sur 1022 gestionnaires et que c’est bien peu pour couvrir la réalité canadienne. Mais encore…

Demandons-nous qui a commandé ce sondage : SAS Canada, chef de file des logiciels et services d’analyse d’affaires et le plus important fournisseur indépendant du marché de la veille économique. À quels fins pensez-vous? À vous de me proposer des idées…  Le sondage a été mené par Léger Léger Marketing et sans remettre en question le professionnalisme de la réputée firme de sondage, il reste que les résultats sont résumés par une firme commerciale qui veut vendre des services. Qui commente ledit sondage? Une dame de IDC Canada, une firme conseils et stratégie en télécommunications et une personne de SAS.

Dans ce sondage, tout le monde serait meilleur que vous, mais comme il y a toujours place à l’amélioration et que SAS vend des services de veille, par hasard, le fer de lance de l’implantation d’une bonne stratégie de médias sociaux est la veille et 50 % des répondants n’ont pas les outils pour y pourvoir. Non! Mais appelez SAS tout de suite, vous êtes déjà en retard…

En fait, ma pratique auprès des organismes publics du Québec me permet de vous affirmer que notre gouvernement est encore en phase ou bien de discussion ou bien de projet-pilote ou de timide implantation… Et, beaucoup d’outils de veille sont gratuits ou encore offerts par vos fournisseurs de service de revue de presse. Mais bon, je ne me payerai pas un sondage pour vous le prouver. Croyez-moi, ça vous coûtera probablement moins cher.

En tous cas, mon expérience de relationniste me porte à croire que les chiffres  pognent encore, car la nouvelle a été repris partout sans faire ciller. Au moins, tandis que je vaquais à des occupations professionnelles (comme aider des organisations à franchir le pas des médias sociaux), Michelle et Pierre veillaient au grain…  Le reportage de Radio-Canada montre bien les bienfaits des médias sociaux, mais on parle encore d’un bon usage exceptionnel dans les entreprises et dans le public, écumez Twitter et Facebook, nous en sommes aux balbutiements.

Wikileaks et la mise en valeur des contenus

07/08/2010

La matière dont est faite l’actualité, soit les faits bruts, sous forme de vidéos, documents officiels, témoignages ou photos est maintenant à la portée de tous. Ce qui lui donne de la valeur ou de la crédibilité c’est sa mise en contexte. Nous avons peut-être tous une opinion sur les faits, mais ne nous leurrons point, à moins de suivre et d’analyser une question depuis des années (ce que certains journalistes dits traditionnels ou citoyens font encore), notre présentation restera somme toute superficielle.

Juste avant mes vacances sur Rue89, dans un article intitulé Comment Wikileaks embringue la presse traditionnelle, Julian Assange, le  fondateur de Wikileaks, expliquait sa stratégie de s’allier à des médias traditionnels (dans le cas présenté, le New York Times, le britannique The Guardian et l’hebdomadaire allemand Der Spiegel) pour valider et mettre en contexte les documents qui lui sont envoyés.Voilà qui redore le blason du journalisme d’investigation.

Mais pourquoi direz-vous ne pas tout diffuser dans un grand élan sans se poser plus de questions et en se disant tant pis si les médias sociaux battent en vitesse les traditionnels? Sa réponse va dans le sens de toute opération de diffusion ou relations publiques sensée qui connaît un peu le travail des journalistes :

« C’est contre-intuitif. On croit que plus le document est important, plus il sera rapporté mais c’est absolument faux. Ça a à voir avec l’offre et la demande. Une offre faible entraîne une demande forte, cela a de la valeur. Dès que nous diffusons la matière, l’offre est infinie donc la valeur perçue approche le zéro. »

Le résultat? Les trois journaux se sont concertés et ont publié simultanément des articles différents. Magie? Coup de flair incroyable? Non. C’est la bonne méthode du scoop partagé qu’une organisation peut orchestrer pour une annonce d’importance en mettant quelques médias choisis sur le coup et en leur offrant chacun un angle privilégié à présenter.

Quand cela est bien fait, que les médias influents ont diffusé, la nouvelle fera le tour de tous les médias de moindre taille, comme des médias sociaux…

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À lire aussi sur la pertinence et la validation des documents : Quand les citoyens captent la nouvelle, de Marie-Claude Malboeuf.

Nadia Seraiocco

Conseillère communication et médias sociaux | auteure | conférencière | Coauteure avec Michelle Blanc du livre Les médias sociaux 101

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